dimanche 9 mai 2010
Oaxaca, les tueurs massacrent une caravane de solidarité
formée par des membres d’organisations civiles mexicaines et
internationales a été attaquée alors qu’elle se rendait à la communauté
indienne autonome de San Juan Copala. Une vingtaine de paramilitaires de
l’organisation Ubisort (Union pour le bien-être social de la région
triqui) affiliée au parti au pouvoir dans l’État, le PRI (Parti
révolutionnaire institutionnel), a mitraillé le convoi, faisant deux
morts et une quinzaine de blessés. Certains participants ont été
capturés, d’autres ont réussi à s’enfuir dans les montagnes. Alberta «
Bety » Cariño, directrice du collectif CACTUS, et Tyri Antero Jaakkola,
observateur international finlandais, ont perdu la vie dans cette
embuscade meurtrière et préméditée. Deux des personnes blessées, David
Cilia et Erika Ramirez, du journal Contralinea, qui avaient réussi à
s’enfuir malgré leurs blessures, viennent tout juste d’être secourus
après avoir dû se cacher dans la montagne pendant trois jours.
La caravane avait pour but de briser le siège maintenu par les
paramilitaires autour du village de San Juan Copala depuis octobre 2009.
Ils bloquent les accès à la communauté, interdisent tout
approvisionnement et font régner la panique par de nombreux assassinats.
Cette terreur est exercée pour anéantir le processus d’autonomie
proclamé et mis en pratique depuis janvier 2007 par l’assemblée
communale. (...)
suite...
photo: libcom.org
Libellés : Amérique du sud Chiapas, Mexique, Oaxaca, repression policière
samedi 2 mai 2009
Grippe porcine ou mexicaine ? Grippe médiatique contre ceux qui luttent !

Dès les premiers cas avérés, le gouvernement de Calderon a lancé une répression féroce sur les indigènes et les communautés zapatistes du Chiapas et de l’Oaxaca.
En effet, une nouvelle loi sécuritaire autorise la police et l’armée, en cas d’urgence, à rentrer dans les habitations et à procéder à des arrestations sans autorisation ni justification.
De plus tous les rassemblements ont été annulés : 1er mai a Oaxaca, 3 mai atenco, etc. Les lieux publics sont fermés. La seule chose qu’il reste à faire c’est aller à la plage. La police est déployée partout et l’ambiance est pesante.
Les masques anti-grippe remplacent les masques des catcheurs et la cagoule du sous-commandant Marcos ... Comment faire en France, alors que la ministre de la Création de l’ennemi intérieur veut interdire de manifester cagoulé, lorque la grippe ce sera vraiment déclarée ? Sera-t-il répréhensible de manifester avec un masque ?
Devant un problème aussi insoluble, le mieux est de s’en remettre aux partenaires sociaux dont la sagesse est reconnue par tous, enfin surtout par les patrons et les politiciens. Voici les propos qui pourraient être tenus par un leader syndical : "après une journée d’action historique comme celle que nous devrions vivre aujourd’hui, il est essentiel de protéger nos concitoyens contre la grippe et de ne plus manifester avant le 14 juillet, voire même le 11 novembre. Il faut décréter l’Union sacrée contre le virus. Perdre son revenu ce n’est pas grave, mais la santé est irremplaçable."
Petit rappel statistique : la grippe aviaire, qui avait déclenché une panique mondiale, a fait 250 morts en 5 ans dans 15 pays. Il y a environ un suicide par jour dans les prisons françaises ... Où sont les priorités ?
La grippe médiatique réussit là où Sarko a échoué : faire oublier la crise et rentrer les gens chez eux ..."
source article: HNS
source image: Latin Photo
Libellés : Amérique du sud Chiapas, grippe, repression policière
vendredi 6 mars 2009
« Les zapatistes au Chiapas» Conférence-Débat - Film
SOL’QUERCY
Réseau Solidaire
vous propose
SAMEDI 07 MARS 2009
20H30 MJC de CAHORS
« Les zapatistes
au Chiapas»
Conférence-Débat - Film
avec Jean-Pierre PETIT-GRAS
Professeur à l’Institut National Polytechnique de Toulouse
Où en est le Chiapas, quinze ans après le soulèvement des Indiens zapatistes?
Quels projets, quelles réalisations, quelles formes d'organisation dans les « caracoles » dont le gouvernement mexicain a été contraint d'accepter l'existence ?
Quels dangers font peser sur ce peuple les groupes paramilitaires à la solde du pouvoir ?
Et peut-être surtout... quelles leçons pouvons-nous tirer d'une expérience aussi riche et originale ?
Venez en parler avec Jean-Pierre Petit-Gras qui, depuis de longues années, se rend sur place et suit pas à pas le processus.
Entrée libre
Libellés : Agenda, Amérique du sud Chiapas
mardi 4 décembre 2007
Face au pillage capitaliste, la défense de la terre et du territoire
L’arbre ou la forêt
L’arbre ou la forêt
Paroles de l’EZLN prononcées par le sous-commandant insurgé Marcos lors du séminaire « Face au pillage capitaliste, la défense de la terre et du territoire » organisé à Mexico, le 17 juillet 2007.
Nous voudrions saluer et remercier les compañeras et compañeros de Via Campesina en Inde, au Brésil, en Corée du Sud et dans le monde entier pour les mots qu’ils nous proposent d’écouter de la parole très autre de leur représentant.
Le cadeau de leur voix est un honneur pour nos oreilles, et une immense joie pour notre parole l’aimable hospitalité de cœurs si lointains sur la carte géographique d’en haut et si proches dans la blessure d’en bas.
Nous saluons cette nouvelle rencontre avec les compañeras et compañeros du Congrès national indigène, lieu où nous autres, les zapatistes, nous faisons voguer notre lutte en tant que peuple indien que nous sommes.
Nous voulons aussi remercier les compañeras et compañeros du Club de journalistes de ces lieux et du temps qu’ils ont bien voulu accorder afin de pouvoir réunir ces paroles si différentes mais pourtant si semblables au moment de dire nos souffrances et nos luttes.
Je vous apporte la voix des femmes et des hommes zapatistes de l’EZLN. La voix d’une poignée de femmes et d’hommes, en grande majorité des indigènes, qui vivent et luttent dans les montagnes du Sud-Est mexicain, ce lieu le plus reculé de notre pays. En ce qui nous concerne, nous nous consacrons à subvertir l’ordre établi, à scandaliser les bonnes consciences et à mettre le monde sens dessus dessous. De notre part à tous et à toutes, nous les plus petits, recevez ce salut.
Les commentateurs en tout genre ont pour coutume d’utiliser cette expression qui dit que « c’est l’arbre qui cache la forêt ». Ou inversement. Devant une telle situation, il nous reste la possibilité de regarder les deux... ou d’aller voir ailleurs.
Même s’il est vrai qu’en ce qui concerne la terre, ou le territoire dans le sens le plus large, comme nous l’a expliqué d’une façon claire et nette le Congrès national indigène, il semble de plus en plus difficile de trouver un arbre, pour ne rien dire de forêts. Qui plus est, il est rare aujourd’hui dans les campagnes mexicaines de trouver des paysans ejidatarios ou comuneros, sans parler de terres ejidales ou communales.
Alors, puisque nous ne trouvons ni les uns ni les autres, cherchons donc et trouvons la cause de leur disparition.
Libellés : Amérique du sud Chiapas
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