A l’heure où chez nous, en France, le gouvernement s’apprête à repousser l’âge de départ à la retraite à plus de 60 ans et à augmenter le nombre d’annuités pour bénéficier d’une retraite à taux plein, et cela sans toucher sérieusement aux revenus du capital, en Bolivie, le gouvernement socialiste anti-libéral de Evo Morales s’apprête à faire voter une nouvelle Loi sur les retraites, discutée avec la principale centrale ouvrière du pays (la COB), qui abaisse l’âge de départ à la retraite de 65 à 58 ans, avec les mêmes avantages. Cet âge sera même rabaissée à 56 ans pour les ouvriers du secteur minier, avec possibilité de baisser encore cet âge selon certains travailleurs, dans ce cas un an travaillé à l’intérieur de la mine comptera pour deux années.
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lundi 12 juillet 2010
Retraites, finance... et Bolivie
mardi 9 septembre 2008
Un futur fait d’escarmouches

source: Revue Politique Virtuelle
Pablo Stefanoni *
Evo Morales a obtenu trois victoires électorales, avec des majorités absolues, en moins de trois ans. En 2005, il a été élu à la présidence avec 53,7% des voix. Ainsi se constituait le premier gouvernement réformateur, populaire et indigéniste, depuis la période post-dictatoriale initiée en 1982. En 2006, Evo Morales et son parti-mouvement – le Mouvement vers le socialisme (MAS) – ont obtenu 51% lors des élections à l’Assemblée constituante. Le 10 août 2008, la population bolivienne devait se prononcer sur un référendum révocatoire – accepter ou révoquer Evo Morales – et ce dernier a obtenu une large victoire. Y compris dans des départements tels que celui de Pando – département qu’il est traditionnel de situer dans la “demi-lune” autonomiste, où des forces revendiquant une forte autonomie face au pouvoir central de La Paz disposent d’une base sociale – 53% des votants ont dit oui à Morales. Dans le département du Beni, alors qu’il obtenait moins de 20% lors de la présidentielle de décembre 2005, le oui a atteint 41%. Enfin, dans la place forte des “autonomistes” de Santa Cruz, il a atteint le seuil de 38%. Ces résultats indiquent que, malgré les oscillations de la politique du gouvernement, les divers affrontements bien plus complexes que ceux présentés dans les médias européens, le gouvernement d’Evo Morales dispose d’une base populaire indigène, différenciée, qui pour la première fois est devenue un acteur social et politique dans ce pays, tout au cours de la dernière décennie.
Le gouvernement d’Evo Morales vient de décider de soumettre à référendum la nouvelle Constitution. Un décret présidentiel a fixé ce scrutin au 7 décembre 2008. Conjointement à la question portant sur la Constitution sera posée celle de la grandeur maximale de la propriété terrienne. Celle-ci sera-t-elle limitée à 5000 ou à 10’000 hectares? Cette question concerne directement les grands propriétaires des départements qui revendiquent l’autonomie. Le gouvernement d’Evo Morales a donné comme exemple, le 28 août, le fait qu’un grand propriétaire américain, Ronald Larsen, arrivé en Bolivie en 1968, disposait 17 grandes fermes avec une superficie de plus de 57’000 hectares. La décision de ce double référendum va polariser socialement les relations entre le gouvernement d’Evo Morales et les élites de départements tels que ceux de Santa Cruz, Pando, Beni et Tarija. De plus, la question de la réforme agraire reviendra à la surface.
Nous publions ci-dessous un article de Pablo Stefanoni paru dans l’hebdomadaire uruguayen Brecha le 15 août 1008. (Réd)
En obtenant un pourcentage de votes inespéré même par les officialistes [1] les plus optimistes, Evo Morales vient de gagner le pari le plus risqué depuis qu’il est au gouvernement. En effet, sur la base du dépouillement de la presque la totalité des votes, près de 67,% des Boliviens a dit oui à la poursuite du mandat du président lors du référendum révocatoire mis au vote le dimanche 10 août 2008; ainsi, de façon pacifique, des bâtons étaient mis dans les roues d’une opposition fortement régionalisée [les départements de la demi-lune] qui s’affronte au projet nationaliste populaire du gouvernant indigène.
Dans ces circonstances et malgré deux ans et demi de crise et de tensions politiques et institutionnelles, Evo Morales a dépassé de plus de 14% le nombre de votes qui le 18 décembre 2005 avaient fait de lui le premier président élu à la majorité absolue depuis le retour de la démocratie en 1982. Il a obtenu ainsi sa troisième victoire, à plus de la moitié de son mandat présidentiel, après son triomphe dans la course pour l’Assemblée constituante en 2006. Cette situation contraste avec ses prédécesseurs à la présidence qui, eux, se maintenaient au pouvoir grâce à des accords parlementaires basés sur un pragmatisme à outrance que leur garantissaient des majorités artificielles que les votants n’avaient pas avalisées dans les urnes [le pouvoir présidentiel était décidé à partir d’accords entre les divers partis au sein du parlement].
Mais il est vrai également que tous les préfets de l’opposition ont été ratifiés, ce qui limite l’impact politique de la victoire présidentielle. Dans le département de Santa Cruz, Rubén Costas a été confirmé avec 67% des voix, dans le département de Beni, Ernesto Suárez l’a été avec 64%, Mario Cossio dans celui de Tarija avec 58% et Leopoldo Suárez dans celui de Pando avec 56%. Comme prix de consolation, l’officialisme a cependant réussi à virer le gouverneur de Cochabamba Manfred Reyes Villa, ce qui freine l’expansion de la demi-lune autonomiste [2] vers l’ouest du pays (fronde qui est menée depuis Santa Cruz), ainsi que le gouverneur de La Paz José Luis Paredes, deux opposants qui, grâce au vote croisé avec Morales, avaient remporté l’élection de 2005 dans deux bastions du parti gouvernemental Mouvement vers le socialisme (MAS).
Ainsi, malgré la netteté de la victoire, le message qui nous arrive de Bolivie après cette dernière votation, c’est celui d’une Bolivie dont l’ouest indigène est unanimement du côté d’Evo Morales et d’une Bolivie de l’est autonomiste, dans laquelle se sont combinées à la fois une croissance importante du projet officialiste et la ratification massive du projet autonomiste inspiré par le modèle espagnol.
Ainsi, après une journée qui s’est déroulée pacifiquement, les deux camps ont fait la fête et c’est bien dans ce fait apparemment joyeux que réside le drame de la Bolivie : la difficulté de laisser derrière elle ce « ballottage catastrophique » entre deux blocs ethnico-régionaux ayant du pays des visions opposées. Avec le risque que chaque bloc utilise la légitimité des urnes – et entende son propre « message des urnes » – pour opérer une fuite en avant qui pourrait secouer à nouveau le pays. Et l’échec virtuel de la « table ronde » qui, le jeudi 14 août, au milieu d’accusations croisées de « manque de générosité », n’est arrivée à rien après des heures de réunions, annonce un futur d’escarmouches qui pourraient gagner en intensité.
« Il (le référendum) est un soutien à la décision populaire prise lors des référendums sur l’autonomie, qui ouvre la porte à l’application des statuts d’autonomie », a estimé le gouverneur Mario Cossio à peine connus les résultats. « Ce qui a été planifié comme une embuscade a été mis en déroute aujourd’hui (dimanche du vote) dans les urnes », a ajouté de son côté le gouverneur Costas, en grève de la faim pour exiger une réduction des impôts prélevés par l’Etat central. Il a considéré que la consultation ne résoudrait pas les problèmes de la Bolivie et a traité, sans toutefois le nommer, Evo Morales de « macaque » et Hugo Chávez de « gros macaque », tous deux les architectes, selon lui, d’un nouveau terrorisme d’Etat. De plus, il a annoncé la création d’une police et d’une agence pour le prélèvement des impôts locaux ainsi que la convocation d’élections – sans aucune base légale – pour élire une sorte de parlement local appelé Conseil Départemental. En d’autres termes, il avance vers une autonomie de fait avec des conséquences très dangereuses en termes de déconnexion politique et institutionnelle.
Morales a été ratifié par plus de 80% des voix dans les départements de La Paz, d’Oruro et de Potosi et par 70% environ dans le département de Cochabamba, ce qui confère un « cordon de sécurité » à sa stabilité politique. Le vote paysan a été quasi unanime et l’on parle déjà d’une « chaparization » de la campagne bolivienne en référence aux pourcentages élevés de votes que Morales a coutume d’obtenir dans la province «cocalera» [où se cultive l’arbuste produisant les feuilles de coca] du Chapare [région semi tropicale au centre de la Bolivie], d’où Morales est « monté » depuis les syndicats paysans vers le monde politique.
Dans la province de Omasuyos (département de La Paz), l’ancien bastion du leader aymara Felipe Quispe aujourd’hui hors jeu, le oui au président atteint les 98,5%. Dans la province de Tiraque (département de Cochabamba), le oui a approché le 97% et dans la province de Sajama (département de Oruro) le presque 98%. Dans la province gazière de O’Connor (département de Tarija), l’approbation a été de 66%.
Le représentant indien a crevé même la demi-lune autonomiste : il a conquis Pando (département en Amazonie) avec le 53% et il a été en ballottage « virtuel » dans le département de Tarija – à la frontière avec l’Argentine – avec 49,83% de oui contre 50,17% de non. Dans le département du Beni, il a fait le 43,7% des voix, ce qui représente une ascension par rapport aux moins de 20% obtenu en 2005, et il a obtenu un taux non négligeable de presque 40% dans le département de Santa Cruz, la région qui lui est la plus hostile. Et il a également gagné à Chuquisaca, malgré les violents conflits autour de la revendication de Sucre à redevenir capitale à part entière du pays.
Le mélange d’identification ethnique et de politiques sociales compose l’«amour pour Evo ». « Les classes moyennes ne valorisent pas les 200 bolivianos (environ 30 dollars) mensuels de la Rente Dignité pour les vieux [3], mais pour un paysan cela équivaut à quatre agneaux par mois. C’est la même chose avec le bon Juancito Pinto pour les écoliers [4] », a expliqué le président à des journalistes. Tout en annonçant que l’installation du téléphone suivrait l’électrification de la campagne. « Aujourd’hui, il y a déjà des paysans qui font paître leurs moutons en discutant sur leur téléphone portable », a-t-il ajouté.
De cette manière, les pourcentages obtenus lors de ce référendum d’un type inédit, imaginé pour dépasser la crise politique actuelle, montrent un appui inédit au gouvernement national, dont la construction de l’hégémonie – ce qui n’est pas la même chose que la majorité électorale – se trouve confrontée à la résistance de certaines élites dans la région sud-est du pays, le « siège » des principales réserves de gaz et des terres les plus fertiles. Ces élites ont réussi elles aussi à légitimer leur projet d’autonomie par les urnes.
« Il est vrai qu’Evo Morales n’a pas perdu, mais ce qui nous importe, c’est qu’ici à Santa Cruz nous avons gagné. Avec ce résultat il ne pourra plus continuer à mener le bal », s’est consolé le maire de Santa Cruz, Percy Fernández, fameux pour ses éclats et qui en son temps avait appelé les militaires à un coup d’Etat. « (Evo) Ne mets plus les pieds ici (à Santa Cruz) », scandaient les manifestants concentrés sur la place du 24 Septembre, réunis pour fêter les résultats, comme si le fait d’être « révoqué » dans une région allait empêcher le président de gouverner sur cette partie du pays.
Parmi les obstacles au dialogue apparaissent les statuts sur l’autonomie approuvés par des référendums illégaux en mai et juin passé, statuts que les dirigeants de la demi-lune ne veulent pas soumettre à discussion, ainsi que le refus par ceux-ci du projet de nouvelle Constitution élaboré par le gouvernement national. De plus, ils cherchent à obtenir la restitution des impôts prélevés pour payer la Rente Dignité et augmenter les budgets municipaux. De son côté, le gouvernement a proposé de « constitutionaliser » les autonomies, mais seulement dans le cadre du texte approuvé en décembre par l’Assemblée constituante – avec un profil nationaliste et indigéniste – et de renvoyer les sujets conflictuels à un plébiscite national « afin que le peuple tranche ». Mais actuellement, les possibilités de rapprochement passent par une voie remplie d’obstacles, avec tout ce que cela comporte de méfiance, de rancunes et de visions opposées du pays, dans une lutte entre une nouvelle élite émergente et une autre qui a perdu son influence nationale mais qui a réussi à se retrancher dans ses régions grâce à la réactivation des identités locales remontant aux disputes historiques contre le centralisme de La Paz et touchant des fibres sensibles telles que la supposée revanche ethnique promue par un gouvernement aymara-quechua. Les plus radicaux, comme le groupe indépendantiste Nacion Camba, parlent même des « hordes de l’Etat inca ».
Dans tous les cas, l’on se trouve face à deux discours manichéens selon lesquels, d’un côté, les demandes d’autonomie ne seraient le fait que d’un petit groupe oligarchique sans réel appui populaire et, de l’autre, que le gouvernement d’Evo Morales serait un gouvernement soutenu par un fondamentalisme indigène ayant perdu les classes moyennes et gouvernant en ne prenant appui que sur la Bolivie andine. Ce que montre clairement cette expansion vers l’est du vote en faveur du président bolivien, combinée avec une large confirmation des leaders autonomistes, c’est que les uns et les autres sont là pour rester et qu’aucun des deux camps ne peut ignorer ses adversaires ni s’illusionner sur le fait de pouvoir battre l’autre ou de lui enlever la légitimité pour gouverner. (Traduction A l’Encontre)
1. Par officialiste, on entend les membres du gouvernement et en particulier du MAS.
2. Terme qui s’est imposé en Bolivie pour désigner la fronde menée par les quatre départements (sur les neuf que compte le pays) de Santa Cruz, Pando, Beni et Tarija, situés à l’est du pays et qui forment une demi-lune.
3. Allocation reçue depuis le 1er févier 2008 par toutes les personnes de plus de 60 ans.
4. Bon annuel de 30 francs environ distribué à chaque enfant scolarisé.
* Pablo Stefanoni écrit régulièrement dans le quotidien argentin Clarin. Il a publié en français, avec Hervé Do Alto, l’ouvrage intitulé Nous serons des millions. Evo Morales et la gauche au pouvoir en Bolivie, coll. Raisons d’agir, Liber, mars 2008.
(31 août 2008)
Libellés : actualité, Amérique du sud Bolivie, Resistance
dimanche 15 juin 2008
Bolivie: 20 000 personnes attaquent l'ambassade des Etats-Unis
Avec les poings en hauteur, plus de vingt mille boliviens ont cerné hier l'Ambassade des États-Unis à La Paz et ont essayé de prendre l'édifice par la force. La consigne était une unique : "Justice, justice, justice". Les mouvements aymaras de El Alto se sont mobilisés très tôt dans la capitale pour répudier l'asile politique que le gouvernement des États-Unis a accordé à Carlos Sanchez Berzaín, la main droite de l'ex-président Gonzalo Sánchez de Lozada et un des principaux responsables , selon la Justice bolivienne, des morts de 68 personnes lors du dénommé Octobre Noir (Guerre du gaz)....
http://amerikenlutte.free.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=624&Itemid=50
Libellés : Amérique du sud Bolivie, droits de l'homme
dimanche 1 juin 2008
Bolivia: le délit de la rébellion indigène par Jubenal Quispe
Rebelión- 1/06/2008
traduit par danielle bleitrach
La Bolivie aujourd’hui, vit sous la plus cruelle et effrayante dictature xénophobe des patrons blessés dans leur orgueil dément. Si vous ne l’avez pas déjà vue, observez cette video.
http://es.youtube.com/watch?v=5RXUkPrYHcE&feature=related..
Ces faits sont advenus le 24 mai à Sucre, capitale de la Bolivie et creuset du métissage Bolivien.
Qui croyait que le racisme ignorant n’était plus qu’un amer souvenir en Bolivie se trompait. La bolivie de la « blanquitud » (1) , céée et gouvernée par les patrons, a été et est essentiellement anti-indienne. En 1825, les patrons fondèrent la République de Bolivie dans la Maison de la Liberté de la cité de Sucre en excluant et soumettant les peuples indigènes. Quasiment deux siècles après, la semaine passée, en face de cette même Maison mythique, devant les cameras de la TV, ils ont flagellé les frères indigènes révoltés. Ce fut un acte macabre qui symbolise l’essence ethnodévorante de la Bolivie officielle de la blanquitude.
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Libellés : Amérique du sud Bolivie, culture, société
Quand les pays frères serrent les coudes
Bush a subi une défaite en Bolivie, mais ne renonce pas. Par Jean Araud
Titre original : Bolivie après la tempête: pour Mister Bush & Cie, la double leçon bolivienne et bolivarienne
Le 11 avril 2002, éclate au Vénézuéla un coup d´état organisé par l´oligarchie et orchestré par Washington. Le président Chavez est arrêté puis emprisonné mais le peuple réclame en masse sa restitution et 47 heures plus tard, il se réinstalle sur la chaise présidentielle.
Les oligarques fuient comme des lapins et Washington remballe discrètement ses tireurs d´élites et officiers d´ambassade ayant paradé avec les putschistes. Durant ces 47 heures, le monde dit « démocratique » n’a pas bronché, hormis le porte-parole de Washington et celui de Madrid qui reconnaissent immédiatement le président usurpateur qui s´était autoproclamé.
En mai 2008, l´oligarchie bolivienne, bien sûr elle aussi orchestrée par Washington, tente un coup similaire en Bolivie… mais elle oublie que les temps ont changé.
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Libellés : Amérique du sud Bolivie, Resistance
jeudi 1 mai 2008
Emission spéciale "Bolivie" sur Radio Venezuela en Vivo
http://radiovenezuelaenvivo.blogspot.com
Le 4 mai 2008, les autorités locales d'opposition de Santa Cruz en Bolivie ont décidé de convoquer les habitants de ce département à un référendum portant sur l'autonomie de cette région.
Or, selon les autorités électorales boliviennes, ce référendum est illégal.
- Que se cache-il derrière cette revendication à l'autonomie régionale?
- La Bolivie serait-elle en voie de balkanisation?
- Pourquoi le chef de la mission diplomatique des Etats-Unis au Kosovo a-t-il été envoyé comme ambassadeur en Bolivie?
- Du Kosovo à Santa Cruz, en passant par le Tibet et la région pétrolière du Zulia au Venezuela, que représentent réellement ces intentions séparatistes?
Pour répondre à toutes ces questions, l'équipe internationale de Radio Venezuela en Vivo vous offrira, depuis Caracas, une émission spéciale "Bolivie" le jour de ce référendum, dimanche 4 mai.
Pour écouter Radio Venezuela en Vivo:
http://radiovenezuelaenvivo.blogspot.com
A partir de 10h AM à l'heure de Caracas: 16.30h à Paris, Bruxelles
Libellés : Agenda, Amérique du sud Bolivie
SPECIAL ALERTE BOLIVIE
Les multinationales pétrolières et autres n'acceptent pas d'avoir "perdu" la Bolivie. Les Etats-Unis s'efforcent donc de renverser le président légalement élu, Evo Morales. Après avoir tenté un coup d'Etat militaire contre Chavez en 2002, après avoir saboté l'échange de prisonniers en Colombie et menacé militairement les pays voisins, Washington utilise à présent le séparatisme pour faire éclater la Bolivie. L'ambassadeur US parle de la "République de Santa Cruz" dont les riches propriétaires terriens refusent les réformes sociales et l'émancipation des Indiens. Les multinationales pourraient ainsi récupérer une partie des richesses du pays.
Et d'où provient cet ambassadeur US ? Pendant dix ans, Philip Goldberg a servi en Yougoslavie où il a contribué à provoquer les séparatismes et les guerres civiles servant les intérêts des Etats-Unis. Son expérience ressert. Et rappelons que la CIA déverse des dizaines de millions de dollars en Bolivie à travers ses ONG-paravents : NED, USAID, Freedom House...
Le 4 mai, avec un prétendu 'référendum', se prépare une journée de provocations. Et de désinformation internationale. C'est donc la responsabilité de chacun de nous de faire circuler l'info - avant et pendant - pour déjouer ces manoeuvres. Le 4, de jeunes Français émettront en radio en continu depuis Caracas. En français et en anglais.
"Alerte Bolivie" !
MICHEL COLLON http://www.michelcollon.info/
Nos cinq articles :
Adolfo Pérez Esquivel, Rigoberta Menchú, Noam Chomsky... - Nous dénonçons la conspiration pour diviser la Bolivie
Des centaines de personnalités internationales dénoncent les plans de déstabilisation
Conspiration
Evo Morales- "Il y a un risque de coup d'Etat"> Evo dresse le bilan de son gouvernement et dénonce les ingérences US dans son pays
Evo Morales
Gaston Cornejo Bascopé - Rapport sur le problème politique actuel que rencontre notre Bolivie
Un sénateur bolivien explique la situation à ses amis étrangers
Rapport Bolivie
Benito Pérez- Des propriétaires prennent les armes contre la réforme agraire
Violences, provocations, coups de force : tout pour maintenir le travail forcé des communautés indiennes
Contre la réforme agraire
Romain Migus- Emission spéciale "Bolivie" sur Radio Venezuela en direct
Légal ou pas, le référendum ? Que cache-t-il ? La Bolivie en voie de balkanisation ? En direct radio.
Emission spéciale
Communiqué des alter de midi-Pyrénées
Nous, Altermondialistes de la région Midi-Pyrénées de France,qui avons choisi d'inscrire en préambule à notre plateforme les propos suivants, extraits du discours du Président de la République Bolivienne Evo Morales Ayma à l'ONU:
"
Je sais que le changement dans le monde est beaucoup plus difficile que dans mon pays, mais j’ai une absolue confiance dans l’être humain, dans sa capacité à raisonner, d’apprendre de ses erreurs de récupérer ses racines, et de changer, pour forger un monde juste, divers, intégrant,
équilibré et harmonieux avec la nature."
- Nous dénonçons les actions subversives et anticonstitutionnelles avec lesquelles les groupes oligarchiques prétendent diviser la nation bolivienne, elles reflètent la mentalité raciste et élitiste de ces secteurs et constituent un très dangereux précédent, non seulement pour l'intégrité de ce pays, mais aussi pour celle d'autres pays .
- Nous voulons exprimer notre soutien au gouvernement du Président Evo Morales Ayma, à ses politiques d' émancipation et au processus constitutif souverain du peuple bolivien.
- Nous rejetons l'appelé Statut autonome de Santa Cruz pour son caractère inconstitutionnel et pour attenter contre l'unité d'une nation de l'Amérique Latine.
- Enfin, nous assurons notre solidarité et notre fraternité au peuple bolivien
Le Mouvement Altermondialiste Midi-Pyrénées France
contact pour le mouvement:matea31@free.fr
Libellés : Amérique du sud Bolivie
mercredi 16 janvier 2008
Soutien à la Bolivie contre la Banque Mondiale
Le Mouvement Altermondialiste Midi-Pyrénées (France),soutient de toute la force de ses convictions la pétition de nos frères boliviens contre la banque mondiale.En mai dernier, le gouvernement de Bolivie a pris une décision courageuse en défiant le pouvoir excessif et antidémocratique des corporations globales en sortant du tribunal d’arbitrage des investissements de la Banque Mondiale. Ce tribunal refuse maintenant de respecter l’action du gouvernement de Bolivie et continue la procédure d’une compagnie Européenne de Télécommunications à l’encontre de la Bolivie.
Notre vision d'un "autre monde" commence par la résistance aux organisations internationales au fonctionnement antidémocratique.
Il est très important que ceux qui luttent pour les Droits de l’Homme et pour la démocratie au niveau international puissent élever la voix pour bloquer cette décision et fassent pression sur la Banque Mondiale pour qu’elle mette en place un bureau indépendant qui puisse examiner dans le monde entier les problématiques générées par ce système qui accorde des droits excessifs aux investisseurs internationaux.
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lundi 31 décembre 2007
Lutte décisive en Bolivie
Paru le Mercredi 26 Décembre 2007
La «jeune démocratie bolivienne» court-elle un «mortel danger», comme l'affirme Danielle Mitterrand dans Le Monde du 22 décembre? Le processus de «révolution en démocratie» conduit depuis deux ans par le président Evo Morales est en tout cas entré dans une ère troublée. Deux jours après l'appel de la présidente de France-Libertés à défendre le gouvernement populaire, le siège de la Centrale ouvrière de Bolivie (COB) subissait un attentat à l'explosif. L'attaque n'a pas fait de victime, mais elle symbolise le degré atteint par l'affrontement entre mouvements sociaux et secteurs radicalisés de la bourgeoisie.
lire la suite sur Le Courrier
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