Affichage des articles dont le libellé est droits de l'homme. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est droits de l'homme. Afficher tous les articles

vendredi 10 décembre 2010

la loi LOPPSI 2, une arme de guerre contre les habitants précaires


Par collectif romeurope nantes

La présidence Sarkozy, c’est une fabrication malsaine et continue de lois liberticides, qui s’attaquent préférentiellement aux catégories  les plus fragiles de la société française.
 
La loi LOPPSI 2 (loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure) actuellement en discussion à l’Assemblée Nationale est particulièrement adressée aux habitants précaires sans titre, qui deviennent ainsi également sans droits et expulsables à merci. L’article 32 ter A, véritable contre-réforme anti-loi (Louis) Besson (rien à voir avec l’autre), est une arme de guerre contre les habitants précaires – les Roms sont ciblés dans ce dispositif.


Une analyse détaillée de cet article par le collectif anti loi LOPPSI et le document complet à télécharger

jeudi 11 novembre 2010

Depuis nos écrans, manifestons ensemble pour empêcher la loi Besson de passer !

En ces jours où le bruit des pas de millions de manifestants n'arrive pas jusqu'aux oreilles de nos parlementaires, La Cimade vous invite à participer à une manifestation virtuelle contre le projet de loi sur l'immigration, pour faire du bruit à travers le web !

Le projet de loi Besson a été adopté à l'Assemblée le 12 octobre dernier après des débats polémiques et précipités. Ce projet de loi, déjà effacé des mémoires médiatiques, réduit considérablement les droits des étrangers en France.

Mais il est encore temps d'agir !
Ce texte, aux relents xénophobes, doit encore être discuté au Sénat où, on l'espère, les élus sauront donner plus de dignité aux débats.

Pour faire part aux sénateurs de notre préoccupation et de notre vigilance, La Cimade organise donc une manifestation virtuelle de l'Assemblée nationale jusqu'au Sénat. De novembre à janvier, cette marche virtuelle empruntera le chemin des écoliers pour rencontrer ceux et celles qui verront leur vies bousculées par ce nouveau projet de loi : travailleurs sans papiers, étrangers malades, couples franco-étrangers, étrangers enfermés en centre de rétention, etc.

À chacune des six étapes, soit tous les quinze jours environ, vous recevrez un mail vous invitant à participer à une action pour sensibiliser vos voisins, vos collègues et surtout les sénateurs et les sénatrices qui discuteront le texte...

Peu importe la date, il n'est pas trop tard ! Vous pouvez rejoindre le cortège à tout moment. Plus nous serons nombreux, plus les sénateurs seront sensibles aux atrocités de ce texte, et plus ils s 'y opposeront !

> Pour rejoindre la manifestation rendez vous sur le site de la campagne pourquellenepassepas.

> Retrouvez y aussi plus d'information sur ce projet de loi!

lundi 8 novembre 2010

Sahara occidental: protesta du peuple sahraoui pour faire valoir ses droits

ROME - Quelque 20.000 Sahraouis des territoires occupés du Sahara occidental ont engagé une protesta dans un camp de toile aux abords de la capitale El-Ayoun "pour faire valoir leurs droits" et "réclamer l'indépendance", écrit jeudi le journal italien la Republica. C'est "une histoire qui dure depuis des décennies et le référendum qui ne vient jamais", souligne ce journal, qui fait état de la répression exercée contre les Sahraouis, en citant "le meurtre d'un garçon" qui voulait rejoindre sa famille dans ce camp, récemment. "Les gens du désert" campent à la périphérie de la capitale du Sahara occidental, El-Ayoun, "défiant l'armée marocaine", souligne l'auteur de l'article, pour qui "vingt ans après le cessez-le-feu, le Sahara occidental redevient peut-être un champ de bataille".
Source : Algérie Info, 5/11/2010
 

vendredi 5 novembre 2010

La loi sur les retraites imposée La résistance est à l’ordre du jour

Tract pour les manifestations du 6 novembre
par l’Association pour une Constituante 
 
 
Le Parlement s’est aligné sur le diktat gouvernemental qui met fin au droit à la retraite à 60 ans, avec toutes les conséquences qui en découlent. Il a entériné la régression sociale de trop. Il l’a fait contre la volonté des premiers intéressés, rejoints par l’immense majorité de la population, et même contre les promesses électorales de ceux qui gouvernent. Une fois encore, les députés et sénateurs ont failli. Ils ont renouvelé la forfaiture par laquelle ils ont avalisé le traité de Lisbonne reprenant avec une exactitude à peine recolorée le « traité constitutionnel européen » rejeté par le peuple le 29 mai 2005.
Faudrait-il, tous les cinq ans, voir le peuple humilié par ceux qui sont censés le représenter ?
Il est temps d’en finir avec ce système qui permet, qui favorise même, la réaction politique et sociale dans tous les domaines. Le Président de la République comme les parlementaires ne sont plus légitimes. Il est temps qu’une nouvelle constitution mette fin à la crise de la représentation politique. Il est temps qu’elle soit élaborée par le peuple lui-même, au travers d’assemblées locales rédigeant les cahiers de doléance et élisant ses représentants au suffrage universel, pour former
UNE ASSEMBLÉE CONSTITUANTE

Association pour une Constituante
13, rue du Pré Saint-Gervais - 75019 - Paris
pouruneconstituante.fr

vendredi 17 septembre 2010

La cigale, l’Europe et les Roms

Concernant les Roms, la France vient de se prendre une sévère fessée par Viviane Reding. La Commissaire européenne à la Justice et aux Droits des citoyens menace de traduire notre pays devant la Cour de justice européenne.
Humilié, Pierre Lellouche a déclaré que « le gardien des traités, c’est le peuple français ». Quant à Nicolas Sarkozy, il suggère à la mère Reding d’accueillir les Roms au Luxembourg, sa patrie d’origine. On en aurait la larme à l’œil si on ne se souvenait pas que tous ces gens-là ont mis à la poubelle le vote du peuple français contre le Traité de Lisbonne.
Comme dirait la fourmi noniste à la cigale oui-ouiste : « Vous vouliez l’Europe ? J’en suis fort aise. Eh bien, vous l’avez maintenant ! »
Bruno Testa
for lunion.presse.fr

samedi 4 septembre 2010

Une indécence majeure

Afin de dire notre désaccord avec la politique de haine, de racisme et de stigmatisation qui a cours aujourdh'ui en France, la Maison des Passages et Patrick Chamoiseau font circuler cette affiche.
 Télécharger l'affiche

Et vous propose de la faire parvenir à la Présidence de la République au format carte postale 
en savoir +

La Maison des passages


Rassemblement à Cahors, 11h devant la mairie, ce samedi !

vendredi 6 août 2010

Non à la politique du pilori !

Appel Citoyen

Face à la xénophobie et à la politique du pilori : liberté, égalité, fraternité

 

Signez l’appel en ligne !

Les plus hautes autorités de l’Etat ont fait le choix de jeter à la vindicte publique des catégories entières de population : Gens du voyage accusés comme les étrangers d’être des fauteurs de troubles, Français d’origine étrangère sur lesquels pèserait la menace d’être déchus de leur nationalité, parents d’enfants délinquants, etc. Voici que le président de la République accrédite aussi les vieux mensonges d’une immigration coûteuse et assimilée à la délinquance, et offre ainsi à la stigmatisation des millions de personnes en raison de leur origine ou de leur situation sociale.
Ce qui est à l’œuvre dans cette démarche ne s’inscrit pas dans le débat légitime, dans une démocratie, sur la manière d’assurer la sûreté républicaine. Le nécessaire respect de l’ordre public n’a pas à être utilisé pour créer des distinctions entre les habitants de ce pays et désigner des boucs émissaires. Ni pour instituer des peines de prison automatiques, contraires aux principes fondamentaux du droit pénal, à l’indépendance de la justice et à l’individualisation des peines.
La Constitution de la France, République laïque, démocratique et sociale, assure « l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion ».
Nul, pas plus les élus de la nation que quiconque, n’a le droit de fouler au pied la Constitution et les principes les plus fondamentaux de la République.
Notre conscience nous interdit de nous taire et de laisser faire ce qui conduit à mettre en péril la paix civile.

Nous appelons à une manifestation le samedi 4 septembre 2010, place de la République à Paris, à 14h00, et partout en France, afin de fêter le 140e anniversaire d’une République que nous voulons plus que jamais, libre, égale et fraternelle.

http://nonalapolitiquedupilori.org/

jeudi 29 juillet 2010

Déclaration de Paix du Collectif des Associations Tsiganes

Le Président de la République a déclaré la guerre aux gens du voyage et aux Rroms. Les Tziganes entendent répondre par une déclaration de paix pour éviter une explosion sociale. 


L’organisation le 28 juillet d’une réunion à l’Elysée sur les « problèmes » posés par les Tziganes est une première depuis la Libération.


Comme trop souvent dans leur histoire, les Tziganes sont une fois de plus les boucs-émissaires privilégiés d’une classe dirigeante empêtrée dans les scandales politico-financiers.


Si Nicolas Sarkozy devait réitérer sa déclaration de guerre, le Collectif des Associations Tziganes serait amené à diligenter des actions judiciaires pour provocation à la haine raciale et à demander aux parlementaires de s’interroger sur la nécessité de réunir la Haute Cour.


La prégnance du racisme anti-tzigane dans la société française est telle que la confirmation le 1er juillet 2010 par la Cour d’appel de Paris de la condamnation de France Télévisions pour provocation à la haine raciale en raison du contenu d’une émission C dans l’air intitulée : « Délinquance : la route des Roms » est passée totalement inaperçue.


Alors que la France a fait l’objet de maintes condamnations par les instances européennes et risque de se retrouver au ban de l’Europe, aucun effort n’est fait par les pouvoirs publics pour lutter contre la multiplication des actes et des propos racistes dirigés contre les Tziganes.


Le 18 juillet 2010, la France a enfin reconnu officiellement le drame de l’internement et de la déportation des Tziganes de 1940 à 1946 par le biais d’un discours prononcé par le secrétaire d’Etat aux anciens combattants.


Dix jours plus tard, Nicolas Sarkozy prend l’initiative d’une politique de nature raciale qui, si elle venait à être mise en œuvre, risquerait fort de constituer une nouvelle page noire de l’histoire de France tant il est vrai que Les Tziganes, au delà des profondes différences qui existent entre Rroms et gens du voyage, sont soumis en France à un véritable régime d’apartheid en raison d’une législation d’exception indigne d’un pays démocratique.


Le Collectif des Associations Tziganes demande à être reçu par le chef de l’Etat pour évoquer les problèmes que posent les propos racistes de certains parmi les ministres et les parlementaires de l’UMP.


Le Collectif des Associations Tziganes demande l’abrogation de toutes les lois discriminatoires et une action résolue au plus haut niveau de l’Etat pour lutter contre le racisme anti-tzigane.


Pour la sauvegarde des valeurs universelles qui ont fait la grandeur de la France, le Collectif des Associations Tziganes lance un appel en reprenant les mots exacts utilisés il y a vingt-cinq ans par Georges Guingouin, premier maquisard de France, libérateur de Limoges, dans son appel lancé à l’occasion du 41ème anniversaire de la bataille du Mont Gargan :


« En 1985, j’en appelle aux hommes et aux femmes à l’âme généreuse pour que dans un sursaut moral, une nouvelle Résistance commence afin que la France reste le pays des Droits de l’Homme. La flamme de la Liberté ne doit pas s’éteindre ! ».


La voix des RROMS

lundi 12 juillet 2010

Retraites, finance... et Bolivie

A l’heure où chez nous, en France, le gouvernement s’apprête à repousser l’âge de départ à la retraite à plus de 60 ans et à augmenter le nombre d’annuités pour bénéficier d’une retraite à taux plein, et cela sans toucher sérieusement aux revenus du capital, en Bolivie, le gouvernement socialiste anti-libéral de Evo Morales s’apprête à faire voter une nouvelle Loi sur les retraites, discutée avec la principale centrale ouvrière du pays (la COB), qui abaisse l’âge de départ à la retraite de 65 à 58 ans, avec les mêmes avantages. Cet âge sera même rabaissée à 56 ans pour les ouvriers du secteur minier, avec possibilité de baisser encore cet âge selon certains travailleurs, dans ce cas un an travaillé à l’intérieur de la mine comptera pour deux années.

suite...

lundi 8 mars 2010

4 mars 2010. Les huit ans de la loi Kouchner...

par Laurent Jacqua

Nous devions, avec toutes les associations formant le pôle suspension de peine, faire une conférence de presse le 4 mars prochain à science Po Paris, mais celle-ci n'aura malheureusement jamais lieu !
En effet, certains membres influents du pôle ont décidé lâchement de capituler, de saboter cet événement et une fois de plus, comme ils le font depuis 2006, d'abandonner à leur triste sort les prisonniers malades. (...)

La suite sur "Vu de Prison"

dimanche 28 février 2010

mardi 23 février 2010

Manifeste du collectif "La journée sans immigrés"

 


FAISONS DU 1ER MARS UNE JOURNEE HISTORIQUE

Nous, femmes et hommes, de toutes croyances, de tous bords politiques, et de toutes couleurs de peaux, immigrés, descendants d’immigrés, citoyens conscients de l’apport essentiel de l’immigration à notre pays, en avons assez des propos indignes tenus par certains responsables politiques visant à stigmatiser ou criminaliser les immigrés et leurs descendants.

Rappelons qu’un immigré est celui qui est perçu comme tel par les autres au-delà même de ses origines. Nous voulons nous réapproprier et réhabiliter ce terme devenu péjoratif par la force de l’instrumentalisation politique.

Nous refusons les stéréotypes véhiculés qui menacent notre cohésion sociale. Nous refusons que les bienfaits passés, présents et futurs des immigrés qui ont toujours construit la France soient ainsi niés d’un trait. Et entendons par ailleurs qu’il nous appartient de les mettre en valeur.

Les immigrés et descendants d’immigrés ont manifesté à maintes reprises pour défendre leurs droits. Et en retour, ils n’ont reçu que mépris ! Aujourd’hui, puisqu’il est convenu que « la consommation est le moteur de la croissance », nous voulons agir sur ce levier pour marquer notre indignation.

Le 1er mars 2005 est entré en vigueur le «code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile» (CESEDA), plus communément appelé le code des étrangers. Cette loi symbolise une conception utilitariste de l’immigration, en d’autres termes, une immigration choisie sur critères économiques. Nous ne pouvions trouver de meilleur jour pour appeler à « une journée sans immigrés ». Nous, immigrés, descendants d’immigrés, citoyens conscients de l’apport de l’immigration à notre pays, sommes tous des consommateurs et nous participons quotidiennement à la croissance de notre pays.

Notre action citoyenne a pour objectif la mise en valeur de l’apport de chacun d’entre nous à la prospérité générale. Nous avons tous le pouvoir d’agir sur notre avenir alors, prenons-le !

LE 1ER MARS 2010 : AGISSONS EN CESSANT DE CONSOMMER ET/OU DE TRAVAILLER.

Durant 24 heures, participons à la non-activité économique dans les entreprises, dans les associations, dans la fonction publique, dans les écoles et les lycées, dans les universités, dans les hôpitaux, dans les associations, dans les commerces, dans l’industrie, dans le bâtiment, dans l’agriculture, dans les services, dans les médias, dans la politique…

POUR LA PREMIERE FOIS EN FRANCE, NOUS DECIDONS DE NE PAS PARTICIPER A LA VIE DE LA CITE. PAR CETTE ABSENCE, NOUS VOULONS MARQUER LA NECESSITE DE NOTRE PRESENCE.

Plus d'info: http://www.la-journee-sans-immigres.org/

mercredi 9 décembre 2009

Action urgente : Refuser la création des milices de Sarkozy

Par Jean-Luc Mélenchon

Dimanche 29 novembre au soir sur France inter, dans l’émission de Pierre Weill, "c’est demain la veille" j’ai évoqué un fait à propos du contenu du discours de Nicolas Sarkozy sur la sécurité en banlieue. Cela a fait figure de révélation. c’est ainsi en tous cas que l’a exprimé Jean-Marie Colombani présent sur le plateau. Je recommence donc ici, pour que la nouvelle ne reste pas confinée.

Comment se fait-il qu’aucun média ne l’ai relevé ? Peut être parce que Nicolas Sarkozy fait tellement de discours que leur contenu n’est plus étudié par personne. Nous allons voir combien de temps il faudra pour que le sujet que je soulève vienne en débat dans les médias. Je rappelle en résumé le contexte. Le 24 novembre Sarkozy s’est rendu à Bobigny, Epinay (93) et Le Perreux (94) annonçant que « ça va beaucoup bouger sur la sécurité » avec « un plan anti-drogue, un développement accru de la vidéosurveillance, et de nouveaux moyens d’enquête pour la police. »

Étrange d’abord de voir quelqu’un qui est déjà en première ligne de responsabilité sur la sécurité depuis plus de 7 ans, c’est à dire depuis son accession au ministère de l’intérieur en 2002, affirmer qu’il faut faire bouger beaucoup de chose dans son domaine d’action prioritaire. Notons le quand même. Mais une annonce qu’il a faite, énorme, est passée totalement inaperçue. Lisez cet extrait de son discours : « Des réservistes expérimentés seront recrutés comme délégués à la cohésion police-population. Ils s’appuieront sur des "volontaires citoyens de la police nationale", c’est à dire des habitants dont je veux engager le recrutement pour qu’ils s’impliquent dans la sécurité de leur propre quartier. »

Il s’agit là du système expérimenté par Silvio Berlusconi en Italie et que l’on appelle « les chemises jaunes » du nom de la couleur de la chemise de ces miliciens. Ainsi Nicolas Sarkozy a l’intention de créer des milices et personne ne dirait rien ? Avez-vous bien lu ? Dans votre quartier, certains habitants du quartier auront des fonctions de police, ce qui est déjà incroyable mais de surcroit ils auront ce pouvoir dans le quartier lui-même. Qui peut être d’accord avec ça ? Imaginez-vous concrètement ce que cela veut dire comme pouvoirs exorbitants accordés à ces personnes ?

Il faut rapidement que nos parlementaires et nos élus locaux s’opposent à cette absurdité. Les milices locales sont la fin du maintien de l’ordre républicain. Aucune des imperfections et lacunes béantes de ce dernier ne justifie que l’on régresse à cette logique milicienne qui va déclencher des abus prévisibles et des inquisitions intolérables dans un pays libre.

jean-luc-melenchon.fr

vendredi 4 décembre 2009

L’appel de vingt chercheurs « contre ce rapt nationaliste de l’idée de nation ».

« Nous exigeons la suppression du ministère de l’Identité nationale et de l’Immigration »

« Promesse électorale de Nicolas Sarkozy, la création d’un ministère chargé de l’Immigration et de « l’Identité nationale » a introduit dans notre pays un risque d’enfermement identitaire et d’exclusion dont on mesure, chaque jour depuis deux ans et demi, la profonde gravité. Très officiellement, des mots ont été introduits sur la scène publique, qui désignent et stigmatisent l’étranger - et par ricochet, quiconque a l’air étranger. Réfugiés et migrants, notamment originaires de Méditerranée et d’Afrique, et leurs descendants, sont séparés d’un « nous » national pas seulement imaginaire puisque ses frontières se redessinent sur les plans matériel, administratif et idéologique.

« Qu’a fait naître ce ministère ? De nouveaux objectifs d’expulsion d’étrangers (27 000 par an), des rafles de sans-papiers, l’enfermement d’enfants dans des centres de rétention, le délit de solidarité, l’expulsion des exilés vers certains pays en guerre au mépris du droit d’asile, la multiplication des contrôles d’identité au faciès, enfin la naturalisation à la carte, préfecture par préfecture, qui rompt avec le principe d’égalité…

« Dans cette fissure de la République se sont engouffrés nos dirigeants. Par des propos inadmissibles dans une démocratie, banalisés et désormais quotidiens, ils légitiment tous les comportements et les paroles de rejet, de violence, et de repli sur soi. Nous ne sommes pas ici face à des « dérapages » individuels. En réalité, ces propos sont la conséquence logique d’une politique que le gouvernement souhaite encore amplifier sous le couvert d’un « débat » sur l’identité nationale. Nous sommes ainsi appelés à devenir coauteurs et coresponsables du contrôle identitaire sur la France.

« La circulaire ministérielle adressée aux préfectures pour encadrer le débat lance une interrogation : « Pourquoi la question de l’identité nationale génère-t-elle un malaise chez certains intellectuels, sociologues ou historiens ? » La réponse est simple. Nous ne pouvons pas accepter que le regard inquisiteur d’un pouvoir identitaire puisse planer, en s’autorisant de nous, sur la vie et les gestes de chacun.

« C’est pourquoi il est temps aujourd’hui de réaffirmer publiquement, contre ce rapt nationaliste de l’idée de nation, les idéaux universalistes qui sont au fondement de notre République.

« Nous appelons donc les habitants, les associations, les partis et les candidats aux futures élections à exiger avec nous la suppression de ce « ministère de l’Identité nationale et de l’Immigration », car il met en danger la démocratie. »

source: Le quotidien des sans-papiers

L'Appel de Mediapart: «Nous ne débattrons pas»



 Mediapart lance avec plusieurs dizaines de personnalités un appel à refuser le «grand débat sur l'identité nationale» organisé par le pouvoir. Nous souhaitons que cet appel soit à l'origine d'une grande pétition citoyenne qui suscite un vaste rassemblement. Vous pouvez en cliquant ici le signer en ligne.

Nous ne débattrons pas

Par principe, nous sommes favorables au débat. A sa liberté, à sa pluralité, à son utilité. C'est pourquoi nous refusons le « grand débat sur l'identité nationale » organisé par le pouvoir : parce qu'il n'est ni libre, ni pluraliste, ni utile.

Il n'est pas libre car c'est le gouvernement qui le met en scène, qui pose les questions et qui contrôle les réponses. Il n'est pas pluraliste car sa formulation réduit d'emblée notre diversité nationale à une identité unique. Il n'est pas utile car cette manœuvre de diversion est une machine de division entre les Français et de stigmatisation envers les étrangers.

Affaire publique, la nation ne relève pas de l'identité, affaire privée. Accepter que l'Etat entende définir à notre place ce qui nous appartient, dans la variété de nos itinéraires, de nos expériences et de nos appartenances, c'est ouvrir la porte à l'arbitraire, à l'autoritarisme et à la soumission.

La République n'a pas d'identité assignée, figée et fermée, mais des principes politiques, vivants et ouverts. C'est parce que nous entendons les défendre que nous refusons un débat qui les discrédite. Nous ne tomberons pas dans ce piège tant nous avons mieux à faire : promouvoir une France de la liberté des opinions, de l'égalité des droits et de la fraternité des peuples.


mardi 4 août 2009

Niger : la France doit condamner le référendum illégal prévu mardi 4 août et Areva doit quitter le pay




03/08/2009

Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce le silence complice des autorités françaises face au véritable coup d’Etat organisé au Niger par le Président Mamadou Tandja qui, contrairement à ce qui est prévu par la Constitution, entend briguer un troisième mandat. Pour arriver à ses fins, M Tanja n’a pas hésité à dissoudre la Cour Constitutionnelle et à organiser un référendum illégal prévu pour le 4 août.

Il se trouve que, au Niger, Areva exploite des mines d’uranium depuis 45 ans et a récemment obtenu du Président Mamadou Tandja l’autorisation d’ouvrir une mine géante à Imouraren. C’est parce que la supposée "indépendance énergétique de la France" n’est qu’un mythe, et que le fonctionnement des réacteurs nucléaires français est assuré à 100% par les importations d’uranium, en particulier d’Afrique, que M Sarkozy et les autorités françaises cautionnent les atteintes aux droits de l’Homme.

De telle atteintes ont lieu dans les pays où Areva exploite des mines d’uranium : au Niger, bien sûr, mais aussi au Congo où le militant associatif Golden Misabiko est emprisonné depuis le 24 juillet pour avoir publié un rapport pointant l’exploitation illégale d’une mine d’uranium... par Areva. Là aussi, les autorités françaises brillent par leur silence.

Lors de sa campagne présidentielle, et suite à son élection, M Sarkozy avait pourtant promis que la politique française serait "exemplaire" concernant les Droits de l’Homme. L’accord nucléaire signé le 25 juillet 2007 à Tripoli entre M Sarkozy et le dictateur libyen Kadhafi avait déjà largement écorné ces promesses, de même que les accords nucléaires signés lors des visites de M Sarkozy dans des pays fort peu démocratiques comme au Maghreb, au Moyen-Orient ou en Chine.

Il est nécessaire de mettre en lumière le rôle central d’Areva dans ces affaires antidémocratiques. Dans l’immédiat, les autorités françaises doivent se reprendre, exiger l’annulation du référendum anticonstitutionnel prévu le 4 août au Niger, et contraindre Areva à quitter le Niger. Ce sera d’ailleurs l’occasion de mettre un terme aux graves atteintes à l’environnement et à la santé publique qui sont occasionnées par les opérations d’extraction de l’uranium.

source:
HNS-info
photo:
dissident-media

jeudi 25 juin 2009

Adoption d'un projet de loi homophobe en Lituanie


17 juin 2009

Le Parlement lituanien ou Seimas a adopté un projet de loi ayant pour effet d'interdire tout débat sur l'homosexualité au sein des établissements scolaires ainsi que les références à l'homosexualité dans toute forme d'information publique susceptible d'être vue par des mineurs.

Mardi 16 juin, les membres du Seimas, à une écrasante majorité, ont voté en faveur d'un projet de loi portant modification de la Loi relative à la protection des mineurs face aux effets préjudiciables de l'information publique. Sur les 74 parlementaires qui ont participé au scrutin, 67 se sont prononcés en faveur d'un changement de la loi.

La modification adoptée met les informations sur l'homosexualité sur le même plan que la représentation de la violence (physique ou psychologique) et du vandalisme, la diffusion d'images montrant des cadavres ou des corps cruellement mutilés et toute information susceptible d'engendrer la peur ou l'effroi ou d'encourager les automutilations ou le suicide.

lire la suite ..

______________________________________________

archives du blog