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lundi 13 septembre 2010

Nouveau rapport : L’Union européenne et ses agrocarburants provoquent une ruée sur les terres africaines


Par Coordination ATF

Le rapport que les Amis de la Terre / Friends of the Earth publient aujourd’hui montre les conséquences funestes de la politique « Agrocarburants » de l’Union européenne. Pour satisfaire ses besoins, l’UE provoque une vraie ruée sur l’Afrique où des étendues toujours plus vastes de terres sont confisquées aux populations locales. Le phénomène échappe à tout contrôle et est largement sous-estimé (1).


Le rapport « Afrique : terre(s) de toutes les convoitises » examine la situation de onze pays de ce continent. Il en ressort que 4,5 millions d’ha de terres – soit la surface du Danemark – sont sur le point d’être acquis par des investisseurs étrangers afin de produire des agrocarburants destinés essentiellement au marché européen.
Cette pratique appelée « accaparement des terres » est de plus en plus répandue et dominée par des compagnies européennes. Mais comme les informations officielles publiques sur la dimension réelle de ce problème restent très rares, les chiffres disponibles ne reflètent que très partiellement la réalité et sont de toute évidence largement sous-estimés.
Le rapport « Afrique : terre(s) de toutes les convoitises » révèle à la fois comment les populations locales sont dépossédées de leurs terres et le peu de moyens dont elles disposent pour faire valoir leurs droits. Des zones de forêts et de végétation naturelle sont défrichées et les agrocarburants entrent en concurrence avec les cultures vivrières pour les terres cultivables.
Selon l’étude, si l’Union européenne maintient son objectif de 10 % d’énergie renouvelable dans les transports – essentiellement des agrocarburants – d’ici 2020, il faudra encore beaucoup plus de terres.
Pour Adrian Bebb, coordinateur de la campagne « Alimentation et agriculture » des Amis de la Terre Europe : « Les firmes européennes sont en train de faire main basse sur des terres partout en Afrique, menaçant la subsistance des populations locales et leur environnement, dans le seul but de satisfaire l’appétit insatiable de l’Europe pour les agrocarburants. Quand l’Europe cessera-t-elle sa politique en faveur des agrocarburants, pour enfin investir dans une agriculture respectueuse des peuples et de l’environnement et s’attaquer sérieusement au gaspillage énergétique causé par nos transports ? »
Un rapport de la Banque mondiale obtenu par une fuite (2) confirme cette tendance. On peut y lire que « les consultations avec les populations locales sont très faibles… Les conflits sont chose commune et portent habituellement sur le foncier ». La Banque Mondiale a refusé jusqu’à maintenant de rendre public ce rapport controversé.
Les premières protestations ont eu lieu en Tanzanie, à Madagascar et au Ghana suite à l’accaparement de terres par des compagnies étrangères.
Pour Mariann Bassey, coordinatrice de la campagne Alimentation et agriculture des Amis de la Terre Nigeria (Environmental Rights Action) : « L’expansion des agrocarburants sur notre continent transforme les forêts et les zones naturelles en cultures énergétiques. Les terres destinées à l’agriculture vivrière sont prises aux populations locales. Nous exigeons de vrais investissements dans l’agriculture afin de pouvoir nourrir les Africains et non alimenter les moteurs de véhicules européens. »
Selon Christian Berdot, référent de la campagne Agrocarburants des Amis de la Terre France, « Avec ce rapport, nous voyons bien le rôle central que joue la demande européenne en agrocarburants dans l’accaparement des terres en Afrique. Il est révoltant de voir les firmes européennes s’abattre sur l’Afrique comme un nuage de criquets, confisquant des millions d’hectares à des communautés déjà démunies, dans le seul but de faire rouler des autos et des camions en Europe. Les agrocarburants sont une tragique illustration de la surconsommation européenne de ressources mondiales. »
Les Amis de la Terre demandent à l’Union européenne et à ses États membres de mesurer et diminuer leur consommation de terres, d’eau, de matières premières et leurs émissions de gaz à effet de serre, partout dans le monde (3).
Une carte montrant l’étendue des problèmes et une liste des compagnies impliquées dans la culture des agrocarburants en Afrique peut être trouvée sur http://www.foeeurope.org/agrofuels/FoEE_Africa_up_for_grabs_2010-Map-Tables.pdf
Notes :
[1] Amis de la Terre /Friends of the Earth Europe (juillet 2010). « Afrique : terre(s) de toutes les convoitises » : http://www.foeeurope.org/agrofuels/FoEE_Africa_up_for_grabs_2010_FRENCH.pdf
[2] ] Financial Times (27 July 2010) http://www.ft.com/cms/s/0/62890172-99a8-11df-a852-00144feab49a.html
[3] http://www.foeeurope.org/activities/waste_management/index_resources.html

source: Les Amis de la Terre

samedi 21 novembre 2009

Comment la France pille l'Afrique

Eva Joly: France - Afrique : Comment la France pille l'Afrique

Je n’avais rien compris à ce que l’écrivain Slimane Zeghidour appelle « le secret de famille de la République ».

Lorsque j’ai pris en charge instruction de l’affaire Elf, j’avais en face de moi les puissants du pétrole français, je n’aimais pas leur arrogance, la façon qu’ils avaient de se servir dans les caisses, mais lorsqu’ils invoquaient les intérêts supérieurs du pays, j’étais prête à les croire. Je sortais de plusieurs années en détachement au ministère des Finances, entourée de hauts fonctionnaires intègres, d ‘une compétence absolue. J’avais confiance dans les institutions de mon pays d’adoption. Je n’imaginais pas que la finalité des dirigeants des sociétés nationales du pétrole fut autre chose que le bien commun. Je traquais les dérives et non le système lui-même. (...)

lire la suite..

mardi 4 août 2009

Niger : la France doit condamner le référendum illégal prévu mardi 4 août et Areva doit quitter le pay




03/08/2009

Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce le silence complice des autorités françaises face au véritable coup d’Etat organisé au Niger par le Président Mamadou Tandja qui, contrairement à ce qui est prévu par la Constitution, entend briguer un troisième mandat. Pour arriver à ses fins, M Tanja n’a pas hésité à dissoudre la Cour Constitutionnelle et à organiser un référendum illégal prévu pour le 4 août.

Il se trouve que, au Niger, Areva exploite des mines d’uranium depuis 45 ans et a récemment obtenu du Président Mamadou Tandja l’autorisation d’ouvrir une mine géante à Imouraren. C’est parce que la supposée "indépendance énergétique de la France" n’est qu’un mythe, et que le fonctionnement des réacteurs nucléaires français est assuré à 100% par les importations d’uranium, en particulier d’Afrique, que M Sarkozy et les autorités françaises cautionnent les atteintes aux droits de l’Homme.

De telle atteintes ont lieu dans les pays où Areva exploite des mines d’uranium : au Niger, bien sûr, mais aussi au Congo où le militant associatif Golden Misabiko est emprisonné depuis le 24 juillet pour avoir publié un rapport pointant l’exploitation illégale d’une mine d’uranium... par Areva. Là aussi, les autorités françaises brillent par leur silence.

Lors de sa campagne présidentielle, et suite à son élection, M Sarkozy avait pourtant promis que la politique française serait "exemplaire" concernant les Droits de l’Homme. L’accord nucléaire signé le 25 juillet 2007 à Tripoli entre M Sarkozy et le dictateur libyen Kadhafi avait déjà largement écorné ces promesses, de même que les accords nucléaires signés lors des visites de M Sarkozy dans des pays fort peu démocratiques comme au Maghreb, au Moyen-Orient ou en Chine.

Il est nécessaire de mettre en lumière le rôle central d’Areva dans ces affaires antidémocratiques. Dans l’immédiat, les autorités françaises doivent se reprendre, exiger l’annulation du référendum anticonstitutionnel prévu le 4 août au Niger, et contraindre Areva à quitter le Niger. Ce sera d’ailleurs l’occasion de mettre un terme aux graves atteintes à l’environnement et à la santé publique qui sont occasionnées par les opérations d’extraction de l’uranium.

source:
HNS-info
photo:
dissident-media

samedi 24 mai 2008

Soirée Rencontre avec Issouf Ag Maha ( Touareg du Niger )

- Oxfam France Agir ICI - Croq Nature - Survie - Proposent une


Soirée Rencontre avec Issouf Ag Maha


Mercredi 28 mai à 19h30 à la librairie Terra Nova


*****************

Issouf Maha est l’auteur du livre

" Touareg du XXI siècle "


Acteur du développement de sa région au Niger (maire de Tchirozerine,
tourisme équitable, centre d’agroécologie,…),Issouf Maha est devenu depuis l’été
2007 un rebelle en exil.

Il se bat pour défendre le droit des peuples du nord Niger à vivre sur leur
territoire, pour une meilleure répartition des richesses et pour un respect
de l’environnement.


Son témoignage nous permettra :



a.. de comprendre la situation du Niger aujourd’hui et le conflit qui
oppose les populations du nord Niger aux autorités,


b.. de se demander pourquoi un pays aussi riche en Uranium reste parmi les
plus pauvres de la planète,


c.. de s’interroger sur la place et le rôle d’une entreprise comme Areva
dans ce conflit

de proposer des modes d’action pour soutenir une population dont les droits
sont quotidiennement bafoués.

Avec plus de 70 campagnes d’opinion à son actif, Oxfam France - Agir ici
informe et mobilise les citoyens, en faisant toute la lumière sur les
inégalités à travers le monde et en proposant les moyens de s’impliquer dans
de grandes campagnes d’opinion. L’association fait pression sur les
décideurs, tant économiques que politiques, pour infléchir leurs positions
lorsqu’elles ne répondent pas à une exigence absolue : le respect des droits
humains. Elle propose des solutions concrètes, telles que la signature de
traités internationaux ou l’adoption de règles commerciales équitables. Le
Contrôle du commerce des armes, la Réforme des institutions financières
internationales (FMI et Banque mondiale) ; l’établissement de règles
commerciales plus équitables ; La défense de l’accès aux services de base
pour tous (éducation, santé, eau…) sont les quatre axes dans lesquels s’inscrivent
les campagnes.

Contact : groupelocaltoulouse@oxfamfrance.org, www.oxfamfrance.org



L’association SURVIE poursuit 3 objectifs :

- La réforme de la politique française de coopération : Survie milite pour
le démantèlement de la " Françafrique " (entendez " France-à-fric", le volet
occulte de la politique de la France en Afrique) et pour l'établissement de
relations franco-africaines équitables, transparentes et démocratiques.

- La lutte contre l'impunité et la banalisation du génocide et des crimes
contre l'humanité : Survie milite notamment pour que toute la vérité soit
faite sur l'implication de la France dans le génocide des Tutsis au Rwanda
en 1994.

- La promotion des biens publics mondiaux : Survie milite en faveur de
l'accès de tous, au Nord comme au Sud, aux biens publics (santé,
alimentation, justice, etc.).

Contact : http://www.survie31.over-blog.com

vendredi 14 décembre 2007

Afrique-Europe: d'autres alternatives

Les peuples d'Afrique et d'Europe ont des alternatives !

Nous, militants de la société civile engagés dans de nombreux mouvements de base et organisations citoyennes en Afrique et en Europe, nous sommes rencontrés à Lisbonne du 7 au 9 décembre 2007 pour exprimer notre opposition et notre résistance aux politiques néolibérales que les gouvernements européens et africains mettent en oeuvre dans nos pays, et dont ils veulent faire le cadre structurant du « Partenariat stratégique Afrique-UE ».

Alors que les dirigeants de deux continents se rassemblaient à Lisbonne pour décider du futur de l'Afrique, nous nous sommes réunis pour approfondir le dialogue politique et social entre nos peuples car nous défendons notre droit à résister et proposer des alternatives à ces politiques, et nous avons confiance en notre capacité à les mettre en pratique.

Les participants africains comme européens ont noté le rôle passé et présent des gouvernements et des acteurs économiques européens en Afrique ; ils ont insisté sur le fait que l'Europe constitue la source de menace et de pression la plus directe pour les peuples d'Afrique. Nous considérons que le Partenariat stratégique UE-UA représente une menace cohérente et immédiate pour l'Afrique et nous rejetons ses principes et son plan d'action.

Nous dénonçons également la politique européenne en matière de visas, qui a empêché hommes et femmes impliqués dans les mouvements sociaux africains d'être présents à Lisbonne pour participer à nos débats sur les alternatives que nous souhaitons promouvoir. Nous leur dédions cette déclaration.

Au cours de nos échanges, confrontations et débats intenses sur les quatre principaux thèmes de préoccupation commune, nous avons identifié de nombreux enjeux, à partir desquels nous avons choisi de prioriser les propositions suivantes :

Sur le développement économique

En tirant partie de l'endettement externe de la plupart des pays africains, les gouvernements européens, agissant notamment à travers le FMI, la Banque mondiale et plus récemment l'OMC, leur ont imposé des programmes d'ajustement structurel radicaux. Après plus de 2 décennies de libéralisation commerciale et de promotion de modèles économiques fondés sur la croissance des exportations, la libéralisation des marchés de capitaux, la promotion d'investissements étrangers et la privatisation des services publics dans les pays africains, les effets négatifs sont évidents et confortent notre opposition à de telles politiques et institutions.

Plus récemment les pays africains, tout comme ceux des Caraïbes et du Pacifique, ont été confrontés à la perspective de voir ces politiques encore renforcées à travers les APE proposés par l'UE.

Dans ce contexte nous demandons que :

  • Les gouvernements européens cessent d'imposer des politiques économiques destructrices aux pays africains à travers le FMI, la Banque mondiale, l'OMC et tous les acteurs commerciaux bilatéraux et régionaux
  • Les gouvernements européens et les banques annulent immédiatement la dette externe de l'Afrique et reconnaissent leur dette écologique et sociale à l'encontre du continent
  • La Commission européenne cesse d'exercer des pressions sur les gouvernements africains et qu'ils retirent leurs demandes concernant les APE
  • Les gouvernements africains résistent à ces pressions en refusant de signer les APE
  • Les entreprises multinationales européennes mettent fin à l'extraction prédatrice des ressources naturelles africaines, à la destruction des équilibres écologiques et à l'exploitation des peuples

Nous en appelons aux citoyens européens afin qu'ils rejettent le dit « nouveau traité » européen, qui renforce le pouvoir de la Commission européenne en matière de commerce et de développement, et réduit davantage la capacité des citoyens à influencer démocratiquement ses politiques.

Sur la souveraineté alimentaire, l'agriculture et les ressources naturelles

Nous faisons notre le principe de souveraineté alimentaire que les mouvements citoyens, dans toutes les régions du monde, érigent en alternative au modèle néolibéral de production agricole et alimentaire fondé sur l'agrobusiness et le contrôle des transnationales.

Parmi les menaces au droit à l'alimentation et au droit des communautés à produire elles-mêmes leur nourriture, nous dénonçons avant tout les suivantes, tout en nous engageant à les combattre ensemble :

  • La libéralisation de l'agriculture et du commerce à travers l'ajustement structurel, la réforme de la PAC, les APE ou l'Accord sur l'agriculture de l'OMC
  • La perte de souveraineté politique par les Etats africains, privés de la capacité de soutenir leurs agricultures et de protéger les marchés régionaux et locaux
  • Les politiques qui promeuvent la privatisation des semences et de la biodiversité, propagent les OGM, et le concept de propriété intellectuelle tel qu'il est utilisé et revendiqué par les multinationales de l'agrobusiness
  • La création d'un marché global de biocarburants, encouragé par la fixation d'objectifs européens en la matière et la création de subventions à leurs productions
  • Les politiques foncières qui favorisent les multinationales au détriment des paysans et des générations futures
  • Les stratégies pour le développement agricole de l'Afrique, dominée par les bailleurs internationaux membres de l'UE ou l'OCDE

Nous défendons le droit des pays d'Afrique et d'Europe à soutenir les petits producteurs agricoles à travers des politiques publiques dès lors que ce soutien n'affecte pas négativement les paysans des autres pays et régions.

Sur les droits humains

Nous dénonçons le soutien octroyé par l'UE aux régimes autoritaires et dictatoriaux en Afrique, tout comme les violations des droits humains et les entraves à la démocratie fréquentes en Europe comme en Afrique.

Les conventions et les règlements existent mais demeurent lettre morte dans les faits. Nous en appelons aux Etats d'Afrique et d'Europe et leurs organisations régionales pour qu'ils soutiennent la démocratie et les droits humains, en particulier à travers les engagements suivants :

  • Soutenir le développement d'une culture démocratique, en particulier à travers des processus électoraux transparents et crédibles, associant la société civile à toutes leurs étapes (depuis l'éducation civique jusqu'à la supervision des élections) ; dans cette perspective nous condamnons la responsabilité des Etats membres de l'UE dans le commerce international d'armements
  • Contrôler, par la mise en oeuvre d'instruments légaux contraignants, les entreprises multinationales, et particulièrement celles actives dans le champ des industries extractives, afin que cessent les violations des droits humains et leur implication dans les conflits locaux et régionaux et qu'elles deviennent responsables, dans leurs propres pays, des infractions et délits qu'elles commettront à l'étranger
  • Donner plus d'espaces aux contre-pouvoirs tels que les organisations citoyennes et les medias alternatifs, par exemple en facilitant leur implication dans les processus de paix
  • Développer la démocratisation, à travers le renforcement du rôle des Parlements, notamment le Parlement européen, promouvoir des mécanismes d'élaboration et de décision politique qui soient transparents et cohérents, enfin rendre les institutions politiques communautaires et des Etats membres responsables devant les citoyens
  • Promouvoir les droits humains, notamment les droits sexuels et reproductifs des femmes ; nous rejetons les violences sexistes, les mariages forcés et toutes les autres pratiques qui constituent des violations des droits humains et tuent des milliers de femmes et de fillettes chaque année
  • Promouvoir la liberté d'expression et de presse, promouvoir la Cour africaine sur les droits humains et toutes les autres institutions de même nature à l'échelle des Etats ou des régions, et leur accessibilité pour les sociétés civiles
  • Obtenir des IFI, de l'OMC et des autres accords commerciaux, la reconnaissance du droit à l'alimentation, à l'éducation, à la santé et à tous les autres services de base

Sur les migrations

Considérant que :

  • Les politiques migratoires actuelles sont conçues en fonction de préoccupations sécuritaires et d'une logique d'exploitation des êtres humains, qu'elles criminalisent les migrations et menacent leurs droits à la fois en Europe et en Afrique
  • L'émigration massive est largement le produit des politiques européens qui dénient la reconnaissance de leurs droits économiques, sociaux et culturels aux populations africaines, en premier lieu desquels le droit à l'alimentation
  • Que les politiques migratoires actuelles sont racistes et, loin de prendre en compte les besoins réels de développement des sociétés, ruinent toute possibilité de développement durable

Nous rejetons :

  • L'externalisation des contrôles aux frontières imposée par l'UE aux gouvernements africains, désormais responsables de sa mise en oeuvre
  • La politique de détention, d'expulsion, de déportation et les accords de réadmission
  • Le programme Frontex, qui représente un énorme investissement vers la militarisation du contrôle des frontières, créant les bases pour des interventions directes dans les pays africains et exprimant une véritable déclaration de guerre aux migrants
  • Toutes les mesures et les politiques qui promeuvent exclusivement les migrations temporaires mais systématisent la fuite des cerveaux
  • Toutes les politiques économiques et les accords commerciaux suscitant la restructuration des économies locales, l'accroissement des inégalités sociales et la destruction de l'emploi local et des revenus

Nous demandons que :

  • Les politiques migratoires soient basées sur la reconnaissance des droits humains fondamentaux et des droits du travail garantis par les instruments et protocoles de l'ONU et de l'OIT, notamment la liberté de circulation et la reconnaissance du droit d'asile et des statuts de réfugiés de la faim et de réfugiés environnementaux
  • Tous les gouvernements européens ratifient et mettent en oeuvre la Convention internationale sur le droit des travailleurs migrants et de leurs familles, et qu'ils assurent la pleine mise en pratique du droit d'asile
  • La reconnaissance des droits fondamentaux, dont l'éducation, la santé, le logement, pour les sans-papiers, et leur régularisation inconditionnelle

Ces préoccupations et ces aspirations nous ont réunis à Lisbonne.

Nous nous engageons à renforcer les solidarités interrégionales et la coopération entre nous mouvements et nos organisations, et à construire des alternatives centrées sur les droits des peuples.

En particulier nous continuerons à faire campagne pour :

  • Stopper les Accords de partenariat économique (APE)
  • Stopper la Stratégie dite �Global Europe� sur la compétitivité interne et externe de l�UE
  • Soutenir le moratoire sur les biocarburants
  • Obtenir la liberté de circulation pour tous

Nous travaillerons pour faire émerger de nouvelles stratégies de développement économique fondées sur la solidarité, la complémentarité, la paix et la satisfaction des droits humains de tous les peuples d'Afrique et d'Europe. Nous utiliserons un certain nombre d'échéances du calendrier des mouvements citoyens et sociaux d'Europe et d'Afrique tels que:

· La Journée d'action globale du Forum social mondial le 26 janvier 2008

· La 12ème réunion de la CNUCED (Accra, avril 2008)

· La Conférence sur l'Europe globale et les Accords de libre-échange européens (Bruxelles, avril 2008)

· Le 5e Forum social européen (Malmö, septembre 2008)

· Le Forum social mondial des migrations (Madrid, septembre 2008)

� afin de relier nos initiatives, construire nos alliances et créer les conditions d�un monde juste et stable sur le plan écologique.

Lisbonne
9 décembre 2007

Regardez la vidéo de la maniestation du 9 Décembre à Lisbonne


Source : http://africa-europa-alternativas.blogspot.com/

Article original publié le 12 Décembre 2007


Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l�intégrité et d�en mentionner l�auteur et la source.

URL de cet article sur Tlaxcala :
http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=4332&lg=fr



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