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lundi 29 novembre 2010

SMALL IS BEAUTIFULL Un film d’Agnès FOUILLEUX


Attac Cahors - La Confédération Paysanne - La Libraithèque

SMALL IS BEAUTIFULL

« C’est par où demain ? » 

Un film d’Agnès FOUILLEUX

Cinéma Le Quercy Cahors

Mardi 30 Novembre 2010 à 20h30

Suivi d’un débat en présence de la réalisatrice


Le film d’Agnès Fouilleux nous révèle pas à pas les mécanismes et les enjeux de la mondialisation et de la financiarisation de l’agriculture, face auxquels des résistances commencent à apparaître.
Après le Grenelle de l’environnement, alors que le “bio” a le vent en poupe, la réalité paysanne  prouve que l’agriculture industrielle et la politique agricole commune nous amènent droit dans le mur...
Du paysan au chercheur, de la semence précieusement conservée au lobbyiste sans état d’âme de Bruxelles, ce tour d’horizon exhaustif suggère clairement, travaux pratiques à l’appui, que ce qui est petit, ou du moins pas trop grand est beaucoup plus “joli “pour notre avenir...
 Pourtant tout ça risque d’être difficile à modifier... du moins tant qu’une minorité aura tant d’argent à gagner !

Alors réveillons-nous !! Venez en débattre avec nous !!


Date de sortie cinéma : 10 novembre 2010


Réalisé par Agnès Fouilleux


Long-métrage français . Genre : Documentaire
Durée : 01h46min Année de production : 2010
Distributeur : Les Films Bonnette et Minette

Synopsis : Au delà des discours et des bonnes volontés politiques affichées, les conséquences de l’évolution de notre agriculture sont là : malbouffe, dégâts environnementaux irréversibles, conséquences sociales ...
Le constat de la mise à mal des quatre éléments fondamentaux qui assurent la souveraineté alimentaire à venir : l’eau, la terre, les semences, et la biodiversité est aujourd’hui alarmant.
Le film d’Agnès Fouilleux nous révèle pas à pas les mécanismes et les enjeux de la mondialisation et de la financiarisation de l’agriculture, face auxquels des résistances commencent à apparaître.

lundi 13 septembre 2010

Nouveau rapport : L’Union européenne et ses agrocarburants provoquent une ruée sur les terres africaines


Par Coordination ATF

Le rapport que les Amis de la Terre / Friends of the Earth publient aujourd’hui montre les conséquences funestes de la politique « Agrocarburants » de l’Union européenne. Pour satisfaire ses besoins, l’UE provoque une vraie ruée sur l’Afrique où des étendues toujours plus vastes de terres sont confisquées aux populations locales. Le phénomène échappe à tout contrôle et est largement sous-estimé (1).


Le rapport « Afrique : terre(s) de toutes les convoitises » examine la situation de onze pays de ce continent. Il en ressort que 4,5 millions d’ha de terres – soit la surface du Danemark – sont sur le point d’être acquis par des investisseurs étrangers afin de produire des agrocarburants destinés essentiellement au marché européen.
Cette pratique appelée « accaparement des terres » est de plus en plus répandue et dominée par des compagnies européennes. Mais comme les informations officielles publiques sur la dimension réelle de ce problème restent très rares, les chiffres disponibles ne reflètent que très partiellement la réalité et sont de toute évidence largement sous-estimés.
Le rapport « Afrique : terre(s) de toutes les convoitises » révèle à la fois comment les populations locales sont dépossédées de leurs terres et le peu de moyens dont elles disposent pour faire valoir leurs droits. Des zones de forêts et de végétation naturelle sont défrichées et les agrocarburants entrent en concurrence avec les cultures vivrières pour les terres cultivables.
Selon l’étude, si l’Union européenne maintient son objectif de 10 % d’énergie renouvelable dans les transports – essentiellement des agrocarburants – d’ici 2020, il faudra encore beaucoup plus de terres.
Pour Adrian Bebb, coordinateur de la campagne « Alimentation et agriculture » des Amis de la Terre Europe : « Les firmes européennes sont en train de faire main basse sur des terres partout en Afrique, menaçant la subsistance des populations locales et leur environnement, dans le seul but de satisfaire l’appétit insatiable de l’Europe pour les agrocarburants. Quand l’Europe cessera-t-elle sa politique en faveur des agrocarburants, pour enfin investir dans une agriculture respectueuse des peuples et de l’environnement et s’attaquer sérieusement au gaspillage énergétique causé par nos transports ? »
Un rapport de la Banque mondiale obtenu par une fuite (2) confirme cette tendance. On peut y lire que « les consultations avec les populations locales sont très faibles… Les conflits sont chose commune et portent habituellement sur le foncier ». La Banque Mondiale a refusé jusqu’à maintenant de rendre public ce rapport controversé.
Les premières protestations ont eu lieu en Tanzanie, à Madagascar et au Ghana suite à l’accaparement de terres par des compagnies étrangères.
Pour Mariann Bassey, coordinatrice de la campagne Alimentation et agriculture des Amis de la Terre Nigeria (Environmental Rights Action) : « L’expansion des agrocarburants sur notre continent transforme les forêts et les zones naturelles en cultures énergétiques. Les terres destinées à l’agriculture vivrière sont prises aux populations locales. Nous exigeons de vrais investissements dans l’agriculture afin de pouvoir nourrir les Africains et non alimenter les moteurs de véhicules européens. »
Selon Christian Berdot, référent de la campagne Agrocarburants des Amis de la Terre France, « Avec ce rapport, nous voyons bien le rôle central que joue la demande européenne en agrocarburants dans l’accaparement des terres en Afrique. Il est révoltant de voir les firmes européennes s’abattre sur l’Afrique comme un nuage de criquets, confisquant des millions d’hectares à des communautés déjà démunies, dans le seul but de faire rouler des autos et des camions en Europe. Les agrocarburants sont une tragique illustration de la surconsommation européenne de ressources mondiales. »
Les Amis de la Terre demandent à l’Union européenne et à ses États membres de mesurer et diminuer leur consommation de terres, d’eau, de matières premières et leurs émissions de gaz à effet de serre, partout dans le monde (3).
Une carte montrant l’étendue des problèmes et une liste des compagnies impliquées dans la culture des agrocarburants en Afrique peut être trouvée sur http://www.foeeurope.org/agrofuels/FoEE_Africa_up_for_grabs_2010-Map-Tables.pdf
Notes :
[1] Amis de la Terre /Friends of the Earth Europe (juillet 2010). « Afrique : terre(s) de toutes les convoitises » : http://www.foeeurope.org/agrofuels/FoEE_Africa_up_for_grabs_2010_FRENCH.pdf
[2] ] Financial Times (27 July 2010) http://www.ft.com/cms/s/0/62890172-99a8-11df-a852-00144feab49a.html
[3] http://www.foeeurope.org/activities/waste_management/index_resources.html

source: Les Amis de la Terre

jeudi 24 juin 2010

Le bio hors-la-loi ! Quelle loi ? Résistance !

* Des agriculteurs bio accusés de préconiser un "pesticide interdit"... (l'huile de neem, ou margousier, utilisée depuis des siècles par les indiens comme antiparasitaire).
* Une association traînée en justice et poursuivie par l'Etat pour la "vente illégale" de simples graines de tomates et autres fruits et légumes... (les semences de variétés anciennes conservées, répertoriées et distribuées par Kokopelli).
* Un horticulteur perquisitionné et le contenu de son ordinateur saisi par la Répression des Fraudes parce qu'il fait la promotion du purin d'ortie pour soigner son jardin... (Eric Pétiot, co-auteur du livre "Purin d'ortie et compagnie", préparation plébiscitée par les jardiniers depuis des générations).
Ca se passe aujourd'hui, en France !
Alors, paysans ou gangsters ?!
Qui fait la loi ?
La loi est l'expression du pouvoir en place. Même s'il est auréolé d'une légitimité plus ou moins démocratique (c'est un autre débat), ce pouvoir a pour vocation essentielle le maintien du système économique actuel, coûte que coûte ! Et les petits ajustements de gauche ou de droite ne changent rien aux vraies règles du jeu : tout doit devenir marchand !
Mais il faut respecter la loi !?
La loi est bonne aux yeux de ceux qui la font. Elle ne l'est jamais dans l'absolu. Il fut un temps, en France, où la loi obligeait certains d'entre nous à porter une étoile jaune. Où elle refusait le droit de vote aux femmes et "accordait" celui de travailler aux enfants...
Aujourd'hui, elle autorise la culture de certains OGM alors que 70 à 80% des français y sont opposés. Elle interdit la diffusion des semences anciennes et plus des trois quarts des variétés de tomates autorisées à la vente sont des "hybrides F1" stériles dont il faut racheter les graines tous les ans, et 98% sont sous brevet ! Vous êtes d'accord ?
Pourtant il y a de la bio dans les hypermarchés !?
Le capitalisme néolibéral possède en effet une étonnante capacité à tout récupérer... Deux approches existent aujourd'hui :
> Une bio "récupérée" qui fondamentalement ne remet pas en cause le système. Elle s'appuye sur l'Union européenne où les lobbys sont puissants, véritable machine de guerre néolibérale contre les peuples. Ainsi, depuis le 1er janvier 2009, la norme bio européenne s'impose aux Etats membres qui ont l'interdiction de définir des normes publiques plus restrictives.
Depuis cette date, le label "AB" français ne signifie plus vraiment la même chose. De plus, il devra progressivement s'effacer au profit du label européen... D'où l'importance des autres labels privés ou coopératifs (Demeter, Nature & Progrès) et l'émergence en France d'un nouveau label (privé) "Bio Cohérence".
> Une bio "militante" qui se nourrit d'une réflexion profonde sur l'agriculture et le métier de paysan, sur la fertilité des sols, l'autosuffisance alimentaire et au-delà sur les conditions économiques et sociales de la production de notre alimentation.
Cette démarche est perçue comme dangereuse par le pouvoir en place car, inévitablement, elle aboutit à une remise en cause des règles du jeu économique, à une approche différente des relations entre les hommes et la nature, et entre les hommes eux-mêmes.
La loi est l'un des outils dont dispose le pouvoir en place pour réagir, en criminalisant cette bio militante pour justifier la répression, et en harcelant les paysans qui s'engagent dans cette voie.
Vive la résistance !
Des paysans, des scientifiques et différentes organisations se mobilisent, en prenant le risque de s'opposer à la loi, qu'elle soit française ou européenne. Ils le payent au prix fort (convocations à la gendarmerie, procès, amendes, suicides...). En première ligne de la lutte contre un système néolibéral devenu fou, leur courage est exemplaire.
Ils font partie des nouveaux résistants.
Comment les soutenir ? Comment agir ?
Le système en place essaye de nous faire croire qu'il n'y a pas d'alternative. Or si, il y en a. Un peu partout en France, dans nos campagnes et sur Internet, la résistance s'organise pour construire un autre monde. Et vous pouvez y prendre part :
> D'abord en vous informant. Lisez les médias alternatifs, les blogs et autres sites qui relaient ces luttes. Parlez-en autour de vous. Allez voir les documentaires qui présentent ces alternatives : "Solutions locales pour un désordre global" de Coline Serreau, mais aussi "Sans terres et sans reproches" de Stéphanie Muzard le Moing et Eric Boutarin, qui illustre les problèmes d'accès à la terre, les combats mais aussi l'enthousiasme des paysans du Lot.
> En choisissant leurs produits. Dans la mesure du possible, évitez les circuits de la grande distribution. Adhérez à une AMAP pour les produits frais. Pour les autres produits, participez aux commandes groupées de circuits alternatifs tels que ceux que nous développons avec la Coopérative Atanka. Non seulement vous soutiendrez les paysans qui réinventent l'agriculture de demain, mais en plus vous allez vous régaler !
> En interpellant vos élus. Ce sont eux qui ont voté ces lois qui criminalisent les paysans, et eux seuls qui aujourd'hui peuvent les défaire. Interpellez-les à chaque occasion sur les sujets qui vous tiennent à cœur : OGM, subventions, accès à la terre...
> En participant aux pétitions et actions de soutien. Privilégiez les pétitions et actions concrètes s'articulant avec une lutte précise. Nous avons ainsi lancé une pétition de soutien aux agriculteurs en lutte contre l'obligation de vaccination FCO. Les premiers procès commencent à se tenir, et grâce à la mobilisation des consommateurs engagés aucune condamnation n'a pour l'instant été prononcée ! C'est une victoire !
Ensemble, nous en remporterons d'autres !
Philippe Lelong
Coopérative Atanka

jeudi 25 mars 2010

Comment les OGM font monter les prix

Les cultivateurs américains n’ont d’autre choix que de semer des variétés génétiquement modifiées, plus chères et labellisées Monsanto.



 Depuis quarante ans, Todd Leake et sa famille luttent contre le froid, les parasites et la brièveté de la période de croissance pour parvenir à cultiver du soja sur leurs terres, dans la partie orientale du Dakota du Nord. La seule chose contre laquelle ils n’avaient jamais eu à se battre jusqu’à présent, c’était leurs semences. Il y a encore dix ans, les représentants de plus d’une cinquantaine de fournisseurs se disputaient leurs dollars, chacun promettant des plantes plus robustes, des rendements plus élevés ou une meilleure ristourne. Mais, aujourd’hui, les Leake n’ont plus vraiment le choix : il n’y a plus que quatre fournisseurs de semences dans leur région, qui vendent tous des variétés présentant des caractéristiques génétiques brevetées par Monsanto, premier semencier mondial. “On ne trouve pratiquement rien d’autre, déplore M. Leake. Nous sommes contraints d’utiliser leurs produits et de payer le prix qu’ils demandent.”

suite: Courrier  International

jeudi 10 décembre 2009

Les aberrations de la viande


L'élevage émet davantage de gaz à effets de serre que tous les transports réunis. Pourtant, le rôle majeur de la surconsommation de viande et de l'élevage est systématiquement ignoré. Des solutions simples existent mais vont à l'encontre d'intérêts économiques. Face à l'inertie des pouvoirs publics, des citoyens, des personnalités* et des organisations se mobilisent.

Fabrice Nicolino, Pierre Rabhi, Allain Bougrain Dubourg,
Jean-Marie Pelt, Corinne Lepage, Jean-Paul Jaud,
Jean-Claude Pierre, Sandrine Bélier, Jean-Paul Besset et Franck Laval

sont en grève de la viande pour briser le silence !

Ils exigent dès aujourd'hui une reconnaissance de l'impact de la viande sur l'environnement, la sous-alimentation et la souffrance animale. Ils réclament un moratoire sur l'élevage intensif et des mesures énergiques pour faire baisser la consommation de viande.

Lancement d'un site Internet sur les aberrations de la viande : viande.info

samedi 28 novembre 2009

jeudi 19 novembre 2009

Au Sommet de la FAO, ONG et paysans dénoncent l’accaparement des terres

Univers Nature | 17-11-2009

La violente accélération de la crise alimentaire du début de l’année 2008 a déclenché un essor sans précédent de l’accaparement des terres au niveau mondial. Sujet trop dérangeant pour être à l’ordre du jour officiel du Sommet de la FAO, des ONG se sont mobilisées pour le mettre sur le devant de la scène. Des représentants de GRAIN (1), de La Via Campesina (2) et de nombreux militants et paysans du monde se sont retrouvés à Rome, en marge du Sommet, pour demander l’arrêt de ce processus.

Les ONG, dénoncent les ententes entre des investisseurs et des gouvernements qui aboutissent à la confiscation de dizaines de millions d’hectares de terres fertiles en Asie, en Afrique et en Amérique latine. Pour GRAIN : « A ce jour, plus de 40 millions d’hectares, dont 20 millions rien qu’en Afrique, ont changé de mains ou sont l’objet de négociations. D’après nos calculs, plus de 100 milliards de dollars US ont été déboursés pour en arriver là.»

La plupart des terres confisquées se situent dans des pays en fort déficit alimentaire et les « méga-fermes » qui y sont installées conduisent à une production contrôlée par des multinationales et tournée vers l’exportation. Le premier résultat de ces opérations financières est de faire disparaître l’agriculture paysanne locale, et ainsi d’aggraver l’insécurité alimentaire.

Pour Nettie Wiebe, une paysanne canadienne, membre dirigeante de La Via Campesina : « Si le monde veut vraiment éradiquer la faim, il n’y a pas beaucoup d’options. Nous devons soutenir et encourager les paysans à produire des aliments pour les populations locales de façon durable. La véritable solution à la crise alimentaire passe par une reprise du contrôle des moyens de production alimentaire tels que la terre, les semences, l’eau et les marchés locaux par les paysans et les paysannes, et non par les multinationales ».
Michel Sage

1) GRAIN est une organisation internationale à but non lucratif qui soutient la lutte des paysans et des mouvements sociaux pour renforcer le contrôle des communautés sur des systèmes alimentaires fondés sur la biodiversité.
2) La Via Campesina est un mouvement international rassemblant des millions de paysans, de petits producteurs, de sans-terre, de femmes rurales et de travailleurs agricoles du monde entier. Le mouvement est composé de 148 organisations actives dans 69 pays d’Asie, d’Afrique, d’Europe, et des Amériques.



Source: http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3988

mardi 12 mai 2009

Agenda du Lot: quelques RDV en Mai....

- Deux expos à voir à Cahors jusqu'au 14 mai

AREVA ne fera pas la loi au Niger
Sur les Touaregs et les mines d'uranium
à la MJC
1 Place Chico Mendès
9h - 14h
14h - 18h30
Tel :05 65 22 62 62

Paul FUSCO
Les Liquidateurs
La catastrophe de Tchernobyl en images.
à la Libraithèque Le Droit à la Parresse
68 Rue St James
Tel: 05 65 22 01 51

Vendredi 15 mai à 20H30 à Cahors

Conférence-Débat à la Bourse du Travail sur la catastrophe de Tchernobyl
et
la possibilité d'accueillir des enfants en France

- Tchernobyl, 23 ans déjà.

- Des enfants qui souffrent, dans une indifférence générale.

- L’Organisation Mondiale de la Santé qui est pieds et poings liés à l’ Agence Internationale de l’Energie Atomique depuis 50 ans ( Elle ne peut rien déclarer sans l’aval de cette dernière ).

- L’institut Belrad qui risque de disparaître faute de soutiens ( politiques, financiers… ).

- Le césium 137, un radioélément qui envahi tout.

- La pectine de pomme, un substitut alimentaire contre la radioactivité mais pas reconnue par les autorités…

Venez parler de tout cela et rencontrer deux personnes qui font venir des enfants en France. ( Un séjour d’un mois équivaut à six mois de bonheur ).

2 films
« Le piège atomique» « Vassili NESTERENKO »

2 témoignages
Wladimir TCHERTKOFF François JORDAN
2 expositions

Paul FUSCO Les liquidateurs

Contact : Sortir du Nucléaire Lot: sdnlot@free.fr 06-09-71-64-03
Soleil Lotois pour Tchernobyl : soleillotois@wanadoo.fr 05-65-21-39-80





- CE SOIR: Mardi 12 mai à 22h50 sur Arte, ne ratez pas la diffusion du film :

« R.A.S. Nucléaire Rien à Signaler »
De Alain De Halleux
(52 minutes)

Des ouvriers du nucléaire sortent de l'ombre pour dresser un tableau inquiétant de leurs conditions de travail et de sécurité. Une enquête exemplaire.

On les appelle les "jumpers", ils sont chargés d'entrer dans le générateur de vapeur pour obturer les tuyaux qui le relient au réacteur nucléaire. Séjour maximum autorisé : de 90 à 120 secondes, sous peine de surdosage radioactif ! Ils font partie de la masse des ouvriers intérimaires et sous-payés, chargés de maintenance dans les centrales nucléaires (décontamineurs, mécaniciens, contrôleurs...). Des travailleurs de l'ombre qui, avec ce film, sortent pour la première fois du silence pour dresser un tableau inquiétant d'un des fleurons de l'industrie européenne. Depuis la libéralisation des marchés et la privatisation des groupes énergétiques, les conditions de travail semblent en effet se dégrader, au mépris de la santé des ouvriers et de la sécurité. Au nom de la rentabilité, EDF/GDF-Suez, Areva et les autres recourent de plus en plus à la sous-traitance, rognent sur les effectifs et la maintenance, font pression sur les employés...

Urgent à signaler
Malgré les efforts déployés pour alerter l'opinion (souvent sanctionnés par des licenciements), les autorités font la sourde oreille. Un malaise que dénoncent des ouvriers principalement belges et français, éclairé par des experts-chercheurs, une sociologue et un ancien président d'EDF, Marcel Boiteux... "Du risque 0, nous sommes passés au risque calculé", affirme un employé. Les "petits" incidents se sont multipliés, avec une centaine d'alertes de niveau 1 chaque année : en 2006, après un court-circuit, une centrale suédoise frôle la catastrophe à 7 minutes près ; en 2008, une fuite d'uranium contamine cent ouvriers à Tricastin. Contrôleurs priés d'ignorer les dysfonctionnements, employés cachant les incidents par peur des sanctions, grands groupes déresponsabilisés par l'externalisation des tâches : ce constat édifiant montre combien la sécurité collective est en jeu.

- Jeudi 14 mai à 21h au Cinéma Le Quercy
Séance suivie d'un débat avec des représentants des Jeunes Agriculteurs du Lot
1h16. Documentaire de Matthieu Levain & Olivier Porte
Au coeur de la Bretagne paysanne, deux visions du métier d'éleveur laitier se confrontent.
Alors que des hommes se sont engagés depuis plusieurs années dans une agriculture autonome, durable et performante, le courant majoritaire de la profession reste inscrit dans un modèle de production industriel, fortement dépendant des groupes agricoles et agro-alimentaires


- Repaire de "La-bas si j'y suis", le jeudi 28 décembre à 20h30 précises
tel : 05 65 21 21 45


CHOMSKI ET COMPAGNIE UN FILM DE OLIVIER AZAM ET DE DANIET MERMET 20H30 PROJECTION ET DISCUSSION ET REACTION
QU'ON CE LE DISE ..........Pour ceux qui veulent manger reservation au 05 65 36 83 51 à 19h précise



- Face à la crise globale, une Europe libérale durable, un système alimentaire agro-industriel qui tue (grippes et autres fléaux...)...
une alternative est-elle possible ?
Relocalisation, défense des marchés locaux, agriculture organique, BRF... des mots ou une réalité crédible ?

*Le vendredi 29 mai à partir de 20 heures, film "sans terres et sans reproches", avec la réalisatrice
Buffet de produits locaux, du Quercy à la Bouriane, avec des paysans résistants du Lot

Réservez votre soirée


-Solidarité Palestine à Cahors le 23 mai

vendredi 1 mai 2009

C’est la grippe finaaaaaale !


René BALME

Après la grippe aviaire, une nouvelle forme de grippe interplanétaire apparaît... spontanément, cela va de soi ! Si l’on en croit les médias, il s’agirait d’un virus inconnu. Foulant au pied toutes les théories scientifiques, notamment celles exposées par Darwin sur l’évolution des espèces, la petite bête de la grippe mexicaine apparaît, sortant du néant, pour envahir les médias internationaux... mais surtout ceux de l’Hexagone. Ah ! la génération spontanée des virus, quelle belle invention tout de même ! Rien ne lui résiste, pas même l’esprit critique.

lire la suite sur Le Grand Soir

vendredi 10 avril 2009


Liberté d’expression en danger !


La FNSEA et les Chambres d’Agriculture demandent la fermeture et la condamnation du site internet satirique “La Ferme en Vrille” (parodie de “La Ferme en Ville“) qui dénonce leurs politiques visant à imposer une agriculture industrielle, productiviste, intensive, les OGM, les pesticides, le toujours plus d’engrais chimiques et d’irrigation, les agro-carburants, le hors sol et la disparition des petites exploitations agricoles. Le site est assigné en référé au Tribunal de Bayonne ce mercredi 15 avril à 9H30 !


La résistance s’organise. L’objectif est double : faire échec à cette tentative d’attenter à la liberté d’expression et dénoncer encore plus fort la responsabilité de la FNSEA et des Chambres d’agriculture qu’elle gère dans la malbouffe, le saccage écologique et la mort des petits paysans. Aidez nous à faire que cette tentative liberticide se retourne contre eux !

NO PASARAN ! Faites connaître autour de vous ce blog de résistance et affirmez haut et fort avec nous : www.OnLaFermeraPas.info !

Une pétition en ligne de soutien à la liberté d'expression et au site La Ferme en Vrille menacé de fermeture et de condamnation :
"Nous, soussignés, avouons qu'il nous arrive également de dénigrer systématiquement les actions et manifestations organisées par les Chambres d'agriculture tenues par la FNSEA dans l'objectif de redorer leur image alors qu'au quotidien ils sont les premiers promoteurs de l'agriculture industrielle et productiviste, exigeant toujours plus de pesticides, engrais chimiques, OGM, irrigation, agro-carburants, cause de malbouffe, problèmes environnementaux et disparition des petits paysans."
Signez et faites signer en cliquant sur http://www.onlafermerapas.info/?page_id=44
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On la fermera pas !

vendredi 13 mars 2009

Nous sommes toujours en pleine crise alimentaire









par Stéphane Desgain

Il est possible de prendre des décisions politiques permettant de rompre avec un système qui produit en alternance des crises alimentaires dans les campagnes puis dans les villes et ainsi de suite.

Après des décennies de prix de produits alimentaires dépréciés, ne permettant pas à la majorité de producteurs de vivre dignement de leur travail, le contexte semble avoir radicalement changé. En avril 2008, les prix mondiaux des produits agricoles ont augmenté en moyenne de 54% en douze mois. Certains produits, comme les céréales et l’huile végétale ont respectivement augmenté de 94% et 98%, avec des niveaux record de prix depuis plus de dix ans. Depuis quelques mois, les prix de nombreux produits agricoles ont chuté, confirmant les craintes des ONG, des organisations de consommateurs, d’environnementalistes et des organisations de producteurs de voir les marchés agricoles être encore plus volatils.

On comprend que ces hausses brutales aient jeté dans la rue des populations déjà pauvres qui consacrent 60 à 80% de leur budget à l’alimentation. On s’interroge sur l’absence de réaction quand le phénomène inverse jette d’année en année plus de 50 millions de paysans dans la misère ? Sans doute parce que les journalistes vivent en ville et pas en milieu rural.

Il est plus inquiétant encore de se rendre compte que peu de gouvernement ont pris la mesure des menaces qui pèsent, non plus sur 850 millions de personnes, mais aujourd’hui sur près d’un milliard d’individus souffrant de la faim. Nous tournons collectivement le dos au projet minimaliste des Nations Unies de réduire la faim en 2015... de moitié ! Les émeutes de la Faim ont frappé plus de 40 pays. Peu de responsables politiques européens ont compris qu’il ne s’agit plus de faire baisser les prix à tous prix mais plutôt de s’attaquer aux causes qui ont amenés ces pays à être à ce point dépendant d’autres pour leur alimentation de base. En 2007, les coûts des importations alimentaires des pays en développement ont augmenté de 33 %.

Se poser cette question c’est enfin questionner le projet agricole qui permettrait de garder des paysannes et paysans motivés, qui auraient un avenir dans cette activité et bénéficieraient de prix agricoles qui leur permettraient de vivre décemment. Ces prix doivent, on l’oublie trop souvent, permettre d’investir dans les pratiques agricoles qui augmentent le productivité en préservant l’environnement et la biodiversité.

Les raisons de la crise alimentaires de 2008 sont nombreuses mais elles ne peuvent nous exonérer de faire le travail de hiérarchisation. Quelles en sont les raisons premières et quelles sont celles qui découlent de causes plus fondamentales ?

Il est vrai que la crise alimentaire découle d’une hausse de la demande avec l’augmentation et les changements des habitudes alimentaires dans les pays émergents, l’urbanisation croissante, la demande d’agrocarburants. Il est également vrai qu’elle découle aussi de l’augmentation des coûts de production elle-même liée au prix du pétrole, des effets des changements climatique avec la sécheresse qui frappé l’Australie et d’autres régions du monde mais aussi du rôle criminel joué par les traders spéculant sur les variations de prix des produits agricoles.

Mais il serait heureux de mettre en haut de la liste trois éléments fondamentaux. La dérégulation et la mise en concurrence des agricultures du monde entier aux travers des règles du commerce mondiale et les accords bilatéraux et bi régionnaux (UE ACP, UE / Mercosur). Cette politique limite chaque jour les possibilités des pays de protéger leurs agricultures. Pour de nombreux pays pas de protection signifie plus d’agriculture.

Deuxièmement, l’abandon de vrais politiques agricoles qui maintiennent des prix agricoles rémunérateurs et stables pour les producteurs. Ces politiques gèrent l’offre et organisent les quantités produites, importées et maintiennent de stocks suffisants. Elles sont indispensables.

Enfin, le troisième élément est l’absence de soutiens financiers assumés à une politique agricole qui est orientée vers une agriculture familiale, paysanne durable, celle qui maintient l’emploi rural. Ces soutiens ne seraient plus destinés à compenser des prix trop bas puisque la régulation maintiendrait les prix à des niveaux couvrant tous les coûts de production. Les soutiens financiers seraient destinés aux réformes agraires, à la formation, à l’amélioration des pratiques agricoles qui respecte les cycles naturels, à l’irrigation, à la recherche publique empêchant la main mise du privé et le brevetage, à la transformation et la conservation, à la réorganisation de l’agriculture afin de la rendre indépendante du pétrole.

Ce troisième élément est compliqué pour les pays les plus pauvres. Il s’agit de garder à l’esprit que les rapports Nord-Sud sont toujours aussi inégaux. Il faut donc, en même temps cesser les pillages des ressources naturelles, stopper les pressions visant à démanteler les politiques agricoles, augmenter rapidement l’aide publique destinée à l’agriculture. Entre 1987 et 2005, l’aide à l’agriculture destiné aux pays du Sud est passée de 11,5 à 3,9 milliards de dollars par an alors qu’il faudrait de 25 à 40 milliards de dollars supplémentaires. Les organisations paysannes doivent être au centre des choix prioritaires et du contrôle de l’utilisations de ces fonds.

Avec des politiques agricoles fortes on traite le problème de la dépendance, coupant sous le pied l’impact de l’augmentation des prix internationaux. L’exemple du Mexique est éclairant. Si ce pays n’avait pas laissé les règles du libre échange détruire son agriculture, il n’aurait pas subi le changement d’affectation du maïs des Etats-Unis qui se découvrent un engouement pour l’éthanol. Si l’on avait maintenu partout sur terre des stocks publics de céréales suffisants, les traders n’aurais pas pu spéculer sur une pénurie…

Reste plusieurs problèmes : celui d’un mode d’alimentation basé sur une surconsommation de viande et de poisson d’une minorité. Il n’est pas possible d’étendre ce mode d’alimentation à l’ensemble des populations. Les pays riches doivent changer en premier puisqu’ils sont malheureusement ceux qui influencent l’imaginaire collectif de la plupart des pays.

Même si l’on relocalise la production et que l’agriculture est prioritairement orientée vers les marché locaux, il restera une part de l’agriculture destiné à l’exportation. Pensons aux produits comme le café le cacao, le thé, … Les politiques agricoles nationales et régionales ne peuvent réguler ces productions pour éviter que les pays producteurs ne subissent de forte chute de prix et les pays importateurs des ruptures d’approvisionnement. Il est urgent alors de négocier, produit par produit, des accords internationaux régulant les quantités échangées, de manière à limiter la volatilité des marchés et à garantir des prix rémunérateurs. L’Organisation mondiale du commerce (OMC) est décrédibilisé ? Qu’elle commence par cette régulation en abandonnant son dogme de la régulation par le marché. Mais en est-elle capable ?

Sortir d’un modèle productiviste, basé sur la monoculture, les engrais et d’autres intrants issus du pétrole, nécessite des besoins financiers pour aider les agriculteurs endettés à sortir de ce modèle et à se reconvertir. Il faudra expliquer aux autres citoyens la nécessité d’aide publique puisqu’il y a une responsabilité collective dans cette mauvaise orientation.

Le dernier problème en date est particulièrement inquiétant puisqu’il s’agit de l’accaparement des terres fertiles des pays pauvres par des fonds d’investissement ou d’autres gouvernements. De nombreux gouvernements disposant d’importants moyens financiers provenant du pétrole ou de balance commerciale excédentaire s’emparent de terres fertiles dans le monde entier. Ces pays sont en fait préoccupés par l’insécurité alimentaire parce qu’ils comptent sur des importations pour nourrir leurs populations. Ils comptent externaliser leur propre production alimentaire pour échapper aux prix élevés du marché. Ce choix est clairement anti-social puisque ces accaparements de terre se font dans des pays où sévit la faim et contourne la vraie question de l’analyse des moyens d’améliorer l’agriculture locale.

Plus grave une part importante des accaparement de terres sont le fait de fonds d’investissement qui recherche une rentabilité. L’agriculture, une fois de plus, n’a plus vocation de nourrir mais d’engraisser des actionnaires. Ces sociétés d’investissement, achètent de terres agricoles dans le but de tirer profit de la réduction des coûts fonciers et de l’augmentation des prix alimentaires partout où des terres agricoles fertiles sont disponibles. Parmi les accapareurs figurent des noms bien connus, comme ceux de Goldman Sachs, Morgan Stanley, BlackRock …

Cette constatation n’exclut pas l’utilité d’échanges sur certains produits et entre les pays bénéficiant d’une grande quantité de terres fertiles avec ceux en léger déficit. Mais le choix de laisser faire les plus puissants, ceux qui ont les moyens d’acheter les meilleurs terres est l’exacte contraire du principe de démocratie et d’un projet collectif inscrit dans une politique agricole. Si nous laisser faire, nous allons droit vers une contre réforme agraire, mais au niveau mondial.

source: blog "Food crisis & the global land grab" de L’ONG Grain (pour Genetic Resources Action International), basée à Barcelone, qui a ainsi mis en place une veille mondiale quotidienne recensant les articles de presse publiés sur ce sujet.

dimanche 1 juin 2008

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