Affichage des articles dont le libellé est Palestine. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Palestine. Afficher tous les articles

lundi 10 janvier 2011

Paix, Salam, Shalom, Peace ! Le manifeste de la jeunesse de Gaza...

lundi 3 janvier 2011

Par Gaza Youth Breaks Out, Collectif de jeunes artistes et militants associatifs de la bande de Gaza.




Merde au Hamas. Merde à Israël. Merde au Fatah. Merde à l’ONU et à l’Unrwa (1). Merde à l’Amérique ! Nous, les jeunes de Gaza, on en a marre d’Israël, du Hamas, de l’occupation, des violations permanentes des droits de l’homme et de l’indifférence de la communauté internationale.

Nous voulons crier, percer le mur du silence, de l’injustice et de l’apathie de même que les F16 israéliens pètent le mur du son au-dessus de nos têtes, hurler de toute la force de nos âmes pour exprimer toute la rage que cette situation pourrie nous inspire. Nous sommes comme des poux coincés entre deux ongles, nous vivons un cauchemar au sein d’un autre cauchemar. Il n’y a pas d’espace laissé à l’espoir, ni de place pour la liberté. Nous n’en pouvons plus d’être piégés dans cette confrontation politique permanente, et des nuits plus noires que la suie sous la menace des avions de chasse qui tournent au-dessus de nos maisons, et des paysans innocents qui se font tirer dessus simplement parce qu’ils vont s’occuper de leurs champs dans la zone « de sécurité », et des barbus qui se pavanent avec leurs flingues et passent à tabac ou emprisonnent les jeunes qui ont leurs idées à eux, et du mur de la honte qui nous coupe du reste de note pays et nous enferme dans une bande de terre étriquée.

On en marre d’être présentés comme des terroristes en puissance, des fanatiques aux poches bourrées d’explosifs et aux yeux chargés de haine ; marre de l’indifférence du reste du monde, des soi-disant experts qui sont toujours là pour faire des déclarations et pondre des projets de résolution mais se débinent dès qu’il s’agit d’appliquer ce qu’ils ont décidé ; marre de cette vie de merde où nous sommes emprisonnés par Israël, brutalisés par le Hamas et complètement ignorés par la communauté internationale.

Il y a une révolution qui bouillonne en nous, une énorme indignation qui finira par nous démolir si nous ne trouvons pas le moyen de canaliser cette immense énergie pour remettre en cause le statu quo et nous donner un peu d’espoir. Le dernier coup qui a encore aggravé notre frustration et notre désespoir s’est produit le 30 novembre, quand des miliciens du Hamas ont débarqué au siège du Sharek Youth Forum (www.sharek.ps, une organisation de jeunesse très active à Gaza) avec leurs fusils, leurs mensonges et leur agressivité. Ils ont jeté tout le monde dehors, arrêté et emprisonné plusieurs personnes, empêché Sharek de poursuivre ses activités ; quelques jours plus tard, des manifestants regroupés devant le siège de Sharek ont été agressés, battus et pour certains emprisonnés.

C’est vraiment un cauchemar au sein d’un autre cauchemar que nous vivons. Il n’est pas facile de trouver les mots pour décrire la pression qui s’exerce sur nous. Nous avons difficilement survécu à l’opération « Plomb durci » de 2008-2009, quand Israël nous a systématiquement bombardé la gueule, a détruit des milliers de logements et encore plus de vies et de rêves. Ils ne se sont pas débarrassés du Hamas comme ils en avaient l’intention mais ils nous ont fichu la trouille pour toujours, et le syndrome du « stress post-traumatique » s’est installé à jamais en chacun de nous, parce qu’il n’y avait nulle part où fuir les bombes.

Nous sommes une jeunesse au cœur lourd. Nous portons en nous un poids tellement accablant qu’il nous empêche d’admirer le coucher de soleil : comment pourrait-on, alors que des nuages menaçants bouchent l’horizon et que des souvenirs effrayants passent dans nos yeux à chaque fois que nous les fermons ? Nous sourions pour cacher la douleur, nous rions pour oublier la guerre, nous gardons l’espoir pour ne pas nous suicider tout de suite.

Au cours des dernières années, Hamas a tout fait pour prendre le contrôle de nos pensées, de notre comportement et de nos attentes. Nous sommes une génération de jeunes qui se sont déjà habitués à évoluer sous la menace des missiles, à poursuivre la mission apparemment impossible qui consiste à mener une existence normale et saine, et nous sommes à peine tolérés par une organisation tentaculaire qui s’est étendue à travers notre société, tel un cancer malveillant déterminé à détruire dans sa propagation jusqu’à la dernière cellule vivante, la dernière opinion divergente, le dernier rêve possible, à paralyser chacun de nous en faisant régner la terreur. Et tout ça arrive dans la prison qu’est devenu Gaza, une prison imposée par un pays qui se prétend démocratique.

A nouveau l’histoire se répète dans toute sa cruauté et tout le monde a l’air de s’en moquer. Nous vivons dans la peur. Ici, à Gaza, nous avons peur d’être incarcérés, interrogés, battus, torturés, bombardés, tués. Nous avons peur de vivre parce que chaque pas que nous faisons doit être sérieusement considéré et préparé, parce qu’il y a des obstacles et des interdits partout, parce qu’on nous empêche d’aller où nous voulons, de parler et d’agir comme nous le voulons et même parfois de penser ce que nous voulons, parce que l’occupation colonise nos cerveaux et nos cœurs, et c’est tellement affreux que c’est une souffrance physique, que nous voulons verser des larmes de révolte et de colère intarissables.

Nous ne voulons pas avoir de haine, ressentir toute cette rage, et nous ne voulons pas être encore une fois des victimes. Assez ! Nous en avons assez de la douleur, des larmes, de la souffrance, des contrôles, des limites, des justifications injustifiées, de la terreur, de la torture, des fausses excuses, des bombes, des nuits sans sommeil, des civils tués aveuglément, des souvenirs amers, d’un avenir bouché, d’un présent désespérant, des politiques insensées, des politiciens fanatiques, du baratin religieux, de l’emprisonnement. Nous disons : ASSEZ ! Ce n’est pas le futur que nous voulons !

Nous avons trois exigences : nous voulons être libres, nous voulons être en mesure de vivre normalement et nous voulons la paix. Est-ce que c’est trop demander ? Nous sommes un mouvement pacifiste formé par des jeunes de Gaza et des sympathisants de partout ailleurs, un mouvement qui continuera tant que la vérité sur ce qui se passe chez nous ne sera pas connue du monde entier, et à tel point que la complicité tacite et la tonitruante indifférence ne seront plus acceptables.

Ceci est le manifeste pour le changement de la jeunesse de Gaza !

Nous allons commencer par rompre l’occupation qui nous étouffe, par nous libérer de l’enfermement mental, par retrouver la dignité et le respect de soi. Nous garderons la tête haute même si nous rencontrons le refus. Nous allons travailler nuit et jour pour changer la situation lamentable dans laquelle nous nous débattons. Là où nous nous heurtons à des murs, nous construirons des rêves.

Nous espérons que vous qui lisez maintenant ces lignes, oui, vous, vous nous apporterez votre soutien. Pour savoir sous quelle forme c’est possible, écrivez sur notre mur ou contactez-nous directement à ✉freegazayouth@hotmail.com

Nous voulons être libres, nous voulons vivre, nous voulons la paix.



1) Agence de l’ONU crée en 1948 pour prendre en charge les réfugiés palestiniens.

Traduit de l’anglais par Bernard Cohen.

 
Ivan Villa | mediapart.fr | 02 Janvier 2011, via http://www.bbec.lautre.net/www/spip_truks-en-vrak/spip.php?article729


Version originale :


Gazan Youth’s Manifesto for Change

By Gaza Youth Break Out (GYBO)


Transmis par Christine Dardalh

mercredi 10 novembre 2010

Solidarité avec Stéphane Hessel, Alima Boumediene-Thiery et toutes les victimes de la répression

Votre signature peut contribuer à sauver un innocent

J’insiste en mon nom personnel pour que le plus grand nombre de signataires de notre appel serve de garant aux personnes mises injustement en accusation. Il serait grave que certains subissent dans leur vie ou leur carrière des préjudices que rien, dans les lois françaises, ne justifie. Nous devons obtenir un non-lieu pour tous. Stéphane Hessel


Bordeaux, Mulhouse, Perpignan, Pontoise… : en ce mois d’octobre, des hommes et des femmes sont poursuivis pour « provocation publique à la discrimination » - y compris une sénatrice de la République, Alima Boumediene-Thiery. Ailleurs, d’autres sont convoqués par les préfectures et menacés de procès du même type. Un ancien commissaire de police prétend même poursuivre... Stéphane Hessel, grand résistant, co-rédacteur de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 et ambassadeur de France !Tous risqueraient jusqu’à 45 000 euros d’amende et trois ans de prison suivant la qualification des poursuites … Quel crime ont donc commis ces citoyens, connus et inconnus, pour mériter une accusation aussi infamante et encourir des peines aussi lourdes ? S’être dressés contre l’occupation et la colonisation de la Palestine par Israël, et notamment contre les « crimes de guerre » voire « contre l’Humanité » que le rapport Goldstone accuse son armée – et, dans une proportion nettement moindre, des groupes armés palestiniens - d’avoir perpétrés pendant la guerre de 2008-2009 contre la bande de Gaza. S’être révoltés contre l’impunité dont jouit un État qui viole pourtant ouvertement le droit international et les résolutions des Nations unies. Et avoir décidé de prendre leurs responsabilités en appelant eux-mêmes au boycott, au désinvestissement et aux sanctions contre cette politique condamnée par la grande majorité des opinions française, européenne et mondiale.
Pour présenter, contre toute évidence, cette action citoyenne comme raciste, il aura fallu que la ministre de la Justice s’abaisse à inventer, en février 2010, un « boycott des produits casher » qu’aucun dirigeant, aucun groupe, aucun militant du mouvement de solidarité pour une paix juste et durable au Proche-Orient n’a jamais prôné. Puis qu’elle exige des Parquets qu’ils poursuivent les militant-e-s pour « provocation publique à la discrimination ». Et celle qui diffame et menace ainsi des innocents appartient à un gouvernement qui, toute honte bue, non seulement stigmatise une communauté entière en raison de son origine ethnique, mais expulse illégalement de la « patrie des Droits de l’homme », sur cette base, des milliers de ressortissants d’Etats membres de l’Union européenne.
C’est pourquoi nous disons à Michèle Alliot-Marie : « Pas ça et pas vous ! ». Certains d’entre nous appellent au boycott de tous les produits israéliens ; d’autres « ciblent » les seuls produits des colonies israéliennes ; d’autres encore choisissent des formes d’action différentes. Mais nous sommes tous unis pour refuser catégoriquement que les militant-e-s de la campagne internationale Boycott-Désinvestissement-Sanctions (BDS) soient accusés et jugés pour « provocation publique à la discrimination » alors qu’au contraire ils combattent contre toute forme de discrimination, pour le droit de tous les peuples à l’autodétermination, pour l’application à tous les États du droit international et des sanctions prévues lorsqu’ils le bafouent. Tous ensemble, nous exigeons, à la fois au nom du droit international et des libertés : le retrait immédiat des directives envoyées par la ministre de la Justice et son administration aux Parquets et la relaxe immédiate de ces innocents. Honneur à celles et ceux qui font leur le combat pour la justice et la paix que les autorités françaises ont trahi.

Pour signer, c'est là

dimanche 17 octobre 2010

Quand dénoncer la colonisation israélienne est passible de poursuites











Des dizaines de plaintes pour « incitation à la discrimination raciale, nationale et religieuse » ciblent élus et militants associatifs. Tous participent à la campagne « BDS » qui appelle au boycott, au nom du Droit International, des produits israéliens fabriqués dans les territoires occupés. Qui se cache derrière cette criminalisation de la solidarité ?

Par Éric Simon

dimanche 19 septembre 2010

Action BDS à Evry II



Regardez cette vidéo : 
 
Vous y verrez des camarades désobéissants mener une action de boycott actif à
l'encontre de l'enseigne Carrefour, qui continue de vendre des produits
israéliens fabriqués illégalement dans les colonies de Palestine. 

Des organisations sionistes ont porté plainte contre nos amis au titre de la
"provocation à la discrimination et à la haine raciale". Plus le mensonge est
gros, plus on espère qu'il imprimera les consciences... Notre amie Sakina,
militante de la Ligue des Droits de l'Homme de Bordeaux, a été condamnée à
1000 Euros d'amende en première instance. Notre amie désobéissante Farida et 4
de ses camarades sont menacés à Mulhouse de la même sanction le 29 novembre
prochains. 

Et entre les deux, le 29 octobre, c'est au Palais de Justice de Paris que
seront jugés les activistes de la vidéo, issus des organisations membres de la
campagne BDS (Génération Palestine, CCIPPP, NPA, IJAN, Comité Palestine
Montreuil, CAPJPO-EuroPalestine, Collective Villeneuve, Respaix...). L'action
se déroulait le 4 juillet dernier, au Carrefour d'Evry. 
 
Envoyé par  
www.desobeir.net

jeudi 10 juin 2010

La véritable menace à bord de la Flottille de la Liberté (In These Times)

Noam CHOMSKY
La Flottille de la Liberté défiait la politique israélienne qui consiste à saboter toute solution au conflt Arabo-israélien basée sur des décisions et accords internationaux et devait donc être écrasée.
L’attaque violente d’Israël contre la Flotille qui transportait de l’aide humanitaire à Gaza a choqué le monde entier.
Le détournement de navires dans les eaux internationales et l’assassinat de passagers constituent, bien sûr, un crime.
Mais le crime n’a rien de nouveau. Depuis des décennies, Israël détourne des bateaux entre Chypre et le Liban et tue ou enlève des passagers, et parfois les retient en otage dans des prisons israéliennes.
Israël présume qu’il peut commettre impunément de tels crimes parce que les Etats-Unis les tolèrent et que l’Europe en général leur emboite le pas.
Comme l’a fait remarquer le quotidien (britannique) The Guardian du 1er juin (2010), « Si un groupe armé de pirates somaliens avait accosté hier six navires en pleine mer, tuant au moins 10 passagers et en blessant beaucoup plus, une force d’intervention de l’OTAN se dirigerait dés aujoud’hui vers les côtes de la Somalie. » Dans ce cas, le traité de l’OTAN oblige ses membres à porter secours à un pays membre – la Turquie – attaqué en pleine mer.
Le prétexte avancé par Israël était que la Flotille transportait du matériel que le Hamas pouvait employer pour construire des bunkers pour tirer des roquettes sur Israël.
Ce prétexte n’est pas crédible. Israël peut facilement faire cesser la menace des roquettes par des moyens pacifiques.
Le contexte est important. Hamas a été désigné comme une menace terroriste importante lorsqu’il a remporté les élections libres en janvier 2006. Les Etats-Unis et Israël ont sévèrement renforcé leurs mesures punitives contre les Palestiniens, cette fois-ci pour avoir commis le crime de mal voter.
Le résultat fut le siège de Gaza, qui comprend un blocus naval. Le siège fut nettement durci en juin 2007 après une guerre civile qui a vu le Hamas prendre le contrôle du territoire.
Ce qui est communément décrit comme un coup d’état militaire du Hamas fut en réalité provoqué par les Etats-Unis et Israël qui ont ouvertement tenté d’inverser le résultat des élections remportées par le Hamas.
Ceci est connu depuis au moins le mois d’avril 2008, lorsque David Rose a révélé dans (le magazine) Vanity Fair que George W. Bush, le Conseiller en Sécurité Nationale Condoleeza Rice et son adjoint, Elliot Abrams (*), « ont soutenu une force armée sous les ordres de l’homme fort du Fatah Muhammad Dahlan, déclenchant ainsi une guerre civile sanglante à Gaza d’où le Hamas est sorti renforcé. »
Le terrorisme du Hamas comprenait des tirs de roquettes sur les villages israéliens avoisinants – un acte criminel sans aucun doute, mais un acte qui ne représente qu’une infime fraction des crimes couramment commis par les Etats-Unis et Israël à Gaza.
Au mois de juin 2008, Israël et le Hamas ont conclu un cessez-le-feu. Le gouvernement israélien a formellement reconnu que le Hamas n’a plus tiré une seule roquette avant qu’Israël ne viole le cessez-le-feu le 4 novembre de la même année pour envahir Gaza et tuer une demi-douzaine de militants du Hamas.
Le Hamas a offert un nouveau cessez-le-feu. Le gouvernement israélien a examiné l’offre et l’a rejeté, préférant lancer une invasion meurtrière sur Gaza, le 27 décembre.
Comme pour tous les autres états, Israël a le droit de se défendre. Mais Israël avait-il le droit d’employer la force dans Gaza au nom de son autodéfense ? Le Droit International, dont la Charte des Nations Unies, ne laisse aucun doute : un état a ce droit uniquement lorsqu’il a épuisé tous les moyens pacifiques. Dans ce cas précis, les moyens pacifiques n’ont même pas été tentés, malgré – ou peut-être à cause de – les bonnes chances d’aboutir.
Ainsi, l’invasion fut littéralement un acte d’agression criminel, et il en est de même pour l’attaque de la Flotille.
Le siège contre Gaza est cruel et son but est de maintenir les animaux en cage en état de survie, juste de quoi éviter les protestations internationales, mais guère plus. C’est le dernier volet d’un plan israélien à long terme, appuyé par les Etats-Unis, pour séparer Gaza de la Cisjordanie.
Le journaliste israélien Amira Hass, éminent spécialiste de Gaza, décrit les grandes lignes du processus de séparation. « Les restrictions imposées au mouvement palestinien qui ont été mises en place par Israël en janvier 1991 ont renversé un processus initié en juin 1967.
« A cette époque, et pour la première fois depuis 1948, une large portion du peuple palestinien vivait à nouveau sur le territoire en un seul morceau d’un seul pays – un pays occupé, certes, mais entier... »
Hass conclut : « La séparation totale de la bande de Gaza de la Cisjordanie est une des plus grandes réussites de la politique israélienne, dont l’objectif ultime est d’empêcher toute solution basée sur des décisions et accords internationaux et d’imposer un accord basé sur la supériorité militaire d’Israël. »
La Flottille défiait cette politique et devait donc être écrasée.
Un cadre pour résoudre le conflit Arabo-israélien existe depuis 1976, lorsque les états arabes de la région ont présenté une résolution au Conseil de Sécurité qui appelait à la création de deux états le long des frontières internationales, en incluant toutes les garanties de sécurité exigées par la Résolution 242 de l’ONU qui fut adoptée après la guerre de juin 1967.
Ses principes les importants sont soutenus par pratiquement le monde entier, y compris par la Ligue Arabe, l’Organisation des Etats Islamiques (dont l’Iran) et les organisations non étatiques concernées, dont le Hamas.
Mais depuis trente ans les Etats-Unis et Israël ont toujours rejeté cet accord, à une exception prés qui est révélatrice et mérite d’être notée. En janvier 2001, au cours de son dernier mois du mandat, Bill Clinton a initié des négociations israélo-palestiniennes à Taba, Egypte, qui étaient sur le point d’aboutir, selon les participants, lorsqu’Israël a décidé de rompre les négociations.
Aujourd’hui encore, les conséquences de cet échec se font cruellement sentir.
Le Droit International ne peut pas être imposé aux états puissants, sauf par leurs propres citoyens. C’est toujours une tâche difficile, surtout lorsque l’opinion qui se fait entendre déclare que le crime est légitime, soit explicitement soit en instaurant tacitement un cadre criminel – ce qui est plus insidieux et rend les crimes invisibles.
Noam Chomsky
Traduction VD pour le Grand Soir
(*) EN COMPLEMENT : Elliot Abrams : Membre du Conseil National de Sécurité, en charge de la "promotion de la démocratie et des droits de l’homme" (sic). Spécialité : Mensonges éhontés et couverture des escadrons de la mort au Guatémala. Autre personnage au service de la Miami Connection, conspirateur du scandale Iran-Contra, doit au pardon présidentiel de George Bush père de ne pas avoir connu la prison. Il est désormais membre du Conseil national de Sécurité où il est responsable de la « promotion de la démocratie et les droits de l’homme ». Comme si personne ne se souvenait qu’il a été le cerveau maudit de la guerre sale en Amérique centrale, qu’il a encouragé l’agression contre le Nicaragua et le Panama, que face aux commissions d’enquête du Sénat, il a défendu les pires excès des escadrons de la mort, niant les massacres et mentant sur les activités clandestines d’appui à la Contra nicaraguayenne. Chargé des affaires du Proche et Moyen Orient sous l’administration Bush.
 
URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/La-veritable-menace-a-bord-de-la-Flottille-de-la-Liberte-In-These-Times.html

mercredi 9 juin 2010

lundi 7 juin 2010

Analyses : La sécurité a bon dos.

Dominique Eddé
Il n’y a rien de neuf dans ce qu’Israël vient de faire au large de Gaza. Il y a des lustres que le pouvoir israélien prend le bon sens du monde en otage. Provoque et alimente ses ennemis, jusqu’à la folie. Transgresse le droit, la loi, les limites. Table sur la peur pour faire peur à la paix.
Ne comprend le rapport au voisin qu’en termes de mépris et de force. Condamne l’avenir en sabotant le présent.
Met son peuple en danger au prétexte de le protéger,
offense sa mémoire au nom de la mémoire. L’entretient dans l’ignorance et la haine du Palestinien.

Transforme les chancelleries en serviteurs obséquieux. Met en échec tous ceux qui, dans le monde arabe, essayent de construire des ponts, de calmer les esprits. Instaure l’apartheid en se proclamant démocrate. Traite d’antisémite quiconque ose lever le doigt et se réjouit de l’antisémitisme qui justifie les ghettos, les murs, l’enfermement. Ne rate pas une occasion de mettre le feu, partout où le bois est sec. Partout où les gens sont humiliés, les têtes explosives. Se moque de ses dissidents qui peuvent toujours causer. Se moque de l’Europe qui paye, sans broncher, les factures des lendemains de bombardements. Se moque à présent de Barack Obama et de ses désirs de paix. Il demande l’arrêt de la colonisation ? Elle repart de plus belle. Il pousse la Turquie à raisonner l’Iran? On torpille la Turquie. Il plaide pour un monde sans nucléaire ? Grand bien lui fasse. C’est bon pour les autres.


Et après ? Jusqu’où ? Jusqu’à quand ? Les grandes puissances auront-elles, cette fois, la volonté élémentaire de retirer à Israël son permis de conduire au bord du précipice? Auront-elles le courage de renoncer à traiter ce pays en exception? De voir en ce « traitement de faveur », l’aveu d’une dangereuse lâcheté ?
Qu’Israël, grisé par son impunité et sa puissance, pousse toujours plus loin son droit d’en user, d’en abuser, c’est irresponsable, mais c’est cohérent. Ce qui n’est ni cohérent ni responsable, c’est l’entêtement de l’Europe et des Etats-Unis à se laisser intimider par ce pays roi, gratifié d’avance, quoi qu’il fasse, du droit au dernier mot; À se laisser dicter, par lui, l’ordre du jour, le ton, la conduite, l’échelle des valeurs et des priorités. À lui inventer des excuses chaque fois que s’impose la sanction. À le semoncer un peu, pour toujours mieux le conforter. À confier, pour finir, le destin de la région, et peut-être bien davantage, à sa terrible conception de la survie: l’état de guerre permanent. Ce dernier constituant, en soi, l’état d’exception, la sortie du droit. La mort anticipée de toute négociation. Partant de là, la boucle est bouclée. La sécurité a bon dos : l’impasse engendre l’impasse, la surenchère, la surenchère, la haine, la haine. Le tout sur pied de guerre. Israël est servi : Ahmadinejad est à la hauteur du rôle. Et puisque nous l’évoquons, venons-en à la question majeure - aussi taboue que décisive – de ce conflit : Jérusalem. En l’ayant abandonnée à Israël, en ayant renoncé au projet du « bon sens » ainsi que l’appelait Germaine Tillion, celui qui en aurait fait le centre et le bien commun des trois monothéismes, l’Occident a capitulé sur l’essentiel : le lieu physique et symbolique de la paix.

Dommage. Il y a eu un moment où arabes et israéliens sont sortis de leurs tranchées, où ils se sont regardés. Où ils étaient presque prêts à faire cohabiter leurs mémoires. Ce qui est grave, très grave, c’est qu’Isarël est en train de reprendre aux yeux du monde arabe et musulman la figure d’un ennemi sans visage. Il n’est de pire danger pour un peuple que de priver son adversaire du moyen de le connaître.
Cette dernière répétition sera-t-elle la répétition de trop ? Obama aura-t-il la force de dire haut et fort : à présent ça suffit ! ? Pour l’heure, il semble que non. On condamne, on ferme les yeux, on attend que ça retombe. Et on se paye le luxe, avec ça, de ne pas comprendre ceux qui pètent les plombs.

Dominique Eddé

Source:  Union juive française pour la Paix

jeudi 15 avril 2010

Nous nous sommes invité-e-s à l'inauguration de l'esplanade Ben Gourion

A l`instant même où l'inauguration se déroulait, un drapeau palestinien a été déroulé tout en hauteur de l`arc de triomple!!! Des journalistes racontent combien c`était beau et impressionnant. Dans le même temps, un autre groupe fonçait vers le lieu de l`inauguartion, via un bateau mouche dans la seine!!! Énorme moment de panique pour ces messieurs-dames, et pour la police. D`après des journalistes, les policiers avaient securisé la tour eiffel et n`avaient pas du tout pensé à l`arc de triomphe, encore moins à la seine!! La correspondante de yadiot ahronot, ultra vexée, disait à ses collegues qu`il ne manquerait à ces protestataires que de descendre du ciel!

- Un coup réussi à 100% avec la présence de journalistes dont l`AFP et la BBC, et filmé par nos soins. Nous aurons les photos et le film sous peu.

- nous attendons la relaxe de nos camarades pour avoir un cr plus détaillé, ils sont 41 à avoir été arrété-e-s dans les préfectures du 11è et du 16è, dont des militant-e-s de GP, du NPA et de la ccippp, et d`autres orgas surement.

En attendant nos images, voici celle du triste spectacle voulu par ce maire qui "assume" comme il l'a déclaré dans son intervention. 

Notre réponse doit être une campagne déterminée visant à obtenir que cette esplanade soit rebaptisée.

Signez et faites signer la pétition sur http://www.urgence-gaza.net pour que soyons des dizaines de milliers à exprimer notre refus!
Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, le président israélien Shimon Pérès et Rachida Dati, maire du 7è arrondissement de la capitale ont inauguré l'esplanade le 15 avril 2010.

Les militant-e-s de la ccippp (Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens)

vendredi 26 février 2010

Je soutiens le boycott contre Israël

Lettres ouvertes à Madame Alliot Marie, après ses déclarations devant le CRIF

Par Liliane Kaczerginski


Clichy, le 23 février 2010
à
Ministère de la Justice
Madame Alliot-Marie
13, place Vendôme
75042 - Paris
Madame la Ministre,
Vos propos [1] sur qui et quoi est antisémite ne sont pas seulement truffés de mauvaise foi, mais aussi de fraude délibérée.
Puisque l’on doit présenter "patte blanche" et rendre visible son pedigree, je déclare être la petite-fille et la nièce de martyrs des Nazis sur le sol lituanien et la fille de rescapés du génocide ; mon père, Schmerke Kaczerginski, était un poète en langue yiddish et a fait le maquis contre la bête fasciste. (ushmm.org).
Suis-je antisémite ? Suis-je polluée par la "haine de soi" ? Je laisse la réponse sur ces questions à vos "experts" qui changent d’avis, en bonnes girouettes [2]. Mais qui donc fait autorité à ce propos ? Quel est le service public chargé de délivrer des attestations de "casier judiciaire vierge" du délit d’antisémitisme ? J’aimerais bien connaître son nom et son adresse, Mme la Ministre.
Je soutiens le boycott d’Israël comme j’ai soutenu le boycott de l’Afrique du Sud, celui contre le Chili sous Pinochet, et celui des laitues de Californie. [3] Je soutiens le boycott, de tous les produits Made in Israël, qu’ils proviennent des territoires à l’intérieur de la ligne d’armistice de 1949 ou de ceux occupés suite à l’invasion de juin 1967. Je boycotte tous les événements auxquels des représentants officiels ou officieux de l’État raciste participent. Et je traite de criminelles les organisations sionistes dont l’objectif est de judaïser la Palestine, en expulsant ses habitants, comme le KKL, Keren Kayemet Leisrael, le Fonds National Juif (kkl.fr)
Suis-je en train de pratiquer une incitation à la haine raciale, religieuse, culturelle, et de genre... ? NON, je fais un appel à la lucidité de mes concitoyens pour stopper leur cécité concernant le projet sioniste. L’État d’Israël ne veille pas à ma sécurité, il agit au contraire pour mon insécurité : il dit qu’il me protège, mais il me terrorise, puisque je ne pense pas comme il voudrait que je pense, parce que c’est un appareil terroriste qui n’hésite pas à voler l’identité de toute personne qu’il considère comme utile pour ses sales besognes, même si elle est juive (exemple : l’identité de Michael Bodenheimer francesoir.fr)
Oui, Madame la Ministre de la Justice, je boycotte les produits d’Israël et je ne suis pas seule, je le fais en compagnie d’autres concitoyens qui ont des patronymes très ou peu catholiques.
Avec mes salutations distinguées.
Liliane Kaczerginski
Pour votre information une documentation assez complète sur : femmesennoir.org
[1] "Je n’accepte pas que des personnes, responsables associatifs, politiques ou simples citoyens, appellent au boycott de produits au motif qu’ils sont kasher ou qu’ils proviennent d’Israël. Je souhaite que le parquet fasse preuve de davantage de sévérité à ce sujet. J’ai donc adressé une circulaire aux parquets généraux, leur demandant d’identifier et de signaler tous les actes de provocation à la discrimination. J’entends que tous les auteurs d’actes soient poursuivis dès qu’ils auront été identifiés et notamment quand les appels auront été faits sur Internet. A cet égard, je salue la détermination du parquet dans l’affaire de l’individu qui avait appelé au boycott de produits israéliens par voie d’affichettes dans un centre commercial de Mérignac" crif.org
[3] En 1969, le syndicat des travailleurs agricoles états-unien (UFWOC) a lancé un appel au boycott national des laitues produites en Californie, comme moyen de pression sur les propriétaires fonciers qui s’opposaient à la syndicalisation des ouvriers. Le boycott a été largement suivi dans tout le pays, notamment par des étudiants de plusieurs universités qui exigèrent que les laitues de Californie soient bannies de leurs cafétérias. Jusqu’à ce qu’en 1975 le gouverneur de Californie signe une loi garantissant les droits syndicaux aux ouvriers agricoles.

jeudi 24 décembre 2009

Le message de Noël des chrétiens de Terre Sainte au monde


Nous, un groupe de Palestiniens chrétiens, après avoir prié, réfléchi et échangé devant Dieu sur l’épreuve que nous vivons sur notre terre, sous occupation israélienne, nous faisons entendre aujourd’hui notre cri, un cri d’espoir dans l’absence de tout espoir, uni à notre prière et à notre foi en Dieu qui veille, dans sa divine Providence, sur tous les habitants de cette terre. Nous inspirant du mystère de l’amour de Dieu pour tous et de celui de sa présence divine dans l’histoire des peuples et, plus particulièrement, dans celle de notre terre, nous voulons dire aujourd’hui notre parole, comme chrétiens et comme Palestiniens, une parole de foi, d’espérance et d’amour.
Pourquoi maintenant ? Parce que le drame du peuple palestinien est arrivé, aujourd’hui, à une impasse, et que ceux qui peuvent prendre les décisions se contentent de gérer le conflit au lieu d’agir sérieusement pour le résoudre. Cela remplit les cœurs des fidèles de peine et de questionnements : que fait la communauté internationale ? Que font les chefs politiques en Palestine, Israël et dans le monde arabe ? Et, que fait l'Eglise ? Car il ne s’agit pas simplement d’une question politique, mais, plutôt, d'une politique qui détruit la personne humaine. Et cela concerne l'Eglise.
Nous nous adressons à nos frères et sœurs dans nos Eglises ici, dans cette terre. De même que nous adressons notre appel, en tant que Palestiniens et en tant que chrétiens, à nos chefs religieux et politiques, à notre société palestinienne et à la société israélienne, aux responsables de la communauté internationale et à nos frères et sœurs dans les Eglises du monde.

samedi 19 décembre 2009

Pourquoi je vais passer le Jour de l’An à Gaza

Par Pierre Thivend

À ma famille, mes proches, mes amis, mes connaissances,
À celles et ceux que je rencontre dans les engagements de solidarité Nord-Sud, auprès des étrangers et des demandeurs d’asile, dans les missions d’observation des comparutions immédiates,…
Aux élu(e)s, aux médias…
Pourquoi je vais passer le jour de l’an 2010 à Gaza

Avec une quarantaine d’autres lyonnaises et lyonnais,
Avec près de 500 françaises et français,
Avec plusieurs milliers d’hommes et de femmes du monde entier : Etats-Unis, Canada, Europe, Asie, Afrique…,
Je vais participer à la "Marche pour la liberté de Gaza" ("Gaza Freedom March") les 31 décembre 2009 et 1er janvier 2010.

Il y aura deux marches :
 L’une partira de Jérusalem avec les israéliens anticolonialistes, les palestiniens israéliens et des internationaux, pour tenter d’entrer au nord de Gaza par le "check point" d’Erez (voir carte en annexe),
 L’autre partira d’Egypte pour traverser la bande de Gaza jusqu’à ce point de passage d’Erez et tenter la jonction avec l’autre marche.

Je participerai à la marche, côté égyptien.
Il y a juste un an, Israël perpétrait des crimes de guerre et sans doute des crimes contre l’humanité, d’une violence et d’une barbarie incroyables et inimaginables sur une population d’un million et demi de civils soumis depuis deux ans à un blocus impitoyable et qui dure toujours.
 Des associations reconnues pour leur indépendance et leur sérieux : Amnesty International, Human Rights Watch, le PCHR (Centre Palestinien des Droits Humains)…,
 Mais également le rapport de la commission spéciale de l’ONU, présidée par le juge sud-africain (qui se dit sioniste) Richard Goldstone, ont qualifié sans aucune ambiguïté ce qui s’est passé et exigent, après enquêtes indépendantes et approfondies, des sanctions contre les responsables des massacres.

 Nos gouvernants occidentaux se sont abstenus de voter une résolution contraignante pour Israël, ou se sont même prononcés contre.
 Timidement, ils demandent bien la levée de ce blocus qui continue aujourd’hui, empêchant la reconstruction des maisons, des écoles, des hôpitaux, des bâtiments administratifs détruits l’an passé, mais ne font aucune pression sur Israël ; pire, ils rehaussent les relations économiques, culturelles, scientifiques et même les relations militaires avec Israël, considérant cet état comme "un partenaire naturel" (Javier Solana, haut représentant de l’Union Européenne pour sa politique étrangère et de sécurité commune).

lire la suite...

jeudi 25 juin 2009

Non à l’implantation de l’entreprise israélienne Agrexco à Sète


Pas un euro d’argent public contre le peuple palestinien !
Oui à la création d’emplois respectant les Droits des palestiniens et protégeant les paysans languedociens.


En pleine guerre contre la population de Gaza en janvier dernier, le président de la région Languedoc- Roussillon, engageant tout le conseil régional, annonçait à grand renfort de promesses d’emplois et de subventions régionales l’implantation dans le port de Sète de l’entreprise israélienne AGREXCO. Incluant cette opération dans un plan d’investissement de 200M d’€ sur 10 ans, il promettait – sur fond d’élections régionales prochaines - la création de 200 emplois et 500 000 t de trafic supplémentaire. Même si l’opération médiatique est certaine, il n’en demeure pas moins que l’opérateur portuaire italien GF Group a remporté l’appel d’offres pour l’exploitation d’un terminal fruitier et d’un terminal conteneur pour « Port Sud de France » (nouveau nom selon Frêche du port de Sète) et qu’AGREXCO a remporté l’appel d’offres d’exportation des fruits et légumes et signé convention avec la Région. Si l’on ajoute les divers déplacements – largement médiatisés - en France des responsables de ces deux groupes et ceux du président de la Région en Israël, tout indique que le processus est engagé et qu’une « politique de l’autruche » serait lourde de conséquences.


lire la suite

dimanche 7 juin 2009

Gaza : la procédure devant la Cour Pénale Internationale - Synthèse au 1er Juin 2009


Gaza 27 décembre 2008 – 18 janvier 2009 : Des faits d'une gravité exceptionnelle 1. Le principe a été de répondre en fonction de la gravité des faits. C'est la base de toute procédure : d'abord, les faits. Ceux qui côtoient le procès pénal le savent : la première difficulté est de voir le crime, c'est-à-dire d'amener un esprit raisonné à entrer dans la mécanique de la pensée criminelle. 2. Dès les premiers jours de l'agression, si on ne savait que peu de choses au sens procédural, c'est-à-dire à propos des circonstances exactes et de l'imputation à des personnes physiques, on en savait suffisamment pour dire qu'il s'agissait de faits d'une extrême gravité. 3. Notre propos a été de traiter cet aspect, avec les outils du droit : quels faits ? quelles qualifications (...) Lire la suite »

mardi 12 mai 2009

Agenda du Lot: quelques RDV en Mai....

- Deux expos à voir à Cahors jusqu'au 14 mai

AREVA ne fera pas la loi au Niger
Sur les Touaregs et les mines d'uranium
à la MJC
1 Place Chico Mendès
9h - 14h
14h - 18h30
Tel :05 65 22 62 62

Paul FUSCO
Les Liquidateurs
La catastrophe de Tchernobyl en images.
à la Libraithèque Le Droit à la Parresse
68 Rue St James
Tel: 05 65 22 01 51

Vendredi 15 mai à 20H30 à Cahors

Conférence-Débat à la Bourse du Travail sur la catastrophe de Tchernobyl
et
la possibilité d'accueillir des enfants en France

- Tchernobyl, 23 ans déjà.

- Des enfants qui souffrent, dans une indifférence générale.

- L’Organisation Mondiale de la Santé qui est pieds et poings liés à l’ Agence Internationale de l’Energie Atomique depuis 50 ans ( Elle ne peut rien déclarer sans l’aval de cette dernière ).

- L’institut Belrad qui risque de disparaître faute de soutiens ( politiques, financiers… ).

- Le césium 137, un radioélément qui envahi tout.

- La pectine de pomme, un substitut alimentaire contre la radioactivité mais pas reconnue par les autorités…

Venez parler de tout cela et rencontrer deux personnes qui font venir des enfants en France. ( Un séjour d’un mois équivaut à six mois de bonheur ).

2 films
« Le piège atomique» « Vassili NESTERENKO »

2 témoignages
Wladimir TCHERTKOFF François JORDAN
2 expositions

Paul FUSCO Les liquidateurs

Contact : Sortir du Nucléaire Lot: sdnlot@free.fr 06-09-71-64-03
Soleil Lotois pour Tchernobyl : soleillotois@wanadoo.fr 05-65-21-39-80





- CE SOIR: Mardi 12 mai à 22h50 sur Arte, ne ratez pas la diffusion du film :

« R.A.S. Nucléaire Rien à Signaler »
De Alain De Halleux
(52 minutes)

Des ouvriers du nucléaire sortent de l'ombre pour dresser un tableau inquiétant de leurs conditions de travail et de sécurité. Une enquête exemplaire.

On les appelle les "jumpers", ils sont chargés d'entrer dans le générateur de vapeur pour obturer les tuyaux qui le relient au réacteur nucléaire. Séjour maximum autorisé : de 90 à 120 secondes, sous peine de surdosage radioactif ! Ils font partie de la masse des ouvriers intérimaires et sous-payés, chargés de maintenance dans les centrales nucléaires (décontamineurs, mécaniciens, contrôleurs...). Des travailleurs de l'ombre qui, avec ce film, sortent pour la première fois du silence pour dresser un tableau inquiétant d'un des fleurons de l'industrie européenne. Depuis la libéralisation des marchés et la privatisation des groupes énergétiques, les conditions de travail semblent en effet se dégrader, au mépris de la santé des ouvriers et de la sécurité. Au nom de la rentabilité, EDF/GDF-Suez, Areva et les autres recourent de plus en plus à la sous-traitance, rognent sur les effectifs et la maintenance, font pression sur les employés...

Urgent à signaler
Malgré les efforts déployés pour alerter l'opinion (souvent sanctionnés par des licenciements), les autorités font la sourde oreille. Un malaise que dénoncent des ouvriers principalement belges et français, éclairé par des experts-chercheurs, une sociologue et un ancien président d'EDF, Marcel Boiteux... "Du risque 0, nous sommes passés au risque calculé", affirme un employé. Les "petits" incidents se sont multipliés, avec une centaine d'alertes de niveau 1 chaque année : en 2006, après un court-circuit, une centrale suédoise frôle la catastrophe à 7 minutes près ; en 2008, une fuite d'uranium contamine cent ouvriers à Tricastin. Contrôleurs priés d'ignorer les dysfonctionnements, employés cachant les incidents par peur des sanctions, grands groupes déresponsabilisés par l'externalisation des tâches : ce constat édifiant montre combien la sécurité collective est en jeu.

- Jeudi 14 mai à 21h au Cinéma Le Quercy
Séance suivie d'un débat avec des représentants des Jeunes Agriculteurs du Lot
1h16. Documentaire de Matthieu Levain & Olivier Porte
Au coeur de la Bretagne paysanne, deux visions du métier d'éleveur laitier se confrontent.
Alors que des hommes se sont engagés depuis plusieurs années dans une agriculture autonome, durable et performante, le courant majoritaire de la profession reste inscrit dans un modèle de production industriel, fortement dépendant des groupes agricoles et agro-alimentaires


- Repaire de "La-bas si j'y suis", le jeudi 28 décembre à 20h30 précises
tel : 05 65 21 21 45


CHOMSKI ET COMPAGNIE UN FILM DE OLIVIER AZAM ET DE DANIET MERMET 20H30 PROJECTION ET DISCUSSION ET REACTION
QU'ON CE LE DISE ..........Pour ceux qui veulent manger reservation au 05 65 36 83 51 à 19h précise



- Face à la crise globale, une Europe libérale durable, un système alimentaire agro-industriel qui tue (grippes et autres fléaux...)...
une alternative est-elle possible ?
Relocalisation, défense des marchés locaux, agriculture organique, BRF... des mots ou une réalité crédible ?

*Le vendredi 29 mai à partir de 20 heures, film "sans terres et sans reproches", avec la réalisatrice
Buffet de produits locaux, du Quercy à la Bouriane, avec des paysans résistants du Lot

Réservez votre soirée


-Solidarité Palestine à Cahors le 23 mai

vendredi 24 avril 2009

BIL’IN 17 avril 2009 BASEM ABOU RHAME, 29 ans, ASSASSINÉ PAR LES FORCES D’OCCUPATION ISRAÉLIEN



C'était le 18 eme Palestinien tué lors de manifestations contre le Mur ! Dix d'entre eux avaient moins de 18 ans, le plus jeune 10 ans !

Cet assassinat intervient dans un climat très tendu. En effet, hier des juifs israéliens ont tenté de pénétrer sur l’esplanade des mosquées en vue de manifester et revendiquer ce lieu ! La police a fait barrage et les a empêchés de pénétrer sur l’esplanade, mais immédiatement la nouvelle s’est répandue créant des attroupements de palestiniens. L’armée et la police ont immédiatement "bouclé" toute la vielle ville et Jérusalem est... A Naplouse, dans les écoles on a informé les enfants et les jeunes de cet incident survenu sur l’esplanade des mosquées. On sait que la deuxième intifada a été déclenchée par la provocation d’Ariel Sharon qui s’est "promené" sur l’esplanade des mosquées avec toute une troupe d’israéliens, policiers et militaires... Compte tenu des orientations affichées du nouveau gouvernement israélien, les palestiniens vivent dans un climat où la tension est monté encore d’un cran...

Article et vidéo...

vendredi 10 avril 2009

Non-assistance: le refus de médecins israéliens d’informer leurs collègues palestiniens sur les soins à apporter aux brûlés par le phosphore blanc

AUTEUR: Naoki TOMASINI

Traduit par Fausto Giudice


Les médecins israéliens ont refusé de transmettre à leurs collègues palestiniens des informations sur la manière de soigner les blessures provoquées par le phosphore blanc.



Le Dr. Abou Shaban est médecin-chef au service des brûlés l'hôpital Al Shifa à Gaza, qui a rassemblé de nombreuses preuves de l'utilisation de munitions au phosphore blanc contre la population civile dans la bande de Gaza. Racontant les difficultés rencontrées au cours de l'offensive, alors qu'ils ne savaient pas comment traiter les blessures provoquées par le phosphore, il a révélé avoir demandé de l’aide aux médecins israéliens de Médecins pour les droits de l'homme (Physicians for Human Rights), lesquels ont été incapables de l'aider. PeaceReporter a interrogé Miri Weingarten, la militante de Médecins pour les droits de l'homme, qui a traduit et diffusé le document confidentiel israélien sur lequel nous avons écrit hier.

"Le document, qui contient des instructions sur la façon de reconnaître et de guérir les blessures provoquées par le phosphore blanc a été réalisée par l'Étoile de David Rouge et des médecins militaires», a déclaré Miri. "Dès que nous avons appris son existence, nous avons appelé l’unité de guerre du gouvernement et nous en avons demandé une copie. À quoi ça va vous servir? Nous ont répondu des fonctionnaires, en expliquant qu'il s'agissait d'un document à usage interne ... Cela nous a été demandé par certains patients israéliens, avons-nous répondu.Et comme ça, ils nous l’ont envoyé. Nous l’avons alors traduit et envoyé au ministère de la Santé de la bande de Gaza, et ensuite, par le biais d'une liste de diffusion, aux principales ONG actives dans la bande de Gaza ".

Est-ce qu’ils l’auraient envoyé quand même, même en sachant que vous le traduiriez et transmettriez aux Palestiniens?

Certainement pas.

Le Docteur Abou Shaban affirme qu'il n'a jamais vu ce dossier, qui aurait permis de sauver de nombreuses vies. Est-il vrai que vous n'avez pas été en mesure de l’aider?

Oui, le docteur dit la vérité. Jusqu'à ce que nous ayons reçu le document de la Magen David Adom, nous ne savions pas comment l’aider. Nous avons essayé de demander de l'aide à un médecin de l'hôpital Shiba de Tel-Aviv, qui au cours de la guerre du Liban de 2006, avait soigné des soldats blessés par le phosphore. Mais, lorsque nous avons demandé s'il était disposé à parler avec un médecin palestinien, il a dit non. Le document, nous l’avons reçu le 15 Janvier, il a fallu trois jours pour le traduire et le diffuser, et il est probable parvenu aux médecins dans la bande de Gaza après le 18, le jour où a été instaurée la trêve.

Mais le docteur Abou Shaban affirmait le 10 Février n’avoir jamais vu le document israélien...

Immédiatement après le cessez-le-feu nous avons envoyé dans la bande de Gaza une mission de médecins qui ont parlé des cas de blessures au phosphore avec divers médecins locaux, dont Abou Shaban. Mais il faut comprendre que, durant ces jours-là, ça a été un chaos total. Il est possible qu’il n'avait pas lu les e-mails ... En tout cas, les informations qu'il nous a fournies ont toujours été précises et fiables, et nous croyons avoir fait tout notre possible à son égard.

Le fait que l’Étoile de David rouge et les médecins iraéliens qui ont reçu ce document ne l’ont pas fourni aux collègues palestiniens n’est-il pas une violation des codes éthiques ?

Bien sûr que ça l’est. C’est une violation flagrante de la Convention de Genève, qui oblige toute organisation médicale à fournir toute l'aide possible aux blessés , de quelque bord qu’ils soient. Mis à part le phosphore, la non-assistance concerne aussi 'armée, qui, dans de très nombreux cas, au cours de cette offensive, a laissé saigner et mourir des blessés sans leur porter secours. Voyez-vous, le phosphore est tiré avec l'artillerie, donc les soldats ne voient pas où il tombe, alors que dans le cas de coups de canon et d’armes de poing, ils voient qi ils ont atteint. Je le répète, les soldats et les moyens de secours de l'armée israélienne sont restés impassible face à des dizaines de cas de personnes ayant besoin de soins médicaux d'urgence. C’est cela le crime de guerre, et c’est encore plus grave que l'utilisation de phosphore dans les zones densément peuplées de civils. En ce qui concerne le phosphore, il y aussi une autre violation : le fait que l'armée, jusqu'à la fin de la guerre, a refusé d’admettre qu'elle l’avait utilisé.


Les obus de 155mm sont clairement marqués du numéro M825A1, une munition US au phosphore blanc

Le document affirme que le Hamas serait en train de tirer des munitions au phosphore vers Israël, sans expliquer d'où elles viennent. Mais il est évident que le phosphore à présent en possession du Hamas est celui-là même qu’Israël a tiré contre la bande de Gaza ...

Oui, aussi paradoxale que l'accusation par laquelle commence le document puisse paraître, ce n’est pas exactement un aveu. Mais les mêmes forces armées elles-mêmes ont reconnu explicitement avoir utilisé ces munitions, mais seulement après le cessez-le-feu, mais sans admettre qu'elles les avaient utilisé dans les zones densément peuplées. C'est un fait qui doit être souligné, car le refus de reconnaître cela a compliqué au début la vie des médecins à Gaza. Ils savaient qu'il étaient en présence de brûlures inhabituelles, mais ils ne pouvaient pas être sûrs que ce c’était du phosphore et non d'autres substances mystérieuses. En outre, une circonstance atténuante pour le médecin israélien qui a refusé de parler avec les collègues palestiniens, est qu’il n’était pas disposé à donner des conseils parce qu'il n’était pas en mesure de vérifier personnellement que le type d'arme utilisée était vraiment du phosphore blanc, plutôt qu’une quelconque autre fantomatique arme expérimentale.


Source : Mancato soccorso

Article original publié le 3/3/2009

Sur l’auteur

Fausto Giudice est membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, le traducteur, le réviseur et la source.

URL de cet article sur Tlaxcala :
http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=7315&lg=

vendredi 3 avril 2009

Le boycott économique d'Israel fonctionne: 21% des exportateurs israéliens touchés.

21% des exportateurs israéliens ont été directement affectés par le mouvement de boycott depuis le début de 2009. C'est ce que The Marker, un journal économique en hébreu, rapporte aujourd'hui (29 mars). Le nombre est basé sur un sondage de 90 exportateurs israéliens dans les domaines comme les hautes technologies, les métaux, les matérieux de construction, la chimie, les produits textiles et agricoles. Le sondage e été fait en janvier-février 2009 par d'Union des industruiels israéliens.
L'AIC cherche a avoir une copie de ce sondage, et traduira et distribuera les parties principales au service du mouvement global de boycott.


Economic Boycott of Israel Works: 21% of Israeli Exporters Affected
http://www.alternativenews.org/content/view/1665/381/

jeudi 29 janvier 2009

N'oubliez pas Gaza!


Le cessez-le-feu ne représente ni une victoire d'Israël, ni la paix, mais la préparation d'une nouvelle agression d'ici un, deux ou trois ans. D'où notre responsabilité pour tirer le bilan de ces trois semaines de souffrances. Et surtout : que pouvons-nous faire pour protéger les gens de Gaza, pour oeuvrer à une véritable paix, pour une information plus correcte de nos concitoyens ? Quelques réflexions rapides rédigées en urgence depuis Beyrouth où j'étais invité par le Forum Social Mondial en sa première session tenue dans le monde arabe…

Par Michel Collon

Lire l'article

samedi 17 janvier 2009

LA DEUXIÈME MORT DU JUDAÏSME















Les millions de juifs qui ont été exterminés par les nazis dans les plaines de Pologne avaient des traits communs qui permettent de parler d¹un judaïsme européen. Ce n'était pas tant le sentiment d'appartenance à un peuple mythique, ni la religion car beaucoup d'entre eux s'en étaient détachés :
c'étaient des éléments de culture commune. Elle ne se réduisait pas à des recettes de cuisine, ni à des histoires véhiculant le fameux humour juif, ni à une langue, car tous ne parlaient pas le yiddish. C'était quelquechose de plus profond, commun sous des formes diverses aux ouvriers des usines textiles de Lodz et aux polisseurs de diamants d'Anvers, aux talmudistes de Vilna, aux marchands de légumes d'Odessa et jusqu'à certaines familles de banquiers comme celle d'Aby Warburg. Ces gens-là n'étaient pas meilleurs ques d'autres, mais ils n'avaient jamais exercé de souveraineté étatique et leurs conditions d'existence ne leur offraient comme issues que l'argent et l'étude. Ils méprisaient en tout cas la force brutale, dont ils avaient souvent eu l'occasion de sentir les effets. Beaucoup d'entre eux se sont rangés du côté des opprimés et ont participé aux mouvements de résistance et d'émancipation de la première moitié du siècle dernier : c'est cette culture qui a fourni son terreau au mouvement ouvrier juif, depuis le Bund polonais, fer de lance des révolutions de 1905 et 1917 dans l'empire tsariste, jusqu'aux syndicats parisiens des fourreurs et des casquettiers, dont les drapeaux portaient des devises en yiddish et qui ont donné, dans la MOI, bien des combattants contre l'occupant. Et cest sur ce terrain qu'ont grandi les figures emblématiques du judaïsme européen, Rosa Luxembourg, Franz Kafka, Hannah Arendt, Albert Einstein. Après guerre, nombre des survivants et de leurs enfants soutiendront les luttes d'émancipationdans le monde, les Noirs américains, l'ANC en Afrique du Sud, les Algériens dans leur guerre de libération.

Tous ces gens sont morts et on ne les ressuscitera pas. Mais ce qui se passe en ce moment à Gaza les tue une seconde fois. On dira que ce n'est pas la peine de s'énerver, qu'il y a tant de précédents, de Deir Yassin à Sabra et Chatila. Je pense au contraire que l'entrée de l'armée israélienne dans le ghetto de Gaza marque un tournant fatal. D'abord par le degré de brutalité, le nombre d'enfants morts brûlés ou écrasés sous les décombres de leur maison : un cap est franchi, qui doit amener, qui amènera un jour le Premier ministre israélien, le ministre de la Défense et le chef d'État-major sur le banc des accusés de la Cour de justice internationale.
Mais le tournant n'est pas seulement celui de l'horreur et du massacre de masse des Palestiniens. Il y a deux points qui font des événements actuels ce qui est advenu de plus grave pour les juifs depuis Auschwitz. Le premier, c'est le cynisme, la manière ouverte de traiter les Palestiniens comme des sous-hommes ­ les tracts lâchés par des avions annonçant que les bombardements vont être encore plus meurtriers, alors que la population de Gaza ne peut pas s'enfuir, que toutes les issues sont fermées, qu'il n'y a plus qu'à attendre la mort dans le noir. Ce genre de plaisanterie rappelle de façon glaçante le traitement réservé aux juifs en Europe de l'Est pendant la guerre, et sur ce point j'attends sans crainte les hauts cris des belles âmes stipendiées. L'autre nouveauté, c'est le silence de la majorité des juifs. En Israël, malgré le courage d'une poignée d'irréductibles, les manifestations de masse sont menées par des Palestiniens. En France, dans les manifestations du 3 et du 10 janvier, le prolétariat des quartiers
populaires était là, mais des hurlements de colère d'intellectuels juifs, de syndicalistes, de politiciens juifs, je n'en ai pas entendu assez.
Au lieu de se satisfaire des âneries du gouvernement et du CRIF (« nepas importer le conflit »), il est temps que les juifs viennent en masse manifester avec les « arabo-musulmans » contre l'inacceptable. Sinon, leurs enfants leur demanderont un jour « ce qu¹ils faisaient pendant ce temps-là » et je n'aimerais pas être à leur place quand il leur faudra répondre.

Eric Hazan

source: protection-palestine

illustration: Tlaxcala

______________________________________________

archives du blog