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jeudi 11 novembre 2010

Depuis nos écrans, manifestons ensemble pour empêcher la loi Besson de passer !

En ces jours où le bruit des pas de millions de manifestants n'arrive pas jusqu'aux oreilles de nos parlementaires, La Cimade vous invite à participer à une manifestation virtuelle contre le projet de loi sur l'immigration, pour faire du bruit à travers le web !

Le projet de loi Besson a été adopté à l'Assemblée le 12 octobre dernier après des débats polémiques et précipités. Ce projet de loi, déjà effacé des mémoires médiatiques, réduit considérablement les droits des étrangers en France.

Mais il est encore temps d'agir !
Ce texte, aux relents xénophobes, doit encore être discuté au Sénat où, on l'espère, les élus sauront donner plus de dignité aux débats.

Pour faire part aux sénateurs de notre préoccupation et de notre vigilance, La Cimade organise donc une manifestation virtuelle de l'Assemblée nationale jusqu'au Sénat. De novembre à janvier, cette marche virtuelle empruntera le chemin des écoliers pour rencontrer ceux et celles qui verront leur vies bousculées par ce nouveau projet de loi : travailleurs sans papiers, étrangers malades, couples franco-étrangers, étrangers enfermés en centre de rétention, etc.

À chacune des six étapes, soit tous les quinze jours environ, vous recevrez un mail vous invitant à participer à une action pour sensibiliser vos voisins, vos collègues et surtout les sénateurs et les sénatrices qui discuteront le texte...

Peu importe la date, il n'est pas trop tard ! Vous pouvez rejoindre le cortège à tout moment. Plus nous serons nombreux, plus les sénateurs seront sensibles aux atrocités de ce texte, et plus ils s 'y opposeront !

> Pour rejoindre la manifestation rendez vous sur le site de la campagne pourquellenepassepas.

> Retrouvez y aussi plus d'information sur ce projet de loi!

samedi 4 septembre 2010

Une indécence majeure

Afin de dire notre désaccord avec la politique de haine, de racisme et de stigmatisation qui a cours aujourdh'ui en France, la Maison des Passages et Patrick Chamoiseau font circuler cette affiche.
 Télécharger l'affiche

Et vous propose de la faire parvenir à la Présidence de la République au format carte postale 
en savoir +

La Maison des passages


Rassemblement à Cahors, 11h devant la mairie, ce samedi !

vendredi 6 août 2010

Non à la politique du pilori !

Appel Citoyen

Face à la xénophobie et à la politique du pilori : liberté, égalité, fraternité

 

Signez l’appel en ligne !

Les plus hautes autorités de l’Etat ont fait le choix de jeter à la vindicte publique des catégories entières de population : Gens du voyage accusés comme les étrangers d’être des fauteurs de troubles, Français d’origine étrangère sur lesquels pèserait la menace d’être déchus de leur nationalité, parents d’enfants délinquants, etc. Voici que le président de la République accrédite aussi les vieux mensonges d’une immigration coûteuse et assimilée à la délinquance, et offre ainsi à la stigmatisation des millions de personnes en raison de leur origine ou de leur situation sociale.
Ce qui est à l’œuvre dans cette démarche ne s’inscrit pas dans le débat légitime, dans une démocratie, sur la manière d’assurer la sûreté républicaine. Le nécessaire respect de l’ordre public n’a pas à être utilisé pour créer des distinctions entre les habitants de ce pays et désigner des boucs émissaires. Ni pour instituer des peines de prison automatiques, contraires aux principes fondamentaux du droit pénal, à l’indépendance de la justice et à l’individualisation des peines.
La Constitution de la France, République laïque, démocratique et sociale, assure « l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion ».
Nul, pas plus les élus de la nation que quiconque, n’a le droit de fouler au pied la Constitution et les principes les plus fondamentaux de la République.
Notre conscience nous interdit de nous taire et de laisser faire ce qui conduit à mettre en péril la paix civile.

Nous appelons à une manifestation le samedi 4 septembre 2010, place de la République à Paris, à 14h00, et partout en France, afin de fêter le 140e anniversaire d’une République que nous voulons plus que jamais, libre, égale et fraternelle.

http://nonalapolitiquedupilori.org/

dimanche 28 février 2010

mardi 23 février 2010

Manifeste du collectif "La journée sans immigrés"

 


FAISONS DU 1ER MARS UNE JOURNEE HISTORIQUE

Nous, femmes et hommes, de toutes croyances, de tous bords politiques, et de toutes couleurs de peaux, immigrés, descendants d’immigrés, citoyens conscients de l’apport essentiel de l’immigration à notre pays, en avons assez des propos indignes tenus par certains responsables politiques visant à stigmatiser ou criminaliser les immigrés et leurs descendants.

Rappelons qu’un immigré est celui qui est perçu comme tel par les autres au-delà même de ses origines. Nous voulons nous réapproprier et réhabiliter ce terme devenu péjoratif par la force de l’instrumentalisation politique.

Nous refusons les stéréotypes véhiculés qui menacent notre cohésion sociale. Nous refusons que les bienfaits passés, présents et futurs des immigrés qui ont toujours construit la France soient ainsi niés d’un trait. Et entendons par ailleurs qu’il nous appartient de les mettre en valeur.

Les immigrés et descendants d’immigrés ont manifesté à maintes reprises pour défendre leurs droits. Et en retour, ils n’ont reçu que mépris ! Aujourd’hui, puisqu’il est convenu que « la consommation est le moteur de la croissance », nous voulons agir sur ce levier pour marquer notre indignation.

Le 1er mars 2005 est entré en vigueur le «code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile» (CESEDA), plus communément appelé le code des étrangers. Cette loi symbolise une conception utilitariste de l’immigration, en d’autres termes, une immigration choisie sur critères économiques. Nous ne pouvions trouver de meilleur jour pour appeler à « une journée sans immigrés ». Nous, immigrés, descendants d’immigrés, citoyens conscients de l’apport de l’immigration à notre pays, sommes tous des consommateurs et nous participons quotidiennement à la croissance de notre pays.

Notre action citoyenne a pour objectif la mise en valeur de l’apport de chacun d’entre nous à la prospérité générale. Nous avons tous le pouvoir d’agir sur notre avenir alors, prenons-le !

LE 1ER MARS 2010 : AGISSONS EN CESSANT DE CONSOMMER ET/OU DE TRAVAILLER.

Durant 24 heures, participons à la non-activité économique dans les entreprises, dans les associations, dans la fonction publique, dans les écoles et les lycées, dans les universités, dans les hôpitaux, dans les associations, dans les commerces, dans l’industrie, dans le bâtiment, dans l’agriculture, dans les services, dans les médias, dans la politique…

POUR LA PREMIERE FOIS EN FRANCE, NOUS DECIDONS DE NE PAS PARTICIPER A LA VIE DE LA CITE. PAR CETTE ABSENCE, NOUS VOULONS MARQUER LA NECESSITE DE NOTRE PRESENCE.

Plus d'info: http://www.la-journee-sans-immigres.org/

lundi 29 juin 2009

ILS FONT LA GUERRE AUX SANS-PAPIERS !


Le 24 juin restera comme un jour noir dans l’histoire du mouvement des sans-papiers en France mais surtout dans l’histoire du syndicalisme français.

C’est hier en effet que les travailleurs sans-papiers isolés qui occupaient depuis bientôt 14 mois une partie des locaux de la Bourse du travail, 85 rue Charlot, à Paris, pour mener une action d’ensemble visant à obtenir leur régularisation à partir d’un « lieu ami », ont été expulsés.

Cinq jours après le communiqué de la CGT précisant que la Bourse du travail devait être « libérée », voilà donc la chose faite, et de la manière la plus violente.

Une centaine peut-être de membres du service d’ordre de la CGT, sur le coup de midi, profitant du fait que la majeure partie d’entre nous étaient partis à notre manifestation hebdomadaire du mercredi, ont subitement envahi la cour, cagoulés ou masqués, matraquant les hommes et gazant tous les présents, femmes et enfants. Des personnes ont dû être hospitalisés et le petit Mohamed, la mascotte de la Bourse occupée, bien connu de tout le monde, et une femme, viennent seulement de sortir, après 24 heures d’hôpital.

La densité des gaz était telle que Sissoko, notre coordinateur, accouru aux cris, est tombé évanoui dans la cour et ce sont les femmes, réfugiées entre-temps à l’intérieur, qui sont ressorties pour l’y transporter à la force des bras.

Nous nous sommes barricadés dans la grande salle, et la police est alors intervenue, appelée par des gens du voisinage inquiets à cause des grands cris et de la fumée des lacrymogènes.

Dans un premier temps, le commissaire a veillé à empêcher notre affrontement avec le service d’ordre de la CGT. Celle-ci a appelé la Ville de Paris, propriétaire de l’immeuble, qui a immédiatement (ce qui prouve qu’elle était d’accord) réquisitionné la police. Le commissaire nous a alors imposé l’évacuation des locaux, exigeant même, d’après les instructions reçues, notre départ immédiat sans récupération de nos affaires (ce qui, par le passé, s’est souvent soldé par la perte d’effets et documents personnels).

Nous nous sommes opposés et, appelés par nous, nos camarades partis en manifestation sont rentrés. Le rapport de forces a été en quelque manière rétabli, une partie ayant pu même rentrer dans la grande salle par l’accès du boulevard du Temple, contrôlé par nous. Le commissaire a alors accepté de nous faire récupérer toutes nos affaires. Cette opération était terminée un peu après 19 heures.

Depuis, nous sommes campés sur le trottoir du boulevard du Temple à plusieurs centaines (une liste de 600 sans-papiers présents a été dressée hier soir) et attendons que les maires du troisième et deuxième (qui s’y sont engagés) nous trouvent un lieu apte à nous héberger et surtout où nous puissions, sans être dispersés, poursuivre notre action pour obtenir la régularisation de nous tous. Nous sommes dans l’attente d’un rendez-vous que nous a promis le ministère de l’immigration pour discuter les critères de notre régularisation. C’est maintenant le moment le plus mal venu pour affaiblir notre mouvement et, quant à nous, de baisser les bras.

La lutte continue !

Paris, le 25 juin 2009

CSP 75

source: Le Quotidien des Sans-papiers

vendredi 29 mai 2009

Centres de rétention : Français – étrangers : enfin égaux devant la réduction des droits

La réforme de la rétention, engagée par le ministère de l’Immigration et qui sera effective le 2 juin prochain, va non seulement réduire les moyens de défense des étrangers retenus mais aussi priver chaque citoyen de son droit de regard dans ces lieux d’humiliation.

Au mois d’août 2008, le ministère de l’Immigration a, coup sur coup, publié un décret et un appel d’offres visant à modifier en profondeur l’intervention associative dans les centres de rétention. Désormais cette mission, exercée jusque là au niveau national, est éclatée en huit « lots » et partagée par six « prestataires ».

Ce morcellement géographique, en supprimant toute possibilité de vision globale pour la société civile, porte atteinte à son droit de savoir et de réagir. De plus, la mise en concurrence d’associations dont les principes de défense des droits des étrangers et du devoir de témoignage s’opposent parfois radicalement, ainsi que la dépendance financière des associations, risquent de diminuer davantage la vigilance citoyenne.

Mais le plus préoccupant reste encore la transformation de la mission d’aide à l’exercice des droits des étrangers en simple mission d’information.

Dès lors, on peut se demander pourquoi la présence d’un véritable contre-pouvoir dans ces zones sensibles, dont le rôle et l’intérêt ont été admis par l’ensemble des gouvernements depuis vingt-cinq ans, est remise en cause si ce n’est pour atteindre plus facilement des objectifs chiffrés.

Tous les citoyens sont invités à participer aux rassemblements prévus le 2 juin :

> Voir l'appel à mobilisation, les signataires de l'appel et la liste des rassemblements dans plus de 18 villes de France : cimade.org/2juin

source: la Cimade


mercredi 18 février 2009

Lettre ouverte à Monsieur Eric Besson

Lettre ouverte à Monsieur Eric Besson, ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire
Les "passeurs" ? Ce sont les consulats !

Les sans-papiers de la Bourse du travail occupée répondent à la proposition d’Eric Besson de régulariser ceux qui dénonceraient leurs passeurs.

Paris le 13 février 2009

Monsieur le ministre,

Nous nous adressons à vous suite à votre proposition de délation des passeurs de clandestins, en échange de la régularisation de leurs dénonciateurs. Votre offre est intéressante et nous désirons collaborer.

Nous, sans-papiers de la Bourse du travail occupée, sommes prêts à vous fournir les noms des passeurs qui nous ont permis de rentrer en France, mais aussi les lieux où ils sévissent quotidiennement, ainsi que tous les détails des transactions, ce qui vous permettra d’arrêter tous leurs complices.

Nous sommes fiers de contribuer à la chasse aux trafiquants d’êtres humains et à la régularisation de leurs victimes, nouvelle priorité de votre ministère.

Voici cette liste (non exhaustive bien sûr) : Consulat de France au Mali (Bamako), consulat de France au Maroc (Rabat), consulat de France au Sénégal (Dakar), consulat de France de Guinée (Conakry), consulat de France de Tunisie (Tunis), consulat de France d’Algérie (Alger), consulat de France de Bolivie (La Paz), consulat de France de Mauritanie (Nouakchott), consulat de France du Togo (Lomé), consulat de France de Sierra Leone (Freetown), consulat de France de Gambie (Banjul), consulat de France du Burkina Faso (Ouagadougou), consulat de France du Cameroun (Yaoundé), consulat de France de Côte-d’Ivoire (Yamoussoukro), consulat de France du Tchad (Ndjamena), consulat de France en Chine (Pékin).

Contre la délivrance de visas officiels, ceux-ci reçoivent des paiements réguliers.

Bien entendu, nous sommes persuadés que votre ministère ne saurait limiter sa traque aux passeurs qui ne sont que des petits maillons de la chaîne, c’est pourquoi nous attirons votre attention sur les gros poissons qui permettent à la filière de fonctionner. Le premier d’entre eux est l’ami déclaré du président de la République, Monsieur Martin Bouygues, qui emploie sur ses chantiers un nombre considérable de sans-papiers, ainsi que ses confrères entrepreneurs du BTP, des sociétés de sécurité, des entreprises de restauration, des agences d’intérim, des entreprises d’aide à la personne notamment.

Dans l’espoir que vous apprécierez notre effort de collaboration à votre courageuse politique de régularisation, et dans l’attente de nos cartes de résidents de dix ans, nous vous prions, monsieur le ministre, de recevoir nos salutations distinguées.

Les sans-papiers de la CSP 75 en lutte à la Bourse du travail occupée depuis le 2 mai 2008.

85, rue Charlot, Paris 3e. Contact : bourse.occupee@free.fr

source: le Quotidien des Sans-papiers

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