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mardi 16 novembre 2010

Cahors, apéro résistant mardi 16 nov à 20h

Sarkozy a sifflé les patrons de chaînes pour qu'ils lui ouvrent leurs plateaux télé ce soir vers 20 heures.

Nous en profiterons pour nous retrouver devant la mairie, à la même heure, pour un apéro résistant. Trinquons à la santé du mouvement populaire, du comité des luttes et du CAJ et fêtons nos prochaines actions !

vendredi 12 novembre 2010

Commémorations historiques: Sarkozy, l’imposteur bouffi d’orgueil

Comment "Sarkozy,  l’imposteur",  tente de s'approprier le gaullisme et la résistance d'hier et comment il inaugure une plaque commémorative à 25 mètres d'une autre plaque existant depuis le Président Coty et célébrant le même événement, la manif des étudiants et lycéens de 1940.

A lire sur Plume de presse


De Colombey à l’Arc-de-triomphe, l’affligeant président

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jeudi 14 octobre 2010

Pour une réforme citoyenne des retraites

Mais comment, pour la réforme des retraites, les Syndicats ont-ils pu se laisser entraîner dans une bataille de chiffres, une vraie bagarre de chiffonniers ? Le moins que l’on puisse dire, est que nos ‘représentants des salariés’ se sont faits rouler dans la farine, comme des enfants de chœur ; Ils se sont lancés comme des jeunes bleus, là, exactement où un gouvernement machiavélique, voulait les entraîner : dans le domaine des calculs : le calcul des temps de cotisations, le calcul de l’âge de départ, le calcul des montants, de l’espérance de vie, des pourcentages, etc. etc. C’est ainsi que le monde du travail, totalement englué dans des comptes et des décomptes, qu’il maîtrise mal, n’a pas encore réalisé qu’il est manipulé.


 

Où est la solution mathématique des retraites ?


Comprenons enfin, que le problème de la réforme des retraites n’est pas dans le montant, ni dans la durée, des cotisations, mais dans le trop petit nombre de cotisants ! En effet, la solution est dans la dimension de l’assiette des cotisants ! Et puisque le gouvernement ne veut parler que de chiffres, parlons en : à l’école, en arithmétique, lorsqu’on apprend la multiplication, on apprend que :
    Le multiplicande multiplié par le multiplicateur égal le produit Soit : Les cotisations multipliées par le nombre de cotisants égal le financement
Jusqu’à ce jour, orienté par la stratégie perfide du gouvernement, le ‘monde du travail’, dans son ensemble, n’a réfléchi et calculé, que sur le premier terme : le multiplicande ! C’est ainsi que jusqu’à présent, personne ne semble avoir pensé, que l’on pouvait aussi, accroître le financement total, en augmentant tout simplement, le multiplicateur, c’est-à-dire : le nombre de cotisants... Et pour cela, il faut faire payer les retraites, par tous ceux qui, pour quelque raison que ce soit, ne les paient pas et, notamment bien sûr, par ceux qui étant assez riches pour ne pas avoir besoin de travailler, ne paient rien !


 

Les combattants de la troisième guerre mondiale


Il est anormal et pour tout dire injuste, que les caisses de retraites des travailleurs, ne soient alimentées que par les seules cotisations des travailleurs. C’est comme si l’on avait demandé, aux soldats partants à la guerre, en 1914 et en 1940, de donner une part de leur solde, pour avoir droit plus tard, à leurs retraites d’anciens combattants ! Non, ne souriez pas... ou alors tristement, car pour peu que l’on y réfléchisse, le problème à peu de chose près, est le même. Parce que, sans que l’on n’en ait pleinement conscience, nous sommes, depuis quelques temps déjà, sous la coupe de la troisième guerre mondiale ! Une sale guerre socio-économique que l’on n’ose pas appeler par son nom, et qui pourtant, fait autant de victimes qu’un conflit armé.


 

Une reconnaissance citoyenne aux soldats du travail


La retraite des travailleurs, ne doit pas être traitée, comme une affaire de fric, la retraite doit être considérée comme une « devoir civique », comme une ‘dette morale’ que nous devons à tous nos anciens ! En effet, tous ceux qui se lèvent tôt, comme dirait quelqu’un, tous ceux qui ont donné une bonne partie de leur vie au pays, tous ces hommes qui en somme, ont fait ce que nous sommes, méritent bien la considération, le respect et la reconnaissance de toute la nation ! Et si cette ’reconnaissance’, si cette retraite, d’cncien combattant du travail a un coût, nous devons tous ensemble, avoir le courage de l’assumer. C’est une question d’éthique !
Personne n’y pense, mais pourtant il faut bien admettre que ce sont seulement, nos 25 Millions de ‘combattants du labeur’, qu’ils soient des secteurs dits, primaire, secondaire ou tertiaire, qui par leur travail produisent toute la ‘valeur ajoutée’ ou mieux, le ’P. I. B.’, nécessaires pour faire vivre, tous les jours, 65 Millions de Français : les enfants bien sûr, mais aussi les politiques, les ministres, et le président de la République, les chômeurs, les militaires et les gendarmes, les curés et tout le clergé, les artistes et les sportifs, et tous ceux qui... ne foutent rien !


 

Les grèves, comme des compétitions numériques


Ce nouveau gouvernement, non content d’avoir acculés les syndicats à faire de la réforme des retraites, un problème de chiffres et de fric, au lieu d’une avancée sociale, les accule également à faire de chaque grève, une véritable compétition numérique. À peine installé, le roi, dans son jargon si particulier, a dit : « La différence avec moi, c’est que quand il y a des grèves, personne ne les voit ! » Deux ans après, des grèves il y en a partout et tout le monde les voit, mais sa majesté et ses sbires, s’en foutent, ils les ignorent même ! Ils feignent de prendre ces manifestations pour des actions négligeables ; ils s’en amusent aussi, en minimisant à plaisir, le nombre de participants. Comment peut-on en toute honnêteté, annoncer le soir, à la France entière, un chiffre incroyable de 900 000 personnes, alors que les syndicats eux, en annonce 3 Millions ! On comprend qu’un tel flou mathématique arrange à la fois les syndicats et l’État ; surtout ce dernier, car plus l’on se chamaille sur les chiffres, moins on discute sur le problème lui-même. Et la question que l’on doit peut-être se poser aujourd’hui, est de savoir si les représentants en présence, ceux des salariés et ceux de Sarkozy, ont la stature et les compétences nécessaires pour résoudre le difficile problème des retraites ? Rien n’est moins certain et, là est tout le danger !


 

La ‘grève’ comme un outil de contestation constructive


Depuis le retour de la droite au pouvoir, tous les gouvernements cherchent à durcir les droits et à dénaturer l’esprit de la grève ! Mais quelle erreur, disons même quelle connerie ! La France, ne serait pas la France sans ce dispositif exceptionnel de contrepouvoir, de pondération et de propositions, qu’elle à inventé. On n’en parle quasiment pas, car cela dérange le grand patronat, mais si notre pays passe beaucoup mieux que d’autres, la dure crise financière du moment, c’est grâce à l’ensemble de nos avancées sociales supérieures qui amortissent quelque peu, les difficultés économiques du moment. Pour cela, merci à nos syndicats et à nos manifestants d’antan, qui se sont battus corps et âmes, pour arracher à la classe dominante de l’époque et à ses ‘maîtres des forges’, toutes les conquêtes, justes et possibles, qui font les acquis sociaux de tous aujourd’hui.
Et pourtant, nombreux sont ceux qui, en ce moment même, critiquent les gens qui font grève, en les traitant de rigolos, ou de feignants, ou de minus qui feraient mieux d’aller au boulot, de travailler ‘plus’. Tous ces tartuffes qui, en même temps, sans honte et souvent sans le savoir, sont très contents de profiter pleinement des acquis sociaux gagnés par nos grévistes d’alors. Citons simplement pour exemple : la « semaine de 40 Heures » et « les fameux congés payés », ainsi que de nombreux autres droits, qui semblent si naturels aujourd’hui, mais qui n’existaient pas, avant les fameuses grèves de 1936, cette grande épopée de la classe ouvrière. Comme quoi, ce qui n’est pas possible avant, pour le gouvernement et le patronat, peut très bien l’être après... les grèves !


 

La grève n’est pas un jouet dont on s’amuse impunément


On comprend mal le comportement irresponsable et dangereux du gouvernement en place ! Comment peut-on penser en effet, qu’en ne tenant aucun compte des manifestations de rue qui se multiplient et en plus, en les commentant avec ironie, sinon avec mépris, on puisse parvenir à nouer un dialogue constructif avec les organisations syndicales ? Mais qu’ont-ils donc appris, nos ministres à la grande école des ministres ? Sciemment ou inconsciemment, le gouvernement pousse les salariés à chômer, les pousse à quitter leurs entreprises pour allez défiler dans les rues ! Par son attitude, quelque peu bizarre il leur fait croire, que plus ils seront nombreux, plus ils seront écoutés. Vous semblez penser que c’est la quantité de manifestants qui fait la crédibilité de la revendication. C’est faux ! C’est l’intelligence et le bien-fondé des revendications, qui en font leur crédibilité.
Mettre de plus en plus de participants dans les rues, est complètement irresponsable. Une telle attitude n’a aucun sens ; Elle ne peut qu’exciter et enflammer, les esprits et à ce niveau, elle peut aussi parfois, mener au clash total. Attention, messieurs les apprentis-sorciers, ne continuez pas ainsi, la grève n’est pas du folklore. La foule et notamment la classe ouvrière, ne se manage pas comme on lève le petit doigt en dégustant son thé ! En ce moment, vous jouez avec le feu. Déjà à la dernière manifestation, des familles entières, femmes, enfants et poussettes comprises, sont descendues dans la rue, et pour le prochain défilé, la jeunesse annonce aussi sa participation. Alors là, méfiance messieurs, avec les jeunes tout peut arriver. Non encore trop conditionnés par le système coercitif ultra libéral, et avec la fougue que l’on a, à 20 ans, leurs actions et surtout leurs réactions, peuvent être tout à fait imprévisibles.


 

Conseils au staff supérieur et à Monsieur le ministre


À l’annonce de : 3 millions de participants, quelqu’un d’entre vous à dit d’un ton quelque peu péremptoire : « Oui, mais la politique de la France, ne se fait pas dans la rue ». Grossière erreur, qui prouve votre inexpérience, Messieurs. ! Comme dans toute démocratie digne de ce nom, la politique de la France, se fait là où il y a le peuple, et si par votre mépris ou votre incompétence, vous mettez le peuple dans la rue, la politique de notre beau pays, que vous le vouliez ou non, se fera, de gré ou de force, dans la rue !
Autre grosse faute de votre part : Pourquoi venez-vous, de faire voter en urgence et quasiment à la sauvette, l’âge de départ à la retraite à 62 ans ? Mais comment, vous Monsieur le ministre, qui devez être quand même le plus intelligent de tout votre staff, n’avez-vous pas compris que ce report était une erreur psychologique fondamentale. Comment, ne pas avoir compris que l’âge actuel de 60 ans, est symbolique et donc intangible ! C’est une conquête de la classe ouvrière, devenue quasi historique dans l’esprit de la majorité des Français ; un peu comme la fête de la Victoire ! Dites à votre ‘conducteur en chef’, qui prouve tous les jours, qu’il ne connaît rien dans le management des hommes, dites-lui que pour obtenir des résultats positifs, « Il vaut mieux convaincre que contraindre ».


 

La réforme, tout effacer et tout recommencer


Assez, Monsieur le ministre, à présent vous avez assez joué. Maintenant, il faut mettre un terme à vos divagations hasardeuses. Vous ne pensiez tout de même pas endormir le peuple français, comme vous avez endormi la mamy des parfums, la plus riche douairière de France ? Alors, Monsieur le ministre, avant qu’un grand chambardement ne se produise, méditez sur une moralité de notre grand fabuliste : ‘Tant va la cruche à l’eau, qu’à la fin elle se casse’. À présent en effet, la cassure n’est pas loin, et c’est à vous de mettre fin à cette situation qu’avec une certaine morgue, vous avez envenimée. Comprenez bien, Monsieur le ministre, que vous avez une lourde responsabilité et que vous n’avez plus le droit de vous tromper, vous n’avez pas le droit de mettre la France à feu et à sang. Admettez enfin, Monsieur le ministre, que la solution de la réforme des retraites, ne se trouve pas là où vous voulez le faire croire ; Vous savez très bien, que la vraie solution n’est pas dans vos chiffres et vos calculs d’épicier, mais dans l’élargissement maximal de l’assiette des cotisants ! Alors de grâce, Monsieur le ministre, ne vous enferrer plus dans vos assertions erronées, faites taire un orgueil mal placé et stoppez la mauvaise réforme en cours. Parfois, le vrai courage, est de savoir revenir sur ses erreurs, et repartir sur la bonne voie.
Et pour conclure, voilà en rappel un court extrait de notre article de Septembre : La seule et unique solution est de faire payer tout les Citoyens, et notamment : Les riches dont le silence est assourdissant, et qui dans leur coin se marrent, bien ! Les actionnaires qui encaissent tous leurs dividendes, mais qui ne paient, rien ! Les machines et les robots, par qui, insensiblement le chômage des hommes, vient !
« Non pas qu’il faille arrêter le progrès, bien au contraire, mais il faut l’utiliser aussi, pour le bien être des hommes, par des réductions d’horaires, par des hausses de salaires, et aussi bien sûr, par une participation au financement des retraites ! »
Raymond Monedi

Mail : r.monedi@orange.fr
Site : cerclepep.com
 

vendredi 17 septembre 2010

La cigale, l’Europe et les Roms

Concernant les Roms, la France vient de se prendre une sévère fessée par Viviane Reding. La Commissaire européenne à la Justice et aux Droits des citoyens menace de traduire notre pays devant la Cour de justice européenne.
Humilié, Pierre Lellouche a déclaré que « le gardien des traités, c’est le peuple français ». Quant à Nicolas Sarkozy, il suggère à la mère Reding d’accueillir les Roms au Luxembourg, sa patrie d’origine. On en aurait la larme à l’œil si on ne se souvenait pas que tous ces gens-là ont mis à la poubelle le vote du peuple français contre le Traité de Lisbonne.
Comme dirait la fourmi noniste à la cigale oui-ouiste : « Vous vouliez l’Europe ? J’en suis fort aise. Eh bien, vous l’avez maintenant ! »
Bruno Testa
for lunion.presse.fr

vendredi 6 août 2010

Non à la politique du pilori !

Appel Citoyen

Face à la xénophobie et à la politique du pilori : liberté, égalité, fraternité

 

Signez l’appel en ligne !

Les plus hautes autorités de l’Etat ont fait le choix de jeter à la vindicte publique des catégories entières de population : Gens du voyage accusés comme les étrangers d’être des fauteurs de troubles, Français d’origine étrangère sur lesquels pèserait la menace d’être déchus de leur nationalité, parents d’enfants délinquants, etc. Voici que le président de la République accrédite aussi les vieux mensonges d’une immigration coûteuse et assimilée à la délinquance, et offre ainsi à la stigmatisation des millions de personnes en raison de leur origine ou de leur situation sociale.
Ce qui est à l’œuvre dans cette démarche ne s’inscrit pas dans le débat légitime, dans une démocratie, sur la manière d’assurer la sûreté républicaine. Le nécessaire respect de l’ordre public n’a pas à être utilisé pour créer des distinctions entre les habitants de ce pays et désigner des boucs émissaires. Ni pour instituer des peines de prison automatiques, contraires aux principes fondamentaux du droit pénal, à l’indépendance de la justice et à l’individualisation des peines.
La Constitution de la France, République laïque, démocratique et sociale, assure « l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion ».
Nul, pas plus les élus de la nation que quiconque, n’a le droit de fouler au pied la Constitution et les principes les plus fondamentaux de la République.
Notre conscience nous interdit de nous taire et de laisser faire ce qui conduit à mettre en péril la paix civile.

Nous appelons à une manifestation le samedi 4 septembre 2010, place de la République à Paris, à 14h00, et partout en France, afin de fêter le 140e anniversaire d’une République que nous voulons plus que jamais, libre, égale et fraternelle.

http://nonalapolitiquedupilori.org/

jeudi 29 juillet 2010

Déclaration de Paix du Collectif des Associations Tsiganes

Le Président de la République a déclaré la guerre aux gens du voyage et aux Rroms. Les Tziganes entendent répondre par une déclaration de paix pour éviter une explosion sociale. 


L’organisation le 28 juillet d’une réunion à l’Elysée sur les « problèmes » posés par les Tziganes est une première depuis la Libération.


Comme trop souvent dans leur histoire, les Tziganes sont une fois de plus les boucs-émissaires privilégiés d’une classe dirigeante empêtrée dans les scandales politico-financiers.


Si Nicolas Sarkozy devait réitérer sa déclaration de guerre, le Collectif des Associations Tziganes serait amené à diligenter des actions judiciaires pour provocation à la haine raciale et à demander aux parlementaires de s’interroger sur la nécessité de réunir la Haute Cour.


La prégnance du racisme anti-tzigane dans la société française est telle que la confirmation le 1er juillet 2010 par la Cour d’appel de Paris de la condamnation de France Télévisions pour provocation à la haine raciale en raison du contenu d’une émission C dans l’air intitulée : « Délinquance : la route des Roms » est passée totalement inaperçue.


Alors que la France a fait l’objet de maintes condamnations par les instances européennes et risque de se retrouver au ban de l’Europe, aucun effort n’est fait par les pouvoirs publics pour lutter contre la multiplication des actes et des propos racistes dirigés contre les Tziganes.


Le 18 juillet 2010, la France a enfin reconnu officiellement le drame de l’internement et de la déportation des Tziganes de 1940 à 1946 par le biais d’un discours prononcé par le secrétaire d’Etat aux anciens combattants.


Dix jours plus tard, Nicolas Sarkozy prend l’initiative d’une politique de nature raciale qui, si elle venait à être mise en œuvre, risquerait fort de constituer une nouvelle page noire de l’histoire de France tant il est vrai que Les Tziganes, au delà des profondes différences qui existent entre Rroms et gens du voyage, sont soumis en France à un véritable régime d’apartheid en raison d’une législation d’exception indigne d’un pays démocratique.


Le Collectif des Associations Tziganes demande à être reçu par le chef de l’Etat pour évoquer les problèmes que posent les propos racistes de certains parmi les ministres et les parlementaires de l’UMP.


Le Collectif des Associations Tziganes demande l’abrogation de toutes les lois discriminatoires et une action résolue au plus haut niveau de l’Etat pour lutter contre le racisme anti-tzigane.


Pour la sauvegarde des valeurs universelles qui ont fait la grandeur de la France, le Collectif des Associations Tziganes lance un appel en reprenant les mots exacts utilisés il y a vingt-cinq ans par Georges Guingouin, premier maquisard de France, libérateur de Limoges, dans son appel lancé à l’occasion du 41ème anniversaire de la bataille du Mont Gargan :


« En 1985, j’en appelle aux hommes et aux femmes à l’âme généreuse pour que dans un sursaut moral, une nouvelle Résistance commence afin que la France reste le pays des Droits de l’Homme. La flamme de la Liberté ne doit pas s’éteindre ! ».


La voix des RROMS

samedi 19 juin 2010

La preuve par la chasse

Par Gérard Condorcet
En décrétant le 4 juin dernier que « l’obstruction à la chasse » serait passible d’une peine contraventionnelle de cinquième classe, le gouvernement révèle, d’une part, sa soumission aux caprices farfelus d’un lobby, d’autre part, son caractère fondamentalement réactionnaire.
Depuis 2002, la droite supprima le mercredi sans chasse qu’avait instauré la loi du 26 juillet 2000, rétablit la martre, le putois et la belette sur la liste des prétendus « nuisibles » dont les avait retiré un arrêté pris par Yves Cochet, aggrava les autorisations de chasse de nuit des oiseaux d’eau et de certains migrateurs terrestres, permit des tirs de loups, autorisa l’emploi de tendelles pour la capture des grives, multiplia les génuflexions et les hommages à sa majesté cynégétique.
Or, les chasseurs à courre ne supportent pas que de jeunes gens viennent les narguer lors de leurs chevauchées féodales. Encore, si ces militants de la cause animale avaient bien voulu commettre quelques violences légères, cela eut été excellent pour l’habituelle propagande mensongère sur le thème : « les écologistes sont de dangereux terroristes ». Par ailleurs, la moindre violence aurait permis aux autorités publiques sous influence de frapper ces contestataires irrespectueux de quelques « saigneurs » locaux parfaitement notabilisés ! Rien, hélas ! Pas d’agression, aucune contravention de violence légère à reprocher aux opposants aux véneries outragées.
Alors, les relais du lobby s’agitèrent au parlement et obtinrent du gouvernement que la chasse française soit le premier loisir pénalement protégé, ce qui est sans exemple ni précédent. À ce stade, ce n’est plus du mépris mais de la compassion qu’inspirent ces politiciens réactionnaires qui sévissent en ce pays depuis trop d’années. Constatons, fait objectif, qu’une majorité de citoyens aspirent à l’abolition de la chasse à courre, persistance anachronique du temps des privilèges qui fut le temps de l’obscurantisme, de l’absolutisme royal.
Ce folklore costumé ne serait que ridicule si l’enjeu n’en était pas la torture d’un animal traqué pendant des heures, mordu par les chiens, achevé à la dague. Mais, la chasse et la démocratie ne font pas bon ménage. Les 75% de français hostiles à la chasse à courre ne pèsent rien face aux proximités sociologiques incestueuses entre le personnel politique conservateur et ce monde désuet. Aussi, la chasse demeure le champ des privilèges exorbitants du droit commun. Le décret du 4 juin ne fait que s’inscrire dans cette dérive.
Cette veulerie gouvernementale sera-t-elle utile à ceux qui l’inspirèrent ? Loin de là. Les manifestants contre les chasses à courre, militants de l’association DROITS DES ANIMAUX, ne cesseront bien sûr pas de manifester, car la liberté à l’instar de la vie, ça se défend. D’une manière totalement pacifique, ils assumeront la révolte des consciences face à l’insoutenable. Peut-être seront-ils déférés devant le juge de police pour s’entendre appliquer la nouvelle contravention d’obstruction à la chasse les exposant, au grand maximum à 1 500 euros d’amende.
Les principes généraux du droit offriront, pour les défendre, des éléments solides. L’acusation devra tout d’abord caractériser une infraction absurde. L’exception d’illégalité du décret sera invoquée, devant le juge du premier degré et, en cas de condamnation suspendue par l’appel, devant la cour. puis, toujours dans l’hypothèse défavorable, devant la cour de cassation et après épuisement des voies de recours internes devant la cour européenne des droits de l’homme.
Les opposants éventuellement condamnés par les juges français pourraient arguer des dispositions des articles 9 et 10 de la CONVENTION EUROPEENNE DES DROITS DE L’HOMME, textes qui protègent la liberté de pensée, de manifester des convictions, de les exprimer librement. Dès lors, conformément à sa mission et à sa jurisprudence, la haute cour de STRASBOURG appréciera le rapport de proportionnalité des intérêts entre la liberté de manifestation pacifique d’une conviction et la liberté de « servir » la biche et le renard.
Beaux débats juridiques en perspective et surtout grande lumière sur une activité qui parce qu’elle porte la mort n’aime guère cet éclairage. Parler d’un fait social, débattre à son propos, ne pas le laisser dans l’ombre s’imposent pour qu’intervienne le vrai jugement : celui de l’opinion publique. Ce ne sera plus : « silence, on tue » entre soi. Au fond, JUPITER rend fous ceux qu’il veut perdre.
D’éventuelles poursuites contre des militants non-violents feront plus de bruits que les trompes et sifflets des obstructeurs ! Amis des animaux et de la Nature, quelle que soit la médiocrité des candidats aux élections prochaines, n’oubliez pas de sanctionner ceux qui depuis des années font la preuve par la chasse de leur absolue nuisance.
Gérard CONDORCET
CONVENTION VIE ET NATURE
MOUVEMENT D’ÉCOLOGIE ÉTHIQUE ET RADICALE
POUR LE RESPECT DES ÊTRES SENSIBLES ET DES ÉQUILIBRES NATURELS.

vendredi 4 décembre 2009

L’appel de vingt chercheurs « contre ce rapt nationaliste de l’idée de nation ».

« Nous exigeons la suppression du ministère de l’Identité nationale et de l’Immigration »

« Promesse électorale de Nicolas Sarkozy, la création d’un ministère chargé de l’Immigration et de « l’Identité nationale » a introduit dans notre pays un risque d’enfermement identitaire et d’exclusion dont on mesure, chaque jour depuis deux ans et demi, la profonde gravité. Très officiellement, des mots ont été introduits sur la scène publique, qui désignent et stigmatisent l’étranger - et par ricochet, quiconque a l’air étranger. Réfugiés et migrants, notamment originaires de Méditerranée et d’Afrique, et leurs descendants, sont séparés d’un « nous » national pas seulement imaginaire puisque ses frontières se redessinent sur les plans matériel, administratif et idéologique.

« Qu’a fait naître ce ministère ? De nouveaux objectifs d’expulsion d’étrangers (27 000 par an), des rafles de sans-papiers, l’enfermement d’enfants dans des centres de rétention, le délit de solidarité, l’expulsion des exilés vers certains pays en guerre au mépris du droit d’asile, la multiplication des contrôles d’identité au faciès, enfin la naturalisation à la carte, préfecture par préfecture, qui rompt avec le principe d’égalité…

« Dans cette fissure de la République se sont engouffrés nos dirigeants. Par des propos inadmissibles dans une démocratie, banalisés et désormais quotidiens, ils légitiment tous les comportements et les paroles de rejet, de violence, et de repli sur soi. Nous ne sommes pas ici face à des « dérapages » individuels. En réalité, ces propos sont la conséquence logique d’une politique que le gouvernement souhaite encore amplifier sous le couvert d’un « débat » sur l’identité nationale. Nous sommes ainsi appelés à devenir coauteurs et coresponsables du contrôle identitaire sur la France.

« La circulaire ministérielle adressée aux préfectures pour encadrer le débat lance une interrogation : « Pourquoi la question de l’identité nationale génère-t-elle un malaise chez certains intellectuels, sociologues ou historiens ? » La réponse est simple. Nous ne pouvons pas accepter que le regard inquisiteur d’un pouvoir identitaire puisse planer, en s’autorisant de nous, sur la vie et les gestes de chacun.

« C’est pourquoi il est temps aujourd’hui de réaffirmer publiquement, contre ce rapt nationaliste de l’idée de nation, les idéaux universalistes qui sont au fondement de notre République.

« Nous appelons donc les habitants, les associations, les partis et les candidats aux futures élections à exiger avec nous la suppression de ce « ministère de l’Identité nationale et de l’Immigration », car il met en danger la démocratie. »

source: Le quotidien des sans-papiers

mardi 3 novembre 2009

Opération Sarkozy : comment la CIA a placé un de ses agents à la présidence de la République française

Nicolas Sarkozy doit être jugé à son action et non pas d’après sa personnalité. Mais lorsque son action surprend jusqu’à ses propres électeurs, il est légitime de se pencher en détail sur sa biographie et de s’interroger sur les alliances qui l’ont conduit au pouvoir. Thierry Meyssan a décidé d’écrire la vérité sur les origines du président de la République française. Toutes les informations contenues dans cet article sont vérifiables, à l’exception de deux imputations, signalées par l’auteur qui en assume seul la responsabilité.

par Thierry Meyssan


lire la suite sur volairenet

mardi 16 juin 2009

Nicolas Sarkozy veut-il débaucher des altermondialistes pour son prochain gouvernement ?

Communiqué d'Attac France

Le président de la République a prononcé le 15 juin un discours devant l’Organisation internationale du travail (OIT) qu’à première vue on pourrait croire sorti d’une assemblée du Forum social mondial. Tout, ou presque, y est : le refus de la marchandisation des activités humaines, la soumission du droit des affaires aux normes sociales et environnementales, la condamnation du dumping social, le refus du travail des enfants, la condamnation du tout pour le capital et rien pour le travail, l’appel à une forte régulation financière internationale, notamment par la taxe Tobin, la dénonciation de la cohabitation de l’abondance et de la misère, la critique des pays n’ayant pas ratifié les conventions de l’OIT, la proposition d’une Organisation mondiale de l’environnement, etc.


Il n’y a plus de limites au double langage et aux tentatives de brouillage des repères. En effet, point par point, les envolées humanistes du Président sont démenties par sa pratique politique quotidienne et par l’action de son gouvernement.


Il achève peu à peu la privatisation des services publics et donc il les marchandise. Il a accentué le partage inégal des revenus entre capital et travail en inventant le bouclier fiscal. Il a distribué des dizaines de milliards aux banques spéculatrices, mais reste très avare pour le SMIC et les minima sociaux. Il a accru la pression sur les salariés et les chômeurs en guise de respect des normes internationales. Il projette maintenant de repousser l’âge de la retraite à 67 ans, et il nous assurera plus tard que c’est pour rééquilibrer le partage entre travail et capital. Il a développé une politique anti-immigrés honteuse, au nom sans doute des droits de l’homme dont il se réclame. Il a imposé de force le traité de Lisbonne qui interdit toute taxation des transactions financières. Il a entériné un plan climat-énergie au rabais pour préparer la « bonne gouvernance climatique ».


Attac n’acceptera pas de se laisser désarmer par ce nouveau hold-up idéologique, qui affirme le contraire de ce qui est mis en œuvre dans une France où la part la plus belle est réservée à une minorité, et dans un monde où la loi du profit est le principal obstacle pour que tout ce qui est proclamé à la tribune de l’OIT à Genève devienne réalité.

Le discours du Président Sarkozy a un seul mérite : il désigne très nettement tous les verrous empêchant que la société redevienne maîtresse de son destin. Mais ce n’est certainement pas lui qui les fera sauter !


Attac France,
Montreuil-sous-bois, le mardi 16 juin 2009


Pour en savoir plus :
- Le communiqué en ligne : http://www.france.attac.org/spip.php?article10097
- Le rapport Attac "De la fin des paradis fiscaux aux taxes globales" : http://www.france.attac.org/spip.php?article9738

jeudi 16 avril 2009

Mona Chollet : « Le triomphe de Sarkozy résulte d’une manipulation à grande échelle des imaginaires. »

Car c’est un fait : les exhibitions de luxe et les impudeurs répétées de Sarkozy sont pour l’instant une arme politique dévastatrice, remarquablement adaptée à notre époque et à son salmigondis médiatique. En faisant rêver sur son ascension, en racontant de "belles histoires" à la sauce TF1 (l’ascension du petit hongrois parti de rien ; Rachida, Rama et Fadela sorties de l’enfer des banlieues à force de volonté), en rentabilisant chaque occasion de mise en scène, Sarkozy a gagné la bataille des imaginaires. Dans l’affaire, c’est aussi une vision du monde décomplexée, rollexisée et dominatrice, qui s’est installée à l’Élysée. Pour Article11, Mona Chollet revient sur ce processus.

Il y a quelques années, j’avais aussi écrit un article sur Erin Brockovich, un film que je vois comme très représentatif de la manière dont on fait rêver les masses avec la réussite d’un individu, réussite permettant d’oublier l’injustice politique qui reste la règle pour la majorité.
Et puis, plus j’avançais et plus me rendais compte de l’efficacité de cet imaginaire qui joue sur des ressorts très primaires de l’être humain. Les ficelles sont grossières : le besoin de reconnaissance personnelle doublé d’un contenu matérialiste. Ce besoin de reconnaissance n’est d’ailleurs pas incompatible avec un contenu positif, mais la gauche l’a abandonné depuis trop longtemps. Si bien que la France, faute de modèle alternatif, n’est pas à l’abri de devenir l’Italie.

Pour lPasolini, la télévision est une manière d’éradiquer complètement la culture propre des gens et de la remplacer par un imaginaire uniformisé et petit-bourgeois qui leur enlève toute estime d’eux-mêmes.

A partir du moment où des médias de masse propagent un univers de valeurs, de désirs et de rêves complètement aliénés, c’est évident que ça a une énorme influence sur les gens. On voit très bien cette idée d’espèce de confort industriel qui prend le pas sur tout, s’impose dans notre société via la pub et les médias. On rend désirable des choses secondaires, avec une forme de tyrannie du « neuf », du « dernier cri » : il faut donner l’impression aux gens que ce qu’ils ont eux-mêmes est vieux, dépassé, démodé. Et qu’ils doivent acheter pour compenser. Sur la longueur, tout ce que les gens avaient comme culture propre, comme estime d’eux-mêmes, a été détruit, remplacé par la consommation. Désormais, la question est : comment reconstruire ça ?

C’est le même genre de personnage que Berlusconi : il invite à s’identifier à lui en tant qu’individu, pas en tant qu’incarnation de la nation. Il veut être vu comme un individu parmi d’autres auquel on pourrait s’identifier, comme quelqu’un de normal qui a réussi dans la vie.
Je pense même qu’il y a une espèce d’allergie à la politique chez Sarkozy, c’est très frappant. Il est incapable de passer au niveau supérieur, d’avoir une réflexion en surplomb, une réflexion politique. On voit bien comment il fonctionne : il y a un fait divers, il faut faire une loi. Il ne peut penser que dans le particulier, au coup par coup.

ceux qui essaient de revenir sur un terrain politique, de ne pas prendre les gens pour des imbéciles et de ne pas se comporter en vedettes du show-biz sont ringards (parce qu’il y a une vraie obsolescence dans la manière de faire de la politique) ou ringardisés par les critères médiatiques.

Le spectacle prend toute la place. On préfère donner en pâture l’espèce de richesse extravagante et de luxe d’une infime minorité plutôt que de proposer des conditions de vie décentes pour tout le monde, mais pas très spectaculaires. Un projet de société où les gens vivent modestement ne sera jamais mis en avant. Malgré tout, il faut signaler le retour d’un discours – encore modéré – prônant une certaine forme de frugalité. On voit ça par exemple dans la presse anglo-saxonne. Il y a un type aux États-Unis qui est devenu une star parce qu’il construit de minuscules maisons en bois de 15 m2. Sauf qu’à l’arrivée, ce genre de discours est aussi une manière d’éluder les inégalités, de dire aux gens : « Vous n’avez rien mais c’est très bien comme ça, et en plus c’est écolo, vous allez sauver la planète… »
Le nerf de la guerre, ce ne serait pas le fait que les inégalités croissantes sont de mieux en mieux acceptées ?
Oui. On parvient à ça en jouant sur deux ressorts. D’abord, on table sur le fait que les gens vont complètement s’oublier eux-mêmes dans le spectacle. Et puis on les culpabilise en disant : « Si vous n’êtes pas riches c’est de votre faute. »

Cet imaginaire peut-il tomber en disgrâce ? Dans ce cas, par quoi le remplacer ?

À un moment, ça ne fonctionnera certainement plus du tout. Mais alors : quel autre modèle de bonheur et de vie en commun proposer ? Il est à réinventer. On a des repoussoirs mais pas vraiment de propositions inverses. C’est quelque chose que j’ai découvert lors de l’écriture de ce livre : il était vraiment évident de pointer les différents composants de cet imaginaire qui s’est imposé en France, beaucoup moins de proposer un autre modèle.
En outre, très peu de gens peuvent véritablement se revendiquer comme hors de portée de cet imaginaire. On est tous contaminés, au moins un peu. Et la nouvelle génération politique est nourrie de ça, transporte ce modèle avec elle.

il y a une très forte conscience de classe chez les plus riches et qu’elle a été totalement détruite chez les plus pauvres. Il y a un énorme déséquilibre. Dans le miroir, les riches ont droit à un reflet ultra valorisant ; par contre, dans ce même miroir, les classes populaires ou moyennes ne voient plus rien, ou alors une sorte de reflet brouillé. On leur agite des modèles de réussite trompeurs qui débouchent sur la culpabilisation et l’oubli de leur identité. L’enjeu serait de retrouver des images plus valorisantes.

à l’époque, tous les grands créateurs étaient du côté du peuple. Il y avait une effervescence politique autour des ouvriers qui englobait des œuvres culturelles très valorisantes. Les prolétaires étaient des héros, ils avaient une conscience très forte, une fierté, une solidarité.
Et j’ai l’impression qu’avec le temps on est passé de Jean Renoir aux Deschiens. Et qui a envie d’être un Deschien ?

certains auteurs contemporains qui affirment qu’on ne peut plus penser les choses uniquement au niveau politique, qu’il faut remonter au niveau anthropologique : repenser complètement des choses qui nous apparaissent évidentes, les rapports des individus entre eux, des individus à la nature. A ce sujet, des auteurs comme François Flahault ou Jacques Généreux (notamment dans « La dissociété », un livre très important) ont écrit des choses fondamentales. Pour eux, le libéralisme et la droite prospèrent sur des conceptions philosophiques, des visions du monde et de l’humain, qui sous-tendent toute notre modernité. La droite pousse ces conceptions à l’extrême, mais c’est un arrière-fond sociétal. Toute notre pensée moderne est conditionnée par ça, même à gauche, et c’est là qu’il faudrait reconstruire la pensée critique.

pour une lecture intégrale sur le site "articleXI" ==> http://tr.im/imaginaire_de_doite
merci à Pascal pour ce résumé

vendredi 6 février 2009

Le Président Sarkozy, apprenti économiste


Le Président Sarkozy a de l’avenir chez les économistes dominants. Sur plusieurs sujets il a montré sa parfaite incompréhension des linéaments de l’économie politique et au contraire sa capacité à se couler dans le moule de l’idéologie régnante, et donc à faire lui-même de l’idéologie.

Il veut supprimer la taxe professionnelle parce qu’elle "repose sur la production". Et il veut la remplacer par une taxe sur le carbone. Admettons. Et sur quoi est prélevée toute taxe sinon sur la production ? Sarkozy confond le support de toute taxe avec l’assiette qui lui sert de calcul.

Il veut s’intéresser aux "classes moyennes", c’est-à-dire à ceux qui gagnent le SMIC ou juste un petit peu plus que le SMIC. Si même les smicards sont considérés comme "moyens", cela en dit long sur la dégradation considérable de la condition salariale !

Il veut poursuivre la diminution du nombre de fonctionnaires parce que ceux-ci sont une charge pour l’économie privée, la seule, selon lui, qui produit. A elle seule, cette affirmation constitue le joyau de l’idéologie régnante. Premièrement, elle considère que des "dépenses" d’enseignement sont des charges de fonctionnement, alors que par ailleurs on ne cesse de nous dire qu’il faut préparer une économie de la connaissance. Les chercheurs et les universitaires en grève apprécieront. Deuxièmement, Sarkozy ressort de son chapeau l’idée ressassée à l’infini selon laquelle les services non marchands ne sont pas de la richesse et que ceux qui travaillent à les fournir sont payés par prélèvement sur le fruit de l’activité marchande. Cette assertion est réfutable et les économistes critiques feraient bien de s’attaquer enfin de front à l’absurdité qu’elle constitue.

Le Président s’est livré une nouvelle fois à une charge contre la réduction du temps de travail qui "a accru le chômage". Sarkozy est mûr pour entrer dans la confrérie des économistes dominants, mais, comme historien, il est recalé. Comble du cynisme, il est favorable à la promotion du chômage partiel. C’est pas de la RTT, ça ? Et de la mauvaise façon !

sources de l'article: Spéculand article de Jean-Marie Harribey

illustration: sarkozynews

lundi 2 février 2009

«La personne au RSA qui refusera deux fois un emploi, on coupe tout» !

la dernière leçon de mépris du petit monarque de la République...





[...] «Je comprends vos difficultés», a déclaré mardi Nicolas Sarkozy. En déplacement à Châteauroux, le chef de l'Etat a jugé «normal que les gens protestent», mais assuré qu'il poursuivrait ses réformes.

«Je suis à l'écoute de toutes les souffrances, mais je veux pouvoir regarder en face chaque Français et dire : j'ai été élu pour un travail et je le ferai». Le ton tranchait avec l'assurance affichée la semaine précédente : «J'écoute ce qu'on me dit mais je n'en tiens pas compte», avait-il lancé à Provins.

A Châteauroux, le but du déplacement était de montrer que l'on peut s'en sortir après avoir été chômeur. M. Sarkozy a visité une entreprise aéronautique, PGA Electronic, fondée en 1989 par trois salariés qui venaient d'être licenciés. Son président-fondateur, Jean-François Piaulet, était si volubile qu'il interrompait sans cesse le président. «Je pourrai dire à Carla, j'en ai trouvé un pire que moi», a lâché M. Sarkozy [1].

La visite a été suivie d'une table ronde, devant quelques centaines d'invités triés sur le volet par la préfecture. Des salariés licenciés racontaient leur destin tandis que des spécialistes du social expliquaient les méandres du retour à l'emploi. Muets, la ministre des finances Christine Lagarde et ses secrétaires d'Etat Luc Chatel (industrie) et Laurent Wauquiez (emploi) dodelinaient de la tête, approbateurs. Le président a pu réaffirmer son credo : «Le drame, ce n'est pas de perdre son emploi. Le drame, c'est de ne pas en retrouver» ; «La réponse au chômage, c'est la formation» [2] ; «La meilleure gestion sociale, c'est d'investir dans l'économie» [3].

Et de rappeler que la vie est faite de droits et de devoirs : «La personne au RSA qui refusera deux fois un emploi, on coupe tout».

M. Sarkozy a une nouvelle fois refusé la relance par la consommation : «C'est comme de l'eau dans le sable» [4]...

(Sources : Le Monde et la revue de presse de actuchomage)

vendredi 23 janvier 2009

Gérard Filoche mis en examen dans l’exercice de ses fonctions d’inspecteur du travail.




"A propos de la « mise en examen » de Gérard Filoche

Le Parisien, France inter , l’AFP, ont annoncé mardi 20 janvier « la mise en examen de Gérard Filoche ». C’est bien la première fois que Le Parisien me fait une si grande place : discret lorsque je dénonce la délinquance patronale, ce journal répercute l’annonce qu’un gros patron de la rue de la Paix a réussi, en se portant partie civile, à me faire « mettre en examen ».

Le prétexte est rocambolesque : j’aurais fait « entrave » à son « comité d’entreprise ». Moi ! Gêner un comité d’entreprise ? Et puis quoi encore ? S’il y a un comité d’établissement au siége de l’importante société de cosmétique Guinot -Marie Cohr, c’est parce que j’ai insisté, en tant qu’inspecteur du travail du secteur, pour qu’il soit mis en place, car sinon, la direction n’en avait pas et n’en voulait pas !

Mais ils ont réussi à ce que ledit CE mis en place, fasse partie de ce qu’on appelle les « CE bidons » : il ne comporte que 2 membres totalement soumis à la direction au point de ne jamais fonctionner, sauf pour donner un « avis favorable » au licenciement d’une déléguée syndicale CGT, ce qu’il a fait à deux reprises.

Cette déléguée CGT, est d’abord une femme cadre, d’origine arabe, de retour de congé maternité, dont l’entreprise a voulu se débarrasser après 6 ans de bons et loyaux services. Pour la pousser dehors, elle qui s’occupait de la zone commerciale arabe, ils l’ont mis à une zone Amérique latine Pacifique qu’elle ne connaissait pas et dont elle ne parlait pas la langue, ce qui lui demandait deux fois plus de travail, une forme de harcèlement alors qu’elle avait les soucis de son nouveau-né. Plutôt que de lui redonner son poste après son congé maternité, ils y ont même mis des intérimaires.

(C’est de plus en plus fréquent, il faut une loi pour protéger les femmes de retour de maternité obligeant de leur redonner leur poste et interdisant de les licencier pendant un an).

Chez Guinot, les salariés cadres font des heures supplémentaires dissimulées en masse : ils les appellent d’ailleurs ironiquement « les heures philanthropiques ». Lorsque, pour faire valoir ses droits, la jeune femme s’est syndiquée, a demandé des élections de CE, elle est devenue la femme à abattre : isolement, propos racistes, dénonciation dans la boîte où tout le monde a peur. Ils m’ont demandé trois de fois de suite l’autorisation de la licencier, la dernière en juin 2004, sous un prétexte kafkaïen, après l’avoir cette fois « mise à pied ». La tenant ainsi, par la privation de salaire, ils ont fait traîner la procédure, négligeant de réunir le CE prévu début juillet. Ils allaient, si je n’étais activement intervenu, la laisser ainsi tout l’été. J’ai exigé que le CE se tienne vite, formalité nécessaire, et qu’ils me saisissent vite. Ils ne l’ont fait que le 24 juillet, alors que je partais le 26 juillet en congés tout le mois d’août.

Alors j’ai hâté la procédure, je suis allé dans l’entreprise, faire mon « enquête contradictoire », prendre acte que le CE avait voté, et prendre ma décision de refus d’autorisation de licenciement le lendemain avant mon départ en vacances, de façon à ce que la salariée retrouve un salaire fin juillet… et non pas fin septembre. Ça s’est passé ainsi, déjouant ce qui était manifestement une mauvaise pratique de la direction.

Je suis arrivé assisté d’une collègue contrôleuse, le 24 juillet 2004 avant le CE. J’ai avec l’accord total de la direction, dans le bureau du directeur, sans objection de quiconque, en expliquant ma démarche, sur le coup, interrogé et confronté au total neuf personnes. Cela m’a suffi pour établir l’innocence de la déléguée CGT, et le « CE » s’est réuni sans surprise, c’est-à-dire que les deux membres pro patronaux sont sortis du bureau du directeur pour aller voter… l’avis favorable au licenciement de leur collègue, à deux voix contre zéro, à bulletin secret, ce qui leur a pris moins de dix minutes… C’était leur seul point à l’ordre du jour.

Le Parisien cite des « témoins » anonymes (la plupart des protagonistes ont été « virés », depuis, par Guinot) : un « ex-salarié » prétendrait que j’ai « menacé » de « déposer plainte contre le CE ». C’est une phrase inventée de a à z, impossible à sortir de mes lèvres, car juridiquement stupide, pourquoi aurais je tenu un tel propos sans sens ? Un autre « témoin » anonyme cité par Le Parisien aurait dit : « Il nous a dit qu’il nous poursuivrait pour harcèlement moral » : phrase ridicule aussi dénuée de sens juridique et que je n’ai évidemment en aucun cas prononcée. Si ce sont bien des « témoins », pressionnés par la direction, ils ont donc été amenés à croire et/ou à dire n’importe quoi. Je n’étais ni « énervé », ni « vindicatif », mais un des salariés, subordonné, donc fragile, m’a raconté en off qu’on lui avait dicté ses propos. J’ai déjà vu des juges, plus avisés, qui, en audience, refusaient les témoignages des salariés en faveur de leur patron en invoquant le « lien de subordination juridique permanente » qui caractérisait leur contrat.

L’avocat de Guinot, M° Varaut, qui se vante dans le Parisien en termes idéologiquement révélateurs, de ma mise en examen, a tenté de mêler la proximité physique de mon enquête ce matin-là et la tenue du CE pour inventer d’abord que j’avais « fait du chantage » au CE puis c’est le procureur, de façon surprenante, qui a amélioré la saisine initiale, avec un « réquisitoire supplétif » pour « entrave au CE ».

Reprocher à un inspecteur du travail « une entrave » au CE c’est tenter d’escalader l’Annapurna pieds nus, ça ne s’est jamais fait. Je n’avais absolument aucune raison de faire la moindre pression sur les deux membres du CE totalement subordonnés à la direction et dont je connaissais le vote d’avance - lequel n’engageait pas ma décision. Je n’étais absorbé que par mon « enquête contradictoire » de façon à obtenir le maximum d’éléments et à rendre imparable juridiquement le refus de licenciement de la salariée.

Le ministère a pourtant cassé ma décision (ce n’est pas le seul cas hélas, car de plus en plus de « salariés protégés » se trouvent ainsi abattus). Pourtant, tout ce qui s’est passé, d’un bout à l’autre dans cette affaire, aurait dû donner superbement raison à la déléguée syndicale, et le fait que le tribunal administratif – dans des termes que j’ignore - ait confirmé le ministère, me stupéfie. Je ne sais si la salariée ira en Conseil d’état, mais elle est tellement manifestement dans son bon droit, que cela mériterait d’être tenté.

Le juge Madre m’a convoqué pendant 5 heures ( !) le 7 mars 2007 alors que je revenais de Périgueux où avait été jugé et condamné l’assassin de deux de mes deux collègues (à Saussignac le 2 septembre 2004). Je l’ai alors surpris en lui apprenant un point de droit qu’il ignorait, c’est qu’un avis du CE favorable au licenciement d’un délégué n’était qu’un élément indicatif et ne s’imposait pas à l’inspection du travail.

Puis je n’ai entendu parler de rien entre le 7 mars 2007 et le 21 novembre 2008 et je croyais légitimement enterrée l’impossible plainte pour « chantage » mort-née. Car si des patrons réussissent à force d’argent et d’entregent à faire convoquer des inspecteurs du travail devant les juges, c’est le contrôle de tout le droit du travail qui sera entravé, et non pas un CE bidon.

Invité à un CHSCT Guinot, en juillet 2008, je m’y suis rendu, et sans surprise, j’ai pu constater encore qu’il ne se tenait pas, que le responsable du CE/CHSCT, le même qui avait voté le licenciement de la salariée, n’était même pas dans les locaux, que le CHSCT était aussi « bidon » que le CE.

Le juge Madre aurait interrogé par écrit le Directeur général du travail, en droit pur, en décembre 2007 et m’a re-convoqué le 7 octobre 2008 : atteint d’une pneumonie avec complication, j’étais parti à l’étranger au soleil. Après mon retour, le 21 novembre 2008 il m’a mis en examen à ma grande surprise.

Le Parisien cite, dans un entrefilet fielleusement présenté, la lettre du directeur général du travail, (DGT) Jean-Denis Combrexelle, affirmant qu’un inspecteur du travail qui intervient dans un CE a « un comportement professionnel aberrant ». Mais cette lettre ne me concerne pas ! Le juge Madre me l’a précisé : « J’ai interrogé votre directeur, bien sûr, en général, sans lui dire qu’il y avait le moindre lien avec vous ». La réponse du directeur est déconnectée de la situation concrète du 24 juillet 2004 à Guinot.

À moins, mais je n’ose le penser, que mon directeur n’ait eu vent de quelque chose et ait « chargé » le contenu de sa réponse de façon à ce que le procureur renonçant à évoquer un « chantage », relaie la plainte improbable de Guinot en évoquant une « entrave au CE ».

Ce directeur (DGT), Jean-Denis Combrexelle et moi, sommes en effet, en conflit idéologique ouvert, puisqu’il m’a convoqué le 9 avril 2008 pour me menacer dans l’exercice de ma fonction d’inspecteur du travail : ce DGT est celui dont « Liaisons sociales » révélait qu’il dînait chaque mois avec Denis Gauthier-Sauvagnac, ce DGT est celui qui a fait la fameuse « recodification du code du travail » contre laquelle je me suis tant battue, avec notamment Jacques Barthélémy, grand avocat du Medef, celui enfin qui m’envoie des lettres administratives comminatoires pour me rappeler en permanence à l’ordre, et me faire taire chaque fois que je parle dans un média. Avec le Directeur départemental, ils m’ont supprimé toute part de primes depuis de longues années, rétorsion qui ne me fera céder en rien. Son accusation est classique : je mélangerais les genres entre mes engagements syndicaux et politiques et mes missions de service. Il convient de repréciser qu’un inspecteur du travail est « indépendant » selon la convention 81 de l’OIT. Nous sommes indépendants mais pas neutres. Nous avons pour mission « d’alerter les gouvernements en place sur le sort qui est fait aux salariés ». Nos assujettis ce sont les employeurs, pas les salariés. C’est aux employeurs que devons faire respecter le code du travail de la République. Il faut une sacrée imagination, pour me mettre, moi, à six mois de ma retraite, après trente ans de métier, en examen, pour « entrave à un CE ».

À l’émission « Ripostes », le 10 décembre 2006, Nicolas Sarkozy m’a dit « Je ne partage pas votre détestation des employeurs, M. Filoche ». Je ne « déteste » pas les employeurs mais j’essaie d’agir contre ceux qui trichent et spolient les salariés de leurs droits. Je défends l’inspection du travail avec d’autant plus de vigueur que la délinquance patronale augmente considérablement, que le droit du travail est foulé aux pieds, pire méprisé, bien au-delà de mon secteur où j’ai 4 500 entreprises et 45 000 salariés. Mon expérience, tous les jours, me fait rencontrer des « Guinot » : d’ailleurs j’engage les investigateurs à regarder de plus prés, (au 1 rue de la Paix et pas seulement), au-delà de ma personne, la réalité de ce genre de patronat qui fait tout pour mettre en cause l’action légitime de l’inspection du travail.

Gérard Filoche, le 21 janvier 2009

source: http://cozop.com/slovar/communique_de_gerard_filoche_concernant_sa_mise_en_examen

lundi 15 décembre 2008

Travailler plus, jusqu'à 70 ans c'est désormais possible! Témoignages...



Dans le cadre des mesures visant à généraliser le travail jusqu'à 70 ans, il est maintenant possible de se procurer des déambulateurs auprès de vos secrétariats, au titre des fournitures de bureau.
Ces dispositifs devront permettre une meilleure prise en charge et une amélioration de la productivité des salariés seniors au travail.
Un bilan annuel sera établi avec les partenaires sociaux afin d'évaluer les matériels déjà homologués par le Sénat, l'Académie Française, le MEDEF, le ministère du Travail et par le ministère de la Fin de la Vie ( ex ministère de la Santé).

Premiers témoignages:
M. X Gestion de production à Angers : "J'ai choisi un modèle avec un petit siège, c'est vraiment pratique lorsque je vais à la machine à café !..."

Mme Y. Assistante Commerciale aux Clayes : "Je suis très satisfaite du déambulateur, j'ai pu choisir un modèle avec un petit panier, ce qui est très utile lorsque je vais en gazette ou à la photocopieuse...."


En option, ces modèles peuvent etre équipés d'un GPS (pour retrouver son bureau), d'un support de perfusion et d'un urinoir suivant prescription médicale.

Les améliorations de confort ( coloris, sellerie cuir, roues alu) ne sont pas prises en charge par la CPAM mais peuvent être budgetisées par l'entreprise selon votre convention collective.

samedi 4 octobre 2008

RSA : Pourquoi diable suis-je allé travailler ?

Pour 11 euros et pas la moindre reconnaissance de mon boulot...

samedi 4 octobre 2008 par Email diamant qui a perdu son joli sourire


Le RSA est une mesure présentée uniquement sous l’aspect du complément de revenu et qui cache pourtant bon nombre de nouvelles obligations pour les précaires :

- Inscription obligatoires à l’ANPE et suppression du volet social présent dans le RMI (que vous n’ayez pas de logement , des problèmes de santé ou autres, vous devez dorénavant être employable sous peine de suspension ou de radiation).

- Engagement formel de faire en sorte, une fois en emploi, de mettre tous les efforts en œuvre pour travailler plus d’heures avec pour juge de vos efforts vos référents sociaux ET votre employeur. Donc un contrôle social même lorsque vous vous trouvez en emploi avec son lot de punitions si vous n’avez pas été un employé modèle (baisse du complément ou suppression pour une période d’un droit connexe comme par exemple la gratuité des transports).

Sans compter les disparités de droits et d’accès à ces droits d’un département à l’autre et les contrôles CAF qui continueront à vous tomber dessus.

Tout ceci devrait s’effacer devant ce fameux complément de revenu qui rehausserait de façon notoire le niveau de vie des RSAstes en emploi. Au-delà du (faux ?) débat sur le financement du RSA, qu’en est il vraiment des premier résultats de ce complément ?

Témoignage d’une Rmiste qui a repris une activité en temps partiel

vendredi 26 septembre 2008

Monsieur Sarkozy, le coupable, c'est l'ensemble du système néolibéral

Communiqué d'Attac France, 25 septembre 2008

Ce soir à Toulon, Nicolas Sarkozy vient de tenir un discours sur l'économie dont on cherche en vain la cohérence.

Sur la crise internationale, M. Sarkozy a développé une analyse en apparence sévère par rapport aux excès les plus visibles du capitalisme financier. Il a notamment appelé à des régulations pour « moraliser le capitalisme », sans toutefois avoir été très explicite sur les propositions qu'il souhaitait voir la France porter en Europe et dans le monde. Mais, ce qu'il n'a pas dit, c'était que la financiarisation, c'est-à-dire l'enrichissement des riches et la spéculation des institutions financières, était nourrie par toutes les dégradations sociales. Or, M. Sarkozy, confirme sa volonté d'accélérer le rythme de la casse sociale entamée par son gouvernement.

Monsieur Sarkozy cherche en effet à appliquer une stratégie de choc : profiter de la crise pour aller plus loin et plus vite dans les réformes néolibérales, qu'il s'agisse de la réforme de la santé, de la révision générale des politiques publiques, de la flexibilisation du marché du travail et des nouveaux allègements de taxes pour les entreprises. Ainsi, le coupable qui se cache derrière cette crise, ce ne sont pas quelques spéculateurs irresponsables. Plus profondément, la responsabilité en revient à la logique même du néolibéralisme, c'est-à-dire aux politiques menées depuis trente ans et qui n'ont eu pour résultat que de renforcer l'emprise de la finance sur toutes les sphères de la société, et ses corollaires que sont l'explosion des inégalités et la marchandisation du monde.

Dans ces conditions, une démarche de rupture qui tirerait les leçons de la crise de ce système devrait remettre en cause toutes les politiques de dégradation sociale, appliquées aujourd'hui partout en Europe et dans le monde. Parce que nous avons parfaitement les moyens de financer nos services publics et de garantir les droits fondamentaux et sociaux : pourquoi ce qu'il est possible de dépenser pour sauver des spéculateurs de la faillite, comme aux Etats-Unis, ne le serait-il pas pour financer la satisfaction des besoins sociaux ?

En tant que président de l'Union européenne, Nicolas Sarkozy convoquera un sommet européen le 15 octobre pour déterminer une position commune face à la crise. Les Attac d'Europe, quant à eux, tiendront une conférence de presse ce même jour pour proposer un plan d'alternatives permettant de sortir du système néolibéral en faillite. Nous appelons l'ensemble de nos concitoyens européens à se mobiliser ce jour-là ainsi que les 24 et 25 octobre, date anniversaire du Jeudi noir de 1929. Parce qu'aujourd'hui un autre monde n'est pas seulement possible, il est aujourd'hui indispensable. Le temps est venu de désarmer le capitalisme financier.

Contacts presse :
- Jean-Marie Harribey : 06 85 71 25 82
- Dominique Plihon : 06 82 22 27 11
- Jacques Cossart : 06 07 96 52 87

Communiqué en ligne : http://france.attac.org/spip.php?article8925

mercredi 3 septembre 2008

Jean Marc Sylvestre a quitté France inter

Jusqu’au bout nous avons espéré, mais on ne peut plus le cacher, Jean-Marc nous a quittés.

Oui, l’éditorialiste économique Jean Marc Sylvestre a quitté France inter. Sans esclandre, sans tapage, le hussard noir du capitalisme a rejoint la direction de l’information de TF1.

C’est la rentrée, mais malgré sourires et entrain, nous avons le cœur bien lourd. Car nous pensons à ces centaines de milliers d’auditeurs désemparés, sans guide et sans boussole désormais. Voilà 22 ans que chaque matin à 7h25, le Dalaï Lama du CAC 40 nous dit ce que nous devons penser. 22 ans qu’il réveille la France en lui parlant de l’horreur des 35 heures, des grèves qui prennent l’usager en otage, des privilégiés des régimes spéciaux, du Oui à la constitution européenne ou de la nécessité de « moderniser » le financement de la Santé et des retraites dans un pays archaïque où les entreprises sont écrasées par les charges.

Comment combler le manque que laisse cet infatigable télévangéliste du marché, cet humble propagateur de la foi ultralibérale ? Et quelle simplicité ! Jamais dans les couloirs de France inter on ne l’a vu arborer la légion d’honneur que son ami Nicolas Sarkozy lui avait remis en 2004. Toujours prêt à défendre les intérêts des nantis et des puissants et à nous enseigner la résignation par la modestie ou par l’évidence « Le libéralisme n’est pas une construction intellectuelle comme le marxisme, le monde a été créé ainsi, tel était le message de Jean-Marc, le libéralisme est inscrit dans la nature humaine, parfois violente et injuste, nous répétait-il » (Interview à VSD 20.01.05)

Pendant 22 ans, cet homme a murmuré à l’oreille des veaux. Un homme toujours prêt à lécher les maîtres du monde jusqu’entre les doigts de pieds là où ça sent pas toujours très bon.

Alors, bien sûr, France inter lui a trouvé un successeur. Mais de partout monte le chœur des auditeurs déboussolés « Pourvu que le prochain soit aussi caricatural ! » disent-ils « Jean-Marc n’avait pas son pareil pour vous faire monter l’adrénaline dés le matin, c’était bon pour démarrer la journée ! Jean-Marc Sylvestre, c’est le type qui est la caricature de tout ce qu’il défend. Il a fait réagir tant d’auditeurs, tant de colères et tant de rigolades entre le café et la brosse à dents, qu’il a plus fait pour dévoiler l’horreur économique que pour la faire avaler .

Article paru le:
mardi 2 septembre 2008
numero 557
par Daniel Mermet Là-bas si j’y suis



lundi 30 juin 2008

Liberté, ils ont oublié ton nom (par Serge Portelli)

Cet article est paru cette semaine dans le magazine "Les Inrockuptibles" (n°648 du 29 avril 2008)

Trop de gardes à vue! Trop de prisons! Trop de reconduites à la frontière! Trop de lois liberticides! Les mesures du gouvernement Sarkozy en matière de justice, de police, d’immigration sont de plus en plus fraîchement accueillies. Pétitions, manifestations, grèves, articles vengeurs, blogs sarcastiques, livres décapants, films assassins... on ne compte plus les lieux d’une protestation souvent véhémente contre une politique plus qu’ inquiétante pour la démocratie et les libertés.(...)

Lire la suite sur Chronique de l'humanité ordinaire, le blog de Serge Portelli (magistrat et vice-président du Tribunal du Paris)

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