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lundi 29 juin 2009

Bellaciao et la censure




Bellaciao, site que jusqu'à présent je tenais (sans doute naïvement) en estime, a censuré les articles critiquant les gros bras de la CGT lors de leur intervention contre les "sans" de la Bourse du travail.
C'est assez pathétique en ces temps où la collaboration va bon train et surgit de là où on ne l'attendait pas forcement.

On se passera donc de Bellaciao, dont le lien est aujourd'hui supprimé de ce blog.

vendredi 1 mai 2009

C’est la grippe finaaaaaale !


René BALME

Après la grippe aviaire, une nouvelle forme de grippe interplanétaire apparaît... spontanément, cela va de soi ! Si l’on en croit les médias, il s’agirait d’un virus inconnu. Foulant au pied toutes les théories scientifiques, notamment celles exposées par Darwin sur l’évolution des espèces, la petite bête de la grippe mexicaine apparaît, sortant du néant, pour envahir les médias internationaux... mais surtout ceux de l’Hexagone. Ah ! la génération spontanée des virus, quelle belle invention tout de même ! Rien ne lui résiste, pas même l’esprit critique.

lire la suite sur Le Grand Soir

jeudi 8 janvier 2009

Décryptage


Les 11 règles que tout le monde doit savoir sur le Proche-Orient.



Voici, en exclusivité, les règles que chacun doit avoir à l’esprit lorsqu’il regarde le journal télévisé, écoute la radio, lit le journal. Tout deviendra simple.








Règle numéro 1 : Au Proche Orient, ce sont toujours les arabes qui attaquent les premiers et c'est toujours Israël qui se défend. Cela s'appelle des représailles.

Règle numéro 2 : Les arabes, Palestiniens ou Libanais n'ont pas le droit de tuer des civils de l'autre camp. Cela s'appelle du terrorisme.

Règle numéro 3 : Israël a le droit de tuer les civils arabes. Cela s'appelle de la légitime défense.

Règle numéro 4 : Quand Israël tue trop de civils, les puissances occidentales l'appellent à la retenue. Cela s'appelle la réaction de la communauté internationale.

Règle numéro 5 : Les Palestiniens et les Libanais n'ont pas le droit de capturer des militaires israéliens, même si leur nombre est très limité et ne dépassent pas trois soldats.

Règle numéro 6 : Les Israéliens ont le droit d'enlever autant de Palestiniens qu'ils le souhaitent (environ 10000 prisonniers à ce jours dont près de 300 enfants). Il n'y a aucune limite et n'ont besoin d'apporter aucune preuve de la culpabilité des personnes enlevées. Il suffit juste de dire le mot magique "terroriste".

Règle numéro 7 : Quand vous dites "Hezbollah", il faut toujours rajouter l'expression « soutenu par la Syrie et l'Iran ».

Règle numéro 8 : Quand vous dites "Israël", il ne faut surtout pas rajouter après : « soutenu par les Etats-Unis, la France et l'Europe », car on pourrait croire qu'il s'agit d'un conflit déséquilibré.

Règle numéro 9 : Ne jamais parler de "Territoires occupés ", ni de résolutions de l'ONU, ni de violations du droit international, ni des conventions de Genève. Cela risque de perturber le téléspectateur et l'auditeur de France Info.

Règle numéro 10 : Les israéliens parlent mieux le français que les arabes. C'est ce qui explique qu'on leur donne, ainsi qu'à leurs partisans, aussi souvent que possible la parole. Ainsi, ils peuvent nous expliquer les règles précédentes (de 1 à 9). Cela s'appelle de la neutralité journalistique.

Règle numéro 11 : Si vous n'êtes pas d'accord avec ces règles ou si vous trouvez qu'elles favorisent une partie dans le conflit contre une autre, c'est que vous êtes un dangereux antisémite.

Paru dans Politis, juillet 2006 (Bloc-notes de Bernard Langlois).

samedi 18 octobre 2008

Courage, Madame Lagarde !

La Caisse d’épargne a avoué avoir « perdu » 600 millions d’euros. Est-ce beaucoup, Madame, alors que vous jonglez, en accord avec vos collègues européens, avec des sommes près de 3000 fois supérieures (1700 milliards d’euros) ?

Avez-vous raison de vous alarmer ? Car de deux choses l’une. Ou bien la Caisse d’épargne a vraiment perdu 600 millions, et alors quelque autre banque ou fonds spéculatif les a gagnés puisque, à un instant donné, le jeu est à somme nulle. Ou bien elle n’a rien perdu du tout, elle a simplement enregistré ces jours derniers une valorisation boursière à une hauteur moindre que ce qu’elle avait espéré au vu des évaluations précédentes, lesquelles n’étaient pas moins fictives que l’effacement de 600 millions : rien, dans ce cas, n’est parti en fumée, sinon la fiction d’une création de richesse à la Bourse.

Ne vous découragez pas Madame Lagarde, vous ne comprenez rien à l’économie, sauf les intérêts de vos commanditaires, mais gageons que l’ampleur et la durée de la crise vous laisseront le temps de déchiffrer tout cela. Pendant ce temps, nous défricherons le bourbier que vous nous laissez.

Jean-Marie Harribey (samedi 18 octobre 2008)

source: Speculand le blog de la crise

vendredi 12 septembre 2008

Organisons la résistance!









Loi de prévention de la délinquance, fichier base élève, fichier Edvige, radiation arbitraire des chomeurs, démantèlement des droits du travail, expulsions locatives et mal logement, chasse aux enfants et familles de sans papiers, démantèlement de la fonction publique, profit faramineux des grands patrons quand les entreprises licencient et que le travail se précarise, prolifération des OGM malgré des risuqes sanitaires évidents, industrialisation de la planète malgré le réchauffement climatique, développement du nucléaire, aucune alternative au tout pétrole ...et la liste est encore longue.

Nous sommes de plus en plus nombreux à subir ces situations.
C'est purement invivable !

Nous ne pourrons donner un coup d’arrêt à cette dérive sécuritaire et libérale qu’en organisant une résistance unie pour construire les conditions d’une alternative citoyenne.

Le 10 novembre ne sera pas décrété par le haut.

Nous devons dire haut et fort que nous en avons marre des grèves sectorielles, des grèves d’un jour, des défilés qui ne servent qu’à démoraliser jour après jour les militant-e-s et les citoyen-ne-s car le pouvoir reste sourd à l’appel de la rue.

Pourtant la démocratie n’est pas le droit de s’exprimer un jour, qui plus est en votant pour le moins pire, et se taire ensuite durant 5 ans en attendant la prochaine, le prochain qui nous dit qu’il va nous sauver et sauver la planète avec !

La démocratie, c’est ce que nous en faisons.

Et fidèle à l’article 35 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen

"Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs."

Organisons la résistance pour construire une alternative citoyenne.
Organisons la grève générale et reconductible du 10 novembre prochain.


Merci de le diffuser l'info sur votre site et dans vos réseaux puis rejoindre le CnR le plus proche pour organiser l'Alternative citoyenne.

Le CnR31 s'est constitué mardi 9 septembre suite à une réunion au local de Friture média régional des possibles.
Une prochaine rencontre est envisagée le 23 septembre.

ff CnR 31
Contact : cnr31@conseilnationaldelaresistance.fr

Contacts départementaux et prochaines réunions sur :
http://www.conseilnationaldelaresistance.fr/

mardi 8 juillet 2008

la Direction des Affaires Criminelles voit des terroristes partout

Communiqués de presse | du jeudi 26 juin 2008

source: http://syndicat-magistrature.org/

Le 13 juin dernier la Direction des affaires criminelles et des grâces du Ministère de la Justice a publié une note à destination des parquets afin de faire face à « la multiplication d’actions violentes commises sur différents points du territoire national susceptibles d’être attribuées - ça n’est donc même pas sûr - à la mouvance anarcho-autonome », notion dont il convient d’observer l’absence de contours précis.

On y apprend que, « outre des inscriptions sur des bâtiments publics (en clair, des tags), cette mouvance s’est manifestée par la commission d’actions violentes en différents points du territoire national au préjudice de l’Etat et de ses institutions » et que « c’est aussi à l’occasion de manifestations de soutien à des prisonniers ou d’étrangers en situation irrégulière (nous y voilà) que ses membres s’expriment, parfois avec violence ».

Le zèle développé à cette occasion par la Chancellerie prêterait presque à sourire s’il n’était ensuite demandé aux magistrats « d’informer dans les plus brefs délais la section anti-terroriste du parquet de Paris pour apprécier de manière concertée l’opportunité d’un dessaisissement à son profit » et, par voie de conséquence, de permettre une extension quasi illimitée d’une législation d’exception.

Cette manière de procéder devrait ainsi permettre – au prétexte bien commode et très consensuel de lutte contre le terrorisme – de renforcer la répression à l’encontre des différents acteurs du mouvement social.

A n’en pas douter, la philosophie générale de cette note singulière est à rapprocher des propos récemment tenus par le porte-parole de l’UMP à l’encontre du Réseau Education Sans Frontières et autres collectifs « faiseurs de provocations » et « semeurs de désordre » qui - bientôt suspects d’appartenir à cette fameuse « mouvance anarcho-autonome » - pourront bénéficier d’un traitement judiciaire de faveur.

Le Syndicat de la magistrature dénonce avec force ce procédé et invite les magistrats à faire preuve du plus grand discernement dans la mise en œuvre de cette scandaleuse dépêche.

samedi 5 juillet 2008

Libération d'Ingrid Bétancourt, Il y a "ma(l)done"

Ingrid Bétancourt est vivante et libre, Aida Duvaltier est morte dans la jungle sans être libre.

Hourra, Hourra, Ingrid Bétancourt est libre et vivante (et bien plus en forme qu'on ne le croyait: "analyse scientifique" ici ).
Mais qui se souvent d' Aïda Duvaltier ? Aida Duvaltier avait été enlevée en 2001 à 67 ans (elle s'était offerte comme otage pour éviter à son mari, 73 ans, malade, d'être pris en otage).

lire la suite sur newsnours.com

Quelques repères pour une tentative de décryptage des enjeux politiques de l'affaire Ingrid Bétancourt:

Voici un complément d'informations pour tenter d'éclairer les enjeux politiques qui déterminent l'implication des principaux protagonistes dans l'affaire de l'otage "franco"-colombienne : pourquoi le cas Bétancourt fait-il remuer ciel et terre?
explications sur non à l'intox


Combien ça coûte aux contribuables?

clic


à lire aussi:

COLLECTIF ANTI INGRID BETANCOURT , site sur lequel il est d'ailleurs possible de souscrire à une pétition adressée aux FARC, mandant ces braves gens de bien vouloir reprendre en pension l'encombrante ambassadrice de l'axe néocléricolibéral pipeul.

et aussi: (par Fausto Giudice)

Sainte Ingrid, patronne des bons otages, priez pour nous !


AUTEUR: Fausto GIUDICE


Le retour d’Ingrid Betancour à la civilisation, « après six ans et quatre mois passés en captivité chez les narco-terroristes des FARC », a été l’occasion d’une opération mondiale d’ingridolatrie télévisée en direct.

La télévision publique française – France 2 en premier lieu – a sans doute battu les records, en consacrant mercredi soir pas moins de 5 heures non-stop à la « libération » d’Ingrid, et plusieurs heures danssu les jours qui ont suivi.
La peste émotionnelle qui a été répandue dans les foyers a de quoi donner la nausée. Au-delà de la nausée, il faut tenter de raisonner.

À première vue, Ingrid pète la forme, elle a l’air bien nourrie et en excellente santé, tout comme les 14 autres « otages » « libérés » avec elle, dont 3 agents du FBI prêtés à la DEA.

On ne peut s’empêcher de faire le parallèle avec un certain Augusto Pinochet, qui, dès son retour au Chili, quitta son fauteuil roulant,dans lequel il avait été cloué pendant son séjour en Grande-Bretagne qui avait mal tourne (il avait été pris en otage par les Britanniques).

Deuxièmement, Ingrid a découvert la Vierge, le Père, le Fils et le Saint-Esprit et envisage d’aller à Lourdes puis au Vatican. Benoît XVI va-t-il la faire béatifier de son vivant ? À défaut d’une canonisation, elle est bien partie pour un prix Nobel de la Paix.

Troisièmement, Ingrid est devenue une partisane fanatique de l’Armée nationale colombienne et des ses Forces spéciales, dont elle arborait la tenue à sa descente d’avion.

Quatrièmement, Ingrid est devenue une partisane enthousiaste d’Alvaro Uribe, le narco-président qui est, avec le Mexicain Felipe Calderón, le pion-clé dans le dispositif yankee en Amérique latine.

Ingrid n’a cessé de saluer l’opération « parfaite, impeccable, géniale » qui a permis sa libération. À en croire la version officielle, cette opération a été montée par un groupe de colonels colombiens avec l’aide de spécialistes de la CIA et du Mossad israélien. Ils ont infiltré les FARC, puis ont intoxiqué le commandant « Cesar », responsable de la surveillance des prisonniers dont Ingrid, en l’amenant à les livrer à une équipe de militaires déguisés en guérilléros et descendus du ciel à bord d’un gros hélicoptère de transport.

Si cette version était vraie, ce commandant des FARC devait être un crétin fini pour croire que son organisation pouvait disposer d’un tel hélicoptère. Bref, cette version hollywoodienne, c’est bon pour les gogos transformés en adorateurs de Sainte Ingrid.

La vérité est plutôt à chercher ailleurs : selon la Radio Suisse Romande, le gouvernement colombien a payé environ 20 millions de dollars au fameux « Cesar », qui n’a été montré aux caméras, avec un œil au beurre noir, que pour entretenir la fiction hollywoodienne, avant d’être exfiltré, doté d’une nouvelle identité, vers une autre partie du monde pour y mener une nouvelle vie.

Ce qu’on a tout simplement oublié dans cette gigantesque et obscène débauche d’images émotionnelles – avec Ingrid, Astrid, Yolanda, Mélanie, Lorenzo, Nicolas, Carla, Bernard et Rama tournant en boucle pendant des heures -, c’est entre autres ceci :

1° - Ce que l’on s’acharne à appeler des « otages » sont des prisonniers de guerre, tout comme le sont les combattants des FARC détenus par les forces gouvernementales. Mais évidemment, appeler les prisonniers otages reviendrait à reconnaître aux FARC un statut de force combattante, ce qui est exclu pour Uribe et ceux qui l’appuient. Appliquer les Conventions de Genève sur les prisonniers de guerre aux détenus membres des FARC et exiger des FARC qu’elles en fassent de même avec leurs prisonniers donneraient à celles-ci une légitimité.

2° - La guerre menée par l’armée colombienne et les groupes paramilitaires qu’elle a toujours soutenus a fait en 25 ans des milliers de morts, dont 3000 syndicalistes et 2000 indigènes, et des milliers de disparus. Au moins 2 millions de paysans ont été déplacés et sont des réfugiés de l’intérieur. Des milliers de Colombiens, menacés de mort par les paramilitaires, ont du se réfugier à l’étranger.

3° - Les FARC doivent renoncer à leur « combat ignoble qui brise des vies innocentes » (dixit Sarkozy) et « rectifier » leur ligne (dixit Ingrid), ne cessent de répéter les héros de ce super-doculebrón (néologismie formé à partir de culebrón version vénézuélienne de la telenovela, et de docu-soap, série documentaire montée comme une fiction). Ont-ils oublié que la dernière fois que les FARC ont accepté de réintégrer la vie politique « normale » en créant l’Union patriotique et en se présentant aux élections, 5000 de leurs membres ont été assassinés ?

Sainte Ingrid, descendante d’une famille de Croisés normands devenus rois des Canaries, va sans doute maintenant s’embarquer dans de nouvelles croisades pour la libération d’autres « otages ». Mais attention, elle ne s’occupera que des « bons otages ». Sarkozy va sûrement tenter de l’embrigader dans sa prochaine opération, visant à libérer « l’otage franco-israélien » Gilad Shalit, ce caporal prisonnier du Hamas. Maintenant qu’elle s’identifie aux Forces spéciales, qui, a-t-elle déclaré, ont fait voir au monde qu’elles étaient aussi capables que l’armée israélienne, ce serait logique.

Et qu’on ne compte pas sur Ingrid pour d’autres combats, comme la libération des 10 500 otages palestiniens détenus par Israël ou encore la défense de l’environnement. Elle qui se disait écologiste – son groupuscule s’appelait « Oxygène verte » - a été définitivement guérie de cette maladie de jeunesse pendant les années passées sous le « plafond vert » de la jungle, où elle a découvert que de tous les animaux de la jungle, le plus dangereux, c’est l’homme. L’homme des FARC, bien sûr.



Ci-dessous, un des épisodes les plus comiques du doculebrón : Nico et Ingrid sur le tarmac de Villacoublay



Source : Basta ! Journal de marche zapatiste

Article original publié le 4 Juillet 2008

Sur l’auteur

Fausto Giudice est rédacteur de Basta ! et membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, le traducteur, le réviseur et la source.

URL de cet article sur Tlaxcala :
http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=5429&lg=fr




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