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lundi 29 novembre 2010

Le 7 décembre 2010 retirons notre argent des banques !


Source: www.bankrun2010.com

Un appel à tous les citoyens à retirer tout leur argent de leur compte en banque a été lancé par Eric Cantona. Comme il le dit très bien, le système actuel est ( entre autres ) basé sur les banques, et en s'attaquant à celle-ci, nous pouvons faire la révolution différemment qu'en prenant les armes. Son appel a été relayé également En Belgique, par la scénariste Géraldine Feuillien, sur un site internet baptisé Bankrun2010.com, le texte a été traduit en six langues. Je vous invite à rendre visite à ce site, où vous pourrez lire des explications sur cette action, ses conséquences, et surtout, son but.
 
NB : Pour retirer la totalité de votre compte en banque ( vous pouvez y laisser une dizaine d'euros, car si le compte est vide, il disparait ), vous devez prévenir votre banque à l'avance de votre geste, pour qu'ils aient assez de liquide.
 
Le 7 Décembre, prenons d'assaut les guichets et les distributeurs ! Et pour ceux qui  n’ont plus rien à retirer sur leur compte le 7 du mois, faites connaître cette action en invitant vos proches et les contacts de vos réseaux sociaux à participer.
 
Rédigé par Grégoire sur le blog du Comité d'Action Jeunesse de Cahors.


Sur le même sujet: 
 - Le 7 décembre, sus aux banques ! par le Lot en Action

- L'argent - Dette et L'argent-dette 2 (vidéo)

jeudi 21 octobre 2010

Une lutte des classes implacable

La lutte des classes s’aiguise de plus en plus. La bourgeoisie montre chaque jour qui passe son visage hideux qu’elle dissimulait pendant les périodes « paisibles » à travers son idéologie véhiculée essentiellement par les grands médias qu’elle possède. Tout son discours sur le droit de grève, de manifestation, de libre circulation etc. est mis à mal par les pressions multiformes et la répression qu’elle exerce sur le mouvement social qui se déroule sous nos yeux. Plus la lutte dure dans le temps, plus cette classe devient brutale, arrogante et odieuse.
 
La classe dirigeante est prête à utiliser tous les moyens dont elle dispose pour écraser la contestation populaire. Elle fait feu de tout bois. Président de la République, gouvernement, députés, sénateurs, intellectuels, journalistes, experts en tout genre, policiers, CRS, la BAC etc. sont mobilisés pour venir à bout d’un mouvement, somme toute, pacifique.

jeudi 14 octobre 2010

Pour une réforme citoyenne des retraites

Mais comment, pour la réforme des retraites, les Syndicats ont-ils pu se laisser entraîner dans une bataille de chiffres, une vraie bagarre de chiffonniers ? Le moins que l’on puisse dire, est que nos ‘représentants des salariés’ se sont faits rouler dans la farine, comme des enfants de chœur ; Ils se sont lancés comme des jeunes bleus, là, exactement où un gouvernement machiavélique, voulait les entraîner : dans le domaine des calculs : le calcul des temps de cotisations, le calcul de l’âge de départ, le calcul des montants, de l’espérance de vie, des pourcentages, etc. etc. C’est ainsi que le monde du travail, totalement englué dans des comptes et des décomptes, qu’il maîtrise mal, n’a pas encore réalisé qu’il est manipulé.


 

Où est la solution mathématique des retraites ?


Comprenons enfin, que le problème de la réforme des retraites n’est pas dans le montant, ni dans la durée, des cotisations, mais dans le trop petit nombre de cotisants ! En effet, la solution est dans la dimension de l’assiette des cotisants ! Et puisque le gouvernement ne veut parler que de chiffres, parlons en : à l’école, en arithmétique, lorsqu’on apprend la multiplication, on apprend que :
    Le multiplicande multiplié par le multiplicateur égal le produit Soit : Les cotisations multipliées par le nombre de cotisants égal le financement
Jusqu’à ce jour, orienté par la stratégie perfide du gouvernement, le ‘monde du travail’, dans son ensemble, n’a réfléchi et calculé, que sur le premier terme : le multiplicande ! C’est ainsi que jusqu’à présent, personne ne semble avoir pensé, que l’on pouvait aussi, accroître le financement total, en augmentant tout simplement, le multiplicateur, c’est-à-dire : le nombre de cotisants... Et pour cela, il faut faire payer les retraites, par tous ceux qui, pour quelque raison que ce soit, ne les paient pas et, notamment bien sûr, par ceux qui étant assez riches pour ne pas avoir besoin de travailler, ne paient rien !


 

Les combattants de la troisième guerre mondiale


Il est anormal et pour tout dire injuste, que les caisses de retraites des travailleurs, ne soient alimentées que par les seules cotisations des travailleurs. C’est comme si l’on avait demandé, aux soldats partants à la guerre, en 1914 et en 1940, de donner une part de leur solde, pour avoir droit plus tard, à leurs retraites d’anciens combattants ! Non, ne souriez pas... ou alors tristement, car pour peu que l’on y réfléchisse, le problème à peu de chose près, est le même. Parce que, sans que l’on n’en ait pleinement conscience, nous sommes, depuis quelques temps déjà, sous la coupe de la troisième guerre mondiale ! Une sale guerre socio-économique que l’on n’ose pas appeler par son nom, et qui pourtant, fait autant de victimes qu’un conflit armé.


 

Une reconnaissance citoyenne aux soldats du travail


La retraite des travailleurs, ne doit pas être traitée, comme une affaire de fric, la retraite doit être considérée comme une « devoir civique », comme une ‘dette morale’ que nous devons à tous nos anciens ! En effet, tous ceux qui se lèvent tôt, comme dirait quelqu’un, tous ceux qui ont donné une bonne partie de leur vie au pays, tous ces hommes qui en somme, ont fait ce que nous sommes, méritent bien la considération, le respect et la reconnaissance de toute la nation ! Et si cette ’reconnaissance’, si cette retraite, d’cncien combattant du travail a un coût, nous devons tous ensemble, avoir le courage de l’assumer. C’est une question d’éthique !
Personne n’y pense, mais pourtant il faut bien admettre que ce sont seulement, nos 25 Millions de ‘combattants du labeur’, qu’ils soient des secteurs dits, primaire, secondaire ou tertiaire, qui par leur travail produisent toute la ‘valeur ajoutée’ ou mieux, le ’P. I. B.’, nécessaires pour faire vivre, tous les jours, 65 Millions de Français : les enfants bien sûr, mais aussi les politiques, les ministres, et le président de la République, les chômeurs, les militaires et les gendarmes, les curés et tout le clergé, les artistes et les sportifs, et tous ceux qui... ne foutent rien !


 

Les grèves, comme des compétitions numériques


Ce nouveau gouvernement, non content d’avoir acculés les syndicats à faire de la réforme des retraites, un problème de chiffres et de fric, au lieu d’une avancée sociale, les accule également à faire de chaque grève, une véritable compétition numérique. À peine installé, le roi, dans son jargon si particulier, a dit : « La différence avec moi, c’est que quand il y a des grèves, personne ne les voit ! » Deux ans après, des grèves il y en a partout et tout le monde les voit, mais sa majesté et ses sbires, s’en foutent, ils les ignorent même ! Ils feignent de prendre ces manifestations pour des actions négligeables ; ils s’en amusent aussi, en minimisant à plaisir, le nombre de participants. Comment peut-on en toute honnêteté, annoncer le soir, à la France entière, un chiffre incroyable de 900 000 personnes, alors que les syndicats eux, en annonce 3 Millions ! On comprend qu’un tel flou mathématique arrange à la fois les syndicats et l’État ; surtout ce dernier, car plus l’on se chamaille sur les chiffres, moins on discute sur le problème lui-même. Et la question que l’on doit peut-être se poser aujourd’hui, est de savoir si les représentants en présence, ceux des salariés et ceux de Sarkozy, ont la stature et les compétences nécessaires pour résoudre le difficile problème des retraites ? Rien n’est moins certain et, là est tout le danger !


 

La ‘grève’ comme un outil de contestation constructive


Depuis le retour de la droite au pouvoir, tous les gouvernements cherchent à durcir les droits et à dénaturer l’esprit de la grève ! Mais quelle erreur, disons même quelle connerie ! La France, ne serait pas la France sans ce dispositif exceptionnel de contrepouvoir, de pondération et de propositions, qu’elle à inventé. On n’en parle quasiment pas, car cela dérange le grand patronat, mais si notre pays passe beaucoup mieux que d’autres, la dure crise financière du moment, c’est grâce à l’ensemble de nos avancées sociales supérieures qui amortissent quelque peu, les difficultés économiques du moment. Pour cela, merci à nos syndicats et à nos manifestants d’antan, qui se sont battus corps et âmes, pour arracher à la classe dominante de l’époque et à ses ‘maîtres des forges’, toutes les conquêtes, justes et possibles, qui font les acquis sociaux de tous aujourd’hui.
Et pourtant, nombreux sont ceux qui, en ce moment même, critiquent les gens qui font grève, en les traitant de rigolos, ou de feignants, ou de minus qui feraient mieux d’aller au boulot, de travailler ‘plus’. Tous ces tartuffes qui, en même temps, sans honte et souvent sans le savoir, sont très contents de profiter pleinement des acquis sociaux gagnés par nos grévistes d’alors. Citons simplement pour exemple : la « semaine de 40 Heures » et « les fameux congés payés », ainsi que de nombreux autres droits, qui semblent si naturels aujourd’hui, mais qui n’existaient pas, avant les fameuses grèves de 1936, cette grande épopée de la classe ouvrière. Comme quoi, ce qui n’est pas possible avant, pour le gouvernement et le patronat, peut très bien l’être après... les grèves !


 

La grève n’est pas un jouet dont on s’amuse impunément


On comprend mal le comportement irresponsable et dangereux du gouvernement en place ! Comment peut-on penser en effet, qu’en ne tenant aucun compte des manifestations de rue qui se multiplient et en plus, en les commentant avec ironie, sinon avec mépris, on puisse parvenir à nouer un dialogue constructif avec les organisations syndicales ? Mais qu’ont-ils donc appris, nos ministres à la grande école des ministres ? Sciemment ou inconsciemment, le gouvernement pousse les salariés à chômer, les pousse à quitter leurs entreprises pour allez défiler dans les rues ! Par son attitude, quelque peu bizarre il leur fait croire, que plus ils seront nombreux, plus ils seront écoutés. Vous semblez penser que c’est la quantité de manifestants qui fait la crédibilité de la revendication. C’est faux ! C’est l’intelligence et le bien-fondé des revendications, qui en font leur crédibilité.
Mettre de plus en plus de participants dans les rues, est complètement irresponsable. Une telle attitude n’a aucun sens ; Elle ne peut qu’exciter et enflammer, les esprits et à ce niveau, elle peut aussi parfois, mener au clash total. Attention, messieurs les apprentis-sorciers, ne continuez pas ainsi, la grève n’est pas du folklore. La foule et notamment la classe ouvrière, ne se manage pas comme on lève le petit doigt en dégustant son thé ! En ce moment, vous jouez avec le feu. Déjà à la dernière manifestation, des familles entières, femmes, enfants et poussettes comprises, sont descendues dans la rue, et pour le prochain défilé, la jeunesse annonce aussi sa participation. Alors là, méfiance messieurs, avec les jeunes tout peut arriver. Non encore trop conditionnés par le système coercitif ultra libéral, et avec la fougue que l’on a, à 20 ans, leurs actions et surtout leurs réactions, peuvent être tout à fait imprévisibles.


 

Conseils au staff supérieur et à Monsieur le ministre


À l’annonce de : 3 millions de participants, quelqu’un d’entre vous à dit d’un ton quelque peu péremptoire : « Oui, mais la politique de la France, ne se fait pas dans la rue ». Grossière erreur, qui prouve votre inexpérience, Messieurs. ! Comme dans toute démocratie digne de ce nom, la politique de la France, se fait là où il y a le peuple, et si par votre mépris ou votre incompétence, vous mettez le peuple dans la rue, la politique de notre beau pays, que vous le vouliez ou non, se fera, de gré ou de force, dans la rue !
Autre grosse faute de votre part : Pourquoi venez-vous, de faire voter en urgence et quasiment à la sauvette, l’âge de départ à la retraite à 62 ans ? Mais comment, vous Monsieur le ministre, qui devez être quand même le plus intelligent de tout votre staff, n’avez-vous pas compris que ce report était une erreur psychologique fondamentale. Comment, ne pas avoir compris que l’âge actuel de 60 ans, est symbolique et donc intangible ! C’est une conquête de la classe ouvrière, devenue quasi historique dans l’esprit de la majorité des Français ; un peu comme la fête de la Victoire ! Dites à votre ‘conducteur en chef’, qui prouve tous les jours, qu’il ne connaît rien dans le management des hommes, dites-lui que pour obtenir des résultats positifs, « Il vaut mieux convaincre que contraindre ».


 

La réforme, tout effacer et tout recommencer


Assez, Monsieur le ministre, à présent vous avez assez joué. Maintenant, il faut mettre un terme à vos divagations hasardeuses. Vous ne pensiez tout de même pas endormir le peuple français, comme vous avez endormi la mamy des parfums, la plus riche douairière de France ? Alors, Monsieur le ministre, avant qu’un grand chambardement ne se produise, méditez sur une moralité de notre grand fabuliste : ‘Tant va la cruche à l’eau, qu’à la fin elle se casse’. À présent en effet, la cassure n’est pas loin, et c’est à vous de mettre fin à cette situation qu’avec une certaine morgue, vous avez envenimée. Comprenez bien, Monsieur le ministre, que vous avez une lourde responsabilité et que vous n’avez plus le droit de vous tromper, vous n’avez pas le droit de mettre la France à feu et à sang. Admettez enfin, Monsieur le ministre, que la solution de la réforme des retraites, ne se trouve pas là où vous voulez le faire croire ; Vous savez très bien, que la vraie solution n’est pas dans vos chiffres et vos calculs d’épicier, mais dans l’élargissement maximal de l’assiette des cotisants ! Alors de grâce, Monsieur le ministre, ne vous enferrer plus dans vos assertions erronées, faites taire un orgueil mal placé et stoppez la mauvaise réforme en cours. Parfois, le vrai courage, est de savoir revenir sur ses erreurs, et repartir sur la bonne voie.
Et pour conclure, voilà en rappel un court extrait de notre article de Septembre : La seule et unique solution est de faire payer tout les Citoyens, et notamment : Les riches dont le silence est assourdissant, et qui dans leur coin se marrent, bien ! Les actionnaires qui encaissent tous leurs dividendes, mais qui ne paient, rien ! Les machines et les robots, par qui, insensiblement le chômage des hommes, vient !
« Non pas qu’il faille arrêter le progrès, bien au contraire, mais il faut l’utiliser aussi, pour le bien être des hommes, par des réductions d’horaires, par des hausses de salaires, et aussi bien sûr, par une participation au financement des retraites ! »
Raymond Monedi

Mail : r.monedi@orange.fr
Site : cerclepep.com
 

samedi 3 juillet 2010

L’été de tous les dangers

Le monde est en train de se métamorphoser sous nos yeux


Je ne cherche évidemment pas à gâcher les vacances de qui que ce soit en jouant les prophètes de malheur, mais je dois vous dire que je n’ai jamais connu de période au cours de ma vie (et elle commence à être assez longue) où se soient accumulés autant de signes d’une détérioration de la conjoncture, dans quelque domaine et à quelque niveau que ce soit.

la suite..

jeudi 24 juin 2010

Le bio hors-la-loi ! Quelle loi ? Résistance !

* Des agriculteurs bio accusés de préconiser un "pesticide interdit"... (l'huile de neem, ou margousier, utilisée depuis des siècles par les indiens comme antiparasitaire).
* Une association traînée en justice et poursuivie par l'Etat pour la "vente illégale" de simples graines de tomates et autres fruits et légumes... (les semences de variétés anciennes conservées, répertoriées et distribuées par Kokopelli).
* Un horticulteur perquisitionné et le contenu de son ordinateur saisi par la Répression des Fraudes parce qu'il fait la promotion du purin d'ortie pour soigner son jardin... (Eric Pétiot, co-auteur du livre "Purin d'ortie et compagnie", préparation plébiscitée par les jardiniers depuis des générations).
Ca se passe aujourd'hui, en France !
Alors, paysans ou gangsters ?!
Qui fait la loi ?
La loi est l'expression du pouvoir en place. Même s'il est auréolé d'une légitimité plus ou moins démocratique (c'est un autre débat), ce pouvoir a pour vocation essentielle le maintien du système économique actuel, coûte que coûte ! Et les petits ajustements de gauche ou de droite ne changent rien aux vraies règles du jeu : tout doit devenir marchand !
Mais il faut respecter la loi !?
La loi est bonne aux yeux de ceux qui la font. Elle ne l'est jamais dans l'absolu. Il fut un temps, en France, où la loi obligeait certains d'entre nous à porter une étoile jaune. Où elle refusait le droit de vote aux femmes et "accordait" celui de travailler aux enfants...
Aujourd'hui, elle autorise la culture de certains OGM alors que 70 à 80% des français y sont opposés. Elle interdit la diffusion des semences anciennes et plus des trois quarts des variétés de tomates autorisées à la vente sont des "hybrides F1" stériles dont il faut racheter les graines tous les ans, et 98% sont sous brevet ! Vous êtes d'accord ?
Pourtant il y a de la bio dans les hypermarchés !?
Le capitalisme néolibéral possède en effet une étonnante capacité à tout récupérer... Deux approches existent aujourd'hui :
> Une bio "récupérée" qui fondamentalement ne remet pas en cause le système. Elle s'appuye sur l'Union européenne où les lobbys sont puissants, véritable machine de guerre néolibérale contre les peuples. Ainsi, depuis le 1er janvier 2009, la norme bio européenne s'impose aux Etats membres qui ont l'interdiction de définir des normes publiques plus restrictives.
Depuis cette date, le label "AB" français ne signifie plus vraiment la même chose. De plus, il devra progressivement s'effacer au profit du label européen... D'où l'importance des autres labels privés ou coopératifs (Demeter, Nature & Progrès) et l'émergence en France d'un nouveau label (privé) "Bio Cohérence".
> Une bio "militante" qui se nourrit d'une réflexion profonde sur l'agriculture et le métier de paysan, sur la fertilité des sols, l'autosuffisance alimentaire et au-delà sur les conditions économiques et sociales de la production de notre alimentation.
Cette démarche est perçue comme dangereuse par le pouvoir en place car, inévitablement, elle aboutit à une remise en cause des règles du jeu économique, à une approche différente des relations entre les hommes et la nature, et entre les hommes eux-mêmes.
La loi est l'un des outils dont dispose le pouvoir en place pour réagir, en criminalisant cette bio militante pour justifier la répression, et en harcelant les paysans qui s'engagent dans cette voie.
Vive la résistance !
Des paysans, des scientifiques et différentes organisations se mobilisent, en prenant le risque de s'opposer à la loi, qu'elle soit française ou européenne. Ils le payent au prix fort (convocations à la gendarmerie, procès, amendes, suicides...). En première ligne de la lutte contre un système néolibéral devenu fou, leur courage est exemplaire.
Ils font partie des nouveaux résistants.
Comment les soutenir ? Comment agir ?
Le système en place essaye de nous faire croire qu'il n'y a pas d'alternative. Or si, il y en a. Un peu partout en France, dans nos campagnes et sur Internet, la résistance s'organise pour construire un autre monde. Et vous pouvez y prendre part :
> D'abord en vous informant. Lisez les médias alternatifs, les blogs et autres sites qui relaient ces luttes. Parlez-en autour de vous. Allez voir les documentaires qui présentent ces alternatives : "Solutions locales pour un désordre global" de Coline Serreau, mais aussi "Sans terres et sans reproches" de Stéphanie Muzard le Moing et Eric Boutarin, qui illustre les problèmes d'accès à la terre, les combats mais aussi l'enthousiasme des paysans du Lot.
> En choisissant leurs produits. Dans la mesure du possible, évitez les circuits de la grande distribution. Adhérez à une AMAP pour les produits frais. Pour les autres produits, participez aux commandes groupées de circuits alternatifs tels que ceux que nous développons avec la Coopérative Atanka. Non seulement vous soutiendrez les paysans qui réinventent l'agriculture de demain, mais en plus vous allez vous régaler !
> En interpellant vos élus. Ce sont eux qui ont voté ces lois qui criminalisent les paysans, et eux seuls qui aujourd'hui peuvent les défaire. Interpellez-les à chaque occasion sur les sujets qui vous tiennent à cœur : OGM, subventions, accès à la terre...
> En participant aux pétitions et actions de soutien. Privilégiez les pétitions et actions concrètes s'articulant avec une lutte précise. Nous avons ainsi lancé une pétition de soutien aux agriculteurs en lutte contre l'obligation de vaccination FCO. Les premiers procès commencent à se tenir, et grâce à la mobilisation des consommateurs engagés aucune condamnation n'a pour l'instant été prononcée ! C'est une victoire !
Ensemble, nous en remporterons d'autres !
Philippe Lelong
Coopérative Atanka

lundi 21 juin 2010

Les banques s’engrècent ! Jeudi 24 juin, grève des chômeurs !

Source / auteur : CIP-IDF


Proposition d’action coordonnée des chômeurs et précaires le 24 juin prochain et plus si affinités.

Réunis en coordination nationale les 12 et 13 juin derniers en tant que collectifs et individus intéressés à ce que se poursuive la grève des chômeurs et précaires, nous avons évoqué l’opportunité d’agir de manière concertée le 24 juin prochain contre les institutions bancaires, qui, quelles que soient leurs errements, peuvent toujours compter sur des plans de sauvetage tandis que les classes populaires sont invariablement condamnées aux plans de rigueur.

Nous avons choisi la date du 24 juin, parce qu’il s’agit, après le 26 mai, de la prochaine "journée d’action" contre la réforme des retraites. Nous voyons là une occasion de marquer avec conséquence tant par des énoncés que par des actes notre volonté de combattre ce qui relève pour nous de la même logique que les politiques de l’emploi que nous dénonçons. Hausse de la durée de cotisation, réduction des pensions, allongement du temps de disponibilité à l’emploi d’un côté ; assujettissement renforcé des précaires aux institutions chargées de gérer leur situation de l’autre, celles-ci n’hésitant pas à conditionner les revenus élémentaires de survie à l’adoption d’un comportement productif qu’elles se chargent de définir et d’évaluer.

Mais nous avons aussi choisi cette date comme représentative de l’impasse tactique dans laquelle se débattent les centrales syndicales : "journées d’action" ponctuelles, où il n’est jamais question de grève reconductible, de blocage efficace et concerté de l’activité économique, ni d’action qui marquerait la volonté d’élever le niveau de conflictualité, sans quoi il est vain de prétendre exercer la moindre "pression" sur le gouvernement.

Notre intention, en agissant symboliquement contre les banques, n’est pas de s’attaquer à un secteur financier que nous jugerions responsable de tous les maux d’une économie qui sans lui serait vertueuse, mais de marquer notre hostilité à ces institutions inséparables de l’entreprise et du marché capitalistes. Comme ces derniers, les banques subordonnent toute activité à la nécessité de dégager de la valeur monétaire à court ou à long terme, et par là, participent du gouvernement des vies en sélectionnant des comportements adéquats à ce qu’elles installent comme "lois de l’économie", et en définissant des conduites inappropriées à ces « lois », conduites « irrationnelles » qui lui sont pourtant dans une certaine mesure indispensables. Les banques ne vivent pas que de spéculation, mais aussi des intérêts des crédits et des agios : derrière chaque banquier, il y aussi l’huissier et le flic qui t’expulsent de chez toi, le travailleur social et le juge qui se chargent de te moraliser, tes fiches de paie ponctionnées jusqu’à la fin de ta vie et la prison si tu n’est pas content... Au moins cela crée des emplois stables !

Les banques sont ainsi devenues l’un de nos principaux patrons, à travers la surveillance de notre "rythme de consommation" et les sanctions qu’elles appliquent ou déclenchent (agios, suppression de moyens de paiement, interdiction bancaire, mise sous tutelle), à travers également l’endettement qui constitue pour beaucoup parmi les classes populaires, le seul accès possible à la consommation "normale".

Les banques prospèrent grâce à l’endettement jusqu’à ce que les pauvres, massivement, ne puissent plus payer... Alors c’est la crise : mais les banques seront sauvées, et les pauvres payeront, tôt ou tard, directement ou indirectement, pour cette crise. Tout peut alors recommencer... mais que se passerait-il si nous affrontions collectivement cette situation, plutôt que de la subir individuellement ?

Nous le savons : sans crédit, sans confiance du système bancaire dans des perspectives de développement qui fassent consensus parmi la population, le capitalisme est impossible ; et partout où des chômeurs, des précaires, des salariés refusent les plans de rigueur, c’est la défiance des marchés qui s’installe. La confiance des exploités en leurs propres capacités d’intervention politique a pour corollaire le discrédit actif des institutions économiques. Aussi est-ce bien à une telle confiance que la grève des chômeurs et précaires, comme tout mouvement politique véritable, entend travailler.

Certains d’entre nous ont évoqué la possibilité de choisir, à plus long terme, d’intervenir à la Poste qui connaît actuellement un processus de privatisation, après l’infructueux "référendum" de l’an dernier. Cela nous permettrait de tracer un parallèle entre le projet de libéralisation du placement (recours aux opérateurs privés de placement, démantèlement annoncé du "service public de l’emploi") et les incidences concrètes d’une privatisation : transformation de l’usager en client, réduction des coûts, précarisation et compression du personnel, adoption des techniques de management par objectifs, intensification du travail... Dans cette perspective, on pourrait chercher à associer à l’élaboration de l’action des salariés et syndicalistes de la Poste, ce qui irait dans le sens du travail de liaison chômeurs-précaires-salariés proposé par certains collectifs le week-end dernier.

Dans tous les cas, cette action vise à marquer la nécessité, pour les chômeurs et précaires, d’affaiblir ces institutions au même titre que Pôle Emploi ou les boîtes de coaching : élever le degré d’autonomie populaire passe aussi bien par imposer l’arrêt du contrôle des chômeurs, le caractère inconditionnel des allocations chômage et du RSA, l’auto-organisation de formes d’activités coopératives et égalitaires, que par le refus collectif de payer nos "dettes", qu’il s’agisse d’argent, de disponibilité à l’emploi, ou de force de travail.

Enfin, il reviendra à chaque collectif désireux de relayer cette proposition d’inventer ses propres énoncés, mots d’ordre, revendications... comme ses modalités d’action.

Quelques chômeurs et précaires du MCPL Rennes

Rdv le 24 juin à 11 h à Rennes (place de la gare) autour de la banderole les banques s’engrècent.

via HNS

mercredi 26 mai 2010

«Des enfants meurent à cause des gangsters de la Bourse »

Dans ses livres qui ont marqué l’opinion, Jean Ziegler n’a cessé de dénoncer le caractère absurde et criminel des politiques du capitalisme envers les peuples du tiers monde. Il a été le rapporteur spécial pour le droit à l'alimentation du Conseil des droits de l’homme aux Nations unies de 2000 à 2008. Michel Collon l'a interrogé à Genève sur la crise, la Bourse, la faim, Obama, Israël…



La crise t’a surpris ?
Dans sa violence, oui. Je ne pensais pas que les truands de la finance allaient ruiner l’économie mondiale à une telle vitesse : 1.800 milliards de valeurs patrimoniales ont été détruites. Pour les pays du tiers-monde, c’est une catastrophe totale. Mais aussi pour les pays industrialisés.
(...)

dimanche 9 mai 2010

IL FAUT METTRE FIN A LA DICTATURE FINANCIERE MONDIALE

Par Patrick Brousse de Laborde
 
A ce jour Fraternité Citoyenne est le seul parti politique ( club de réflexion ) qui se bat pour que la France retrouve sa souveraineté financière, qu'elle puisse elle-même fabriquer sa monnaie au lieu d'endetter le pays auprès des banque privées comme elle le fait depuis 1973 en raison de la trahison de Giscard, alors ministre des finances sous Pompidou. Il est vital, après cette faillite financière généralisée orchestrée pour instaurer le nouvel ordre mondial financier, de réfléchir de manière pertinente, de ne plus craindre de remettre en question tout ce système monétaire, afin de ne plus être le jouet de la finance internationale.
 
La plupart des gens sur la planète reproduisent malheureusement et systématiquement le conditionnement général qui veut faire croire que les impôts permettent une juste répartition des richesses produites. En réalité les impôts ainsi que toutes les autres taxes prélevés ne servent qu’à alimenter les banques qui récupèrent ainsi l'argent-dette qu'elles produisent alors que cela ne leur a rien coûté. C'est une escroquerie mondiale organisée, gigantesque et inouïe, tous les partis politiques "groupements privilégiés et avantagés" ferment les yeux et sont complices de cette fabuleuse et monstrueuse manipulation.
 
Jamais le cartel mafieux bancaire tout puissant: FMI, Banque Mondiale, Federal Reserve et autres Banques Centrales n’a autant tenu en laisse les nations, les forçant à suivre la politique la plus perverse et antisociale qui soit. Aussi il est impératif d'abolir cette finance internationale parasite en nationalisant les banques dont la seule finalité est d’endetter les nations et chaque citoyen de la planète. Les banques fabriquent systématiquement les guerres appuyées par les lobbies industriels et d'armements dans le seul but de valoriser l'argent. Ce sont les guerres qui redonnent de la valeur à l'argent et empêchent son écroulement en périodes fastes. Ces guerres jouent un double rôle qui rend la majorité des populations mondiales serviles et dépendantes du travail.
 
L'essentiel de la démarche est que l'Etat soit le seul à exercer le droit de création de la monnaie et du crédit sans intérêts. Ce qui induit que tout le système monétaire ne dépendra plus d'aucune compétition financière ou commerciale. L'Etat se doit de veiller à ce que chaque habitant touche de quoi vivre dignement, compensant les bas salaires en établissant l'équité. Chaque nation doit donc prendre entièrement à sa charge la fabrication de sa monnaie, une monnaie qui ne coûte rien à fabriquer et qui alimente directement les organisme qui sont chargés de l'Habitation, de la Santé gratuite pour tous, de l'Agriculture, de l'Enseignement non élitiste et gratuite pour tous, des Loisirs, des Transports gratuits pour tous, de la Recherche Scientifique et de l'Industrie, de l'Import-Export, des Energies et de la distribution de l'Eau …
 
Chaque humain adulte doit percevoir un minimum mensuel. Ceci sonnera le glas de toute spéculation, mettant fin à l’usure, à l'argent-dette et à l'industrie de la guerre. Les crédits doivent disparaître au profit de « dotations » remboursables partiellement ou entièrement gratuites, selon le cas, mais toutes strictement contrôlées par les organismes de tutelle et des associations.
 
« Le système bancaire moderne fabrique de l'argent à partir de rien. Ce processus est peut-être le tour de dextérité le plus étonnant qui fut jamais inventé. La banque fut conçue dans l'iniquité et est née dans le pêché. Les banquiers possèdent la Terre. Prenez la leur, mais laissez-leur le pouvoir de créer l'argent et, en un tour de mains, ils créeront assez d'argent pour la racheter. Ôtez-leur ce pouvoir et toutes les grandes fortunes comme la mienne disparaîtront et ce serait bénéfique car nous aurions alors un monde meilleur et plus heureux. Mais, si vous voulez continuer à être les esclaves de banques et à payer le prix de votre propre esclavage, laissez donc les banquiers continuer à créer l'argent et à contrôler les crédits. » Sir Josiah Stamp, Directeur de la Banque d'Angleterre 1928-1941, 2ème fortune d'Angleterre.
 

vendredi 30 avril 2010

Appel de la coordination des collectifs de chômeurs et précaires : tous en grève lundi 3 mai !

Une coordination nationale, réunissant à Paris le 3 avril des chômeurs et précaires de Paris, Montreuil, Rennes, Nantes, Angers, Tours, s’est engagée à relayer l’initiative de la coordination régionale de Bretagne appelant, dès le 3 mai, à une mobilisation de tous ceux qui sont touchés par les mesures actuelles concernant la gestion du chômage et de la précarité.
La coordination apporte son soutien aux actions et initiatives de lutte et d’auto-organisation qui ont eu lieu ces derniers temps dans plusieurs villes :
-  occupations des Pôle Emploi et des CAF,
-  annulations de radiations et d’indus de paiement suite à des actions collectives,
-  permanences d’autodéfense politique contre les institutions,
-  auto-réductions, mise en place de jardins collectifs et de cantines populaires,
-  occupations des mairies, dont celle de Brest plus d’une semaine,
-  manifestations, présence aux côtés des grévistes de Pôle Emploi...
Elle invite à intensifier les luttes à partir de ce mois d’avril 2010 afin que se mette en mouvement, le 3 mai, une véritable contre-offensive des chômeurs et des précaires à l’encontre de la logique de contrôle et d’exploitation (de profitation comme la nomment les guadeloupéens en grève générale l’année dernière) qui sous-tend toutes les conditions épuisantes et humiliantes qui leur sont imposées.
Le chaos provoqué par l’explosion du nombre de chômeurs et l’engorgement sur le marché du travail, aggravés par les dernières mesures gouvernementales (fusion ANPE/ASSEDIC, Offre Raisonnable d’Emploi, 39 49, RSA accompagné d’une perte des droits connexes) expose au grand jour le véritable visage de la crise : un phénomène généralisé de paupérisation des populations et une stratégie de restriction des conditions d’accès des plus pauvres aux minimums vitaux. Seulement ce visage grimace : il grimace parce que son modèle d’insertion par le travail apparaît des plus cynique quand tout un chacun peut être amené à faire l’expérience du caractère structurel et massif du chômage et de la précarité. Il grimace parce qu’il doit relever un défi environnemental et ne nous propose que des emplois directement ou indirectement impliqués dans le désastre écologique. Il grimace enfin parce que l’augmentation des suicides, des arrêts de travail et des démissions chez les travailleurs sociaux et autres salariés des machines de contrôle, marque la réticence de ces derniers vis-à-vis de leurs fonctions qui les conduisent à jouer de plus en plus le rôle d’une police du contrôle, à être les instruments des sanctions et des radiations des chômeurs.
Dès lors comment se traduit cette stratégie de mise au pas des populations les plus pauvres ?
Par les menaces sur les revenus de survie, par une précarisation des contrats de travail, mais également par une injonction à donner son temps aux exploiteurs, à travailler à son employabilité en se rendant disponible aux innombrables évaluations, entretiens, ateliers de coaching et autres stages bénévoles censés nous rendre dociles en même temps qu’ils nous empêchent d’user de ce temps pour élaborer des formes politiques - émancipatrices, égalitaires et écologiques - d’organisation du vivre-ensemble.
C’est à partir d’un tel point de vue que, depuis quelques mois, l’idée d’une grève des chômeurs et des précaires fait son chemin : une grève en premier lieu en tant qu’il s’agirait de s’organiser collectivement pour arrêter la marche forcée imposée aux chômeurs et aux précaires par les institutions, marche forcée qui renforce l’enfermement de chacun dans sa situation individuelle. Cette grève trouverait alors à s’incarner dans le refus du contrôle, des radiations, des pressions qui s’exercent sur tous ceux qui sont concernés par les réalités du chômage et de la précarité.
Une grève qui ouvrirait un espace à la diffusion de pratiques individuelles et collectives d’autodéfense et de soustraction vis-à-vis de toutes ces injonctions à l’employabilité, mais également qui concrétiserait l’affirmation et la réalisation de gestes de réappropriations de ce dont on a besoin pour vivre, de partage de ce que nous produisons et d’intelligence collective propres à penser des formes dissidentes d’organisations de nos activités communes. Soit une grève qui permettrait une liaison entre les luttes et les revendications des usagers de toutes les institutions du chômage et de la précarité (Pôle Emploi, CAF, CDAS, missions locales, services de reclassement...) : travailleurs intérimaires, saisonniers, intermittents, stagiaires, chômeurs occasionnels ou de longue durée, travailleurs en lutte et menacés de licenciement, retraités ou étudiants, sans papiers...
Pour que partout se créent des collectifs de chômeurs et de précaires et que le lundi 3 mai résonne comme une étape importante dans la lutte contre l’exploitation de notre temps par le capitalisme.

CIP-IDF

vendredi 23 avril 2010

Les retraites !

Par Michel Peyret
Va-t-on s’en laisser conter ?
72% des Français considèrent le capitalisme comme négatif !
Qu’attend-on pour établir la démocratie ?
Sans le capitalisme, les travailleurs décideront de l’utilisation des richesses qu’ils produisent !
Et l’on sait que nous en produisons beaucoup de richesses !
Et nous n’en voyons pas beaucoup la couleur !
Où va l’argent que nous produisons !
Que nous produisons depuis longtemps !
Il faut que les voleurs rendent gorge !
C’est notre argent !
Il y en a beaucoup !
Beaucoup plus qu’il n’en faut pour payer des retraites décentes !
Suffisamment pour vivre tous dignement !
Avec l’automation, avec l’informatisation, la productivité a beaucoup augmenté !
Elle va augmenter encore !
Quand va-t-on diminuer massivement le temps de travail ?
S’il faut plus de travail, c’est les machines qui doivent travailler plus !
Quand va-t-on avancer l’âge de la retraite ?
Et quand va-t-on avoir des retraites décentes ?
Cela suffit !
Nous ne sommes plus au Moyen-Age !
Nous sommes au 21ème siècle !
Nous ne voulons plus être corvéables à merci !
Nos ancêtres ont réglé leur compte aux féodaux !
Aujourd’hui, nous voulons la civilisation pour tous !

dimanche 21 mars 2010

Mexique : un syndicat liquidé en une nuit

par André Maltais








Dans la soirée du samedi, 10 octobre 2009, des milliers de soldats et policiers fédéraux, profitant du fait que leur présence dans les rues est familière depuis la militarisation de la lutte anti-drogue, envahissent subrepticement une cinquantaine d’installations de la compagnie nationale d’électricité, Luz y Fuerza del Centro (LFC) qui approvisionne plus de six millions de personnes dans le centre du pays.
Les militaires forcent les travailleurs présents à quitter les lieux et attendent que le président mexicain Felipe Calderon émette un décret liquidant purement et simplement l’entreprise publique et son syndicat, le Syndicat mexicain des électriciens (SME).
Du jour au lendemain, 44 000 travailleurs et leur famille de même que 22 000 retraités se retrouvent à la rue alors que disparaît l’un des syndicats indépendants les plus forts et combatifs du pays.
Une semaine auparavant, le gouvernement avait refusé de reconnaître l’élection de Martin Esparza à la tête d’un syndicat qui, depuis 95 ans, s’est toujours opposé aux privatisations et à l’érosion des droits des travailleurs.
Le gouvernement et ses amis des médias privés justifient un acte aussi maladroitement barbare, qui viole plus de vingt articles de la Constitution mexicaine et plusieurs conventions internationales en matière de droits syndicaux, par « l’inefficacité » de la compagnie.
Celle-ci, dit Calderon qui, pendant la campagne électorale de 2006, s’autoproclamait le « président de l’emploi », coûte davantage à l’État qu’elle ne lui rapporte parce qu’elle emploie trop de personnel et que les salaires de ce dernier sont trop élevés.
Médias et gouvernement ont en même temps lancé une campagne de salissage contre les travailleurs de l’entreprise, les accusant d’être des privilégiés responsables de la piètre qualité du service aux consommateurs : sur-tarifications, bureaucratie complexe, pannes répétées, etc.
Mais plusieurs études montrent que l’inefficacité de l’entreprise LFC a une toute autre origine.
Ainsi, le gouvernement a cessé de capitaliser l’entreprise depuis les grèves des années 1980, justement dans le but que cette dernière fonctionne mal et qu’on ait ensuite une bonne raison de la privatiser.
À l’abandon volontaire de la compagnie et de ses équipements, le syndicat ajoute que les gouvernements mexicains ont toujours empêché LFC de produire de l’électricité, préférant qu’elle achète l’énergie à prix très élevé à la Commission nationale de l’électricité et à des entreprises privées liées au gouvernement pour ensuite la distribuer presque gratuitement aux multinationales et autres grandes entreprises.
Le président du SME, Martin Esparza, explique aussi que l’un des grands enjeux de ce vol public est le réseau de 1000 kilomètres de câbles à fibres optiques que la compagnie se préparait à exploiter pour offrir aux consommateurs un service combiné électricité-téléphone-câble qui menaçait les intérêts lucratifs du secteur privé dans ce domaine.
Selon Esparza, deux ex-secrétaires à l’énergie du gouvernement mexicain, Fernando Canales Clarion et Ernesto Martens, ont formé une entreprise privée qui utilise déjà « à prix d’amis » le réseau de fibre optique de LFC.
L’entreprise liquidée est maintenant fusionnée avec la Commission fédérale de l’électricité, l’autre compagnie nationale qui fournit des services au reste du pays. Les syndicats soupçonnent que la nouvelle entité, ainsi consolidée et surtout débarrassée de son syndicat, sera bientôt privatisée.
Pour Laura Carlsen, directrice du portail internet Programme pour les Amériques, le gouvernement veut faire payer aux travailleurs les effets d’une calamiteuse crise économique provoquée par la trop grande dépendance du pays envers l’économie états-unienne.
En 2009 seulement, le pays a perdu plus d’un million d’emplois et, depuis l’arrivée au pouvoir du « cauchemar » Calderon, au moins 2.8 millions d’emplois dont un très grand nombre dans les secteurs les plus intégrés à l’économie états-unienne.
Le quotidien La Jornada révèle que 76.000 faillites d’entreprises sont survenues au cours des six derniers mois seulement!
La réponse du gouvernement est pathétique. Il a annoncé des coupures dans ce qui reste des programmes sociaux et des fonds destinés aux municipalités, a créé de nouveaux impôts à la consommation, s’est attaqué aux travailleurs syndiqués et continue de clamer sa foi inébranlable dans le modèle du libre-échange.
Il a aussi accompagné la hausse des prix des aliments, presque tous importés des États-Unis, par celle des prix de l’essence et de l’électricité.
Le mécontentement social croît de jour en jour, au Mexique, nous dit Manuel Perez-Rocha, membre du conseil exécutif du Réseau mexicain d’action contre le libre-échange (RMALC, en espagnol), et pourrait bien éclater en cette année du bicentenaire de l’indépendance et du centenaire de la révolution mexicaine.
Alors que le président Barack Obama a abandonné sa promesse électorale de renégocier l’ALÉNA, un tribunal de ce dernier vient d’obliger l’état mexicain à payer un dédommagement obscène de 77.3 millions de dollars à la multinationale Cargill pour avoir interdit l’entrée de sirop de maïs qui menaçait l’industrie sucrière locale.
Pendant ce temps, les États-Unis subventionnent généreusement leur propre industrie sucrière.
Des secteurs entiers de la population et des régions presque complètes du pays ont tout simplement cessé de reconnaître un gouvernement et une classe politique corrompus qui maintiennent un cap vieux d’il y a trente ans consistant à sacrifier l’agriculture et l’industrie nationale pour le bénéfice d’une toute petite minorité.
Invité par des organisations civiles, le président bolivien, Évo Morales, de passage à Cancun, lors du récent Sommet des pays d’Amérique latine et des Caraïbes (22, 23 et 24 février), a fait un malheur en appelant la gauche mexicaine à s’unir et à « faire sa révolution ».
Une semaine auparavant, des centaines de personnalités et d’organisations (incluant le SME et les centaines de milliers de sympathisants d’Andres Manuel Lopez Obrador, « président légitime » du Mexique), créaient le Comité civil national pour la révocation du mandat de Felipe Calderon.
Ce comité tiendra une consultation populaire, en mai prochain, et s’attend à obtenir plus de 16 millions de « oui » en faveur de la révocation du « président bâtard ».
Dans une « Proclamation aux peuples du Mexique », les révocateurs rappellent que, fortement soupçonné d’avoir volé l’élection présidentielle, Calderon a été intronisé sous escorte militaire dans un Congrès occupé par l’opposition et cerné par des centaines de milliers de protestataires.
Il s’est ensuite empressé de lancer la « guerre aux trafiquants de drogue », initiative permettant à un président faible et sans légitimité populaire, de renforcer son pouvoir en mobilisant les Forces armées dans tout le pays comme en Colombie.
Le « champion de la lutte contre l’insécurité et la délinquance, soulignent les auteurs de la proclamation, a réussi à faire du Mexique le pays le plus insécure et le plus violent du monde en temps de paix ». Un pays qui a connu 15,000 assassinats et 7,000 disparitions au cours des deux dernières années.
« L’actuelle crise mexicaine, qui est économique, politique, environnementale et culturelle, concluent les révocateurs, n’est comparable qu’à celles ayant précédé la révolution d’indépendance (1810), les guerres de réforme (1857-1867) et la révolution mexicaine de 1910. »

L'Aut'journal

mercredi 10 mars 2010

La monnaie des faux-monnayeurs (suite)

Par Michel Peyret
« Par essence, les créations monétaires ex nihilo que pratiquent les banques, est semblable, je n’hésite pas à le dire pour que les gens comprennent bien ce qui est en jeu ici, à la fabrication de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement réprimés par la loi. »
Ici, c’est Maurice Allais, prix Nobel de Sciences Économiques 1988, qui mène à son terme l’article que j’écrivais la semaine dernière sous le titre : « Mal-venue, mal-aimée, c’est la monnaie des faux-monnayeurs. »


L’ARNAQUE MONÉTAIRE


Ici, c’est aussi « Alter-Info » qui prend le relais en avril 2008, et le temps passé n’a pas apporté une ride à l’affirmation : « L’arnaque monétaire internationale ou la face cachée de la mondialisation. » Il convient de préciser toutefois que, si l’objectif est effectivement la mondialisation, que je qualifie pour ma part de capitaliste, le moyen, les outils, permettant l’arnaque sont ici d’essence européenne ainsi que je le montrais dans l’article précédent. « Contrairement à une idée largement répandue dans le public, poursuit « Alter-Info », la monnaie n’est pas créée par un organisme d’État. »
Nous savons tous que cela n’a pas toujours été le cas, au contraire même la création monétaire était de longtemps un attribut des États, ou des Banques centrales qui étaient sous leur tutelle, leur autorité. Et bien nombreuses et nombreux sont celles et ceux qui pensent que c’est toujours le cas, même s’il ont entendu parler de la Banque Centrale Européenne et de ses prérogatives au nombre desquelles il convient avant tout de compter l’euro.


LA BCE NE PEUT ACCORDER DE CRÉDITS


L’entourloupe est là :
« Depuis le 1er janvier 1999, poursuit Alter Info, la Banque Centrale Européenne ( BCE ) s’est vue transférer les compétences des Banques Centrales Nationales ( BCN ) des États membres. La BCE, et les BCN, devenues ses sous-traitants, forment le Système Européen des Banques Centrales ( SEBC ). La BCE a le monopole d’émission de la monnaie fiduciaire, autrement dit des pièces et des billets de banque.
C’est une institution indépendante, selon le traité de Maastricht, et elle ne peut en aucun cas accorder un découvert ni aucune forme de crédit aux institutions ou organes de la Communauté, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publiques des États membres ; l’acquisition directe, auprès d’eux, par la BCE ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite, selon l’article 104 du traité. »
Le peuple grec est en train de comprendre ce que cela veut dire ! Et d’autres peuples pays et gouvernements pourraient être en nécessité de l’entendre rapidement !


LES GOUVERNEMENTS LIGOTÉS


En fait, en ayant perdu le monopole de la création monétaire, les gouvernements ont aussi perdu toute possibilité d’initiative monétaire ou économique directe, ils sont ligotés, et la BCE ni le SEBC ne sont en droit de leur apporter une aide de quelque nature que ce soit ! Pas seulement ligotés d’ailleurs, on leur a passé la camisole de force !
Aussi, si l’objectif du SEBC est de maintenir la stabilité des prix et d’apporter son soutien aux politiques économiques générales de la communauté, comme de contribuer à la réalisation des objectifs de la communauté, la communauté se propose aussi d’obtenir un niveau d’emploi élevé, une croissance durable et « non inflationniste » ( article 2 du traité sur l’Union européenne ).


LES GOUVERNEMENTS ONT DES CRÉANCIERS


Autrement dit, le gouvernement français, comme les autres gouvernements européens, « doit financer son déficit en vendant à des organismes privés et à quelques riches investisseurs des bons au trésor », montre Alter Info. « Il s’agit ni plus ni moins de prêts remboursables à plus ou moins long terme et auxquels sont associés des intérêts comme pour n’importe quel prêt contracté par une entreprise ou un particulier. Les détenteurs de ces bons au trésor sont donc des créanciers de l’État. »
Précisons que ces créanciers peuvent être des banques, des fonds d’investissement... et même des États qui, dès lors, ont en main un énorme moyen de pression sur les gouvernements endettés. Ainsi le gouvernement chinois a-t-il acheté une part importante de la dette des États-Unis, pays du monde le plus endetté, lequel doit mesurer ses rodomontades vis à vis de la Chine qui peut dès lors écouler à bon compte ses marchandises aux États-Unis. Ainsi, en Europe, les institutions européennes ont créé une situation originale : Les gouvernements ne peuvent plus créer de monnaie, ils sont donc obligés de se mettre sous la dépendance de tiers qui, en fait, peuvent intervenir dans leur gestion.


LES CAMISOLES DE FORCE


C’est en quelque sorte une deuxième camisole de force, inséparable de la première, qui vient en redoubler les effets, le corsetage féroce des politiques nationales et la tentation immense, on le perçoit bien en Grèce, de pressurer davantage le peuple qui n’en peut mais... Mais alors, comment se crée la monnaie si les gouvernements ne peuvent le faire et si la BCE interdite d’inflation est réduite au monopole d’émission de la monnaie fiduciaire ? C’est qu’aujourd’hui la plus grande part des transactions s’effectue en monnaie scripturale ( chèques, cartes bleues, virements,…) qui est la forme dématérialisée de la monnaie.
Selon Alter Info, qui se réfère à l’agrégat M3-bulletin n°153 de la Banque de France de septembre 2006, il y avait 7 387 milliards d’euros en circulation, mais dans cette somme, seulement 552 milliards d’euros de pièces et de billets. Alors d’où viennent, ou comment sont créés les 6 835 milliards d’euros supplémentaires ?


LES BANQUES CRÉENT LA MONNAIE


Selon Alter Info, et tout apparaît crédible en cette affirmation, ce sont les banques privées qui créent cet argent par l’intermédiaire du crédit. Et l’on ne peut être rassuré par l’idée avancée que ce serait l’épargne qui permettrait le crédit : « Malheureusement non, le crédit n’est nullement limité par la valeur des dépôts effectifs dans une banque, comme le précisait dès 1971 un opuscule édité par la Banque de France. Les particuliers – et même parait-il certains banquiers – ont du mal à comprendre que les banques aient le pouvoir de créer la monnaie ! Pour eux, une banque est un endroit où ils déposent de l’argent en compte, et c’est ce dépôt qui permettrait à la banque de consentir un crédit à un autre client. Les dépôts permettraient les crédits. Or, cette vue n’est pas conforme à la réalité, car se sont les crédits qui font les dépôts. »


LA CRÉATION DE MONNAIE SERT LES INTÉRÊTS PRIVÉS


La même démonstration est faite dans le « Blog du plan C ». Pour Étienne, « le financement des besoins collectifs est rendu sciemment ruineux par un sabordage monétaire étonnant. Vous croyez que la monnaie est créée par l’État ? Vous vous trompez, ce sont les banques privées qui créent la monnaie, et qui perçoivent l’intérêt. Si c’était l’État qui créait la monnaie, il pourrait l’investir directement lui-même, sans payer le moindre intérêt jusqu’au remboursement ; il pourrait aussi prêter cette monnaie nouvelle aux banques, à charge pour elles de la prêter à leur tour, et il en percevrait le premier les intérêts, des milliards d’euros, ce qui pourrait aussi financer les services publics au lieu de garnir les poches de soie au prix d’un déficit paralysant de l’État.
L’État a perdu le droit de battre monnaie et ce sont les banques privées à qui nos représentants ont abandonné ce pouvoir décisif. Vous pensez que la monnaie est un outil qui sert l’intérêt général ? Vous vous trompez : la monnaie est devenue, discrètement, un outil qui sert d’abord les intérêts privés. »


L’EUROPE POUR DÉTOURNER LA RICHESSE PUBLIQUE


Étienne considère que la construction européenne pourrait ainsi bien être motivée principalement par ce détournement de la richesse publique, notamment au travers de l’article 104 du traité de Maastricht que nous avons déjà cité.
« Nous n’aurions aucune peine à financer tous les investissements utiles à notre collectivité si nous avions le contrôle de notre monnaie, au lieu de l’avoir – c’est proprement incroyable – abandonné aux banques privées... Quand l’État a besoin d’argent (pour construire hôpitaux, crèches...), il doit aujourd’hui emprunter cet argent aux acteurs privés et leur payer un intérêt, au lieu de créer lui-même l’argent dont il a besoin. Est-ce idiot ? Non, c’est criminel ! En tout cas, ce n’est pas un fatalité, c’est un choix politique, et un choix qui n’a rien à voir avec l’intérêt général. »


UN RACKET GIGANTESQUE


Étienne poursuit la démonstration en montrant que lorsqu’une banque vous prête 100 000 euros, elle ne les a pas. Elle les crée par un simple jeu d’écriture pour vous les prêter, et elle les détruira quand vous les rembourserez. Mais au passage, elle aura perçu un intérêt considérable qui ne correspond à aucun service : l’intérêt que perçoivent les banques privées sur la monnaie créée ex nihilo (à partir de rien) est foncièrement injuste, une sorte de paiement de l’indu, un racket gigantesque de toute l’économie par des acteurs privilégiés.
Quelle est la raison de ce sabordage monétaire qui asphyxie notre économie et étrangle les peuples ? Une volonté politique assez partagée au sein des principales forces politiques, nous avons montré dans le précédent article le lent et long processus de la construction européenne conduit dans le consensus initié la plupart du temps dans des cohabitations larges mais pas moins criminelles. Cohabitations et constructions qui suscitent un rejet de plus en plus large et profond de tous les peuples concernés.


RUINER LES PAYS ET LES PEUPLES


Étienne poursuit à sa façon en dénonçant les « soi-disant libéraux », j’ajoute : qu’ils soient de « droite » ou de « gauche », qui font tout pour ruiner les pays et les peuples, ce qui offre plusieurs avantages aux acteurs privés déjà très riches : une fois ruiné, un pays et son gouvernement ne pourront plus assurer que les fonctions sécuritaires (armée, police, justice) essentielles pour préserver ce système capitaliste qui les sert si bien et ils vendront les services publics qui existent encore aux copains privés des prétendus « hommes d’État » complaisants à souhait, émanant de leurs sérails, de leurs conseils d’administration, de leurs hautes écoles...
Et l’Union européenne, l’OMC, le FMI, sont les principaux outils de désarmement politique des peuples, d’affaiblissement des pays, de renoncement au peu de démocratie que les peuples avaient pu acquérir, voire permettent et font admettre les crimes et les viols, ou autres coups d’État, qui semblent aujourd’hui s’imposer quand les peuples ne se prononcent pas selon leurs souhaits et désirs. À moins que ces organismes ne deviennent, comme l’évolution des situations tend à le mettre en évidence, les cibles à abattre que se désignent les mouvements populaires.


LE REJET DE L’EUROPE ET DU CAPITALISME


Les votes, les luttes, les enquêtes d’opinion, mettent au premier plan ces majorités considérables qui s’expriment tout à la fois contre cette Europe au service des besoins financiers du capitalisme d’aujourd’hui, contre sa monnaie et les instruments financiers qui la pilotent, et contre le capitalisme lui-même considéré à 72% comme négatif. Dans ce contexte, mon ami Pierrot, dont je vous ai déjà parlé, m’écrit et me dit que, « depuis 1995, nous en sommes à une nouvelle ère des Cahiers de doléances. Notre syndicalisme, entre autre, le montre. Et si le Front de « Gauche » ouvrait (sans avoir une conscience précise du processus possible ) celle (l’ère) de la mise en pratique. Qu’en pensent les historiens ? » Ajoutant encore : « L’apparence des appareils, et le traitement médiatique, cachent-ils le mouvement réel ? »
Je ne peux savoir ce que pensent, et surtout penseront les historiens, souvent ils ne font que tirer les enseignements de l’histoire ; Je dis pour ma part, en prenant en compte ce qui est mesurable et que la réalité met à ma disposition, que le mouvement réel et ce qu’il exprime aujourd’hui, est de la plus haute importance et doit être pris en considération, notamment en ce qui concerne son haut niveau de conscience.


LE FRONT DE GAUCHE N’EN EST PAS LÀ


Le Front de gauche n’en est pas là. Il n’est pas et ne peut être dans l’annonce des fins du système. Parce qu’il fait partie lui-même de la fin du système qui a vécu. Le Front de Gauche, dis-je à mon ami Pierrot, c’est la démarche de sommet, c’est la démarche ancienne, la démarche d’un « Créateur » extérieur à la société, qui apporte à la société des idées qu’il pense avoir créées. Au fond, le Front de Gauche s’inscrit dans la démarche de la 3ème Internationale, je me refuse à personnaliser davantage.


EN FINIR AVEC LA DÉMARCHE DÉLÉGATAIRE


Mais nous avons changé d’époque historique en même temps que nous avons changé de siècle et le capitalisme est entré dans une phase de crise(s) dont on ne peut pas percevoir la fin. Aujourd’hui, le plus important, le plus indispensable, est certainement d’en finir avec la démarche délégataire qui dépossède, qui s’est encore accrue avec cette Constitution qui a vieilli, à laquelle a été ajoutée en 1962 l’élection du président de la république au suffrage universel.
En son temps, j’ai voté contre cette Constitution, et je voterais à nouveau contre si ce venait à l’ordre du jour, elle est totalement déphasée dans ses rapports avec l’évolution de la société.


UNE NOUVELLE CONSTITUTION


Une nouvelle constitution devrait assurer à ceux qui travaillent et créent les richesses en vendant leur force de travail, la maîtrise des résultats de leur travail, la maîtrise de l’utilisation des richesses ainsi créées. Cette maîtrise est inséparable de la propriété des moyens de production, des services, y compris financiers et de l’avancée d’un processus d’auto-administration qui assurera le dépérissement de l’État et de l’instrument de domination qu’il constitue.
La majorité qui a voté la vieille constitution est-elle toujours ? Il serait intéressant de savoir ce qu’en pensent les Français. La construction européenne, qui conditionne l’existence de l’euro, cette monnaie et cette BCE qui établissent l’emprise des faux-monnayeurs ainsi que nous l’avons montré ci-dessus, est l’autre volet de la dépossession. Mais le peuple français s’est prononcé. En 2005. Depuis, il ne s’est jamais dédit. Les traités européens sont donc forclos.Je fais remarquer que l’on ne peut sortir de quelque chose qui n’existe plus. On ne peut que prendre acte du fait et le faire respecter.


LES ENNEMIS DE VICTOR HUGO


À mon avis, il n’est qu’un combat qui vaille : faire respecter le verdict souverain du peuple ! Ceux qui ne le font pas sont des ennemis de Victor Hugo et de son combat contre le coup d’État de Napoléon, le petit déjà ! Aujourd’hui tous les problèmes de la société explosent ensemble. On n’en viendra pas à bout par des démarches corporatives, même s’il faut tenir tous les bouts des luttes.


SEUL LE PEUPLE A LA SOLUTION


C’est en bas que le rassemblement doit s’effectuer, c’est le peuple qu’il convient de rassembler, c’est lui, et lui seul, qui a la solution et personne d’autre. La nécessaire nouvelle force politique est inséparable d’une démarche de démocratie directe. Mon ami Pierrot devient bien intéressant quand il s’interroge : peut-on envisager une ré-apparition de vraies républiques de conseil et leur développement durable ? D’autres que lui me posent également la question.
Pourquoi alors ne pas mettre en débat cette idée qui permettrait à ceux qui produisent les richesses de gérer la société dans laquelle ils vivent ? Depuis 1992 et Maastricht, le peuple s’est mis en mouvement. Le train est déjà en marche. C’est dire l’urgence. Il n’y a jamais qu’une seule alternative. Quelle responsabilité !

dimanche 7 mars 2010

VOICI COMMENT SUPPRIMER LA DETTE PUBLIQUE

Auparavant, quand un État avait besoin d’argent, il l’empruntait auprès de sa banque centrale ; et, quand il le lui remboursait, il le lui remboursait sans intérêt. L’argent ne coûtait rien à l’État : il créait lui-même sa propre monnaie.
Interdire aux États d’emprunter auprès de leurs banques centrales, c’est en fait leur interdire de créer eux-mêmes leur propre monnaie !
Dans un tel cas, ce sont les banques privées qui créent la monnaie ; et, l’État doit leur acheter l’argent dont il a besoin, au lieu de le créer lui-même. C’est-à-dire que l’État doit emprunter l’argent avec un certain taux d’intérêt. Donc, s’il veut 100 Euros, il emprunte 100 Euros ; c’est-à-dire qu’une banque privée fabrique une certaine quantité de monnaie représentant exactement 100 Euros, et prête ces 100 Euros à l’État ; mais, celui-ci devra rembourser 103 Euros, si le taux d’intérêt est de 3%.
Cependant, comme il n’a été créé que 100 Euros, l’État est dans l’incapacité structurelle d’en rembourser 103. Il doit donc emprunter à nouveau, ne serait-ce que pour rembourser les 3 Euros qui lui manquent, et qui ne peuvent que lui manquer puisqu’ils n’ont jamais été fabriqués ; et que, cependant, il doit quand même rembourser aux banques privées. Et ce nouvel emprunt se fait forcément lui aussi avec un certain taux d’intérêt. Etc.
    C’est ainsi que la dette d’un pays dont l’État a perdu le droit de battre monnaie ne peut que s’envoler à l’infini.
Ça, c’est la théorie, voyons si l’expérience pratique la confirme effectivement.
Justement, une loi injuste datant de 1973 interdit à la France d’emprunter auprès de sa banque centrale. Depuis cette date, la dette publique ne fait qu’augmenter, et le chômage avec. La théorie se trouve donc confirmée. Cette loi a mis fin aux trente glorieuses !
En 1992, avec Maastricht, cette interdiction faite aux États d’Europe de créer eux-mêmes leur propre monnaie est montée au plus haut niveau, au niveau institutionnel.
Bien sûr, depuis, jamais la dette n’a été aussi énorme et jamais elle ne s’est accrue aussi vite, et jamais l’on ne nous a autant parlé de la dette que nous devrons rembourser, paraît-il. Vraiment, on nous bourre le mou avec ça.
Cette dette étant voulue par la loi et par la constitution, elle est donc artificielle. Nous avons par conséquent la possibilité bien réelle de ne pas rembourser cette dette, puisque son remboursement sert uniquement à enrichir quelques banquiers véreux ; ceux-là même qui ont imposé de telles lois et de tels articles constitutionnels !
    Refusons de rembourser la dette !

Source article et voir vidéo, Étienne Chouard dénoncant l’article 104 de Maastricht  (un quart d’heure)

mardi 10 novembre 2009

Un mur porteur

Il est effectivement porteur, ce mur, en cette période où tout vacille. Quelle plus belle fête que celle-ci, nous rappelant opportunément que jadis, il y avait des méchants, qui construisaient des murs pour entraver la liberté, et des gentils, qui devaient subir gentiment les mauvaises actions des méchants.

Or, il y a 20 ans, les gentils gagnèrent. Parce qu’ils étaient gentils. Et depuis, la liberté triomphe. La liberté - c’est-à-dire le capitalisme, la chose va de soi -, connaît certes de nouvelles aventures (dans l’enthousiasme de la fête nous paraphrasons BHL) avec la menace mahométane. Mais la liberté conquiert des marchés. La liberté va même se moraliser. La liberté a gagné deux points hier à la Bourse.

ON A GA-GNE ! ON A GA-GNE ! ON A GA-GNE ! L’Europe - c’est-à-dire la paix et la prospérité, ça va de soi -, l’Europe, enfin réunifiée, scande sa victoire historique sur les forces totalitaires. Saviez-vous que les femmes communistes étaient forcées de porter la burqa ?

Cette victoire, c’est celle de la démocratie – c’est-à-dire le Capital européen, évidemment – qui a pu, depuis 20 ans, s’offrir une main d’œuvre à prix soldés, étant entendu que la baisse du coût du travail est désormais, puisqu’il n’y a plus de mur, le seul horizon pour une humanité enfin débarrassée de l’hydre bolchevique.

En ce jour de Fête Mondiale de l’Anti-Communisme, nous voyons affluer, sur les ruines de la Guerre Froide, les vaillants pionniers du Monde Libre, Bush le Père, Gorby le Fils, Sarkozy le Saint-Esprit, décidément partout avec sa petite pioche, qui concasse les derniers vestiges de ses cauchemars d’enfant de Neuilly. On devine derrière tout ce beau monde l’ombre des Berlusconi et Haider, les milices fascistes qui relèvent la tête, à l’Est comme à l’Ouest, des identités nationales qui reprennent du poil de la bête dont le ventre est encore fécond, on devine Abou Ghraïb et Guantanamo, des blocus et des bombardements chirurgicaux, des famines et des guerres, le pillage généralisé – c’est-à-dire, bien entendu, la Civilisation.

La Grande Caravane Publicitaire qui nous Informe a, quant à elle, convoqué la fine équipe des experts, philosophes, historiens, journalistes, commentateurs sportifs, astrologues et autres bateleurs, pour animer la grande fête. Grâce à eux, nous nous apercevons que la Guerre Froide n’est pas terminée. Simplement, il n’y a plus qu’un seul camp qui la livre.

Ils nous racontent le Conte de Fées qui leur tient lieu de catéchisme – c’est-à-dire la Vérité, vous l’aurez deviné – et selon lequel le Bien ne se discute pas : il va de soi.

Donc il n’y a plus d’Histoire. Plus de mur. Sauf celui qui sépare le Centre de ses périphéries, la métropole de ses colonies, visible sur plusieurs milliers de kilomètres à la frontière entre Etats-Unis et Mexique, invisible mais bien réel tout autour de l’Europe, de Gibraltar à Calais - mais celui-là il fait joli au fond du jardin. Il y a le mur qui serpente en Palestine, mais là esthétiquement, c’est la classe… Il y a enfin le Mur de l’Argent qui, protégé par le Mur Médiatique, permet de dissimuler aux exploités et misérables du monde entier toute perspective de libération. Son tracé passe par nos têtes. Mais c’est nos « valeurs », elles vont de soi.

Vous l’aurez compris, ce mercredi, nous causerons gros œuvre et maçonnerie.

Y compris dans notre « ¼ d’heure en Palestine », consacré à la Marche pour Gaza.

"l’heure de l’mettre"
radio campus lille 106,6
en direct sur www.campuslille.com


A lire également:

D'un mur à l'autre, par J lefebvre

et

Derrière le mur, les peuples ne rêvaient pas de capitalisme

lundi 31 août 2009

Le capitalisme en crise a besoin d’un conflit militaire majeur

Pour Jean-Loup Izambert, journaliste indépendant et écrivain, qui publie son septième ouvrage (1) sous le titre de Pourquoi la crise ? aux éditions Amalthée, la crise du capitalisme est devenue totale. Contrairement aux déclarations de certains économistes et politiciens, il affirme qu’il n’y aura pas de sortie de crise. Pour l’auteur de la seule investigation journalistique sur les origines de la crise(2), le système capitaliste ne peut survivre que par la guerre. Quelle alternative pour les peuples ? Entretien.

Geostrategie : Vous démontrez dans votre livre Pourquoi la crise ? que le capitalisme ne peut plus supporter la démocratie parlementaire avec laquelle il s’est développé. Sommes-nous à un point de rupture avec ce système et les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité ?

Jean-Loup Izambert : C’est évident. Pourquoi et quelles données changent par rapport aux dernières décennies ? Dans ce système les grands propriétaires privés de l’économie contrôlent l’économie et tentent de l’imposer par tous les moyens comme régime aux peuples de la planète, y compris par la guerre. C’est ce qu’ils ont toujours fait avec la seule préoccupation de s’enrichir et de faire main basse sur les richesses des peuples au seul profit des sociétés transnationales qu’ils dirigent. Mais parvenu au stade de l’impérialisme, période actuelle du développement du capitalisme, les grands possédants ont besoin d’un pouvoir politique qui leur soit totalement dévoué pour protéger et accroître encore la concentration des richesses qu’ils cumulent. Il faut bien comprendre qu’il s’agit pour eux d’une question de survie, de rester maîtres du pouvoir et bien sûr de leur privilèges. L’une des contradictions qu’ils doivent gérer vient justement du fait que l’accumulation du Capital et la concentration des richesses qu’ils sont contraints de perpétuer sous peine de perdre pouvoir et privilèges implique aujourd’hui des centres de décisions de plus en plus fermés, dans l’entreprise comme dans la société. Or, cette tendance à la centralisation va à l’inverse de mouvement des sociétés qui pousse vers plus d’ouverture, de démocratie, de participation, de culture notamment avec le développement des sciences et des techniques.

la suite sur géostratégie

samedi 21 mars 2009

Roulons contre le G20...

Responsable principal du désastre actuel, le G20 est illégitime pour débattre d’une autre organisation du monde. Après le succès du Forum Social Mondial de Belém, le samedi 28 mars sera une journée de mobilisation internationale et décentralisée pour peser sur les enjeux du prochain G20 à Londres et permettre la visibilité des alternatives à la gestion néolibérale des affaires de ce monde.


La crise mondiale va encore aggraver dans tous les pays les conditions de vie des citoyens, des salariés, des chômeurs, des paysans et des exclus de tout droit. Cette crise est financière, économique, sociale, mais aussi écologique, et due à un mode de développement insoutenable.

Nous assistons à l’échec patent d’un système fondé sur la priorité de la finance et de l’exploitation sur toutes les considérations humaines. L’idéologie néolibérale qui l’accompagne depuis 30 ans se voit ainsi délégitimée par les faits.

Les gouvernements des pays riches qui ont soutenu cette logique avec acharnement s’efforcent désespérément de colmater les brèches :

  • Par la mobilisation de centaines de milliards au secours des responsables de la crise.
  • En promettant une moralisation de ce système sensée en assurer la viabilité.
  • En s’obstinant à poursuivre leurs contre-réformes qui ont amené au chaos actuel.
  • En adoptant, pour essayer de s’en sortir, des politiques de plus en plus sécuritaires et guerrières.

Nous dénonçons ces politiques destinées à maintenir un système capitaliste incapable de répondre aux urgences sociale, écologique et démocratique. Cette crise est globale et systémique (c’est le système lui-même qui est en cause). Elle demande une réponse de même ampleur qui ne pourra se construire qu’à travers une convergence internationale des mouvements sociaux.

La réunion de Londres du G20 peut être l’occasion de constituer un nouveau temps fort de cette mobilisation mondiale, après le succès du Forum Social Mondial de Belém.

Ce G20, responsable principal du désastre actuel, est illégitime pour débattre d’une autre organisation du monde. Preuves qu’il n’y a rien de positif à en attendre :

  • la déclaration finale de la réunion de décembre à Washington réaffirmait avec force les principes du néolibéralisme
  • les discussions préparatoires pour Londres ne montrent aucune volonté réelle de remettre en cause les orientations actuelles.

Nous convions tous les citoyens et toutes les organisations qui se reconnaissent dans cet appel à nous rejoindre pour une journée de mobilisation internationale le 28 mars 2009, afin de créer un rapport de force pour un véritable projet alternatif.

Roulons contre le capitalisme pour qu'il ne roule plus les peuples!
Samedi 28 mars 10:30-16:00 - Dans les rues de Toulouse voir horaire et parcour ici: Attac Toulouse

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