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jeudi 2 septembre 2010

Faire dérailler la réforme des retraites


Avec la conjonction d'une réforme notoirement injuste des retraites et du scandale Woerth-Bettencourt, la France est entrée dans une crise politique majeure, dont l'issue est à ce jour très incertaine. Les véritables objectifs de la réforme étaient voilés par un argumentaire d'intérêt général : pour préserver la retraite par répartition, la démographie et le bon sens imposeraient de travailler plus longtemps pour obtenir sa retraite à taux plein. Certes, beaucoup de salariés du bas de l'échelle, souvent déjà exclus de l'emploi avant 60 ans, se demandaient pourquoi ce sont justement leurs pensions qui seront réduites. Mais pour la majorité des commentateurs et de l'opinion publique, cette question relevait de la négociation sociale entre "partenaires sociaux", avec ses formes classiques de luttes et de compromis.
Cette grille de lecture était déjà contestable avant les révélations de Médiapart. En effet, la réforme Woerth se distingue fortement de la réforme Fillon de 2003 du fait de la pression considérable qu'exercent aujourd'hui les opérateurs financiers sur les Etats européens. Les modalités adoptées – en particulier le report de l'âge de la retraite à 62 ans – visent moins à assurer un équilibre financier de long terme qu'à réduire très rapidement le déficit public, de façon à préserver la bonne note de la France auprès des agences de notation financière et calmer les spéculateurs. Le lien entre la réforme et les exigences du capital financier était donc déjà beaucoup plus apparent qu'en 2003, posant clairement la question de la tutelle de l'industrie financière sur l'Etat et la société, alors même que cette industrie vient d'être sauvée de la faillite par les contribuables.
Mais la révélation des liens étroits entre le ministre chargé de la réforme et la contribuable la plus riche (mais l'une des moins imposées en proportion de son revenu) de France a achevé de déchirer le voile de l'intérêt général. Comment monsieur Woerth peut-il prétendre défendre une réforme équitable quand chaque jour amène son lot de révélations sur des salaires de complaisance, conflits d'intérêts, enveloppes de billets, chèques extravagants, comptes en Suisse, îles paradisiaques… Bien sûr, les politiques publiques profitent toujours à des intérêts particuliers. Dès le 6 mai 2007 Nicolas Sarkozy a affiché clairement qui étaient ses mandataires : Fouquet's, bouclier fiscal… Cependant la force de la démocratie libérale réside dans sa capacité à préserver le consentement populaire à la domination oligarchique tant que les justifications d'intérêt général ("c'est pour faire revenir les grandes fortunes en France") restent tant soit peu crédibles.
Mais quand on découvre que le fisc a versé un chèque de 30 millions d'euros à madame Bettencourt, laquelle n'a subi aucun contrôle fiscal depuis des lustres, emploie la femme du ministre du budget et finance les campagnes de MM. Woerth et Sarkozy, le consentement populaire vacille : la crise de régime devient possible. Que se passera-t-il quand le même M. Woerth se présentera à l'Assemblée pour faire voter la baisse des retraites des ouvriers et employés ?
UN CHOIX DE SOCIÉTÉ
La conscience du danger extrême n'est évidemment pas pour rien dans la décision extrême prise récemment par Nicolas Sarkozy d'amalgamer officiellement délinquance et immigration et de stigmatiser les Roms. Allumer un contre-feu, ouvrir un deuxième front, diviser les classes populaires : la tactique, pour transparente qu'elle soit, n'en est pas moins redoutablement efficace. Début septembre auront lieu deux manifestations de très grande ampleur – le 4 septembre "face à la xénophobie et à la politique du pilori", le 7 septembre contre la réforme des retraites. Les éditorialistes compareront le nombre et le pedigree des manifestants, les déclarations martiales de MM. Hortefeux et Estrosi soulageront la pression médiatique sur M. Woerth, les militants courront d'une manifestation à l'autre…
Il faudra de la créativité aux mouvements sociaux pour sortir du piège. Face à l'intransigeance et à l'absence totale de scrupules de ce pouvoir, une insurrection civique peut seule mettre le holà à tant d'injustices et d'amalgames. Pétitions, manifestations, grèves sont absolument indispensables sur les deux terrains de la justice sociale et de la défense des immigrés. La politique sarkozyste instrumentalise – avec de bonnes chances de succès – le racisme pour diviser les classes populaires. Pour déjouer la manœuvre, la mise en échec de la réforme des retraites est un enjeu décisif à court terme.
Cette réforme est un choix de société, un choix contestable et fortement contesté par la société. Il serait légitime de consulter directement le peuple, comme le prévoit d'ailleurs la Constitution depuis sa réforme de 2008. Mais Nicolas Sarkozy n'a évidemment aucune intention de le faire. Une votation citoyenne, co-organisée début octobre par les syndicats, les associations, les partis politiques de gauche, les municipalités, ferait pénétrer le débat dans les quartiers, les immeubles, les entreprises, les villages partout en France. Elle pourrait rassembler des millions de votants pour exprimer le rejet populaire de la réforme "Woerth-Bettencourt". Loin d'affaiblir l'action syndicale, elle ancrerait le mouvement de refus au plus profond de la société, renforçant d'autant les cortèges de manifestants et les mouvements de grève. Un recul du gouvernement sur les retraites contribuerait aussi, de façon peut-être décisive, à discréditer la diversion raciste cyniquement organisée par le pouvoir.

Thomas Coutrot, co-président d'Attac
 

lundi 21 juin 2010

Les banques s’engrècent ! Jeudi 24 juin, grève des chômeurs !

Source / auteur : CIP-IDF


Proposition d’action coordonnée des chômeurs et précaires le 24 juin prochain et plus si affinités.

Réunis en coordination nationale les 12 et 13 juin derniers en tant que collectifs et individus intéressés à ce que se poursuive la grève des chômeurs et précaires, nous avons évoqué l’opportunité d’agir de manière concertée le 24 juin prochain contre les institutions bancaires, qui, quelles que soient leurs errements, peuvent toujours compter sur des plans de sauvetage tandis que les classes populaires sont invariablement condamnées aux plans de rigueur.

Nous avons choisi la date du 24 juin, parce qu’il s’agit, après le 26 mai, de la prochaine "journée d’action" contre la réforme des retraites. Nous voyons là une occasion de marquer avec conséquence tant par des énoncés que par des actes notre volonté de combattre ce qui relève pour nous de la même logique que les politiques de l’emploi que nous dénonçons. Hausse de la durée de cotisation, réduction des pensions, allongement du temps de disponibilité à l’emploi d’un côté ; assujettissement renforcé des précaires aux institutions chargées de gérer leur situation de l’autre, celles-ci n’hésitant pas à conditionner les revenus élémentaires de survie à l’adoption d’un comportement productif qu’elles se chargent de définir et d’évaluer.

Mais nous avons aussi choisi cette date comme représentative de l’impasse tactique dans laquelle se débattent les centrales syndicales : "journées d’action" ponctuelles, où il n’est jamais question de grève reconductible, de blocage efficace et concerté de l’activité économique, ni d’action qui marquerait la volonté d’élever le niveau de conflictualité, sans quoi il est vain de prétendre exercer la moindre "pression" sur le gouvernement.

Notre intention, en agissant symboliquement contre les banques, n’est pas de s’attaquer à un secteur financier que nous jugerions responsable de tous les maux d’une économie qui sans lui serait vertueuse, mais de marquer notre hostilité à ces institutions inséparables de l’entreprise et du marché capitalistes. Comme ces derniers, les banques subordonnent toute activité à la nécessité de dégager de la valeur monétaire à court ou à long terme, et par là, participent du gouvernement des vies en sélectionnant des comportements adéquats à ce qu’elles installent comme "lois de l’économie", et en définissant des conduites inappropriées à ces « lois », conduites « irrationnelles » qui lui sont pourtant dans une certaine mesure indispensables. Les banques ne vivent pas que de spéculation, mais aussi des intérêts des crédits et des agios : derrière chaque banquier, il y aussi l’huissier et le flic qui t’expulsent de chez toi, le travailleur social et le juge qui se chargent de te moraliser, tes fiches de paie ponctionnées jusqu’à la fin de ta vie et la prison si tu n’est pas content... Au moins cela crée des emplois stables !

Les banques sont ainsi devenues l’un de nos principaux patrons, à travers la surveillance de notre "rythme de consommation" et les sanctions qu’elles appliquent ou déclenchent (agios, suppression de moyens de paiement, interdiction bancaire, mise sous tutelle), à travers également l’endettement qui constitue pour beaucoup parmi les classes populaires, le seul accès possible à la consommation "normale".

Les banques prospèrent grâce à l’endettement jusqu’à ce que les pauvres, massivement, ne puissent plus payer... Alors c’est la crise : mais les banques seront sauvées, et les pauvres payeront, tôt ou tard, directement ou indirectement, pour cette crise. Tout peut alors recommencer... mais que se passerait-il si nous affrontions collectivement cette situation, plutôt que de la subir individuellement ?

Nous le savons : sans crédit, sans confiance du système bancaire dans des perspectives de développement qui fassent consensus parmi la population, le capitalisme est impossible ; et partout où des chômeurs, des précaires, des salariés refusent les plans de rigueur, c’est la défiance des marchés qui s’installe. La confiance des exploités en leurs propres capacités d’intervention politique a pour corollaire le discrédit actif des institutions économiques. Aussi est-ce bien à une telle confiance que la grève des chômeurs et précaires, comme tout mouvement politique véritable, entend travailler.

Certains d’entre nous ont évoqué la possibilité de choisir, à plus long terme, d’intervenir à la Poste qui connaît actuellement un processus de privatisation, après l’infructueux "référendum" de l’an dernier. Cela nous permettrait de tracer un parallèle entre le projet de libéralisation du placement (recours aux opérateurs privés de placement, démantèlement annoncé du "service public de l’emploi") et les incidences concrètes d’une privatisation : transformation de l’usager en client, réduction des coûts, précarisation et compression du personnel, adoption des techniques de management par objectifs, intensification du travail... Dans cette perspective, on pourrait chercher à associer à l’élaboration de l’action des salariés et syndicalistes de la Poste, ce qui irait dans le sens du travail de liaison chômeurs-précaires-salariés proposé par certains collectifs le week-end dernier.

Dans tous les cas, cette action vise à marquer la nécessité, pour les chômeurs et précaires, d’affaiblir ces institutions au même titre que Pôle Emploi ou les boîtes de coaching : élever le degré d’autonomie populaire passe aussi bien par imposer l’arrêt du contrôle des chômeurs, le caractère inconditionnel des allocations chômage et du RSA, l’auto-organisation de formes d’activités coopératives et égalitaires, que par le refus collectif de payer nos "dettes", qu’il s’agisse d’argent, de disponibilité à l’emploi, ou de force de travail.

Enfin, il reviendra à chaque collectif désireux de relayer cette proposition d’inventer ses propres énoncés, mots d’ordre, revendications... comme ses modalités d’action.

Quelques chômeurs et précaires du MCPL Rennes

Rdv le 24 juin à 11 h à Rennes (place de la gare) autour de la banderole les banques s’engrècent.

via HNS

vendredi 30 avril 2010

Appel de la coordination des collectifs de chômeurs et précaires : tous en grève lundi 3 mai !

Une coordination nationale, réunissant à Paris le 3 avril des chômeurs et précaires de Paris, Montreuil, Rennes, Nantes, Angers, Tours, s’est engagée à relayer l’initiative de la coordination régionale de Bretagne appelant, dès le 3 mai, à une mobilisation de tous ceux qui sont touchés par les mesures actuelles concernant la gestion du chômage et de la précarité.
La coordination apporte son soutien aux actions et initiatives de lutte et d’auto-organisation qui ont eu lieu ces derniers temps dans plusieurs villes :
-  occupations des Pôle Emploi et des CAF,
-  annulations de radiations et d’indus de paiement suite à des actions collectives,
-  permanences d’autodéfense politique contre les institutions,
-  auto-réductions, mise en place de jardins collectifs et de cantines populaires,
-  occupations des mairies, dont celle de Brest plus d’une semaine,
-  manifestations, présence aux côtés des grévistes de Pôle Emploi...
Elle invite à intensifier les luttes à partir de ce mois d’avril 2010 afin que se mette en mouvement, le 3 mai, une véritable contre-offensive des chômeurs et des précaires à l’encontre de la logique de contrôle et d’exploitation (de profitation comme la nomment les guadeloupéens en grève générale l’année dernière) qui sous-tend toutes les conditions épuisantes et humiliantes qui leur sont imposées.
Le chaos provoqué par l’explosion du nombre de chômeurs et l’engorgement sur le marché du travail, aggravés par les dernières mesures gouvernementales (fusion ANPE/ASSEDIC, Offre Raisonnable d’Emploi, 39 49, RSA accompagné d’une perte des droits connexes) expose au grand jour le véritable visage de la crise : un phénomène généralisé de paupérisation des populations et une stratégie de restriction des conditions d’accès des plus pauvres aux minimums vitaux. Seulement ce visage grimace : il grimace parce que son modèle d’insertion par le travail apparaît des plus cynique quand tout un chacun peut être amené à faire l’expérience du caractère structurel et massif du chômage et de la précarité. Il grimace parce qu’il doit relever un défi environnemental et ne nous propose que des emplois directement ou indirectement impliqués dans le désastre écologique. Il grimace enfin parce que l’augmentation des suicides, des arrêts de travail et des démissions chez les travailleurs sociaux et autres salariés des machines de contrôle, marque la réticence de ces derniers vis-à-vis de leurs fonctions qui les conduisent à jouer de plus en plus le rôle d’une police du contrôle, à être les instruments des sanctions et des radiations des chômeurs.
Dès lors comment se traduit cette stratégie de mise au pas des populations les plus pauvres ?
Par les menaces sur les revenus de survie, par une précarisation des contrats de travail, mais également par une injonction à donner son temps aux exploiteurs, à travailler à son employabilité en se rendant disponible aux innombrables évaluations, entretiens, ateliers de coaching et autres stages bénévoles censés nous rendre dociles en même temps qu’ils nous empêchent d’user de ce temps pour élaborer des formes politiques - émancipatrices, égalitaires et écologiques - d’organisation du vivre-ensemble.
C’est à partir d’un tel point de vue que, depuis quelques mois, l’idée d’une grève des chômeurs et des précaires fait son chemin : une grève en premier lieu en tant qu’il s’agirait de s’organiser collectivement pour arrêter la marche forcée imposée aux chômeurs et aux précaires par les institutions, marche forcée qui renforce l’enfermement de chacun dans sa situation individuelle. Cette grève trouverait alors à s’incarner dans le refus du contrôle, des radiations, des pressions qui s’exercent sur tous ceux qui sont concernés par les réalités du chômage et de la précarité.
Une grève qui ouvrirait un espace à la diffusion de pratiques individuelles et collectives d’autodéfense et de soustraction vis-à-vis de toutes ces injonctions à l’employabilité, mais également qui concrétiserait l’affirmation et la réalisation de gestes de réappropriations de ce dont on a besoin pour vivre, de partage de ce que nous produisons et d’intelligence collective propres à penser des formes dissidentes d’organisations de nos activités communes. Soit une grève qui permettrait une liaison entre les luttes et les revendications des usagers de toutes les institutions du chômage et de la précarité (Pôle Emploi, CAF, CDAS, missions locales, services de reclassement...) : travailleurs intérimaires, saisonniers, intermittents, stagiaires, chômeurs occasionnels ou de longue durée, travailleurs en lutte et menacés de licenciement, retraités ou étudiants, sans papiers...
Pour que partout se créent des collectifs de chômeurs et de précaires et que le lundi 3 mai résonne comme une étape importante dans la lutte contre l’exploitation de notre temps par le capitalisme.

CIP-IDF

vendredi 23 avril 2010

Les retraites !

Par Michel Peyret
Va-t-on s’en laisser conter ?
72% des Français considèrent le capitalisme comme négatif !
Qu’attend-on pour établir la démocratie ?
Sans le capitalisme, les travailleurs décideront de l’utilisation des richesses qu’ils produisent !
Et l’on sait que nous en produisons beaucoup de richesses !
Et nous n’en voyons pas beaucoup la couleur !
Où va l’argent que nous produisons !
Que nous produisons depuis longtemps !
Il faut que les voleurs rendent gorge !
C’est notre argent !
Il y en a beaucoup !
Beaucoup plus qu’il n’en faut pour payer des retraites décentes !
Suffisamment pour vivre tous dignement !
Avec l’automation, avec l’informatisation, la productivité a beaucoup augmenté !
Elle va augmenter encore !
Quand va-t-on diminuer massivement le temps de travail ?
S’il faut plus de travail, c’est les machines qui doivent travailler plus !
Quand va-t-on avancer l’âge de la retraite ?
Et quand va-t-on avoir des retraites décentes ?
Cela suffit !
Nous ne sommes plus au Moyen-Age !
Nous sommes au 21ème siècle !
Nous ne voulons plus être corvéables à merci !
Nos ancêtres ont réglé leur compte aux féodaux !
Aujourd’hui, nous voulons la civilisation pour tous !

jeudi 1 avril 2010

Nous ex-RMIstes, parents isolés, handicapés, chômeurs en fin de droit... RSA en colère, Le Vigan, Gard

A nous les ex RMIstes, parents isolés, handicapés, chômeurs en fin de droit, on nous avait promis une amélioration de notre situation avec l’instauration du RSA.

Maintenant il est clair qu’il s’agit surtout de rogner le peu que nous avions. Combien d’entre-nous découvrent qu’ils n’ont plus droit à telle ou telle prestation, qu’il ne pourront plus avoir accès à la CMU ?

Vous avez déjà reçu ou vous allez bientôt recevoir un commandement à payer la taxe d’habitation dont le montant s’élève de 50 à 500 euros suivant les communes où vous résidez. Vous pouvez toujours rêver que ceci n’est dû qu’à une erreur du Trésor Public, d’autant plus que la brochure 2010 de la Caf stipule que « les bénéficiaires du RSA sont exonérés de taxe d’habitation ».

Une exonération totale de la taxe d’habitation relative à leur résidence principale est prévue pour les personnes qui perçoivent [...] le Rsa. De même, si vos revenus de 2008 n’ont pas dépassé certains plafonds [9837euros pour 1 part]. Dossier familial N°417, octobre 2009

Et bien non ! Au service des impôts, on vous répondra que c’est la Caf qui publie n’importe-quoi car la loi a encore changé, comme chaque année et comme toujours à notre détriment. Et vous vous retrouvez obligé de payer une nouvelle taxe, souvent majorée de 10% car en venant vous renseigner vous avez perdu du temps et ainsi dépassé les délais. Ne comptez pas trop sur les travailleurs sociaux pour vous venir en aide ou vous renseigner car ils sont débordés tant par le nombre de dossiers à traiter que par la complexité des nouvelles lois et circulaires pondues chaque année (les demandes de recours s’accumulent tellement qu’ils sont obligés de fermer leurs bureaux au public pour rattraper leur retard dans le traitement des dossiers).

Cette nouvelle disposition n’ayant été annoncée nulle part, le paiement de cette taxe constitue pour nous une dépense imprévue, alors que nous bricolons déjà pour essayer péniblement de boucler les fins de mois.

Si les allocataires des minima sociaux étaient jusqu’à présent dispensés de la taxe d’habitation c’était bien logiquement : puisque les pouvoirs publics ne nous attribuent que le strict nécessaire pour survivre comment pourraient-ils nous reprendre d’une main une partie de ce qu’ils nous lâchent de l’autre..

Nous sommes nombreux dans la région à nous débattre avec les administrations. Chacun isolément face à la machine de l’Etat nous sommes soumis à l’arbitraire de mesures auxquelles nous ne comprenons pas grand chose. Mais si nous sommes assez nombreux à nous organiser, il est clair que nous pourrons trouver les réponses aux attaques incessantes des institutions, et ainsi empêcher qu’on réduise sans cesse le peu de droits et de ressources dont nous disposons.

Rendez-vous samedi 3 avril à 14h au Cantou, place de la Mairie du Vigan.

Pour se compter et voir ce que l’on peut faire pour se défendre.

rsaencolere@yahoo.fr

Source / auteur : Coordination des intermittents et précaires d’Ile de France via HNS

lundi 8 mars 2010

A Total Dunkerque et ailleurs : contre la régression sans limite et la casse du pays, combattre le système et le pouvoir qui en sont la cause

Depuis plus de 25 ans, le peuple subit la politique unique du grand capital qui, au nom du profit maximal, entraîne une régression sociale sans limite : casse de l'industrie et de l'emploi, des salaires, de la protection sociale, des services publics, des libertés syndicales et démocratiques... Aujourd'hui, les grands groupes capitalistes, leurs gouvernements et leur UE, entendent profiter de leur crise pour accélérer encore leur offensive.
Face à cette « guerre de classe » et à la résistance populaire qui s'y oppose, le mouvement social est miné par un certain nombre de forces qui considèrent le capitalisme comme indépassable et qui travaillent, au nom d'un capitalisme « raisonné » ou « moral », à faire accepter par le peuple le renforcement de son exploitation. C'est en particulier le cas de la Confédération Européenne des Syndicats qui, orientant l'activité des confédérations nationales, porte désormais le mot d'ordre « sauver le capitalisme de lui-même », au point que Sarkozy n'arrête plus de s'épancher pour féliciter les directions syndicales françaises et leur « esprit de responsabilité ».
L'association Front Syndical de Classe, regroupant à l'initiative de militants CGT et FSU des syndicalistes décidés à combattre les empiètements quotidiens du capital en même temps que le capital lui-même, travaille à faire reculer l'influence des courants réformistes qui affaiblissent tant le mouvement populaire.
Il apporte son soutien sans faille à tous les combats qui résistent aux tendances conciliatrices visant à faire accepter les sacrifices imposé par le capital, au nom du « réalisme » ou du moindre mal. Le réalisme, c'est de reconnaître que le capitalisme est synonyme de régression sans fin et qu'il ne peut y avoir de solution durable en son sein pour les travailleurs ; c'est de reconnaître que la négociation des régressions au nom du moindre mal débouche sur le pire.
C'est pourquoi la lutte magnifique des travailleurs de la raffinerie de Dunkerque mérite un soutien national. Les Total de Dunkerque (ou les Philips de Dreux) ont le grand mérite de porter le fer dans la logique capitaliste et de ne pas rentrer dans le jeu « de la prime à la casse ». Leur volonté de sauver l'outil de travail et leur emploi place le combat sur un enjeu de classe fondamental : la sauvegarde du produire en France donc l'avenir même du pays alors que les grands groupes capitalistes sont en train de le désosser.
Les aider à gagner ce combat, c'est contribuer à inverser enfin inverser la logique capitaliste qui a entamé depuis trop longtemps la ruine pour la France et son peuple.
Le 8 mars, rassemblement en soutien aux travailleurs de la raffinerie des Flandres et de Total. RDV à 12 heures devant l'ancien siège de Total : 24 cours Michelet, Puteaux (92), Métro Esplanade de la Défense (ligne 1).

http://www.frontsyndical-classe.org/

lundi 15 juin 2009

RSA mensonges

Pour certaines personnes, encore pire que ce qui existait déjà où pourtant les Rmistes retravaillaient souvent déjà à perte !

RSA ETUDE DE CAS

PAUL RMIste, trouve un emploi CDD 1 AN, à 3/4 TEMPS

AVANT le RSA
SALAIRE 771€
+ CUMUL RMI COMPLET PENDANT 3 MOIS (400€X3),
+ CUMUL PARTIEL PENDANT 9 MOIS forfait (150€X9)

SOURCES : http://www.dossierfamilial.com/argent/aide...

+ PRIME DE RETOUR A L’emploi 1000€ (versée env debut 5eme mois),
+ PPE (prime pour emploi) 771€x12 declaré = prime annuel : 712€

SOURCES : http://www.prime-pour-emploi.com/

TOTAL : 771x12 + 400x3 + 150x9 + 1000 + 712 = 12802€ soit moyenne mensuelle : 1066,83€

AU RSA
SALAIRE 771€ + RSA 101€ - FORFAIT LOGEMENT 53,75 = 818,25€
PERTE DE LA PRIME DE RETOUR A L EMPLOI
PERTE DE LA PPE (en fait, la PPE passe dans le complement RSA)

source : http://www.premier-ministre.gouv.fr/...

RESULTAT : PERTE DE : 248,58€ mensuel 2982,96€ an

Sauf erreur de ma part, car très compliqué de suivre le RSA .. les textes de lois etc

A NOTER AUSSI QUE PAUL VA PERDRE en reprennant cet emploi :

au grand minimum 100€ d’alloc logement
le droit à la CMU complémentaire (dépassement plafond)
l’exonération de la taxe d’habitation tarif social énergie et téléphone

Soit si on compte bien, une perte supplémentaire encore d’environ 200€ d’avantages, par rapport au RMI, à oter encore de ces 818,25€ annoncés ... soit reste équivalent de 618,25€

Soit 218,25€ de mieux par mois qu’au RMI (7,04€ par jour)
si Paul travaille à 20kms de son domicile, et qu’il lui faut une voiture, s’il habite à la campagne, soit 40 kms/jour, à 0,35€ du kilometre sur 21 jours de boulot = 40x21x0,35= 294€ de frais de deplacement

218,25 - 294 = MOINS 75,75€ (là, Paul est + fauché qu’au RMI)

Conclusion

Paul travaillera pour etre quasi aussi pauvre voir + PAUVRE qu’AU RMI ...

Je vous incite à diffuser ma vidéo : " RSA mensonges " autant que vous voulez, l’heure est grave, ce RSA va généraliser les petits boulots forcés, corvéables, précaires ... merci

patdu49

source: HNS


samedi 31 janvier 2009

Appel à la RIPOSTE SOCIALE des Chômeurs et Précaires


Combien étaient-ils le 29 janvier à manifester dans toute la France : 1,2 million selon la police, 2,5 millions selon les syndicats ? Et parmi cette foule, combien de Chômeurs, combien de Travailleurs précaires et de Travailleurs pauvres ? Peu, très peu, trop peu. Et invisibles par dessus le marché ! Pourtant, la RIPOSTE SOCIALE ne peut s'organiser sans les 7 millions de Chômeurs et Précaires ! Nous appelons à leur mobilisation.

Jeudi, nous aussi étions dans la rue, sympathisants et adhérents d’Actuchomage. En petit nombre, certes, mais parfois bien visibles. La preuve : Pour illustrer les mauvais chiffres du chômage en décembre 2008 qui seront annoncés lundi 2 février, l’AFP (Agence France Presse), reprise par Les Échos, Yahoo Actualités… , a choisi notre action «Chômage Année Noire» pour illustrer sa dépêche. Un signe fort !

Est-il nécessaire de rappeler que la France compte quelque 4 millions de Chômeurs inscrits dans les 8 catégories de demandeurs d’emploi ? Certainement, car l’opinion publique n’a connaissance que de la catégorie 1, le taux officiel de chômage, qui réunit 2,1 millions d’entre eux. À ces 4 millions de Chômeurs à plein temps, par intermittence ou en formation… s’ajoutent des millions de Travailleurs précaires soumis à des temps partiels subis et autres contrats au rabais. Chômeurs et Précaires constituent la PREMIÈRE FORCE SOCIALE du pays, toutes et tous unis par l’intermittence ou l’inexistence d’activité professionnelle, et par les difficultés inhérentes à la perte de revenu ou même à l’absence totale de revenu (50% des Chômeurs ne sont pas indemnisés !).

Pourtant, dans les cortèges syndicaux du 29 janvier, il a beaucoup été question de «défense de l’emploi», de «soutien au service public», de «revalorisation des salaires et des pensions», mais peu de chômage, et pas du tout des Chômeurs et Précaires. À Paris, nous avons tenté à plusieurs reprises d’imposer le mot d’ordre «Chômeurs, Salariés, Solidarité !» sous les yeux parfois réprobateurs des services d’ordre des grandes centrales qui, en d’autres occasions, nous ont empêché de nous joindre aux cortèges et de déployer nos banderoles (en les confisquant parfois même !).

Mais le potentiel de mobilisation que représente les Chômeurs et Précaires va encore enfler. Entre août et novembre 2008, 160.000 nouveaux chômeurs de catégorie 1 ont grossi les rangs des demandeurs d’emploi. Au total, les sept hausses consécutives de 2008 en ont généré 171.200 ! Après un mois de novembre catastrophique (+ 64.000), on s’attend à un mois de décembre «mauvais, très mauvais», de l’aveu de Laurent Wauquiez. Et ce n’est qu’un avant-goût de ce qui nous attend en janvier, février, mars, avril… où, selon nos estimations, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie 1 pourrait croître de 50.000 à 80.000 chaque mois (+ 500.000 à + 600.000 sur un an). Et nous ne parlons que de la catégorie 1 !

+20 à +30% de chômeurs sur l’année 2009, c’est à ce chiffre AHURISSANT que nous arrivons en partant des données disponibles fin 2008. Car des centaines de milliers de salariés vont rejoindre les rangs des millions de privés d’emploi.

Combien de temps encore ces laissés-pour-compte vont être ignorés par la majorité des syndicats ? Ignorés par les médias traditionnels ? Combien de temps encore ces millions de parias vont-ils rester cloîtrés dans les sous-sols de la République, dans ses oubliettes serait-il plus juste de dire ?

S’ils ne veulent pas être un jour prochain dépassés par la vague de mécontentements, par cette RIPOSTE SOCIALE qui paraît inéluctable, les syndicats seraient bien inspirés de se pencher sur les cas de plus en plus désespérés et méprisés des Chômeurs et Précaires.

Ne nous faisons aucune illusion. Dans le contexte économique de 2009 (et probablement de 2010), les Chômeurs auront peu de chance de retrouver un emploi durable, les Précaires verront leurs conditions de travail et de vie se dégrader, les Intérimaires peineront à décrocher des missions. Et ces trois populations représentent plus d'un quart des Actifs (avec ou sans emploi) de notre pays.

Face à l’autisme du gouvernement, des organisations patronales (qui veulent imposer une diminution des cotisations d’assurance-chômage en juillet 2009) et de certains syndicats, comme la CFDT qui a signé la nouvelle Convention Unedic défavorable aux Chômeurs, nous appelons, une nouvelle fois, à la mobilisation.

Nous lançons un Appel national pour l’organisation dans les prochaines semaines d’une journée d’action des Chômeurs et Précaires qui pourrait prendre la forme de l’opération «Chômage Année Noire» initiée le 29 janvier (ce n'est qu'une proposition) afin d'être vus et entendus.

Nous appelons les premières et premiers concerné-E-s par la crise à la RIPOSTE SOCIALE : Ces millions de Chômeurs, de Précaires, d’Intérimaires, et tous ceux qui, par centaines milliers, vont perdre leur emploi dans les prochains mois.

Merci de relayer cet Appel si vous le partagez !

Pour plus d’infos : contact@actuchomage.org

source: APNÉE – ACTUCHOMAGE

mercredi 28 janvier 2009

Le grand cri

Le Grand Cri Critique
Cet appel émane du groupe de lycéens, parents, enseignants et intermittents réunis le jeudi 15 janvier au CC (Café Citoyen, Lille)

Le Grand Cri Critique

Le principe est simple : dans toutes les villes du pays, à la même heure si possible, les citoyens s’assemblent sur la grand-place pour dire, haut et fort quoique brièvement, l’indicible qui ne peut plus être contenu.

Ce qui revient inévitablement à se passer de mots.

D’où un cri collectif, de 60 secondes très précisément : cri du cœur, cri de rage, cri expressif et rassembleur.

Concrètement : à Lille, rendez-vous est donné à toutes et tous, Grand-Place, le jeudi 22 janvier pour crier de 17h29 à 17h30. Ce jeudi, et tous les jours jusqu’au jeudi noir 29 janvier, jour du Très-Grand GCC.

Dans les autres villes les crieurs se rendront là où ils en auront convenu, de préférence pour 17h29.

IMPORTANT : cet inaugural GCC sera donc suivi de 6 autres jusqu’au T-GGCC
du 29 janvier.
Publié par dm à l'adresse 00:33

source: resistance

samedi 11 octobre 2008

Données venant des Assedic sur une "remontée brutale du chômage"

Le vice-président de la CGPME, Jean-François Veysset, a fait état vendredi de données "préoccupantes" venant des Assedic sur une remontée "brutale" du chômage, sans donner de précisions chiffrées.

"Les chiffrages qui remontent des Assedic nous préoccupent, c'est brutal. Nombre de gens viennent indiquer qu'ils ont perdu ou vont perdre leur emploi. Tout confirme que nous allons faire face à un retournement de l'emploi avec une fin d'année 2008 problématique et une année 2009 où nous allons devoir maîtriser les destructions d'emploi", a-t-il déclaré à la presse. (....).

Boursorama.com


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