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vendredi 5 novembre 2010

Non aux poursuites judiciaires des 3 infirmiers anesthésistes victimes de provocations policières.

Pétition nationale

Le 1er octobre 2010 lors de la manifestation nationale des IADE (Infirmier Anesthésiste Diplômé d'Etat) à Paris, 15 collègues ont été interpellés, 3 sont à ce jour, sous le coup de poursuites judiciaires et doivent comparaître au Tribunal de Grande Instance de Paris (le 18 novembre pour l'un et le 1er décembre pour les 2 autres).
Les signataires de cet appel refusent la criminalisation de l'action revendicative et appellent solennellement le gouvernement à cesser ces poursuites.
ENSEMBLE INFIRMIERS ANESTHESISTES, PERSONNELS DE SANTE, SYNDICALISTES, POLITIQUES OU SIMPLES CITOYENS SOUTENONS CES TROIS VICTIMES DE L'ARBITRAIRE !!!


Vendredi noir IADE
envoyé par 1verredejusdorange. -

pour signer c'est là  Mouvement National des Infirmiers Anesthésistes

mercredi 20 octobre 2010

Cahors, appel à la mobilisation Jeudi 21

 Contre la réforme des retraites!

70% de la population soutient la mobilisation. Et vous ?

Nous, salariés, retraités, lycéens et étudiants, mobilisés contre la réforme des retraites et réunis en Assemblée Générale le 19 octobre 2010 à Cahors, appelons à une nouvelle journée de grève interprofessionnelle le jeudi  21 octobre.
Jeudi doit aussi être une nouvelle journée d’actions : il s’agit désormais  de se faire entendre et de montrer notre force

Mercredi  20/10 :
-         12h pique-nique devant le palais de justice

Jeudi 21/10 :
-         7H : filtrage des deux ronds-points de la ville (Nord et Sud, rond-point du pont Louis Philippe)
-         10H : opération péage gratuit
-         11H : AG à la bourse du travail
-         12H : rassemblement devant la préfecture

20H : rassemblement au flambeau pendant le vote de la loi au Sénat, devant la mairie. Amenez lumières et casseroles !


jeudi 14 octobre 2010

Pour une réforme citoyenne des retraites

Mais comment, pour la réforme des retraites, les Syndicats ont-ils pu se laisser entraîner dans une bataille de chiffres, une vraie bagarre de chiffonniers ? Le moins que l’on puisse dire, est que nos ‘représentants des salariés’ se sont faits rouler dans la farine, comme des enfants de chœur ; Ils se sont lancés comme des jeunes bleus, là, exactement où un gouvernement machiavélique, voulait les entraîner : dans le domaine des calculs : le calcul des temps de cotisations, le calcul de l’âge de départ, le calcul des montants, de l’espérance de vie, des pourcentages, etc. etc. C’est ainsi que le monde du travail, totalement englué dans des comptes et des décomptes, qu’il maîtrise mal, n’a pas encore réalisé qu’il est manipulé.


 

Où est la solution mathématique des retraites ?


Comprenons enfin, que le problème de la réforme des retraites n’est pas dans le montant, ni dans la durée, des cotisations, mais dans le trop petit nombre de cotisants ! En effet, la solution est dans la dimension de l’assiette des cotisants ! Et puisque le gouvernement ne veut parler que de chiffres, parlons en : à l’école, en arithmétique, lorsqu’on apprend la multiplication, on apprend que :
    Le multiplicande multiplié par le multiplicateur égal le produit Soit : Les cotisations multipliées par le nombre de cotisants égal le financement
Jusqu’à ce jour, orienté par la stratégie perfide du gouvernement, le ‘monde du travail’, dans son ensemble, n’a réfléchi et calculé, que sur le premier terme : le multiplicande ! C’est ainsi que jusqu’à présent, personne ne semble avoir pensé, que l’on pouvait aussi, accroître le financement total, en augmentant tout simplement, le multiplicateur, c’est-à-dire : le nombre de cotisants... Et pour cela, il faut faire payer les retraites, par tous ceux qui, pour quelque raison que ce soit, ne les paient pas et, notamment bien sûr, par ceux qui étant assez riches pour ne pas avoir besoin de travailler, ne paient rien !


 

Les combattants de la troisième guerre mondiale


Il est anormal et pour tout dire injuste, que les caisses de retraites des travailleurs, ne soient alimentées que par les seules cotisations des travailleurs. C’est comme si l’on avait demandé, aux soldats partants à la guerre, en 1914 et en 1940, de donner une part de leur solde, pour avoir droit plus tard, à leurs retraites d’anciens combattants ! Non, ne souriez pas... ou alors tristement, car pour peu que l’on y réfléchisse, le problème à peu de chose près, est le même. Parce que, sans que l’on n’en ait pleinement conscience, nous sommes, depuis quelques temps déjà, sous la coupe de la troisième guerre mondiale ! Une sale guerre socio-économique que l’on n’ose pas appeler par son nom, et qui pourtant, fait autant de victimes qu’un conflit armé.


 

Une reconnaissance citoyenne aux soldats du travail


La retraite des travailleurs, ne doit pas être traitée, comme une affaire de fric, la retraite doit être considérée comme une « devoir civique », comme une ‘dette morale’ que nous devons à tous nos anciens ! En effet, tous ceux qui se lèvent tôt, comme dirait quelqu’un, tous ceux qui ont donné une bonne partie de leur vie au pays, tous ces hommes qui en somme, ont fait ce que nous sommes, méritent bien la considération, le respect et la reconnaissance de toute la nation ! Et si cette ’reconnaissance’, si cette retraite, d’cncien combattant du travail a un coût, nous devons tous ensemble, avoir le courage de l’assumer. C’est une question d’éthique !
Personne n’y pense, mais pourtant il faut bien admettre que ce sont seulement, nos 25 Millions de ‘combattants du labeur’, qu’ils soient des secteurs dits, primaire, secondaire ou tertiaire, qui par leur travail produisent toute la ‘valeur ajoutée’ ou mieux, le ’P. I. B.’, nécessaires pour faire vivre, tous les jours, 65 Millions de Français : les enfants bien sûr, mais aussi les politiques, les ministres, et le président de la République, les chômeurs, les militaires et les gendarmes, les curés et tout le clergé, les artistes et les sportifs, et tous ceux qui... ne foutent rien !


 

Les grèves, comme des compétitions numériques


Ce nouveau gouvernement, non content d’avoir acculés les syndicats à faire de la réforme des retraites, un problème de chiffres et de fric, au lieu d’une avancée sociale, les accule également à faire de chaque grève, une véritable compétition numérique. À peine installé, le roi, dans son jargon si particulier, a dit : « La différence avec moi, c’est que quand il y a des grèves, personne ne les voit ! » Deux ans après, des grèves il y en a partout et tout le monde les voit, mais sa majesté et ses sbires, s’en foutent, ils les ignorent même ! Ils feignent de prendre ces manifestations pour des actions négligeables ; ils s’en amusent aussi, en minimisant à plaisir, le nombre de participants. Comment peut-on en toute honnêteté, annoncer le soir, à la France entière, un chiffre incroyable de 900 000 personnes, alors que les syndicats eux, en annonce 3 Millions ! On comprend qu’un tel flou mathématique arrange à la fois les syndicats et l’État ; surtout ce dernier, car plus l’on se chamaille sur les chiffres, moins on discute sur le problème lui-même. Et la question que l’on doit peut-être se poser aujourd’hui, est de savoir si les représentants en présence, ceux des salariés et ceux de Sarkozy, ont la stature et les compétences nécessaires pour résoudre le difficile problème des retraites ? Rien n’est moins certain et, là est tout le danger !


 

La ‘grève’ comme un outil de contestation constructive


Depuis le retour de la droite au pouvoir, tous les gouvernements cherchent à durcir les droits et à dénaturer l’esprit de la grève ! Mais quelle erreur, disons même quelle connerie ! La France, ne serait pas la France sans ce dispositif exceptionnel de contrepouvoir, de pondération et de propositions, qu’elle à inventé. On n’en parle quasiment pas, car cela dérange le grand patronat, mais si notre pays passe beaucoup mieux que d’autres, la dure crise financière du moment, c’est grâce à l’ensemble de nos avancées sociales supérieures qui amortissent quelque peu, les difficultés économiques du moment. Pour cela, merci à nos syndicats et à nos manifestants d’antan, qui se sont battus corps et âmes, pour arracher à la classe dominante de l’époque et à ses ‘maîtres des forges’, toutes les conquêtes, justes et possibles, qui font les acquis sociaux de tous aujourd’hui.
Et pourtant, nombreux sont ceux qui, en ce moment même, critiquent les gens qui font grève, en les traitant de rigolos, ou de feignants, ou de minus qui feraient mieux d’aller au boulot, de travailler ‘plus’. Tous ces tartuffes qui, en même temps, sans honte et souvent sans le savoir, sont très contents de profiter pleinement des acquis sociaux gagnés par nos grévistes d’alors. Citons simplement pour exemple : la « semaine de 40 Heures » et « les fameux congés payés », ainsi que de nombreux autres droits, qui semblent si naturels aujourd’hui, mais qui n’existaient pas, avant les fameuses grèves de 1936, cette grande épopée de la classe ouvrière. Comme quoi, ce qui n’est pas possible avant, pour le gouvernement et le patronat, peut très bien l’être après... les grèves !


 

La grève n’est pas un jouet dont on s’amuse impunément


On comprend mal le comportement irresponsable et dangereux du gouvernement en place ! Comment peut-on penser en effet, qu’en ne tenant aucun compte des manifestations de rue qui se multiplient et en plus, en les commentant avec ironie, sinon avec mépris, on puisse parvenir à nouer un dialogue constructif avec les organisations syndicales ? Mais qu’ont-ils donc appris, nos ministres à la grande école des ministres ? Sciemment ou inconsciemment, le gouvernement pousse les salariés à chômer, les pousse à quitter leurs entreprises pour allez défiler dans les rues ! Par son attitude, quelque peu bizarre il leur fait croire, que plus ils seront nombreux, plus ils seront écoutés. Vous semblez penser que c’est la quantité de manifestants qui fait la crédibilité de la revendication. C’est faux ! C’est l’intelligence et le bien-fondé des revendications, qui en font leur crédibilité.
Mettre de plus en plus de participants dans les rues, est complètement irresponsable. Une telle attitude n’a aucun sens ; Elle ne peut qu’exciter et enflammer, les esprits et à ce niveau, elle peut aussi parfois, mener au clash total. Attention, messieurs les apprentis-sorciers, ne continuez pas ainsi, la grève n’est pas du folklore. La foule et notamment la classe ouvrière, ne se manage pas comme on lève le petit doigt en dégustant son thé ! En ce moment, vous jouez avec le feu. Déjà à la dernière manifestation, des familles entières, femmes, enfants et poussettes comprises, sont descendues dans la rue, et pour le prochain défilé, la jeunesse annonce aussi sa participation. Alors là, méfiance messieurs, avec les jeunes tout peut arriver. Non encore trop conditionnés par le système coercitif ultra libéral, et avec la fougue que l’on a, à 20 ans, leurs actions et surtout leurs réactions, peuvent être tout à fait imprévisibles.


 

Conseils au staff supérieur et à Monsieur le ministre


À l’annonce de : 3 millions de participants, quelqu’un d’entre vous à dit d’un ton quelque peu péremptoire : « Oui, mais la politique de la France, ne se fait pas dans la rue ». Grossière erreur, qui prouve votre inexpérience, Messieurs. ! Comme dans toute démocratie digne de ce nom, la politique de la France, se fait là où il y a le peuple, et si par votre mépris ou votre incompétence, vous mettez le peuple dans la rue, la politique de notre beau pays, que vous le vouliez ou non, se fera, de gré ou de force, dans la rue !
Autre grosse faute de votre part : Pourquoi venez-vous, de faire voter en urgence et quasiment à la sauvette, l’âge de départ à la retraite à 62 ans ? Mais comment, vous Monsieur le ministre, qui devez être quand même le plus intelligent de tout votre staff, n’avez-vous pas compris que ce report était une erreur psychologique fondamentale. Comment, ne pas avoir compris que l’âge actuel de 60 ans, est symbolique et donc intangible ! C’est une conquête de la classe ouvrière, devenue quasi historique dans l’esprit de la majorité des Français ; un peu comme la fête de la Victoire ! Dites à votre ‘conducteur en chef’, qui prouve tous les jours, qu’il ne connaît rien dans le management des hommes, dites-lui que pour obtenir des résultats positifs, « Il vaut mieux convaincre que contraindre ».


 

La réforme, tout effacer et tout recommencer


Assez, Monsieur le ministre, à présent vous avez assez joué. Maintenant, il faut mettre un terme à vos divagations hasardeuses. Vous ne pensiez tout de même pas endormir le peuple français, comme vous avez endormi la mamy des parfums, la plus riche douairière de France ? Alors, Monsieur le ministre, avant qu’un grand chambardement ne se produise, méditez sur une moralité de notre grand fabuliste : ‘Tant va la cruche à l’eau, qu’à la fin elle se casse’. À présent en effet, la cassure n’est pas loin, et c’est à vous de mettre fin à cette situation qu’avec une certaine morgue, vous avez envenimée. Comprenez bien, Monsieur le ministre, que vous avez une lourde responsabilité et que vous n’avez plus le droit de vous tromper, vous n’avez pas le droit de mettre la France à feu et à sang. Admettez enfin, Monsieur le ministre, que la solution de la réforme des retraites, ne se trouve pas là où vous voulez le faire croire ; Vous savez très bien, que la vraie solution n’est pas dans vos chiffres et vos calculs d’épicier, mais dans l’élargissement maximal de l’assiette des cotisants ! Alors de grâce, Monsieur le ministre, ne vous enferrer plus dans vos assertions erronées, faites taire un orgueil mal placé et stoppez la mauvaise réforme en cours. Parfois, le vrai courage, est de savoir revenir sur ses erreurs, et repartir sur la bonne voie.
Et pour conclure, voilà en rappel un court extrait de notre article de Septembre : La seule et unique solution est de faire payer tout les Citoyens, et notamment : Les riches dont le silence est assourdissant, et qui dans leur coin se marrent, bien ! Les actionnaires qui encaissent tous leurs dividendes, mais qui ne paient, rien ! Les machines et les robots, par qui, insensiblement le chômage des hommes, vient !
« Non pas qu’il faille arrêter le progrès, bien au contraire, mais il faut l’utiliser aussi, pour le bien être des hommes, par des réductions d’horaires, par des hausses de salaires, et aussi bien sûr, par une participation au financement des retraites ! »
Raymond Monedi

Mail : r.monedi@orange.fr
Site : cerclepep.com
 

vendredi 1 octobre 2010

Liste des manifestations du Samedi 2 Octobre 2010 - maj du 01/10

RETRAIT DE LA CONTRE-REFORME WOERTH-SARKOZY TOUS ENSEMBLE EN MEME TEMPS JUSQU'À LA VICTOIRE

Tract du FSC pour le 2 octobre 

La contre-réforme Parisot-Sarkozy-Woerth sur les retraites, appliquant à la lettre les accords européens de Barcelone signés en 2002 par Jospin et Chirac, est un maillon essentiel de la grande chaîne du recul social généralisé qui va de la casse des services publics à celle de la Sécu en passant par la compression des salaires et le chômage de masse. 
Cette contre-réforme, présentée comme « la mère de toutes les réformes », est massivement rejetée par la population. Elle aura en effet comme résultat la baisse générale des pensions, particulièrement dramatique pour les carrières marquées par la précarité, l’épuisement d’un plus grand nombre de salariés dont l’espérance moyenne de vie en bonne santé est de… 63 ans, la mise en concurrence pour l’emploi des jeunes et des vieux et la pression à la baisse sur les salaires qui en résulte… 
 
Comment gagner ?
 
Après le succès des 7 et 23 septembre, de nombreuses motions et déclarations de structures syndicales de base, d’intersyndicales départementales ou de secteurs (nombreux syndicats de l’industrie, cheminots, chimie, toutes les UD du 13, UD CGT Paris, Education…) appellent à organiser un durcissement du mouvement : grève reconductible, blocage de l’économie, grève générale… Partout s’impose l’idée que c’est en s’en prenant de manière résolue et continue aux profits du MEDEF que l’on contraindra le gouvernement, qui est son serviteur zélé, à reculer. Et que s'il n'y a pas de scénario unique pour l'issue du conflit engagé, son contenu revendicatif, ses objectifs, les modalités et les formes de la lutte doivent être placés sous le contrôle des travailleurs engagés dans la lutte.
 
Parallèlement, des AG se sont déjà tenues dans plusieurs universités et les organisations étudiantes appellent développer la mobilisation. La jonction entre le monde du travail et les étudiants est d’ailleurs un enjeu majeur pour le mouvement populaire.
 
Cette prise en main de ses affaires par la base est une évolution majeure susceptible de déboucher sur le mouvement d’une ampleur historique dont nous avons besoin pour gagner contre ce pouvoir de casseurs. Comme ce fut le cas en 36, 68 ou 95, c’est la base qui a l’avenir du mouvement entre ses mains.
 
Salariés du privé et du public, étudiants, lycéens, ce pouvoir qui étrangle le peuple ne cédera que face à un mouvement exceptionnel. Passons à l’offensive avec confiance et détermination pour mener la lutte sous différentes formes, organiser les blocages, diffuser les informations, construire la suite en tissant des liens entre tous les secteurs combatifs pour organiser un mouvement qui se reconduise en rassemblant autour de lui toujours plus de salariés.. Sous toutes les formes décidées en bas, la France des luttes ne doit pas laisser de répit au MEDEF et à Sarkozy.

 Mercredi 29 septembre 2010

 tract au format pdf

lundi 6 septembre 2010

Vidéo : Vive les Retraites !

Des chiffres, des comparaisons, des graphiques... Un sketch qui sonne juste ...

 



envoyé par vivelesretraites. - 

 

La brouette

 


Vive les retraites - La brouette

jeudi 2 septembre 2010

Faire dérailler la réforme des retraites


Avec la conjonction d'une réforme notoirement injuste des retraites et du scandale Woerth-Bettencourt, la France est entrée dans une crise politique majeure, dont l'issue est à ce jour très incertaine. Les véritables objectifs de la réforme étaient voilés par un argumentaire d'intérêt général : pour préserver la retraite par répartition, la démographie et le bon sens imposeraient de travailler plus longtemps pour obtenir sa retraite à taux plein. Certes, beaucoup de salariés du bas de l'échelle, souvent déjà exclus de l'emploi avant 60 ans, se demandaient pourquoi ce sont justement leurs pensions qui seront réduites. Mais pour la majorité des commentateurs et de l'opinion publique, cette question relevait de la négociation sociale entre "partenaires sociaux", avec ses formes classiques de luttes et de compromis.
Cette grille de lecture était déjà contestable avant les révélations de Médiapart. En effet, la réforme Woerth se distingue fortement de la réforme Fillon de 2003 du fait de la pression considérable qu'exercent aujourd'hui les opérateurs financiers sur les Etats européens. Les modalités adoptées – en particulier le report de l'âge de la retraite à 62 ans – visent moins à assurer un équilibre financier de long terme qu'à réduire très rapidement le déficit public, de façon à préserver la bonne note de la France auprès des agences de notation financière et calmer les spéculateurs. Le lien entre la réforme et les exigences du capital financier était donc déjà beaucoup plus apparent qu'en 2003, posant clairement la question de la tutelle de l'industrie financière sur l'Etat et la société, alors même que cette industrie vient d'être sauvée de la faillite par les contribuables.
Mais la révélation des liens étroits entre le ministre chargé de la réforme et la contribuable la plus riche (mais l'une des moins imposées en proportion de son revenu) de France a achevé de déchirer le voile de l'intérêt général. Comment monsieur Woerth peut-il prétendre défendre une réforme équitable quand chaque jour amène son lot de révélations sur des salaires de complaisance, conflits d'intérêts, enveloppes de billets, chèques extravagants, comptes en Suisse, îles paradisiaques… Bien sûr, les politiques publiques profitent toujours à des intérêts particuliers. Dès le 6 mai 2007 Nicolas Sarkozy a affiché clairement qui étaient ses mandataires : Fouquet's, bouclier fiscal… Cependant la force de la démocratie libérale réside dans sa capacité à préserver le consentement populaire à la domination oligarchique tant que les justifications d'intérêt général ("c'est pour faire revenir les grandes fortunes en France") restent tant soit peu crédibles.
Mais quand on découvre que le fisc a versé un chèque de 30 millions d'euros à madame Bettencourt, laquelle n'a subi aucun contrôle fiscal depuis des lustres, emploie la femme du ministre du budget et finance les campagnes de MM. Woerth et Sarkozy, le consentement populaire vacille : la crise de régime devient possible. Que se passera-t-il quand le même M. Woerth se présentera à l'Assemblée pour faire voter la baisse des retraites des ouvriers et employés ?
UN CHOIX DE SOCIÉTÉ
La conscience du danger extrême n'est évidemment pas pour rien dans la décision extrême prise récemment par Nicolas Sarkozy d'amalgamer officiellement délinquance et immigration et de stigmatiser les Roms. Allumer un contre-feu, ouvrir un deuxième front, diviser les classes populaires : la tactique, pour transparente qu'elle soit, n'en est pas moins redoutablement efficace. Début septembre auront lieu deux manifestations de très grande ampleur – le 4 septembre "face à la xénophobie et à la politique du pilori", le 7 septembre contre la réforme des retraites. Les éditorialistes compareront le nombre et le pedigree des manifestants, les déclarations martiales de MM. Hortefeux et Estrosi soulageront la pression médiatique sur M. Woerth, les militants courront d'une manifestation à l'autre…
Il faudra de la créativité aux mouvements sociaux pour sortir du piège. Face à l'intransigeance et à l'absence totale de scrupules de ce pouvoir, une insurrection civique peut seule mettre le holà à tant d'injustices et d'amalgames. Pétitions, manifestations, grèves sont absolument indispensables sur les deux terrains de la justice sociale et de la défense des immigrés. La politique sarkozyste instrumentalise – avec de bonnes chances de succès – le racisme pour diviser les classes populaires. Pour déjouer la manœuvre, la mise en échec de la réforme des retraites est un enjeu décisif à court terme.
Cette réforme est un choix de société, un choix contestable et fortement contesté par la société. Il serait légitime de consulter directement le peuple, comme le prévoit d'ailleurs la Constitution depuis sa réforme de 2008. Mais Nicolas Sarkozy n'a évidemment aucune intention de le faire. Une votation citoyenne, co-organisée début octobre par les syndicats, les associations, les partis politiques de gauche, les municipalités, ferait pénétrer le débat dans les quartiers, les immeubles, les entreprises, les villages partout en France. Elle pourrait rassembler des millions de votants pour exprimer le rejet populaire de la réforme "Woerth-Bettencourt". Loin d'affaiblir l'action syndicale, elle ancrerait le mouvement de refus au plus profond de la société, renforçant d'autant les cortèges de manifestants et les mouvements de grève. Un recul du gouvernement sur les retraites contribuerait aussi, de façon peut-être décisive, à discréditer la diversion raciste cyniquement organisée par le pouvoir.

Thomas Coutrot, co-président d'Attac
 

dimanche 22 août 2010

Entre 60 et 62 ans, on ne fait pas joujou..

 par Gérard Filoche

Daniel Cohn-Bendit ironise sur la différence entre 60 et 62 ans au travail. Il n’a jamais vu un ouvrier carreleur à genoux, ni une femme de service poussant son chariot, ni une serveuse et ses phlébites à répétition, il n’a pas idée d’une rentrée des classes pour un instituteur de 62 ans, ni comment vivrait chaque jour une infirmière qui court dans les couloirs de l’hôpital dans sa 63 ° année.
DCB dit que c’est une question de « marqueur » pour ceux qui veulent se distinguer sur les estrades entre Corinne Lepage et Jean Vincent Placé.

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samedi 3 juillet 2010

L’été de tous les dangers

Le monde est en train de se métamorphoser sous nos yeux


Je ne cherche évidemment pas à gâcher les vacances de qui que ce soit en jouant les prophètes de malheur, mais je dois vous dire que je n’ai jamais connu de période au cours de ma vie (et elle commence à être assez longue) où se soient accumulés autant de signes d’une détérioration de la conjoncture, dans quelque domaine et à quelque niveau que ce soit.

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lundi 21 juin 2010

Les banques s’engrècent ! Jeudi 24 juin, grève des chômeurs !

Source / auteur : CIP-IDF


Proposition d’action coordonnée des chômeurs et précaires le 24 juin prochain et plus si affinités.

Réunis en coordination nationale les 12 et 13 juin derniers en tant que collectifs et individus intéressés à ce que se poursuive la grève des chômeurs et précaires, nous avons évoqué l’opportunité d’agir de manière concertée le 24 juin prochain contre les institutions bancaires, qui, quelles que soient leurs errements, peuvent toujours compter sur des plans de sauvetage tandis que les classes populaires sont invariablement condamnées aux plans de rigueur.

Nous avons choisi la date du 24 juin, parce qu’il s’agit, après le 26 mai, de la prochaine "journée d’action" contre la réforme des retraites. Nous voyons là une occasion de marquer avec conséquence tant par des énoncés que par des actes notre volonté de combattre ce qui relève pour nous de la même logique que les politiques de l’emploi que nous dénonçons. Hausse de la durée de cotisation, réduction des pensions, allongement du temps de disponibilité à l’emploi d’un côté ; assujettissement renforcé des précaires aux institutions chargées de gérer leur situation de l’autre, celles-ci n’hésitant pas à conditionner les revenus élémentaires de survie à l’adoption d’un comportement productif qu’elles se chargent de définir et d’évaluer.

Mais nous avons aussi choisi cette date comme représentative de l’impasse tactique dans laquelle se débattent les centrales syndicales : "journées d’action" ponctuelles, où il n’est jamais question de grève reconductible, de blocage efficace et concerté de l’activité économique, ni d’action qui marquerait la volonté d’élever le niveau de conflictualité, sans quoi il est vain de prétendre exercer la moindre "pression" sur le gouvernement.

Notre intention, en agissant symboliquement contre les banques, n’est pas de s’attaquer à un secteur financier que nous jugerions responsable de tous les maux d’une économie qui sans lui serait vertueuse, mais de marquer notre hostilité à ces institutions inséparables de l’entreprise et du marché capitalistes. Comme ces derniers, les banques subordonnent toute activité à la nécessité de dégager de la valeur monétaire à court ou à long terme, et par là, participent du gouvernement des vies en sélectionnant des comportements adéquats à ce qu’elles installent comme "lois de l’économie", et en définissant des conduites inappropriées à ces « lois », conduites « irrationnelles » qui lui sont pourtant dans une certaine mesure indispensables. Les banques ne vivent pas que de spéculation, mais aussi des intérêts des crédits et des agios : derrière chaque banquier, il y aussi l’huissier et le flic qui t’expulsent de chez toi, le travailleur social et le juge qui se chargent de te moraliser, tes fiches de paie ponctionnées jusqu’à la fin de ta vie et la prison si tu n’est pas content... Au moins cela crée des emplois stables !

Les banques sont ainsi devenues l’un de nos principaux patrons, à travers la surveillance de notre "rythme de consommation" et les sanctions qu’elles appliquent ou déclenchent (agios, suppression de moyens de paiement, interdiction bancaire, mise sous tutelle), à travers également l’endettement qui constitue pour beaucoup parmi les classes populaires, le seul accès possible à la consommation "normale".

Les banques prospèrent grâce à l’endettement jusqu’à ce que les pauvres, massivement, ne puissent plus payer... Alors c’est la crise : mais les banques seront sauvées, et les pauvres payeront, tôt ou tard, directement ou indirectement, pour cette crise. Tout peut alors recommencer... mais que se passerait-il si nous affrontions collectivement cette situation, plutôt que de la subir individuellement ?

Nous le savons : sans crédit, sans confiance du système bancaire dans des perspectives de développement qui fassent consensus parmi la population, le capitalisme est impossible ; et partout où des chômeurs, des précaires, des salariés refusent les plans de rigueur, c’est la défiance des marchés qui s’installe. La confiance des exploités en leurs propres capacités d’intervention politique a pour corollaire le discrédit actif des institutions économiques. Aussi est-ce bien à une telle confiance que la grève des chômeurs et précaires, comme tout mouvement politique véritable, entend travailler.

Certains d’entre nous ont évoqué la possibilité de choisir, à plus long terme, d’intervenir à la Poste qui connaît actuellement un processus de privatisation, après l’infructueux "référendum" de l’an dernier. Cela nous permettrait de tracer un parallèle entre le projet de libéralisation du placement (recours aux opérateurs privés de placement, démantèlement annoncé du "service public de l’emploi") et les incidences concrètes d’une privatisation : transformation de l’usager en client, réduction des coûts, précarisation et compression du personnel, adoption des techniques de management par objectifs, intensification du travail... Dans cette perspective, on pourrait chercher à associer à l’élaboration de l’action des salariés et syndicalistes de la Poste, ce qui irait dans le sens du travail de liaison chômeurs-précaires-salariés proposé par certains collectifs le week-end dernier.

Dans tous les cas, cette action vise à marquer la nécessité, pour les chômeurs et précaires, d’affaiblir ces institutions au même titre que Pôle Emploi ou les boîtes de coaching : élever le degré d’autonomie populaire passe aussi bien par imposer l’arrêt du contrôle des chômeurs, le caractère inconditionnel des allocations chômage et du RSA, l’auto-organisation de formes d’activités coopératives et égalitaires, que par le refus collectif de payer nos "dettes", qu’il s’agisse d’argent, de disponibilité à l’emploi, ou de force de travail.

Enfin, il reviendra à chaque collectif désireux de relayer cette proposition d’inventer ses propres énoncés, mots d’ordre, revendications... comme ses modalités d’action.

Quelques chômeurs et précaires du MCPL Rennes

Rdv le 24 juin à 11 h à Rennes (place de la gare) autour de la banderole les banques s’engrècent.

via HNS

vendredi 26 mars 2010

Ariège: La caravane des mal logés

LA CARAVANE DES MALS-LOGES, DES SANS LOGIS, DES EXCLUS PAR LEUR MODES « D’HABITER »,

Un événement qui sera à la fois festif et constructif à travers une partie de l’Ariège pour faire reconnaître un autre mode d’habitat qu’il soit démontable, mobile ou réversible.

L’Ariège au coeur de la crise du logement

Nous avons le taux de logements sociaux le plus faible de France, un fort taux de logements indignes, nous constatons la fermeture des services à l’année (écoles, administrations, commerces de proximité, etc.)

En face, nous avons un grand nombre de résidences secondaires et de logements vacants ainsi qu’une pression foncière toujours plus forte, en partie due à une politique de développement touristique.

Devant cette situation, des habitant-e-s de l’Ariège favorisent le dynamisme de nos campagnes. Ils et elles ont choisi de vivre dans des habitats sympathiques, économes et légers.

Ces habitats sont adaptés parce qu’adoptés par leurs habitants.

Porteurs de solutions ces personnes sont menacées d’expulsion comme le montre l’exemple de la yourte d’Arrout.

Des expériences et des savoir-faire, souvent professionnels, dans le respect des exigences civiques et environnementales sont à disposition du territoire.

Grâce à ces projets de vie, l’activité économique, sociale et culturelle du territoire, a une chance de rebondir et il est possible de répondre à des objectifs en matière de Droit Au Logement Opposable.

Venez nombreux les :
8, 9 et 10 avril 2010 à Saint Girons, La Bastide de Sérou et Foix.


Agenda et programme de la caravane

lundi 8 mars 2010

4 mars 2010. Les huit ans de la loi Kouchner...

par Laurent Jacqua

Nous devions, avec toutes les associations formant le pôle suspension de peine, faire une conférence de presse le 4 mars prochain à science Po Paris, mais celle-ci n'aura malheureusement jamais lieu !
En effet, certains membres influents du pôle ont décidé lâchement de capituler, de saboter cet événement et une fois de plus, comme ils le font depuis 2006, d'abandonner à leur triste sort les prisonniers malades. (...)

La suite sur "Vu de Prison"

lundi 15 juin 2009

RSA mensonges

Pour certaines personnes, encore pire que ce qui existait déjà où pourtant les Rmistes retravaillaient souvent déjà à perte !

RSA ETUDE DE CAS

PAUL RMIste, trouve un emploi CDD 1 AN, à 3/4 TEMPS

AVANT le RSA
SALAIRE 771€
+ CUMUL RMI COMPLET PENDANT 3 MOIS (400€X3),
+ CUMUL PARTIEL PENDANT 9 MOIS forfait (150€X9)

SOURCES : http://www.dossierfamilial.com/argent/aide...

+ PRIME DE RETOUR A L’emploi 1000€ (versée env debut 5eme mois),
+ PPE (prime pour emploi) 771€x12 declaré = prime annuel : 712€

SOURCES : http://www.prime-pour-emploi.com/

TOTAL : 771x12 + 400x3 + 150x9 + 1000 + 712 = 12802€ soit moyenne mensuelle : 1066,83€

AU RSA
SALAIRE 771€ + RSA 101€ - FORFAIT LOGEMENT 53,75 = 818,25€
PERTE DE LA PRIME DE RETOUR A L EMPLOI
PERTE DE LA PPE (en fait, la PPE passe dans le complement RSA)

source : http://www.premier-ministre.gouv.fr/...

RESULTAT : PERTE DE : 248,58€ mensuel 2982,96€ an

Sauf erreur de ma part, car très compliqué de suivre le RSA .. les textes de lois etc

A NOTER AUSSI QUE PAUL VA PERDRE en reprennant cet emploi :

au grand minimum 100€ d’alloc logement
le droit à la CMU complémentaire (dépassement plafond)
l’exonération de la taxe d’habitation tarif social énergie et téléphone

Soit si on compte bien, une perte supplémentaire encore d’environ 200€ d’avantages, par rapport au RMI, à oter encore de ces 818,25€ annoncés ... soit reste équivalent de 618,25€

Soit 218,25€ de mieux par mois qu’au RMI (7,04€ par jour)
si Paul travaille à 20kms de son domicile, et qu’il lui faut une voiture, s’il habite à la campagne, soit 40 kms/jour, à 0,35€ du kilometre sur 21 jours de boulot = 40x21x0,35= 294€ de frais de deplacement

218,25 - 294 = MOINS 75,75€ (là, Paul est + fauché qu’au RMI)

Conclusion

Paul travaillera pour etre quasi aussi pauvre voir + PAUVRE qu’AU RMI ...

Je vous incite à diffuser ma vidéo : " RSA mensonges " autant que vous voulez, l’heure est grave, ce RSA va généraliser les petits boulots forcés, corvéables, précaires ... merci

patdu49

source: HNS


vendredi 8 mai 2009

Lettre ouverte à Bernard THIBAULT

Lettre ouverte à Bernard THIBAULT, Secrétaire général de la CGT

Camarade THIBAULT entends-tu la colère qui gronde dans les manifs et les usines ?

Je viens d’écouter ta déclaration sur FRANCE-INTER ainsi que celles de J.C MAILLY de Fo et F. CHEREQUE de la CFDT. Je ne suis pas surpris, ce n’est pas la 1ère fois que tu tiens des propos démoralisateurs qui permettent que tu ais droit aux compliments du MEDEF et des ministres de SARKO. Par cette lettre, je veux te faire part du grave mécontentement qu’éprouve un grand nombre de militants qui sont scandalisés par les conséquences du virage réformiste de notre CGT depuis quinze ans (pour la plupart des membres du bureau confédéral et plusieurs secrétaires de fédérations REFORMISME est devenu synonyme de COLLABORATION). Je reviendrais un peu plus loin sur ta déclaration de ce jour.

Hier, je participais à ma 42ème manif du 1er mai (interdite de 1954 à 1967). C’est la 3ème qui connait un tel succès.

En 1968, nous étions environs 100 000 manifestants dans les rues de Paris. Le succès de cette manif nous aida considérablement au cours des semaines suivantes pour développer les luttes qui permirent des résultats fructueux.

2002 fut également un grand 1er Mai dirigé contre les dangers de l’extrême droite (LE PEN en particulier).

En conséquence, (mis à part 2002) le 1er Mai 2009, est le plus important depuis plus d’un demi-siècle. Hier à Laval, selon les infos de France Bleue Mayenne, nous étions près de 4000, c’est quinze à vingt fois plus que les années précédentes (y compris en 1968 il y avait moins de 300 participants). Ce succès est le résultat de l’action unitaire mais également et surtout du mécontentement qui touche l’ensemble des travailleurs, retraités, chômeurs, lycéens, étudiants etc.

Quelques mots sur des propos que tu tenais à la radio, début avril « Il est souhaitable que le 1er Mai nous soyons encore plus nombreux que le 19 Mars » s’exprimer ainsi est vraiment irresponsable de penser que le premier jour d’un long week end on va mobiliser autant qu’un jour de travail. C’est aussi la démonstration, à quel point les membres du Bureau Confédéral sont coupés de la base !

Maintenant j’arrive aux déclarations de ce jour (ce matin 2 Mai sur France Inter) dans l’ordre de l’émission : J. C MAILLY, B. THIBAULT, F. CHEREQUE. Déclaration correcte de S.G de FO qui propose que, après les succès du 1er Mai, il faut organiser une grève nationale inter- professionnelle, ensuite (j’ai vraiment l’impression qu’avec Chéreque, vous vous êtes partagés le sale boulot) tu es le 2ème intervenant pour dire qu’il n’est pas possible de demander aux travailleurs de faire grève, vu qu’ils ont de grosses difficultés financières (quel mépris pour les salaires les plus pauvres ! ) CHEREQUE ferme le banc, en affirmant que le gouvernement devrait tenir compte de la mobilisation du 1er Mai. Il n’est pas interdit de rêver, penser que l’on peut faire reculer avec deux manifs par trimestre c’est s’inscrire dans le domaine du rêve et de l’illusion !

Je rappelle qu’en 1968, nous étions plus de neuf millions en grève (avec occupation des entreprises), des millions d’autres salariés n’étaient pas dans le mouvement, beaucoup d’entre eux nous ont rejoint dans les luttes dans les années suivantes. Parmi les grévistes, des millions étaient payés au SMIC, quelquefois moins, notamment les jeunes qui subissaient des abattements et les salariés de l’agriculture. Dans la ville où je travaillais Argenteuil dans le Val d’Oise, sur environ 10 000 grévistes, de nombreux smicards notamment les femmes et les immigrés étaient très engagés dans le mouvement. Sur les fiches de paies du mois de juin, un bon en avant 35% de plus pour le SMIC et 55 % sur les SMAG (Salaire Minimum Agricole Garanti). L’action commune des OS avec les ouvriers qualifiés, les employés, les techniciens, et une partie des cadres avait été positive pour tous.

Deux exemples récents démontrent que les travailleurs les plus pauvres n’hésitent pas à s’engager dans l’action, nos camarades de Guadeloupe et de Martinique, encore plus mal payés qu’en métropole se sont engagés dans une lutte difficile et ils ont imposés les résultats que l’ont connait (44 jours de grève en Guadeloupe).

Depuis un an, les sans papiers ont aussi démontrés que des travailleurs mal payés et pauvres peuvent faire reculer Patronat et Gouvernement, il est vrai qu’ils ont le soutien de nombreux militants de la base, si bien que le Bureau Confédéral a du prendre le train en marche et soutenir la lutte des sans papiers !

Avant de conclure, je veux ajouter quelques mots sur les dizaines de milliers de salariés qui luttent, quelquefois depuis plusieurs mois, notamment dans la métallurgie, la chimie, l’enseignement, l’EDF, la santé, la poste etc. J’ai une pensée particulière pour les camardes de l’EDF qui vont recevoir pour le mois d’avril des fiches de paie amputée de 40 à 60 %. Je pense aussi aux enseignants qui depuis cinq ans, ont perdu la valeur de plusieurs semaines de salaires sans obtenir des résultats suffisants. Les directions confédérales portent une partie importante de la responsabilité de cette situation, jusqu’à présent, elles n’ont pas pris les dispositions nécessaires pour réaliser le Tous ENSEMBLE, EN MEME TEMPS. En 1968, dans un contexte, avec des points communs avec celui que nous connaissons en 2009, la CGT n’a pas appelé à la grève générale mais nous avons distribués des millions de tracts appelant à la généralisation des grèves, le résultat fut concluant.

Il est grand temps que la Direction Confédérale entende cette volonté d’agir Tous Ensemble. A de nombreuses occasions, nous avons imposés des acquis considérables, notamment en 1953, 1968, 1995. C’est possible, dès maintenant, à condition que la CGT retrouve ses couleurs.

J’ose espérer que ces aspirations qui grandissent partout à la base seront enfin entendues.

Salutations syndicalistes.

Marcillé le 2 Mai 2009 Col.. Marc.. militant CGT depuis 1955


De : Collectif pour Front Syndical de Classe
vendredi 8 mai 2009

source: Bellaciao

samedi 28 février 2009

Quand la CGT poignarde le prolétariat













« Toute véritable grande lutte de classe doit reposer sur l’appui et la
collaboration des masses les plus étendues, et une stratégie de la lutte de classe qui ne compterait pas avec cette collaboration, mais qui n’envisagerait que les défilés bien ordonnés de la petite partie du prolétariat enrégimentée dans ses rangs, serait vouée par avance à un pitoyable fiasco. »
Quand Rosa Luxembourg écrit ses lignes, elle règle déjà ses comptes avec ses chers camarades du parti communiste allemand, effrayés par les débordements possibles du prolétariat, ce grand enfant qu’il convient de protéger de lui-même.
Mais elle n’avait pas tout vu la camarade Rosa. Si elle revenait aujourd’hui du royaume des martyrs assassinés, elle découvrirait qu’en France lorsqu’une manifestation rassemble deux millions de personnes, la CGT ne s’en rend pas compte, feint d’en ignorer la portée et repousse, aux calendes, l’organisation d’une nouvelle manifestation d’ampleur susceptible de troubler la classe dirigeante.

Il serait pourtant venu le moment d’en découdre avec le président du pouvoir d’achat, l’agité confus mais pas honteux qui continue à vouloir détruire l’hôpital public, la poste, l’université, l’école et quelques autres broutilles qui protègent encore les gens du commun. Ces gens de peu que la CGT maintient bien à l’abri derrière des banderoles en plastique et des discours en béton qui puent la manipulation.
Il n’a pas à s’en faire, notre omniprésident, VRP mercenaire du nucléaire à travers le monde, oublieux des départements d’Outremer mais tellement soucieux de couvrir les détournements de fonds de banquiers délinquants et d’actionnaires rapaces. Il n’a pas à s’en faire car la CGT veille au grain.

Le 19 mars, il paraît qu’on remet ça. Ah bon, mais pour quoi faire ? Mais pour calmer les esprits pardi.

Geneviève Sabathé
source: reçu par mail_liste

lundi 2 février 2009

«La personne au RSA qui refusera deux fois un emploi, on coupe tout» !

la dernière leçon de mépris du petit monarque de la République...





[...] «Je comprends vos difficultés», a déclaré mardi Nicolas Sarkozy. En déplacement à Châteauroux, le chef de l'Etat a jugé «normal que les gens protestent», mais assuré qu'il poursuivrait ses réformes.

«Je suis à l'écoute de toutes les souffrances, mais je veux pouvoir regarder en face chaque Français et dire : j'ai été élu pour un travail et je le ferai». Le ton tranchait avec l'assurance affichée la semaine précédente : «J'écoute ce qu'on me dit mais je n'en tiens pas compte», avait-il lancé à Provins.

A Châteauroux, le but du déplacement était de montrer que l'on peut s'en sortir après avoir été chômeur. M. Sarkozy a visité une entreprise aéronautique, PGA Electronic, fondée en 1989 par trois salariés qui venaient d'être licenciés. Son président-fondateur, Jean-François Piaulet, était si volubile qu'il interrompait sans cesse le président. «Je pourrai dire à Carla, j'en ai trouvé un pire que moi», a lâché M. Sarkozy [1].

La visite a été suivie d'une table ronde, devant quelques centaines d'invités triés sur le volet par la préfecture. Des salariés licenciés racontaient leur destin tandis que des spécialistes du social expliquaient les méandres du retour à l'emploi. Muets, la ministre des finances Christine Lagarde et ses secrétaires d'Etat Luc Chatel (industrie) et Laurent Wauquiez (emploi) dodelinaient de la tête, approbateurs. Le président a pu réaffirmer son credo : «Le drame, ce n'est pas de perdre son emploi. Le drame, c'est de ne pas en retrouver» ; «La réponse au chômage, c'est la formation» [2] ; «La meilleure gestion sociale, c'est d'investir dans l'économie» [3].

Et de rappeler que la vie est faite de droits et de devoirs : «La personne au RSA qui refusera deux fois un emploi, on coupe tout».

M. Sarkozy a une nouvelle fois refusé la relance par la consommation : «C'est comme de l'eau dans le sable» [4]...

(Sources : Le Monde et la revue de presse de actuchomage)

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