Source: www.bankrun2010.com
Un appel à tous les citoyens à retirer tout leur argent de leur compte en banque a été lancé par Eric Cantona. Comme il le dit très bien, le système actuel est ( entre autres ) basé sur les banques, et en s'attaquant à celle-ci, nous pouvons faire la révolution différemment qu'en prenant les armes. Son appel a été relayé également En Belgique, par la scénariste Géraldine Feuillien, sur un site internet baptisé Bankrun2010.com, le texte a été traduit en six langues. Je vous invite à rendre visite à ce site, où vous pourrez lire des explications sur cette action, ses conséquences, et surtout, son but.
NB : Pour retirer la totalité de votre compte en banque ( vous pouvez y laisser une dizaine d'euros, car si le compte est vide, il disparait ), vous devez prévenir votre banque à l'avance de votre geste, pour qu'ils aient assez de liquide.
Le 7 Décembre, prenons d'assaut les guichets et les distributeurs ! Et pour ceux qui n’ont plus rien à retirer sur leur compte le 7 du mois, faites connaître cette action en invitant vos proches et les contacts de vos réseaux sociaux à participer.
Rédigé par Grégoire sur le blog du Comité d'Action Jeunesse de Cahors.
Sur le même sujet:
- Le 7 décembre, sus aux banques ! par le Lot en Action
- L'argent - Dette et L'argent-dette 2 (vidéo)
lundi 29 novembre 2010
Le 7 décembre 2010 retirons notre argent des banques !
Libellés : alternative, capitalisme, Speculation/crise
samedi 13 novembre 2010
Le pire lobby européen? Votez now !
Deux évènements majeurs ont marqué 2009 et 2010 : la crise financière et la crise climatique. Sur ces deux fronts, les groupes de pression d’entreprise s’en sont pris aux décideurs de l’UE –au niveau du Parlement Européen, de la Commission, mais aussi au niveau national des États Membres- et ce, aussi intensément qu’efficacement. L’échec du Sommet de Copenhague d’une part et l’absence de réformes fortes des marchés financiers d’autre part ont démontré la puissance de ces entreprises et de leurs stratégies de lobbying lucratif aux dépens de réglementations plus propices au climat et au consommateur. Voilà pourquoi le Prix 2010 du Pire Lobbying de l’UE se focalise à la fois sur le climat et la finance.
Le Prix du Pire Lobbying de l’UE est organisé par Corporate Europe Observatory (Observatoire de l’Europe Industrielle), Friends of the Earth Europe (Amis de la Terre Europe), LobbyControl et Spinwatch.
Les partenaires de la catégorie climat sont : Oxfam, Climate Action Network Europe (CAN Europe), World Development Movement.
Les partenaires de la catégorie finance sont : ATTAC Europe, World Development Movement.
Avec l’aide de Lobby-Cleaner et de vos votes, nous pourrons nettoyer Bruxelles des groupes de pression, décourager les pratiques de lobbying douteuses en dénonçant publiquement les pires contrevenants, et discréditer le lobby des grandes entreprises auprès des décideurs de l’UE.
Il est temps de voter !
25 novembre 2010 : Clôture des votes03 décembre 2010 : Annonce des lauréats du Prix 2010 du Pire Lobbying de l’UE
Les lauréats ? allez les découvrir sur le site !
>>Worst Lobby Awards 2010<<
Source: www.iewonline.bevia CARFREE FRANCE
Libellés : Copenhague, Ecologie, Speculation/crise
mercredi 27 octobre 2010
“Travailler plus dur pour gagner moins” : La Furie française dans la Cage de l’UE
Libellés : Europe, retraites, Speculation/crise
mardi 26 octobre 2010
Jean-Pierre Brard La réforme des retraites
Une brillante intervention, claire, précise et ludique, qui met le doigt sur les mensonges de l'UMP.
Libellés : contre-intox, retraites, Speculation/crise
samedi 23 octobre 2010
"La rage populaire française va dans une direction positive"
Publié sur arrêt sur images : http://www.arretsurimages.net/vite-dit.php
Les Français : "un exemple" (chercheur US / Guardian)
Par Gilles Klein le 22/10/2010"La rage populaire française va dans une direction positive" estime Mark Weisbrot un chercheur américain du Center for Economic and Policy Research (CEPR, de tendance "progressiste") dans une tribune publiée sur le site du quotidien britannique The Guardian, signalé par LeMonde.fr.
"Les Français sont descendus dans la rue par millions - avec des grèves à grande échelle - pour défendre leur retraite chèrement acquise." constate Weibrot
"Je dois reconnaître qu’il était étonnant de voir les Français élire Sarkozy en 2007, alors qu’il a fait campagne sur l’idée que la France devait rendre son économie plus efficace à l’image des Etats Unis. Ceci alors que c’était le pire moment pour jouer ce refrain, alors que la bulle immobilère commençait à exploser. (...) Sarkozy a reçu de l’aide des grands médias, enchantés par le modèle américain, qui ont fait la promotion des mythes développés pendant sa campagne. Parmi eux, le fait que la protection sociale française, les aides sociales de l’Etat et les allocations chômage « ne peuvent subsister dans une économie globale" » et que les patrons recruteraient plus de gens s’ils pouvaient licencier facilement, et si les impôts baissaient pour les plus riches."
"Une fois de plus, la plupart des medias pensent que les Français manquent de réalisme, et devraient faire comme les autres. La vie s’allonge, il faut travailler plus. (...) Mais la productivité et le PNB augmentent en même temps, les Français pourraient donc passer plus de temps en retraite et payer pour cela."
"Il y a plusieurs moyens de conserver l’âge actuel de la retraite tout en financant le coût des pensions. L’une d’elle, soutenue par la gauche française (et même Sarkozy au niveau international) est la taxation des transactions financières."
"Les Français se battent pour l’avenir de l’Europe – et c’est un exemple"
Libellés : Etazunis, Europe, Resistance, retraites, Speculation/crise
« La crise de la dette en Europe est plus violente que celle qui frappe aujourd’hui les pays émergents du Sud »
Eric Toussaint, spécialiste de la dette du tiers-monde, estime que la Grèce devrait se mettre en cessation de paiement et instituer un audit de sa dette pour établir la responsabilité des créanciers afin de réduire radicalement le stock de la dette.
L’endettement de l’Europe est plus grave que celui des pays d’Amérique du Sud. Pour la plupart d’entre eux, le taux de l’endettement externe par rapport à leur produit intérieur brut atteint 40% en 2010 ; en Grèce, en Espagne, au Portugal ou en Irlande, il dépasse, et de loin, les 100%.
Bien que les gouvernements et la Commission européenne se focalisent sur la dette publique, c’est la dette privée qui est la plus élevée. En Espagne, la dette publique ne représente que 17% de la dette totale. Par ailleurs, l’augmentation de la dette publique en Europe est le résultat de trois facteurs : la contre réforme fiscale commencée dans les années 1990 qui a réduit les recettes de l’Etat en faisant des cadeaux aux riches et aux entreprises privées ; le coût du sauvetage des banques privées par les gouvernements à partir de 2007 et enfin la diminution des rentrées d’impôts due à la récession économique de 2009.
Alors que les dépenses sociales des Etats européens ne sont en rien la cause de l’augmentation de la dette publique, c’est elles qui sont visées par les plans d’austérité.
Par ailleurs, l’énorme dette des entreprises privées risque, si l’on n’y prend garde, de se transformer en dette publique demain.
lire la suite...
Libellés : Speculation/crise
dimanche 17 octobre 2010
Retraites, dés lundi on est dans la rue !
Après la manif de samedi, c'est tenu une AG citoyenne à la Bourse du Travail de Cahors, en présence des représentants lycéens. Ces derniers, contrairement à ce que l'on a pu entendre, sont déterminés, se sont organisés et bien sûr ne sont pas manipulés.
Voir leur blog Comité d'Action Jeunesse.
De façon unanime il a été décidé d'intensifier la lutte jusqu'au retrait définitif (et non pas la suspension, comme le réclame certains leaders syndicaux) du projet Sarkozy-Woerth).
Libellés : Resistance, retraites, Speculation/crise
jeudi 14 octobre 2010
Tous mobilisés c'est maintenant !
Communiqué du Comité de Lutte Lotois pour le Retrait du Projet de Loi Sarkozy-Woerth :
- Tous aux manifestations samedi 16 octobre !
Figeac 10h00 lycée Champollion
Bretenoux 10h30 parc Ayroles
- Nous manifesterons à Cahors derrière notre banderole.
- Après la manif de Cahors, AG sur les allées Fénélon pour décider ensemble de la suite des actions.
TOUS MOBILISES
C'EST MAINTENANT !!!
Libellés : Resistance, retraites, Speculation/crise
Pour une réforme citoyenne des retraites
Où est la solution mathématique des retraites ?
- Le multiplicande multiplié par le multiplicateur égal le produit Soit : Les cotisations multipliées par le nombre de cotisants égal le financement
Les combattants de la troisième guerre mondiale
Une reconnaissance citoyenne aux soldats du travail
Les grèves, comme des compétitions numériques
La ‘grève’ comme un outil de contestation constructive
La grève n’est pas un jouet dont on s’amuse impunément
Conseils au staff supérieur et à Monsieur le ministre
La réforme, tout effacer et tout recommencer
lundi 11 octobre 2010
Liste des manifestations du mardi 12 octobre 2010
GRÈVE GÉNÉRALE ILLIMITÉE DANS TOUS LES SECTEURS ! CHÔMEURS, SALARIES, LYCÉENS, ÉTUDIANTS, RETRAITÉS : TOUS DANS LA RUE LE 12 OCTOBRE JUSQU'À GAIN DE CAUSE !
46 - Lot
Cahors -> 14h30, Place Mitterrand
Figeac -> 15h, devant le Lycée Champollion
Biars-sur-Cère -> 10h, devant la gare
Libellés : Resistance, retraites, social, Speculation/crise
vendredi 1 octobre 2010
samedi 3 juillet 2010
L’été de tous les dangers
la suite..
Libellés : capitalisme, crise, économie, Grèce, international, social, Speculation/crise
vendredi 25 juin 2010
G20 : pas de plans de rigueur prévus pour la finance
Les gouvernements des pays les plus riches et les plus puissants du monde se retrouvent ce week-end au sommet du G20 à Toronto. Mais bien qu'ils portent une responsabilité écrasante dans la dérive du système économique international et dans la dérégulation des marchés financiers qui en est à l'origine, ce G20 s'annonce comme une nouvelle mascarade.
Les derniers G20 ont abouti à des plans de relance et des aides massives aux systèmes financier et bancaire, sans qu'en contrepartie ceux-ci soient soumis à de nouvelles régulations. La récession et les plans de relance ont causé d'importants déficits publics, prétextes à de vastes plans de rigueur sociale qui imputeront la note aux salariés, retraités et chômeurs.
Le G20 est divisé sur l'efficacité de ces plans : les États-Unis soulignent à juste titre leurs conséquences néfastes sur l'activité économique. Mais ils refusent en même temps toute proposition conséquente de taxation de la finance. Le sachant, les Européens proposent pour la galerie de mettre à l'étude une taxe mondiale sur les transactions financières, demandée par de nombreuses organisations de la société civile. Mais si les Européens veulent vraiment le faire, pourquoi ne pas le décider au niveau européen ? Même la taxe sur les banques, mesure pourtant inepte en terme de régulation financière, ne semble pas faire consensus puisque le Canada, pays hôte, le Japon et les pays émergents rejettent cette idée. Pour sauver la face, le communiqué final du G20 indique, dans sa version préliminaire qui a fuité, que le G20 veut combattre les causes de la crise financière... mais ne propose que la création d'un groupe d'experts sur la corruption financière. Même les paradis fiscaux et judiciaires semblent avoir disparu des discussions.
Pire, les pays s'engagent à ouvrir encore davantage les marchés de biens et de services (dont les services financiers !) et à continuer d'éliminer les derniers instruments de protection dont disposent les gouvernements ou les régions vis-à-vis du tout marché . C'est même le seul paragraphe consistant du communiqué provisoire. Les gouvernements du G20 réaffirment leur foi dans le libre marché, pourtant au fondement de cette profonde crise structurelle. Comme des fidèles qui ne croient plus, ils psalmodient de vagues promesses de « reprise verte » et de « croissance mondiale durable » et réaffirment leur détermination à atteindre les Objectifs de développement du millénaire, alors même qu'ils s'en éloignent année après année.
Pour Attac, c'est le désarmement de la finance qui constitue l'urgence. Il passera notamment par les mesures suivantes :
- la mise en place immédiate d'une taxe sur les transactions financières au plan mondial, à un taux suffisant pour avoir un effet régulateur sur les marchés financiers et dégager les fonds nécessaires pour la lutte contre le réchauffement climatique et la pauvreté ;
- la suppression des paradis fiscaux ;
- des politiques de relance passant par le soutien des services publics et la reconversion écologique de l'économie, plutôt que par l'austérité et l'érosion des salaires et retraites.
Le réseau mondial des Attac est présent à Toronto et participe aux manifestations de la société civile canadienne contre ce sommet des puissants.
Attac France,
Montreuil, le 25 juin 2010
http://www.france.attac.org/spip.php?article11519
Libellés : attac, G20, international, Speculation/crise
lundi 21 juin 2010
Les banques s’engrècent ! Jeudi 24 juin, grève des chômeurs !
Source / auteur : CIP-IDF
Réunis en coordination nationale les 12 et 13 juin derniers en tant que collectifs et individus intéressés à ce que se poursuive la grève des chômeurs et précaires, nous avons évoqué l’opportunité d’agir de manière concertée le 24 juin prochain contre les institutions bancaires, qui, quelles que soient leurs errements, peuvent toujours compter sur des plans de sauvetage tandis que les classes populaires sont invariablement condamnées aux plans de rigueur.
Nous avons choisi la date du 24 juin, parce qu’il s’agit, après le 26 mai, de la prochaine "journée d’action" contre la réforme des retraites. Nous voyons là une occasion de marquer avec conséquence tant par des énoncés que par des actes notre volonté de combattre ce qui relève pour nous de la même logique que les politiques de l’emploi que nous dénonçons. Hausse de la durée de cotisation, réduction des pensions, allongement du temps de disponibilité à l’emploi d’un côté ; assujettissement renforcé des précaires aux institutions chargées de gérer leur situation de l’autre, celles-ci n’hésitant pas à conditionner les revenus élémentaires de survie à l’adoption d’un comportement productif qu’elles se chargent de définir et d’évaluer.
Mais nous avons aussi choisi cette date comme représentative de l’impasse tactique dans laquelle se débattent les centrales syndicales : "journées d’action" ponctuelles, où il n’est jamais question de grève reconductible, de blocage efficace et concerté de l’activité économique, ni d’action qui marquerait la volonté d’élever le niveau de conflictualité, sans quoi il est vain de prétendre exercer la moindre "pression" sur le gouvernement.
Notre intention, en agissant symboliquement contre les banques, n’est pas de s’attaquer à un secteur financier que nous jugerions responsable de tous les maux d’une économie qui sans lui serait vertueuse, mais de marquer notre hostilité à ces institutions inséparables de l’entreprise et du marché capitalistes. Comme ces derniers, les banques subordonnent toute activité à la nécessité de dégager de la valeur monétaire à court ou à long terme, et par là, participent du gouvernement des vies en sélectionnant des comportements adéquats à ce qu’elles installent comme "lois de l’économie", et en définissant des conduites inappropriées à ces « lois », conduites « irrationnelles » qui lui sont pourtant dans une certaine mesure indispensables. Les banques ne vivent pas que de spéculation, mais aussi des intérêts des crédits et des agios : derrière chaque banquier, il y aussi l’huissier et le flic qui t’expulsent de chez toi, le travailleur social et le juge qui se chargent de te moraliser, tes fiches de paie ponctionnées jusqu’à la fin de ta vie et la prison si tu n’est pas content... Au moins cela crée des emplois stables !
Les banques sont ainsi devenues l’un de nos principaux patrons, à travers la surveillance de notre "rythme de consommation" et les sanctions qu’elles appliquent ou déclenchent (agios, suppression de moyens de paiement, interdiction bancaire, mise sous tutelle), à travers également l’endettement qui constitue pour beaucoup parmi les classes populaires, le seul accès possible à la consommation "normale".
Les banques prospèrent grâce à l’endettement jusqu’à ce que les pauvres, massivement, ne puissent plus payer... Alors c’est la crise : mais les banques seront sauvées, et les pauvres payeront, tôt ou tard, directement ou indirectement, pour cette crise. Tout peut alors recommencer... mais que se passerait-il si nous affrontions collectivement cette situation, plutôt que de la subir individuellement ?
Nous le savons : sans crédit, sans confiance du système bancaire dans des perspectives de développement qui fassent consensus parmi la population, le capitalisme est impossible ; et partout où des chômeurs, des précaires, des salariés refusent les plans de rigueur, c’est la défiance des marchés qui s’installe. La confiance des exploités en leurs propres capacités d’intervention politique a pour corollaire le discrédit actif des institutions économiques. Aussi est-ce bien à une telle confiance que la grève des chômeurs et précaires, comme tout mouvement politique véritable, entend travailler.
Certains d’entre nous ont évoqué la possibilité de choisir, à plus long terme, d’intervenir à la Poste qui connaît actuellement un processus de privatisation, après l’infructueux "référendum" de l’an dernier. Cela nous permettrait de tracer un parallèle entre le projet de libéralisation du placement (recours aux opérateurs privés de placement, démantèlement annoncé du "service public de l’emploi") et les incidences concrètes d’une privatisation : transformation de l’usager en client, réduction des coûts, précarisation et compression du personnel, adoption des techniques de management par objectifs, intensification du travail... Dans cette perspective, on pourrait chercher à associer à l’élaboration de l’action des salariés et syndicalistes de la Poste, ce qui irait dans le sens du travail de liaison chômeurs-précaires-salariés proposé par certains collectifs le week-end dernier.
Dans tous les cas, cette action vise à marquer la nécessité, pour les chômeurs et précaires, d’affaiblir ces institutions au même titre que Pôle Emploi ou les boîtes de coaching : élever le degré d’autonomie populaire passe aussi bien par imposer l’arrêt du contrôle des chômeurs, le caractère inconditionnel des allocations chômage et du RSA, l’auto-organisation de formes d’activités coopératives et égalitaires, que par le refus collectif de payer nos "dettes", qu’il s’agisse d’argent, de disponibilité à l’emploi, ou de force de travail.
Enfin, il reviendra à chaque collectif désireux de relayer cette proposition d’inventer ses propres énoncés, mots d’ordre, revendications... comme ses modalités d’action.
Quelques chômeurs et précaires du MCPL Rennes
Rdv le 24 juin à 11 h à Rennes (place de la gare) autour de la banderole les banques s’engrècent.
via HNS
Libellés : capitalisme, chômage, droit au travail, précarité, Resistance, retraites, social, Speculation/crise
dimanche 9 mai 2010
IL FAUT METTRE FIN A LA DICTATURE FINANCIERE MONDIALE
Libellés : capitalisme, mondialisation, Resistance, Speculation/crise
mardi 5 mai 2009
L'ONU démocratisée au lieu du G20 illégitime
Les gouvernements des pays les plus puissants du monde sont-ils prêts à prendre en compte réellement la gravité de la crise, l’urgence des problèmes sociaux et écologiques à résoudre, c’est-à-dire l’intérêt général de toute l’humanité ?
Il suffit pour le savoir d’observer leur attitude à l’approche de la conférence de l’ONU prévue du 1er au 3 juin pour traiter des solutions à apporter à la crise mondiale. Plusieurs d’entre eux exercent des pressions pour minimiser l’importance de cette conférence et n’envisagent pas d’y envoyer les plus hauts responsables de leur État.
Ainsi, non contents d’avoir organisé un simulacre de régulation lors du sommet du G20 à Londres, début avril, en faisant semblant de lutter contre les paradis fiscaux et en refusant de remettre à plat le système monétaire et financier international, ces gouvernements signifient le mépris dans lequel ils tiennent la majorité des peuples du monde. L’ONU, seule instance internationale ayant une légitimité pour traiter des relations internationales, est reléguée à un rôle subalterne, tandis que les G8 ou G20 semblent définitivement installés en tant que directoire du monde.
À la vacuité des mesures prises pour éviter le retour des crises s’ajoute donc un contournement de la démocratie puisque 172 pays membres de l’ONU sur 192 n’auront pas ou peu voix au chapitre.
Or, à la racine profonde de la crise globale que traverse le capitalisme mondialisé, il y a précisément le pouvoir exorbitant des riches, de ceux qui détiennent le capital et qui disposent de l’arsenal militaire le plus complet. Il n’est donc pas étonnant qu’ils s’affranchissent des règles minimales que les Nations unies ont pu faire adopter. Au moment où, au contraire, il faudrait réformer profondément l’ONU, notamment le Conseil de sécurité, pour lui donner les moyens d’accomplir les tâches que sa Charte lui assigne, les décideurs les plus influents du G20 la dévalorise un peu plus.
À cause de ses multiples dimensions, économique, financière, sociale, alimentaire, écologique, la crise actuelle exige des solutions résolument alternatives, que seules des instances représentatives de tous les peuples sont habilitées à mettre en œuvre. C’est la raison pour laquelle Attac appelle l’ensemble des citoyens à faire pression pour que l’intérêt général l’emporte sur les intérêts privés, la solidarité sur la concurrence et la démocratie sur le pouvoir de l’argent.
Attac France,
Montreuil, le 5 mai 2009
Libellés : attac, contre-intox, crise, G20, mondialisation, Speculation/crise
mercredi 22 avril 2009
Les racailles du CAC 40
Mercredi 22/04/2009 | Posté par Nordine Nabili
Les mots ont une double fonction, apaiser les tensions ou les exacerber. "Confiance" et "voyou" sont les deux stars du moment
Certains mots exaspèrent les uns et enthousiasment les autres, mobilisent ici et insupportent ailleurs. La seule question qui vaille tient au contenu et à la portée que nous leur donnons. Les plus riches sont ceux qui en possèdent le plus et qui savent les manier à bon escient. Prenons deux exemples récents : « confiance » et « voyou ». La forme et le fond mêlés, ces deux-la, à l’image de Madoff et Kerviel, résument notre état d’esprit depuis l’émergence de la crise financière que nous traversons à la rame depuis l’automne dernier.
la suite de l'article sur BondyBlog
Libellés : decryptage, Speculation/crise
dimanche 22 février 2009
En direct de la Guadeloupe

"(...) La "pwofitasyon", ici peut se traduire par "profits abusifs". Dans le langage courant, "pwofitasyon" désigne l'abus de pouvoir qu'un puissant exerce sur quelqu'un dont il sait déjà qu'il est plus faible que lui, pour le rendre encore plus subordonné.
(...) J'appelle ça un mouvement sociétal. Si certains persistent à parler de vie chère...je n'y peux rien. C'est un véritable cahier de Doléances. Il parcourt l'ensemble des domaines de la société.
Rappelons que ces revendications sont au nombre de 146 et que le LKP a défini parmi ces 146, 19 à négocier immédiatement, puis d'autres qui demandent des réponses plus purement politiques voire institutionnelles, qui devront être débattues à long et moyen terme.
(...) Mais alors... Pourquoi ne parle-t-on que de ces foutus 200€ que le LKP demande?
Parce que cela fait partie effectivement des revendications et comme tout le monde s'y attendait, c'est le point qui bloque les négociations. Le LKP ne démord pas. Le patronat ne démord pas. Les positions se radicalisent.
Commentaire personnel : Je trouve ça dommage qu'un si beau mouvement bloque sur un point que je considère comme étant secondaire en terme de portée sociétale sur le futur de la Guadeloupe.
(...) Les guadeloupéens sont asphyxiés et meurent de faim alors?
(...) La Guadeloupe s'organise. L'UPG (Union des Producteurs Guadeloupéens) ainsi que les pêcheurs font partie du LKP. Les poissons ne sont pas en grève :
les pécheurs continuent à pêcher et à vendre leur poisson. Les animaux ne sont pas en grève : les éleveurs continuent à s'en occuper et à vendre leur viande. La terre n'est pas en grève : les cultivateurs continuent à travailler leurs exploitations et vendent leur denrées. Notre réfrigérateur n'a jamais été aussi plein.
Les hyper marchés sont fermés, mais les marchés sont ouverts. Il y a mieux: des marchés populaires sont organisés devant les piquets de grève et un peu partout. Les producteurs y vendent leur denrées aux prix auxquels ils ont l'habitude de vendre aux super-marchés. Conséquence : ils ne perdent pas leur récolte ni leurs revenus, et le porte-feuille du consommateur apprécie puisque les marges exorbitantes de la grande distribution ne sont plus là. Nous n'avons jamais autant consommé local !!
Je n'ai pas de purée mousseline, je n'ai plus de pâtes panzani... et alors? J'ai des tubercules, des légumes, de la viande, du poisson, des fruits frais, des fruits secs, des fruits de mer... Et ça coûte moins cher que d'habitude. En fait, je crois que je n'avais jamais mangé aussi équilibré de ma vie.
(...) Est-ce que la presse nationale fait de la désinformation?
La première semaine, ils n'en parlaient pas. La deuxième semaine, ils n'ont montré que des images de touristes dont les vacances ont été gachées par cette grève (je suis sincèrement désolé pour eux, mais c'est la vie). Ils ont montré des rayons de super-marchés vides et ont semblé vouloir dire que la rupture des stocks créait le plus grand désarroi... Ils ont fustigé une grève qui - dit-on - pénaliserait de manière irrémédiable l'économie Guadeloupéenne.
Xénophobie? Racisme? Les slogans?
"La Gwadloup sé tan-nou, la Gwadloup sé pa ta yo. Yo péké fè sa yo vlé, adan péyi an-nou"
Traduction littérale : " La Guadeloupe est à nous, La Guadeloupe n'est pas à eux. Ils ne feront pas ce qu'ils veulent dans notre pays"
(...)La question qui inquiète certains : Mais qui est ce nous et ce eux? Nous = noirs?
(...)
Pour moi, un Guadeloupéen est quelqu'un qui lit son destin au destin de la Guadeloupe. Il est souvent noir (question de chiffre), mais il est aussi blanc, indien (de nombreux indiens ont débarqué en Guadeloupe après l'abolition de l'esclavage). Il pourrait même être vert pomme que cela ne dérangerait pas les dizaines de milliers de manifestants qui chantent ce slogan.
Surtout, nous ne sommes pas prêts à échanger sous prétexte de la race, une pwofitasyon blanche contre une pwofitasyon noire. Ce Nous-Eux est moral, bien plus que racial.
Cela ne signifie pas qu'il n'y a pas de problème de racisme en Guadeloupe. Il est clair que la société est pyramidale et que plus on monte vers le sommet de la pyramide, plus les peaux sont claires. Les races n'existent pas, c'est une vérité qu'il faut répéter sans cesse... Mais le racisme existe et le poids de l'histoire esclavagiste et coloniale est palpable.
Scolarité en péril?
J'étais à Paris 6 lors de la grève contre le CPE et sur les 12 semaines prévues du semestre, on a pu faire 11 semaines (moyennant le sacrifice des vacances scolaires). Il y a fort à parier que nous ferons la même chose. Tout le monde est prêt à voir disparaitre les vacances de pâques, pentecôte et les jours fériés. D'ailleurs les cours sont mis en ligne par les enseignants dans de nombreux établissements. Et RFO, la télé locale (une branche de france télévision) va bientôt commencer à diffuser des cours faits par des enseignants sur les plateaux de télévision, afin que tout le monde puisse regarder, à chaque niveau, à chaque matière. La petitesse de l'île le permet, nous ne nous priverons pas de ce moyen!
Evolution statutaire?
Peut être. En tous cas la question est posée. Le débat est ranimé. Le mouvement s'exprime sous forme de grève mais la densité du cahier de revendications montre clairement que tous les fondements de la société sont remis en question.
(...)Les pistes avancées sont plutôt celles d'une évolution statutaire dans le cadre de la République française (genre article 73 et 74 de la constitution)vers plus de pouvoir décisionnel local, plus de pouvoir législatif et douanier, afin de répondre à la réalité géopolitique (nous sommes européens, mais nos îles baignent dans le bassin caraïbéen!)
Le mouvement a une dimension internationale. Hier, c'est le révérend Jessy Jackson en personne qui a envoyé son soutien au peuple de Guadeloupe et au LKP. Les organisations syndicales du monde entier (je n'exagère pas) rentrent en contact avec le LKP pour lui demander comment il arrive à mobiliser 100 000 personnes, sans un débordement (c'est le service d'ordre du LKP qui organise la sécurité générale).
La Guadeloupe vient de connaitre ses 27 jours les plus calmes niveau violences domestiques. Jamais il n'y a eu si peu d'agressions et de faits divers. 0u d'accidents de voitures (pas d'essence, tout le monde roule à 70 km/h)."
- Quelques exemples de "pwofitasyon" dénoncés par le LKP :
-L'essence que payait les guadeloupeéns était l'une des plus chère au monde.
Il y a une crise internationale qui a fait exploser le cours du pétrole, certes, mais cela n'explique absolument pas le cours des prix en Guadeloupe (dans les DOM de manière générale). Aujourd'hui qu'un début lumière commence à être fait sur la question, plus personne ne le conteste.
-Le LKP a présenté à l'état son expertise des méthodes de fixation des prix, résultat: tout le monde est d'accord sur le constat qui consiste à dire que les prix sont anormaux (même ceux qui sont contre la grève générale comme forme choisie pour le dénoncer) . Le secrétaire d'état aux DOM, monsieur Yves Jego envisage même une action en justice de l'Etat contre la SARA (Société Anonyme de Raffinage Antillaise) dont l'actionnaire principal (70%) est TOTAL. Vous m'accorderez sans doute que ce ne sont pas des nécessiteux. Et Jego (lui même), a dit que si après enquête, il est démontré que la SARA a perçu des sommes indues (ce sera probablement le cas), cette somme devra être remise aux guadeloupéens sous la forme d'un fond pour la formation professionnelle.
N.B: La SARA est en situation de monopole en Guadeloupe, pas de concurrence.
C'est elle qui distribue l'essence.
-Quant aux prix de la grande distribution... une des pistes est de créer "un panier de la ménagère" constitué d'environ 100 produits sur lesquels la grande distributions n'aurait plus le droit de dépasser les prix de l'hexagone de plus de 10%, avec la création d'un organe bi-mensuel de contrôle des prix
pour éviter de nouvelles dérives.
N.B: Les géants de la distribution sont en situation de quasi monopole. Il s'agit principalement du groupe Hayot (Bernard Hayot est dans le top 120 des fortunes françaises). En plus ils détiennent l'importation et ont le monopole de la distribution sur plusieurs grandes marques. Pour accentuer le problème, les quelques concurrents existants sont des groupes amis (cousins, alliancés...) puisque ce circuit est aux mains d'une ethno-classe compacte et réduite(**).
(**) voir reportage assez édifiant de canal + "Les derniers maitres de la Martinique" voici un lien ou on peut voir l'émission :
http://www.megavideo.com/?v=1Q1M01NV
Sadi S
Extraits du témoignage reçu par courriel d'un étudiant guadeloupéen. Probablement rédigé aux alentours du 15 février (avant la mort par balles d'un syndicaliste).
Libellés : Guadeloupe, Speculation/crise, syndicats
mercredi 12 novembre 2008
Le G20 face au Genre Humain. Leur sommet ne sera pas le nôtre !
Nous appelons
* les salariés qui ont perdu leur travail,
* ceux qui ont un travail mais qui savent que personne n’est à l’abri au milieu de la récession économique,
* les retraités qui verront réduire leurs pensions,
* les femmes qui paieront une fois de plus doublement le gaspillage de mâles puissants,
* les chômeurs qui verront leurs maigres droits encore réduits,
* les fonctionnaires insultés et méprisés,
* les sans papiers qui serviront comme toujours de boucs émissaires,
* les épargnants qui ne savent pas s’ils pourront récupérer leur argent,
* les précaires, les sans droits qui n’ont déjà plus rien à perdre dans cette société qui les a oubliés,
* les enfants innocents dans cette histoire et qui souffriront également,
* les anciens qui savent par expérience que rien ne s’est jamais gagné sans lutter,
* les paysans trop souvent étranglés par les multinationales de la distribution,
* l’individualiste qui croit qu’il sera sauvé mais qui sera lui aussi touché,
* notre voisin qui ne comprend peut-être pas l’économie mais voit avec étonnement comment sont aidés les riches pour qu’ils continuent à spéculer avec l’argent qui n’est pas le leur,
* les jeunes qui ne trouveront pas d’emploi ces prochains mois,
* les écologistes scandalisés de voir la lutte contre le réchauffement climatique et la crise écologique repoussée à des jours meilleurs,
* les syndicalistes qui ont compris qu’on ne pourra lutter pour les droits des travailleurs sans globaliser les luttes,
* les altermondialistes qui avaient prédit ce désastre sans être écoutés,
* les militants des droits fondamentaux humiliés, qui doivent quémander des millions pour sortir les pays du Sud de la misère quand on trouve des milliards pour sauver les banquiers,
* les hommes et les femmes politiques qui n’ont pas renoncé à changer le monde,
* les déçus pour qu’ils arrêtent de sous-estimer leurs propres forces,
* ceux qui sont en colère face aux injustices exacerbées par la crise et qui veulent l’exprimer dans la rue.
Nous appelons ceux qui ne seront pas dans les G des puissants à relever la tête.
Ensemble, nous sommes un G bien plus puissant : le GH ou Genre Humain.
Parce qu’on ne transforme pas des pyromanes en pompiers, parce qu’ils n’ont pas été élus pour diriger l’humanité, parce qu’ils ont depuis trente ans mis en place les politiques qui nous ont conduits à ce désastre, parce qu’ils ne souhaitent que sauver le système et non le transformer, leur sommet ne sera pas le nôtre !
Pour exiger que les peuples soient écoutés face à la crise, Tous dans la rue le 15 novembre !
Pour Paris, rendez-vous à 15h, place de la Bourse
Attac France, le 31 octobre 2008
Libellés : G20, international, Speculation/crise
vendredi 17 octobre 2008
La misère s’invite à la table de la crise financière
Ce 17 octobre 2008, la Journée mondiale du refus de la misère soufflera sa vingt-et-unième bougie en mettant les pieds dans le plat de la crise financière [1] qui secoue la planète argent depuis presque un mois. Initiée par le père Joseph Wrésinski (fondateur d’ATD Quart Monde) [2], alors accompagné par plusieurs milliers d’hommes et de femmes, ce mouvement a pris officiellement racine sur le parvis des droits de l’homme lors d’un rassemblement militant et citoyen. Depuis lors, il perdure ce mouvement, tout comme le fléau qu’il dénonce, reflet d’un monde qui ne tourne pas rond, paupérisant et excluant à tour de bras, envoyant par le fond de l’enfer des âmes par centaines de millions, alors que les capitaux les plus improbables se terrent dans nombre de paradis fiscaux.
Depuis 1992, cette journée a été reconnue par l’ONU comme celle du refus de la pauvreté, consacrant ainsi cette manifestation en lui conférant un statut planétaire. Il en est ainsi car la misère ne connaît pas de frontière, et la mondialisation ne l’aura pas oubliée. Certes, quantitativement, et sans conteste possible, c’est le continent africain qui fait la plus grande place au fléau, à croire qu’il a fait siennes les paroles désormais célèbres de cette chanson qui clame préférer la misère au soleil.
Entendons-nous bien, cette affirmation n’a de valeur qu’au sens artistique, la grande précarité ne s’en fait point l’écho.
Mais, comme un malheur n’arrive jamais seul, cette Journée mondiale du refus de la misère fait suite à la Journée mondiale de l’alimentation dans le monde, véritable nœud Gordien du problème, qu’il faudra bien rompre un jour.
La faim, comme extrémité de la misère. Lorsque l’humain en vient à se confectionner des galettes de boue pour étancher cette sensation immonde, alors c’est un indicateur puissant de cette dictature de l’injustice [3] qui plonge une infinité d’humains dans les souffrances les plus profondes. Mais, à l’autre bout de la chaîne, sur le continent nord-américain, 50 % de la nourriture qui est produite finit à la poubelle ! Pourtant, dans ce même pays, il est des quartiers où l’espérance de vie est inférieure à celle des pays les plus pauvres.
Il y a de l’ordurier dans tout cela, et comme le crie et l’écrit Jean Ziegler, chaque enfant qui meurt de faim est assassiné. Pour mémoire - c’est un devoir n’est-ce pas ? - ils sont 17 000 chaque jour, cela n’est-il pas un crime contre l’humanité ?
La faim gagne du terrain le rappelle la FAO puisqu’à ce jour, 923 millions d’humains sont sous-alimentés, vivant avec un ventre creux qui grogne et gronde, poussant à l’émeute comme chacun a pu s’en émouvoir subrepticement lorsque le sujet faisait encore la une de tous les médias. Aussi, l’urgence est ici, remplir les estomacs de tous ceux qui sont affamés par un système inhumain. Il en va de l’intérêt de notre genre, contrairement à ce que voudraient bien nous faire croire les détenteurs d’une pensée malthusienne d’un autre temps. Certes, si vivre pleinement c’est être au volant d’un véhicule démesuré ou aux commandes d’un yacht vertigineux, à l’image d’un ego boursouflé, se remplir du vide sidéral d’une consommation effrénée, ou bien courir après ce pouvoir qui rend aveugle, alors oui, mieux vaut être en nombre réduit sur cette planète. Mais là n’est pas le sens du vivant.
L’Occident n’est pas épargné, même la France à ses pauvres [4], par millions, nombre de travaux brillants ont peint cette réalité que l’on peut croiser chaque jour, soit au coin d’une rue d’une grande ville, ou bien au fin fond de cette campagne mythifiée par un imaginaire populaire obsolète.
La France a peur, et il suffit d’écouter le responsable du secours populaire pour s’en convaincre, si tant est que cela soit nécessaire. Ils sont de plus en plus nombreux, nos concitoyens, à devoir fréquenter les organismes humanitaires pour pallier le manque croissant de subsides. Les chiffres fournis par les Restos du cœur en attestent largement. Le père fondateur doit bien se retourner dans sa tombe en constatant la pérennité de cette association, qui, si elle était cotée en bourse verrait son titre grimper.
Outre les frontières, les misères n’ont point de couleur, si ce n’est celle de la rouge colère qui peut en résulter, légitime, bien fondée, nécessaire et indispensable. Il est même étonnant que tout cela ne donne lieu à plus de débordements tant la situation reste ignoble, drapée dans une obscénité qui devrait nous aveugler. Mais que nenni, ce sont les organismes bancaires qui font la une, et tous les dignitaires de se pencher au chevet du Dow Jones ou autre Cac40, tels des mandarins fébriles, mais bienveillants. Vous comprenez, il en va aussi des pauvres, leur nombre pourrait croître si la faillite du système devait s’inscrire dans le marbre de l’Histoire.
Alors voilà, tel est l’objet de cette Journée, faire entendre ceux qui sont habituellement réduits à leurs difficultés, voire en sont jugés responsables.
Les responsables, parlons-en, ils ne devraient pas pointer le bout de leur nez dans les différentes manifestations, trop occupés qu’ils sont à scruter la courbe des indicateurs boursiers, obnubilés qu’ils sont par la maîtrise de l’évasion fiscale, discipline élevée au rang de sport de haut niveau dans ces sphères. Le parvis des droits de l’homme n’est pas un practice fréquentable, la cotisation au club est gratuite.
Vingt et un ans après, on en est toujours au même point, en pire, mais il faut le dire haut et fort, hurler ce message gravé dans la dalle du Trocadéro :
« Le 17 octobre 1987, des défenseurs des droits de l’homme et du citoyen de tous pays se sont rassemblés sur ce parvis. Ils ont rendu hommage aux victimes de la faim, de l’ignorance et de la violence. Ils ont affirmé leur conviction que la misère n’est pas fatale. Ils ont proclamé leur solidarité avec ceux qui luttent à travers le monde pour la détruire. »
[1] La crise financière vue par Le Monde
[2] Le père Joseph Wrésinsky
[3] L’injustice sociale tue
[4] L’observatoire des inégalités
Illustration : La carte de la faim
source de l'article: Agora Vox
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